Chapitre 18

Introduction

Quand une nation est conquise par une autre, c’est toujours la loi du vainqueur qui est la meilleure. Les vaincus perdent leur souveraineté et sont obligés de se soumettre en tout à leurs nouveaux maîtres. Ce scénario banal mais douloureux s’est répété maintes et maintes fois depuis le début de l’humanité partout dans le monde et en France on connaît ça.

Après avoir été envahis et emmenés en captivité par les Babyloniens, les Juifs ont été tour à tour sous la tutelle des Perses, des Grecs, des Égyptiens, puis des Romains. Au premier siècle de notre ère, Israël jouit d’un certain degré de liberté dans le domaine religieux, et parfois, dans certaines circonstances, les chefs de la nation exécutaient l’un des leurs à coups de pierres, mais ils devaient agir en catimini parce que le gouverneur romain seul, avait le droit de prononcer la peine capitale. Pour cette raison, les autorités religieuses viennent voir Ponce Pilate pour lui demander de mettre à mort Jésus-Christ. Les exécutions juives à coups de pierres broient la victime tandis qu’à cette époque, les Romains crucifient les criminels. Or, il fallait que la mort du Seigneur ait lieu sur la croix pour plusieurs raisons. D’abord pour accomplir plusieurs prophéties, l’une étant qu’aucun de ses os ne serait brisé ; deuxièmement afin que selon la classification biblique, les deux groupes de l’humanité, les Juifs et les païens, se rendent coupables de ce crime ; Troisièmement, pour que Jésus soit élevé comme le fut le serpent de bronze que fabriqua Moïse dans le désert, une histoire très chargée de symbolisme (Nombres 21.5-9). Enfin, toute personne maudite par Dieu doit être exposée pendue, pour signifier que son crime, son péché, est expié. Or, Jésus a été maudit parce qu’il a pris sur lui la malédiction de Dieu contre vous et moi, et contre tous les hommes.

Pilate aurait bien aimé finir sa nuit tranquille, mais elle a été brutalement interrompue par les chefs religieux qui lui mettent une affaire sur le dos dont il essaie de se débarrasser. Il dit donc tout d’abord aux Juifs de juger Jésus eux-mêmes, mais justement, s’ils sont là au prétoire, c’est parce qu’ils ont prononcé une sentence de mort contre le Seigneur et qu’ils n’ont pas le droit de l’exécuter. Je continue à lire dans le chapitre 18 de l’évangile selon Jean.

Versets 33-35

Pilate rentra donc dans le palais de justice et fit comparaître Jésus : — Toi, tu es le roi des Juifs (traduction littérale)? lui demanda-t-il. — Dis-tu cela de toi-même ou d’autres t’ont-ils dit cela à mon sujet ? répondit Jésus. — Est-ce que je suis juif, moi ? répliqua Pilate. Ce sont ceux de ta nation et les chefs des prêtres qui t’ont livré à moi (Jean 18.33-35).

Pilate a un entretien privé avec le Seigneur, car il n’est pas tombé de la dernière pluie et se rend vite compte que toute cette histoire ne tient pas debout. Jésus est accusé de se faire passer pour le Christ, le Messie, ce qui inclue le titre de roi, et le seul point qui intéresse Pilate, mais Jésus lui renvoie la balle et lui demande si en tant que gouverneur romain, il croit que sa royauté le menace. En réalité, Pilate est irrité par les Juifs et leurs subtilités religieuses et puis il sent qu’il s’est fait embringué dans une affaire qu’il ne maîtrise pas. Mais d’autre part, il est intrigué par Jésus. Il n’a que faire des croyances religieuses juives, mais il s’intéresse à tout ce qui pourrait toucher les affaires civiles. Par sa question, donc, Jésus revendique bel et bien le titre de roi, mais il dit en même temps qu’il n’aspire pas à une royauté politique.

Jésus avait averti ses disciples que les autorités religieuses comploteraient contre lui et le livreraient entre les mains des païens (Matthieu 20.18,19). C’est ce qui vient d’arriver.

Verset 36

Je continue.

Pilate lui demanda : Qu’as-tu fait ? Jésus lui répondit : — Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume appartenait à ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des chefs des Juifs. Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici (Jean 18.36).

Jésus explique clairement en quoi consiste son royaume; il n’est pas comme les autres : son origine, son fonctionnement et sa nature sont entièrement différents. Trois fois, il dit que sa royauté n’est pas de ce monde. Il est du ciel, hors de l’espace-temps. Il ne sera pas établi par un coup d’État et Rome n’a pas à craindre une insurrection politique, car Jésus n’est pas un zélote ou un chef révolutionnaire de la guérilla. Il n’a jamais envisagé de manœuvre politique ou d’action violente, et ses serviteurs les disciples ne sont pas des soldats. Jésus a prêché la soumission à Dieu, le pardon et l’amour. Sa royauté est spirituelle; elle agit dans les coeurs par la puissance de la vérité. Aujourd’hui, ce royaume c’est l’Église, mais dans la suite des temps, Dieu établira un royaume terrestre par la force et le Christ sera alors le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, mais Pilate peut dormir tranquille sur ses deux oreilles, il n’assistera pas à ces événements encore lointains.

Verset 37

Je continue.

— Es-tu donc roi ? reprit Pilate. — Tu le dis toi-même : je suis roi ! Si je suis né et si je suis venu dans ce monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Celui qui appartient à la vérité écoute ce que je dis (Jean 18.37).

En deux mots, Jésus affirme solennellement ses origines et sa mission. C’est pour rendre témoignage à la vérité de Dieu, que lui-même a révélée, qu’il est né et qu’il est venu dans le monde. Il est descendu du ciel pour prendre une forme humaine. Il accepte pleinement le titre de roi et se proclame comme tel, mais il explique bien qu’il s’agit d’un royaume spirituel qui n’a aucun point commun avec ce qui existe sur terre. Ses sujets sont ceux qui acceptent la vérité à laquelle il rend témoignage. En entendant cela, Pilate décroche. Lui, c’est une crapule et une marionnette de Rome qui a acheté sa charge politique de gouverneur. Il comprend le mot magouille, mais la vérité est pour lui un mystère.

Verset 38

Je continue.

— Qu’est-ce que la vérité ? lui répondit Pilate. Là-dessus, il alla de nouveau trouver les Juifs et leur dit : — En ce qui me concerne, je ne trouve chez cet homme aucune raison de le condamner (Jean 18.38).

La question de Pilate : « Qu’est-ce que la vérité », a retenti au travers des siècles, mais il parle avec désinvolture car lui, il ne croit qu’au règne de la violence et de la ruse. Ne voyant en Jésus qu’un exalté religieux qui ne pose aucun danger politique, le gouverneur se détourne abruptement de lui et sort de son palais pour déclarer aux Juifs que Jésus est innocent. Mais il ne le renvoie pas libre car il a peur que les chefs religieux aillent à Rome se plaindre de lui. De toute façon, il fallait que Jésus meure et devienne l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Il est l’accomplissement, la réalisation de l’agneau pascal symbolique qui est mis à mort chaque année pour la Pâque juive, et qui comme l’exige la Loi de Moïse, doit être un mâle sans défaut dans sa prime jeunesse.

Versets 39-40

Je finis le chapitre 18.

Il est d’usage que je vous relâche un prisonnier à l’occasion de la fête de la Pâque. Voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? Ils lui répondirent en criant : — Non ! Pas lui ! Barabbas ! Or, Barabbas était un bandit (Jean 18.39-40).

Pilate est un bien mauvais bougre. Il a déjà montré qu’il faisait fi de la vérité, maintenant il va révéler le peu de cas qu’il fait de la justice. Puisqu’il reconnaît que Jésus est innocent, il aurait dû le libérer. Et si les Juifs s’étaient soulevés, ils avaient plusieurs légions en rangs serrés qui, le doigt sur la gâchette, n’attendaient que cela pour se distraire un peu. Mais Pilate n’a pas le courage de ses convictions; c’est un lâche. Il va tenter plusieurs manœuvres pour délivrer Jésus tout en évitant de prendre lui-même cette décision qu’il juge compromettante. Il envoie d’abord le Seigneur au roi Hérode (Luc 23.6), puis il offre aux Juifs d’user de leur privilège de demander pour Pâque, la libération d’un prisonnier (Jean 18:39,40); il croit que la foule le suivra et choisira Jésus plutôt qu’un criminel. Mais les chefs religieux s’avèrent très persuasifs et savent bien manipuler le peuple. Non seulement Pilate ne vaut pas un clou en tant qu’individu, mais il est également un très mauvais fonctionnaire romain. Le fait qu’il offre de relâcher Barabbas qui a déjà prouvé qu’il est dangereux pour Rome, montre que comme défenseur des intérêts de l’Empire, il fait preuve d’un très mauvais jugement.

 

Chapitre 19

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre 19 qui continue l’histoire. C’est ici que va avoir lieu une entorse monumentale au droit commun. Cela faisait plus de 1 000 ans que Rome régnait en maître sur l’Occident et une partie de l’Asie et de l’Afrique. C’était un régime brutal, mais il avait la réputation de rendre une justice équitable. Sur le bureau de chaque homme de loi romain se trouvait une petite statue de Janus, le dieu aux deux visages, tournés en sens contraire ; l’un regarde vers l’avenir et l’autre vers le passé. Cette statuette avait pour but de rappeler aux magistrats qu’ils devaient considérer les deux aspects de toute affaire, et écouter les deux parties plaignantes.

Quand un nouveau peuple était conquis, le César en place cherchait à gagner la faveur des vaincus en leur promettant des voies de communication, une loi juste pour tous, l’ordre, la protection et la fameuse pax romana. Les tribunaux rendaient généralement une justice équitable, mais les coupables n’obtenaient jamais miséricorde. Mais pour le procès de Jésus, la justice fut inversée car l’homme innocent est lâchement exécuté, alors que Barabbas, coupable jusqu’au bout des ongles, est libéré et les conspirateurs religieux juifs obtiennent gain de cause. La justice, au sens absolu du terme et la réputation de Rome ont été bafouées.

Verset 1-3

Je commence à lire ce chapitre 19.

Alors Pilate donna l’ordre d’emmener Jésus et de le faire fouetter. Les soldats lui mirent sur la tête une couronne tressée de rameaux épineux et ils l’affublèrent d’un manteau de couleur pourpre et, s’avançant au-devant de lui, ils s’écriaient : — Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets (Jean 19.1-3).

Pilate ne s’intéresse ni à la vérité, ni à la justice. Comme il n’a pas la force morale de libérer Jésus, il lui inflige un châtiment ignominieux, espérant apitoyer la foule pour qu’elle demande qu’on relâche Jésus. Il continue à se compromettre et s’enfonce dans son purin.

La flagellation romaine se pratiquait avec un fouet de cuir dont les extrémités étaient munies de petits morceaux de métal ou d’os. Il n’était pas rare qu’une personne meure sous les coups. La flagellation, la couronne d’épines, le manteau de pourpre, les insultes, les crachats et les soufflets qui défigurèrent le Christ faisaient partie de l’humiliation profonde du Serviteur de l’Éternel, parce qu’il portait nos péchés. Sous les coups, Jésus devint méconnaissable. Je lis une prophétie :

Beaucoup ont été horrifiés tellement son visage était défiguré et tant son apparence n’avait plus rien d’humain. Car il accomplira le rite de l’aspersion pour beaucoup de nations (Ésaïe 52.14-15).

Jésus a commencé à verser son sang qui va faire l’expiation des péchés du monde.

Versets 4-5

Je continue le texte.

Pilate sortit de nouveau du palais et dit aux chefs des Juifs : — Voilà ! je vous le fais amener ici dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucune raison de le condamner. Jésus parut donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de couleur pourpre. Pilate leur dit : — Voici l’homme (Jean 19.4-5).

Cette apparition émouvante du Sauveur portant un manteau de pourpre, sa couronne d’épines, et se montrant ainsi au peuple, est restée gravée dans les souvenirs de l’Église. Pilate a mauvaise conscience. Il tente encore vainement d’obtenir la libération de Jésus en l’amenant devant la foule. Il espère que cette mise en scène et les coups infligés suffiront à satisfaire la foule, mais là encore, il fait une erreur de jugement ; le désir des Juifs de voir couler beaucoup de sang est sans appel; ils veulent du sang et ils en auront beaucoup plus qu’ils anticipent, mais ce sera le leur. En l’an 70, lorsque le général Titus rasa Jérusalem, ce sont des ruisseaux de sang qui ont coulé dans les rues de la ville.

Pilate se sait piégé et comme il n’a pas le courage de sortir du guet-apens que lui ont tendu les Juifs, il est furieux. Ses paroles : « Voici l’homme (Ecce homo) ! », sont méprisantes à l’égard des chefs religieux à cause de leurs accusations non fondées contre le Seigneur.

« Voici l’homme ! » a aussi pris une signification profonde et pieuse, car sans le savoir, Pilate a prophétisé. En effet, c’est bien l’Homme idéal et le Juste qu’il a présentés, et il va échanger sa vie contre celle de tous ceux qui croiront en lui.

Versets 6-7

Je continue.

En le voyant, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier : — Crucifie-le ! Crucifie-le ! — Vous n’avez qu’à le prendre, leur lança Pilate, et le crucifier vous-mêmes. Moi, je ne trouve aucune raison de le condamner. Les chefs des Juifs répliquèrent : — Nous, nous avons une Loi, et d’après cette Loi, il doit mourir, car il a prétendu être le Fils de Dieu (Jean 19.6-7).

Les chefs juifs sont remplis de haine et veulent absolument la mort de Jésus. La crucifixion était une exécution honteuse habituellement réservée aux criminels, aux esclaves et surtout aux révolutionnaires comme Barrabas.

Finalement, on passe du domaine politique au religieux. Les chefs du peuple se contredisent en avouant le motif religieux de leurs accusations; ils l’ont condamné parce qu’il a dit être le Fils de Dieu. Mais à côté de cette raison officielle, il y en a une autre, la vraie : c’est la perte de prestige des chefs vis-à-vis du peuple et leur jalousie à l’égard de Jésus qui firent qu’ils le poursuivirent inlassablement jusqu’à ce qu’il soit mis à mort.

Versets 8-11

Je continue.

Ces propos effrayèrent vivement Pilate. Il rentra au palais de justice et demanda à Jésus : — D’où viens-tu ? Mais Jésus ne lui donna aucune réponse. Alors Pilate lui dit : — Comment ! C’est à moi que tu refuses de parler ? Tu ne sais donc pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et celui de te crucifier ? Jésus lui répondit : — Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, s’il ne t’avait été donné d’en haut. Voilà pourquoi celui qui me livre entre tes mains est plus coupable que toi (Jean 19.8-11).

La majesté, la prestance du Christ, l’autorité qui émanent de ses paroles ont impressionné Pilate. Entendant que Jésus s’est proclamé « Fils de Dieu », il prend peur, car, superstitieux, il voit en Jésus un être surnaturel. Il se dit qu’il s’est mis dans de sales draps ; et puis ce qui jette de l’huile sur le feu, c’est qu’un peu plus tôt et d’après l’évangile selon Matthieu, il a reçu de sa femme un message bien étrange qui dit :

Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car cette nuit, j’ai été fort tourmentée par des rêves à cause de lui (Matthieu 27.19).

Enfin, Pilate pose la bonne question à Jésus : « D’où viens-tu ? »,  mais le Seigneur refuse de répondre ce qui blesse l’orgueil du despote. Cependant, Jésus lui a déjà dit qui il était, et Pilate l’ayant déclaré innocent, il a le devoir de le libérer. S’il refuse, il se charge d’un crime dont il devra répondre. Quand finalement Jésus dit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, s’il ne t’avait été donné d’en haut », cette parole décoiffe Pilate qui pâlit; il a des sueurs froides; il veut relâcher Jésus, mais il y a longtemps qu’il n’a plus la situation en main. Il est très très mal dans ses sandales car les événements et les chefs religieux l’ont pris de vitesse. Puis Jésus, quoique lié, accusé et condamné, se pose en juge de ses juges. Il pèse dans la balance de Dieu Pilate et les chefs religieux et déclare ces derniers bien plus coupables que le premier.

Versets 12-13

Je continue.

À partir de ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les chefs des Juifs redoublèrent leurs cris : — Si tu relâches cet homme, tu n’es pas l’ami de César. Si quelqu’un se fait roi, il s’oppose à César. Quand il eut entendu ces mots, Pilate fit amener Jésus dehors et s’assit à son tribunal, au lieu appelé “ la Place Pavée ” (en hébreu “ Gabbatha ”) (Jean 19.12-13).

Les chefs religieux passent à nouveau du domaine religieux au politique et font appel au bon sens et à l’intérêt personnel de Pilate. Ils sortent le grand jeu et font retentir trois fois à ses oreilles le nom redouté de César. Il s’agit de Tibère qui est alors malade, méfiant et cruel.

« Ami de César », était un titre honorifique officiel qui était décerné à certains fonctionnaires impériaux avec des avantages. Pilate craint Jésus, mais il a encore plus peur des religieux juifs qui pourraient l’accuser de trahison devant l’empereur; il craint de perdre sa place ou pire. Il sait que diverses plaintes ont déjà été portées contre lui. Quelques années plus tard Pilate sera appelé à Rome et destitué.

Pilate doit choisir entre une loyauté envers Rome et un Juif étrange et méprisé. Politicien opportuniste véreux et misérable pion de rien du tout, Pilate prend finalement une décision. Même s’il ne s’est lavé que les mains dans une bassine d’eau, il se mouille complètement.

Versets 14-16

Je continue.

C’était la veille de la semaine pascale, vers la sixième heure (Auteur). Pilate dit aux Juifs : — Voici votre roi ! Mais ils se mirent à crier : — À mort ! À mort ! Crucifie-le ! — Voici votre roi : est-ce que je dois le crucifier ? répondit Pilate. Les chefs des prêtres répliquèrent : — Nous n’avons pas d’autre roi que César. Alors Pilate le leur livra pour qu’il soit crucifié. Ils s’emparèrent donc de Jésus (Jean 19.14-16).

Selon l’usage romain, la sixième heure correspond à six heures du matin.

Ceux qui condamnent Jésus sont obligés de faire un choix douloureux et compromettant. Pilate a bafoué la justice et choisi par pur intérêt personnel César plutôt que le Fils de Dieu. Les chefs religieux qui ont rejeté leur Messie se déclarent maintenant soumis à Rome plutôt qu’à l’Éternel. Autant l’un que les autres, ils vendent littéralement leur âme au diable, ce qu’ils ont découvert à leur grande horreur dès qu’ils sont entrés dans l’au-delà.

La déclaration : « Nous n’avons pas d’autre roi que César », sont des paroles hypocrites dans la bouche d’hommes qui haïssent la domination romaine. Ce sont des paroles tragiques par lesquelles les Juifs renient solennellement Dieu, leur seul vrai Roi, et le Messie qu’il leur avait envoyé ! C’est ainsi qu’ils causèrent la réprobation et la ruine de leur nation.

Pilate ne sait pas trop qui est Jésus, mais pour irriter les religieux, il déclare : « Voici votre roi ». Cette parole est prophétique car le jour vient où dans une très grande gloire Jésus va bel et bien être proclamé le Seigneur des seigneurs par tout l’univers. Et alors, il est dit que toute créature s’inclinera devant lui. Je lis deux passages :

Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre (Romains 14.11 ; Philippiens 2.10).