Chapitre 22

Introduction

La bonne volonté c’est bien mais ça ne suffit pas; il faut aussi de la sagesse. Il arrive qu’on croit bien faire et voilà qu’on commet une bévue. Israël en tant que nation a terminé le gros de la conquête et s’installe petit à petit dans son nouveau pays. Les guerriers des tribus qui ont reçu leur héritage sur la rive est du Jourdain ont combattu avec leurs frères et maintenant donc, ils rentrent chez eux. Mais ils ont le coeur gros. Alors, avant de traverser le Jourdain et quitter définitivement la Terre Promise côté ouest, ils construisent un immense autel afin qu’il serve de témoin au fait que c’est le même peuple qui habite de chaque côté du fleuve et il est uni par la même foi en l’Éternel, le Dieu unique. Mais cet acte innocent est très mal interprété car les tribus côté ouest font une lecture de cet autel qui est entièrement différente de ce que les Israélites de l’est veulent communiquer, ce qui montre combien les incompréhensions entre êtres humains surgissent facilement.

Versets 12-16

Je continue à lire dans le chapitre 22 du livre de Josué tout en le compressant.

Dès que les Israélites l’apprirent, ils se rassemblèrent tous à Silo, pour aller attaquer les hommes des tribus transjordaniennes. Ils se rendirent auprès des hommes de Ruben, de Gad et de la demi-tribu de Manassé en Galaad et leur parlèrent en ces termes : Voici ce que vous fait dire toute la communauté de l’Éternel : “ Pourquoi vous révoltez-vous contre le Dieu d’Israël ? Pourquoi vous détournez-vous maintenant de l’Éternel ? Car, en construisant un autel pour vous-mêmes, vous vous révoltez contre lui ” (Josué 22.12-16).

Les Israélites de l’ouest soupçonnent ceux de l’est d’avoir érigé un autel concurrent à celui de l’Éternel, le seul légitime ce qui est contraire à la Loi (Lévitique 17.8,9). Ni une ni deux, ils s’apprêtent à faire la guerre à leurs frères. Ils semblent quand même avoir la gâchette un peu trop facile. On peut admirer leur zèle pour Dieu, mais la sagesse leur fait défaut. Heureusement, au lieu de tirer d’abord et de poser des questions ensuite, ils font le contraire. Une délégation part de Silo, le centre du culte d’Israël où se trouve le tabernacle, afin d’enquêter sur cette apparente trahison de leurs frères. Elle est conduite par Phinées, un prêtre zélé pour l’Éternel et pour son opposition aux pratiques païennes (Nombres 25:6-18). La délégation rappelle aux tribus de l’Est les désastres qu’ont attirés sur la communauté tout entière les anciens actes d’apostasie commis à différents endroits par quelques-uns. De toute évidence, les tribus de l’ouest ont peur d’un châtiment divin.

Verset 19

Je continue plus loin.

Si le pays qui vous a été donné en propriété vous paraît impur, venez donc dans le territoire qui appartient à l’Éternel, et où il a établi sa demeure, et installez-vous au milieu de nous ; mais ne vous révoltez pas contre l’Éternel et ne vous opposez pas à nous en vous construisant un autel rival de celui de l’Éternel notre Dieu ! (Josué 22.19).

La délégation conduite par Phinées est très accommodante et propose que si les tribus établis à l’est du Jourdain trouvent que leur territoire n’est pas sanctifié par la présence du tabernacle, elles peuvent déménager et venir s’établir à l’ouest. C’est une proposition très généreuse et magnanime, car onéreuse et fort complexe à réaliser maintenant que le partage est fait.

Versets 21-29

Je continue plus loin.

Les hommes de Ruben, de Gad et de la demi-tribu de Manassé répondirent aux responsables d’Israël : Le Dieu suprême, l’Éternel, oui, le Dieu suprême, l’Éternel sait ce qu’il en est ; qu’Israël aussi le sache. Si c’est pour nous révolter et être infidèles à l’Éternel que nous avons construit cet autel, alors qu’il ne nous épargne pas, que l’Éternel lui-même nous en demande compte. Mais ce n’est pas le cas ! Nous l’avons fait parce que nous avions peur qu’un jour vos descendants ne disent aux nôtres : “ Qu’avez-vous à faire avec l’Éternel, le Dieu d’Israël ? ” C’est alors que nous avons pensé à construire cet autel, non pour y offrir des holocaustes et des sacrifices, mais pour servir de témoin entre nous et vous, et pour les générations qui nous succéderont, attestant que nous aussi nous rendons notre culte à l’Éternel devant lui, par nos holocaustes, nos sacrifices de communion et nos autres sacrifices. Nous voulions éviter qu’un jour vos descendants ne disent aux nôtres : “ Vous n’avez rien à faire avec l’Éternel ! ” Nous nous sommes dit : S’ils venaient un jour à parler ainsi, à nous ou à nos descendants, nous pourrons leur répondre : Regardez l’autel que nos ancêtres ont construit et qui est une réplique de l’autel de l’Éternel. Ils l’ont fait pour servir de témoin entre nous et vous ! Ainsi nous n’avons jamais eu l’idée de nous révolter contre l’Éternel et d’abandonner son culte en érigeant un autel rival de l’autel de l’Éternel notre Dieu qui est dressé devant son tabernacle (Josué 22.21-24, 26-29).

Au lieu de se fâcher, les représentants des tribus de l’est candidement et en toute sincérité expliquent la raison de leur action. En disant : « Le Dieu suprême, l’Éternel, oui, le Dieu suprême, l’Éternel sait ce qu’il en est », ils « jurent  à l’aide d’une formule très solennelle; ils prennent Dieu comme témoin, en utilisant ses 3 noms principaux (El, Elohim, Yaweh), qu’ils n’ont rien fait de répréhensible. Cet autel est une marque tangible et durable de la parenté des tribus de l’est avec celles de l’ouest et il a été construit pour le bénéfice des générations futures. Il témoigne de l’appartenance des tribus de l’est au même peuple que celui des tribus de l’ouest, et de leur fidélité au même Dieu, l’Éternel, qui est adoré au tabernacle à Silo. La construction de cet autel a été motivé par la peur sincère des tribus de l’est que leurs enfants ne se souviennent plus de leur lien avec la communauté d’Israël. Cependant, en tant que mesure de précaution pour les générations futures, cet autel est inutile. En effet, selon la Loi de Moïse, tout Israélite de sexe masculin doit se rendre au tabernacle de l’Éternel au moins une fois par an sinon trois pour célébrer les fêtes en l’honneur de l’Éternel. L’observation de cette ordonnance est suffisante pour préserver l’unité de la nation d’Israël aussi bien spirituellement que politiquement. De plus, la construction d’un autre autel, fut-il bien intentionné, est dangereux. En effet, l’histoire d’Israël montre bien que c’est l’abandon du sanctuaire comme centre unique du culte qui marquera la fin de l’unité de la nation. Les tribus du Nord établiront des centres cultuels indépendants des deux tribus du sud, ce qui entraînera des rivalités, l’idolâtrie et la faiblesse militaire de toute la nation.

Versets 30-33

Je finis le chapitre 22 en compressant.

Lorsque le prêtre Phinéas, les responsables et les chefs des familles d’Israël eurent entendu les explications des hommes de Ruben, de Gad et de Manassé, ils furent satisfaits. Après cela, ils revinrent en terre de Canaan, auprès des autres Israélites, et leur rendirent compte de ce qui s’était passé. Les Israélites furent satisfaits et ils bénirent Dieu (Josué 22.30-33).

L’explication est acceptée et une heureuse réconciliation s’ensuit. Tout est bien qui finit bien, enfin presque, car selon la Loi, tout autel autre que celui situé dans le parvis du tabernacle et consacré à l’Éternel doit être détruit. Ce récit soulève le problème posé par la localisation des territoires des deux tribus et demie à l’est du Jourdain. Cette situation restera une menace constante pour l’unité politique et religieuse d’Israël.

Chapitre 23

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 23 qui relate l’avant-dernière exhortation de Josué à tout le peuple, peu de temps avant sa mort. Le livre commence par l’appel de cet homme à la fonction de chef et il se termine par son discours d’adieu et sa mort. Les deux discours des chapitres 23 et 24 se ressemblent mais correspondent à deux événements différents. Le premier est une exhortation de Josué devant les chefs du peuple et le deuxième un renouvellement solennel de l’alliance entre l’Éternel et son peuple. Je commence à lire.

Une longue période s’écoula après que l’Éternel eut accordé aux Israélites de vivre sans être inquiétés par aucun ennemi autour d’eux, et Josué était devenu très vieux. Il convoqua tout Israël, ses responsables, ses chefs, ses juges et ses officiers, et leur dit : Je suis devenu très vieux (Josué 23.1-2).

Josué doit avoir environ 110 ans et cela fait maintenant une quinzaine d’années que le partage a été fait et que les Israélites sont installés dans le pays de Canaan. Tous les vétérans sont là. Depuis qu’ils ont enterré la hache de guerre, ces guerriers sont devenus agriculteurs, chefs de famille, et responsables du peuple. Ils sont venus sans hésiter pour entendre l’exhortation de leur chef suprême, celui qui les a conduit à la victoire.

Versets 3-8

Je continue en compressant.

Vous avez constaté vous-mêmes comment l’Éternel votre Dieu a traité tous ces peuples devant vous : il a lui-même combattu pour vous. Voyez : j’ai attribué en possession à vos tribus le territoire de ces peuples qui subsistent encore. L’Éternel, votre Dieu, les dépossédera lui-même en votre faveur, il les fera fuir au fur et à mesure de votre avance et vous posséderez leur pays, comme il vous l’a promis. Appliquez-vous donc de toutes vos forces à obéir et à appliquer tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi de Moïse, sans vous en écarter ni d’un côté ni de l’autre. Ne vous mêlez pas à ces populations qui subsistent parmi vous. N’ayez aucune pensée pour leurs dieux, ne prêtez pas serment par leur nom, ne leur rendez pas de culte et ne vous prosternez pas devant eux pour les adorer. Attachez-vous uniquement à l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez fait jusqu’à présent (Josué 23.3-8).

Josué rafraîchit la mémoire de ses compatriotes en leur rappelant qu’ils doivent leur territoire à l’Éternel seul. C’est lui qui a combattu pour eux et les a installés dans le pays de Canaan. Il les exhorte avec conviction à ne participer à aucun culte idolâtre qui était la pratique courante des Cananéens, et à obéir à toute la Loi de Moïse, car c’est en cela que réside la clé du succès et de la prospérité. Tant que ces hommes étaient engagés dans des campagnes militaires contre des peuples étranges dans un pays inconnu, la crainte les avait motivés à rester fidèles à l’Éternel. Mais maintenant qu’ils ne sont plus en guerre et ne sont plus menacés, le danger de l’autosatisfaction et de la corruption spirituelle est très réel.

Versets 11-13

Je continue plus loin.

Veillez donc sur vous-mêmes pour aimer l’Éternel votre Dieu ! Car si vous vous détournez de lui et si vous vous associez au reste de ces peuples qui subsistent parmi vous, si vous vous alliez à eux par des mariages et si vous avez des relations avec eux, sachez bien que l’Éternel votre Dieu ne continuera pas à déposséder ces peuples en votre faveur. Alors ils deviendront pour vous des pièges et des filets, ils seront des fouets à vos côtés, et des épines dans vos yeux. Et vous finirez par disparaître de ce bon pays que l’Éternel votre Dieu vous a donné (Josué 23.11-13).

C’est déjà la deuxième fois que Josué exhorte ses compatriotes à demeurer sur leurs gardes et  attachés à l’Éternel de toutes leurs forces. La bénédiction divine, dans le Pays promis, ne leur sera accordée que s’ils obéissent à leur Dieu. Cela veut dire en particulier qu’ils ne doivent jamais conclure d’alliance avec les peuples alentour car tôt ou tard elle compromettrait leur loyauté envers l’Éternel, ce qui ne manquerait pas d’entraîner leur châtiment et même leur bannissement pur et simple. Josué a bien compris que pour le peuple d’Israël, il n’existe en fait que deux possibilités : soit la nation reste fidèle à l’Éternel, soit elle adopte l’idolâtrie cananéenne ambiante. Dans le domaine spirituel la neutralité n’existe pas. C’est également vrai aujourd’hui pour chacun d’entre nous. L’humanisme est une bonne chose sauf en théologie où elle n’est qu’une forme d’idolâtrie parmi d’autres. En effet, si je ne suis pas attaché au vrai Dieu tel qu’il s’est révélé en la personne du Christ, je serai la proie et l’esclave de tas de choses. La largesse d’esprit dans le domaine spirituel est une servitude. Que je pratique une religion ou pas, que je dise croire ou pas, tout cela revient au même, car en définitive je vais être au service de moi-même. Jésus lui-même a dit :

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre (Matthieu 12.30 ; 6.24).

Versets 14-16

Je continue le texte jusqu’à la fin du chapitre 23.

Voilà que je m’en vais par le chemin que prend tout être humain. Reconnaissez de tout votre cœur et de tout votre être qu’aucune des promesses de bienfait que l’Éternel votre Dieu vous a faites n’est restée sans effet : elles se sont toutes accomplies pour vous, sans exception aucune. Eh bien, comme il a tenu toutes ses promesses de bienfaits, l’Éternel votre Dieu accomplira aussi toutes ses menaces contre vous, jusqu’à vous faire disparaître de ce bon pays qu’il vous a donné. Si vous violez l’alliance qu’il a établie pour vous et si vous allez rendre un culte à d’autres dieux en vous prosternant devant eux, l’Éternel se mettra en colère contre vous et vous disparaîtrez sans tarder de ce bon pays qu’il vous a donné (Josué 23.14-16).

Josué ponctue sa troisième salve d’exhortations avec l’imminence de sa mort afin d’accentuer l’impact de ses paroles. Il rappelle la fidélité de l’Éternel à ses promesses et met une nouvelle fois en garde ses compatriotes contre le jugement qui les attend s’ils désobéissent à leur Dieu et tombent dans l’idolâtrie. Le grand danger qui menace Israël n’est pas de nature militaire, mais il est d’ordre moral et spirituel. La triste histoire du peuple élu prouve que toutes ces exhortations étaient nécessaires mais ne furent pas suivies.

Chapitre 24

Versets 1-2

Nous voici arrivés au dernier chapitre du livre de Josué dans lequel, juste avant de mourir, il donne son dernier discours, tout comme Moïse l’avait fait avant lui. Autrefois en Israël et dans les autres nations, on attachait beaucoup d’importance aux discours d’adieux des chefs. Jacob avait déjà agi ainsi quand il a rassemblé ses douze fils (Genèse 49), et Moïse également lorsqu’il convoqua toutes les tribus (Deutéronome 32,33). Les dernières paroles de quelqu’un à l’approche de sa mort revêtent toujours un caractère très solennel. Il est évident que ce discours de Josué est une mise à jour de l’alliance du Sinaï. De plus, il suit exactement le modèle des alliances féodales antiques. L’un des aspects de ce genre de contrat est la nécessité de le renouveler périodiquement et c’est bien ce qui a lieu à Sichem où Josué convoque le peuple d’Israël pour confirmer leur relation d’alliance avec Dieu (comparez Deutéronome 31:9-13). Le développement du chapitre suit les divisions classiques des alliances de la moitié du second millénaire avant Jésus-Christ. Je commence à lire le chapitre 24.

Josué rassembla toutes les tribus d’Israël à Sichem. Il convoqua les responsables, les chefs, les juges et les officiers d’Israël et ils se placèrent devant Dieu. Alors Josué dit à tout le peuple : Voici ce que déclare l’Éternel, le Dieu d’Israël : Il y a bien longtemps, vos ancêtres, en particulier Térah, le père d’Abraham et de Nahor, ont habité de l’autre côté de l’Euphrate et ils rendaient un culte à d’autres dieux (Josué 24.1-2).

Sichem est une ville de refuge située dans une vallée à une cinquantaine de kilomètres au nord de Jérusalem et sur le territoire de la tribu d’Éphraïm. Moïse avait choisi ce lieu pour la promulgation solennelle de la Loi et des bénédictions et malédictions qui y sont attachées. C’est là que se trouve le tabernacle, le centre religieux d’Israël, sa capitale pourrait-on dire. Josué est inquiet; il n’a pas l’esprit tranquille; alors, il convoque tous les chefs et magistrats du pays pour un renouvellement officiel de l’alliance avec l’Éternel. À l’image des traités du Proche-Orient ancien, il commence par une évocation historique, et plus spécifiquement avec l’arrière-plan idolâtre de la famille d’Abraham pour mieux souligner la grâce que Dieu lui a faite, à lui et à ses descendants en se révélant comme le seul vrai Dieu. Face à une humanité déchue et rebelle, l’Éternel choisit un homme, Abraham, et lui demande de quitter sa patrie à cause de l’idolâtrie qui y règne. Son plan est de faire de cet homme une nation sainte de laquelle serait issu le Messie qui viendra donner à tout être humain la possibilité d’obtenir la vie éternelle. Le discours de Josué se poursuit avec une rétrospective sur le passé d’Israël, depuis les patriarches Abraham, Isaac et Jacob, ses 12 fils, jusqu’à la sortie d’Égypte des 12 tribus, 13 avec les Lévites, et la conquête du pays de Canaan.

Versets 12-15

Je continue plus loin.

J’ai envoyé devant vous les frelons qui les ont chassés (les Cananéens) devant vous, [..]. Ainsi ce ne sont ni vos épées, ni vos arcs qui vous ont donné la victoire (comparez Psaume 44.1-4). Je vous ai donné un pays que vous n’aviez pas cultivé, des villes que vous n’aviez pas bâties et où vous êtes installés, des vignobles et des oliviers que vous n’aviez pas plantés, mais dont vous mangez les fruits. Maintenant donc, dit Josué, respectez l’Éternel et servez-le de façon irréprochable et avec fidélité. Rejetez les dieux auxquels vos ancêtres rendaient un culte de l’autre côté de l’Euphrate et en Égypte, et rendez un culte à l’Éternel seulement. S’il vous déplaît de servir l’Éternel, alors choisissez aujourd’hui à quels dieux vous voulez rendre un culte : ceux que vos ancêtres adoraient de l’autre côté de l’Euphrate ou ceux des Amoréens dont vous habitez le pays ; quant à moi et à ma famille, nous adorerons l’Éternel (Josué 24.12-15).

Les frelons sont une image qui décrit la panique que produit une invasion de ces sales bêtes (comparez Deutéronome 7:20-23). Par la bouche de Josué, Dieu rappelle les bénédictions qu’il a accordées à son peuple et renouvelle son appel à la fidélité à son alliance, et donc le rejet des faux dieux. L’idolâtrie restera une tentation constante pour Israël jusqu’au retour de l’exil babylonien. À la suite de Moïse et à l’instar des prophètes à venir, Josué lance un défi courageux en plaçant le peuple devant ce choix fondamental : adorer l’Éternel ou d’autres dieux. Quant à lui, sa décision est prise depuis longtemps; il servira l’Éternel.

Versets 16-18

Je continue le texte en compressant.

Le peuple répondit : Loin de nous la pensée d’abandonner l’Éternel pour adorer d’autres dieux ! Car c’est l’Éternel notre Dieu qui nous a fait sortir, nous et nos ancêtres, d’Égypte, il a accompli sous nos yeux des signes extraordinaires. C’est l’Éternel qui a chassé devant nous tous ces peuples, et en particulier les Amoréens qui habitaient la contrée. Oui, nous aussi, nous voulons adorer l’Éternel, car il est notre Dieu (Josué 24.16-18).

Touché par la forte conviction de leur ancien général et par son exemple, le peuple, tel un seul homme, promet fidélité à son Dieu. Quelle bonne disposition d’esprit ! Ce texte montre qu’une seule personne consacrée corps et âme à l’Éternel, peut propager le feu sacré à tous ceux qu’il touche.