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04 mai 2023

Josué 18.1 – 20.3

Chapitre 18

Verset 1

Les soldats qui reviennent d’une expédition militaire ont souvent des difficultés de tous ordres dont la réadaptation à la vie civile qui peut être très difficile. Il faut dire que faire la guerre ça fatigue et au bout d’un moment, y en a marre. C’est aussi ce qui arrive à 7 tribus d’Israël chez lesquelles une certaine lassitude s’est installée. Elles font traîner les choses en longueur et n’ont donc toujours pas reçu d’héritage, se contentant de vivre en nomades sous des tentes. Alors Josué va les secouer de leur torpeur. J’ai bien envie de leur lancer la pierre, mais je me dis que parfois j’ai moi aussi besoin d’une petite pousse ou même d’un coup de pied quelque part. Je commence à lire le chapitre 18 du livre de Josué.

Toute la communauté des Israélites se réunit à Silo ; ils y dressèrent la tente de la Rencontre, car tout le pays était soumis devant eux (Josué 18.1).

Silo se trouve à une quarantaine de kilomètres au nord de Jérusalem. Elle occupe une position centrale pour les tribus principales, c’est-à-dire Juda et les descendants de Joseph, c’est-à-dire Éphraïm et Manassé. Cette ville fut la première capitale à la fois politique et religieuse d’Israël et c’est là que fut dressé le tabernacle dans lequel réside l’Éternel. Cette installation a pour but de promouvoir un sens d’unité nationale et de rappeler aux Israélites que c’est en adorant leur Dieu et en lui demeurant fidèle qu’ils seront prospères et vivront en paix. Plus tard, la tente de la Rencontre ou tabernacle sera transférée dans une autre cité, puis sous le règne de David à Jérusalem où Salomon construira le temple.

Versets 2-3

Je continue.

Mais il restait parmi les Israélites sept tribus qui n’avaient pas encore pris possession de leur patrimoine. Josué dit alors aux Israélites : Pendant combien de temps encore négligerez-vous d’aller prendre possession du pays que l’Éternel, le Dieu de vos ancêtres, vous a donné ? (Josué 18.2-3).

C’est à Guilgal où campaient les Israélites qu’a eu lieu le premier partage qui attribua un territoire aux tribus de Reuben, Gad, Manassé, Éphraïm et Juda. Les reproches que Josué adresse aux autres tribus montrent bien qu’il y a une distinction bien nette entre les guerres de conquête menées par tout Israël sous son commandement et celles menées plus tard par chacune des tribus. De toute évidence, les 7 qui n’ont pas de territoire se contentent de vivoter en poursuivant une vie de nomades sous tentes sans manifester beaucoup d’enthousiasme pour le pays que l’Éternel a promis de leur donner. Alors Josué se fâche, car comme chacun sait, la nature a horreur du vide. Chaque jour de retard donne une nouvelle occasion aux Cananéens de revenir sur les lieux d’où ils ont été chassés.

Versets 4-6

Je continue.

Désignez trois hommes par tribu et je les enverrai en mission : ils iront parcourir le pays et ils feront le plan de leurs patrimoines respectifs, après quoi ils reviendront me trouver. Alors ils le partageront en sept parts. Les descendants de Juda conserveront leur territoire au sud, et ceux de Joseph le leur au nord. Établissez donc un relevé descriptif du pays en y délimitant sept parts. Vous viendrez ensuite me le présenter et je tirerai ici vos lots au sort devant l’Éternel notre Dieu (Josué 18.4-6).

Ce tirage au sort tiendra compte des tribus déjà installées et il ne pourra pas être contesté car il aura lieu dans le parvis du tabernacle devant l’Éternel. Il a dû falloir un certain temps pour dresser un plan précis du territoire restant, en 7 lots bien cadastrés qui seront tirés au sort et donnés aux tribus n’ayant encore rien reçu. D’après l’historien juif Josèphe, ces 21 hommes étaient tous experts géomètres, un savoir-faire qui leur avait été inculqué par leurs parents qui l’avaient eux-mêmes appris des Égyptiens.

Versets 9-11

Je continue plus loin et finis le chapitre 18.

Ces hommes partirent donc et parcoururent le pays, ils en dressèrent le relevé, ville par ville, sur un document, et partagèrent tout le territoire en sept sections. Puis ils revinrent trouver Josué au camp de Silo. Devant l’Éternel, à Silo, Josué partagea le pays entre les Israélites par tirage au sort, en assignant à chaque tribu la part qui lui revenait. Le premier lot revint aux familles de la tribu des Benjaminites. Le territoire qui leur échut était situé entre celui des descendants de Juda et celui des descendants de Joseph (Josué 18.9-11).

Le lot de Benjamin était en sandwich entre Juda et Éphraïm, et joue donc un rôle de tampon ce qui minimise la rivalité entre ces deux tribus principales. Le territoire de Benjamin est surtout composé de montagnes et de ravins, et ses dimensions maximales sont seulement 40 km sur 25. Cependant, les villes stratégiques importantes comme Jéricho et surtout Jérusalem, où sera construit plus tard le temple de Salomon, appartiennent à Benjamin. Ce privilège est l’accomplissement d’une prophétie de Jacob sur son fils Benjamin quand il lui a dit en langage imagé que Dieu résiderait au milieu de son territoire. Je lis le passage :

Aimé de l’Éternel, il demeure en sécurité auprès de lui, ce Dieu qui le protège continuellement, qui habite lui-même entre ses deux épaules (Deutéronome 33.12).

Chapitre 19

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 19 qui décrit l’attribution d’un héritage aux 6 autres tribus, après que les Benjaminites aient reçu leur territoire. Je commence à le lire.

Le deuxième lot échut par le sort aux familles de la tribu de Siméon. Leur territoire était au milieu de celui de Juda (Josué 19.1).

Comme Juda a reçu un territoire trop grand, la partie la plus au sud avec 17 villes et leurs villages est donnée à Siméon. Mais au fil du temps, cette tribu sera assimilée à Juda tandis qu’une grande partie de ses membres émigrera au nord et sera identifiée à Éphraïm et Manassé qui sont les descendants des fils de Joseph. C’est important à savoir parce que quand Israël se scindera en deux états indépendants, celui du nord comptera 10 tribus et les descendants de Siméon seront inclus avec celles-ci. Le royaume du sud comptera Juda et Benjamin. Cette dispersion de Siméon parmi d’autres tribus que ce soit Juda ou celles des deux fils de Joseph, est l’accomplissement d’une parole prophétique de leur ancêtre Jacob que je cite :

Siméon et Lévi sont frères, ils se sont mis d’accord pour semer la violence. Maudit soit leur emportement, car il est implacable ! Moi je les éparpillerai au milieu de Jacob, je les disperserai en Israël (Genèse 49.5, 7).

À cause de leur fonction sacerdotale, les Lévites non plus, n’ont jamais eu de territoire en propre; ils habitaient au milieu des autres tribus.

Versets 10-17

Je continue plus loin.

Le troisième lot fut attribué par tirage au sort aux familles de la tribu de Zabulon. Le quatrième lot fut attribué par le sort aux familles d’Issacar (Josué 19.10, 17).

La partie nord du pays est attribuée aux tribus de Zabulon, Issacar, Aser et Nephthali. Issacar s’installe au nord de Manassé dont il est séparé par une chaîne de forteresses cananéennes. Issacar devient propriétaire d’une belle et fertile vallée mais qu’elle n’occupe pas avant le temps du roi David. Ayant peur des Cananéens qui y habitent, ils choisissent de s’établir dans les montagnes au lieu de conquérir ce qui leur revient. Malgré les victoires spectaculaires qu’Israël a remportées grâce à l’appui de l’Éternel, la majorité du peuple élu est intimidé et vit dans la crainte des premiers habitants du pays. Zabulon obtient la région juste au nord d’Issacar, qui comprend la plaine intérieure traversée par la route commerciale la plus fréquentée de l’Antiquité appelée : « la route de la mer », et qui s’étend jusqu’à la côte maritime. C’est sur le territoire de Zabulon, situé à l’ouest du lac de Galilée, que se trouve Nazareth, la ville où Jésus-Christ vécut jusqu’au moment où il commença son ministère.

Verset 24, 32

Je continue plus loin.

Le cinquième lot échut par le sort aux familles de la tribu d’Aser. Le sixième lot échut par le sort aux familles de Nephtali (Josué 19.24, 32).

Aser et Nephthali se partagent l’extrême nord du pays. Le territoire d’Aser s’étend le long de la côte méditerranéenne jusqu’à la grande ville commerciale de Tyr, tandis que celui de Nephthali a le Jourdain et la mer de Galilée comme frontière orientale et s’étend jusqu’à l’est de Tyr. Nephtali subira de plein fouet l’invasion des Assyriens. Cependant, le prophète Ésaïe contraste son premier malheur avec sa gloire qui vint sous la forme du ministère du Christ qui a essentiellement eu lieu en Galilée, et donc sur son territoire.

Le territoire d’Aser inclut les cités phéniciennes de Tyr, aujourd’hui appelée Sur, et de Sidon qui est Sayda, et qui font partie du Liban actuel. Cependant, Aser n’a jamais essayé de s’emparer de ces deux fiefs et a failli à son devoir comme la majorité des autres tribus. La tribu d’Aser comme celle de Nephtali avait un rôle stratégique important, car elle faisait tampon contre les invasions venant du nord. Comme les 9 autres tribus du royaume du Nord, la plupart des membres d’Aser disparaîtront. Cependant il en restera suffisamment pour assurer la pérennité de l’identité de chaque tribu. C’est ainsi que dans l’évangile selon Luc, on retrouve l’un des membres d’Aser, une femme très pieuse. Je résume le passage :

Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très âgée. Elle ne quittait jamais le Temple où elle servait Dieu, nuit et jour, par le jeûne et la prière. Elle arriva, elle aussi, au même moment ; elle louait Dieu et parlait de l’enfant Jésus à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem (Luc 2.36-38).

Tous les détails même insignifiants que nous trouvons dans les Écritures nous sont donnés pour nous rappeler que le Créateur s’intéresse aux moindres aspects de notre quotidien. Nous ne menons pas du tout une vie privée mais sommes au contraire un grand livre ouvert devant Dieu.

Versets 40-47

Je continue plus loin.

La septième part fut attribuée par le sort aux familles de la tribu de Dan. Mais le territoire des Danites leur échappa. Alors les Danites allèrent attaquer Léchem. Ils s’emparèrent de la ville et en tuèrent les habitants, puis ils en prirent possession et s’y installèrent. Ils donnèrent à Léchem le nom de Dan, du nom de leur ancêtre (Josué 19.40, 47).

Le territoire le moins désirable et le plus petit revint aux Danites. Il est serré et à l’étroit entre les collines du nord-ouest de Juda, les tribus d’Éphraïm et de Benjamin et la Méditerranée. Comme les Danites sont sans cesse attaqués par les Philistins, au lieu d’invoquer l’Éternel pour qu’il les délivre, ils émigrent loin dans le nord ce qui est raconté dans le livre des Juges (18). Ils s’emparent alors de la ville de Léchem dont ils massacrent les habitants, une habitude courante et banale à cette époque. Ils rebaptisent la vile Dan, nom qu’elle porte toujours aujourd’hui et qui se trouve à l’extrémité nord d’Israël. Les Danites comme presque tous les autres Israélites révélent leur faiblesse intrinsèque qui est le manque de foi en l’Éternel.

Versets 49-50

Je continue plus loin et jusqu’à la fin du chapitre 19.

Lorsque les Israélites eurent fini de partager le pays en patrimoines délimités, ils attribuèrent un patrimoine à Josué, fils de Noun, parmi les leurs. Sur l’ordre de l’Éternel, ils lui donnèrent la ville qu’il avait demandée, c’est-à-dire Timnath-Sérah dans la région montagneuse d’Éphraïm. Josué rebâtit la ville et s’y installa (Josué 19.49-50).

Homme rempli de talents, Josué sait tout faire et à la fin de sa vie le voilà bâtisseur. L’attribution aux différentes tribus d’une portion du Pays promis commence et finit par celle destinée aux deux vétérans du désert. La possession de Caleb fut déterminée en premier lieu tandis que celle de Josué vient en queue de train, tout à la fin, comme il convient à un serviteur. Il choisit pour lui-même un des pires endroits possibles : une ville en ruines dans la partie la plus aride d’Éphraïm, sa tribu d’origine et c’est là qu’il sera enterré. Josué ne voulait surtout pas donner l’impression qu’il tirait le moindre profit de sa position de chef suprême et s’est contenté des miettes. Quel esprit désintéressé et quel contraste avec la plupart de nos politiciens qui utilisent leur position et leur influence pour s’enrichir sur le dos des contribuables ! Il semble que les Israélites n’ont pas insisté pour que leur brillant général obtienne une meilleure part. Ils étaient satisfaits de lui laisser une ruine sur un bout de terre dénudée, ce qui me semble déplorable. Mais lui, que ce soit comme aide de camp de Moïse, porte-parole de l’Éternel, général d’armée ou administrateur, du début à la fin de sa carrière, Josué est un serviteur modèle.

Chapitre 20

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre 20 du livre de Josué qui concerne les cités refuges. Selon la coutume de l’époque, quand il y avait mort violente, le parent le plus proche de la victime devenait le vengeur du sang versé. Il avait le devoir d’exercer la justice avec l’aide des autorités, en ôtant lui-même la vie au coupable. Par contre quand il s’agit d’un accident, le responsable du drame pouvait échapper au vengeur de sang en allant immédiatement chercher refuge dans l’une des villes spécialement désignées à cet effet. Elles apparaissent pour la première fois dans le livre de l’Exode quand l’Éternel dit à Moïse :

Celui qui frappera un homme et causera sa mort, sera puni de mort. Cependant, s’il n’avait pas l’intention de donner la mort, mais que Dieu a fait tomber l’homme entre ses mains, je te désignerai un endroit où il pourra se réfugier. Par contre, si quelqu’un agit avec préméditation, et qu’il assassine son prochain par ruse, vous irez jusqu’à l’arracher à mon autel pour le faire mourir (Exode 21.12-14).

Versets 1-3

Je commence à lire le chapitre 20.

L’Éternel parla à Josué et lui demanda de communiquer les instructions suivantes aux Israélites : Choisissez-vous les villes de refuge dont je vous ai parlé par l’intermédiaire de Moïse. Celui qui aura tué quelqu’un involontairement, par inadvertance, pourra s’enfuir dans l’une de ces villes qui vous serviront ainsi de refuge contre l’homme chargé de punir le crime (Josué 20.1-3).

Ces cités refuges protégeaient ceux qui étaient coupables d’un homicide involontaire jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette fâcheuse affaire. Je cite un des textes de la Loi de Moïse :

Ces villes vous serviront d’asile pour protéger le meurtrier de l’homme chargé de punir le crime, afin qu’un meurtrier ne soit pas mis à mort avant d’avoir comparu devant la communauté pour être jugé (Nombres 35.12).

Tout au long de l’Ancien Testament, les Écritures font une distinction très nette entre l’assassinat pur et simple et l’homicide involontaire qui est dû à une circonstance malheureuse. Les Écritures nous en donnent même un exemple que je lis :

Voici dans quel cas le meurtrier pourra se réfugier dans l’une de ces villes et y avoir la vie sauve. Ce sera le cas, par exemple, s’il s’est rendu avec son camarade en forêt pour y couper du bois, et si pendant que sa main brandissait la hache pour abattre un arbre, le fer s’est détaché du manche et a touché son compagnon qui en est mort. Cet homme-là pourra s’enfuir dans l’une de ces villes et avoir la vie sauve (Deutéronome 19.4-5).

Selon la tradition, les chemins qui conduisaient à ces cités refuges étaient très bien balisés et entretenus afin de faciliter la fuite du coupable d’homicide involontaire. Les passages des Écritures qui demandent la peine capitale soulèvent les passions, car beaucoup de pays, tels ceux de la Communauté européenne par exemple, n’exécutent plus ceux qui sont coupables de crimes de sang. À cette époque, sous le régime de l’Ancien Testament et selon la Loi de Moïse, il n’y a aucun pardon ou rachat possible pour celui qui a commis un crime de sang, un meurtre; il doit être mis à mort sans pitié parce qu’en tuant son prochain créé à l’image de Dieu, il s’est indirectement attaqué au Créateur ce qui est un crime de lèse majesté. Par contre et d’après les passages concernant les villes refuge, l’accident est considéré comme une action de Dieu; c’est lui qui d’une certaine manière est responsable. Les Anglais appellent ça « an act of God » . Cette vision du monde est très cohérente avec l’enseignement des Écritures qui présente le Créateur comme absolument souverain sur tout l’univers, et celui qui contrôle tout ce qui s’y passe. En conséquence, il est évident que s’il avait voulu, Dieu aurait pu empêcher ce malheur d’arriver ; mais pour des raisons qui ne nous sont pas révélées, il choisit de ne pas altérer le cours naturel des choses.

Cela dit, celui qui a causé la mort de son prochain n’est pas innocenté du tout. D’abord, il doit faire très vite et parvenir aux portes d’une de ces cités refuge avant d’être rattrapé par le vengeur du sang, car ce n’est qu’à l’intérieur de la ville qu’il est en sûreté. De plus, l’auteur d’un homicide involontaire est prisonnier de la cité de refuge où il s’est réfugié car s’il en sort, le vengeur de sang a le droit de le faire périr. Ce n’est qu’à la mort du grand-prêtre alors en exercice que ce coupable peut retourner chez lui sans craindre pour sa vie.

Les cités de refuge sont une belle image de la personne de Jésus-Christ, car c’est seulement lorsque je cherche refuge à ses côtés, en mettant ma confiance en lui, que je suis en sûreté et épargné par le jugement de Dieu. D’ailleurs, un texte du Nouveau Testament l’explique ainsi :

En ce sens, Dieu, voulant donner aux héritiers de la promesse une preuve supplémentaire du caractère immuable de sa décision, intervint par un serment, afin que nous ayons un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous l’avons comme une ancre solide et ferme, pour notre âme (Hébreux 6.17-19).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

Émission du jour | Jean 4.1-30

Jésus et la femme samaritaine

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