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27 nov. 2025

Hébreux 11.11-22

Chapitre 11

Verset 11

Quelqu’un a dit : « Avoir la foi, c’est avoir des ailes » (Sir J.-M. BARRIE, Le petit oiseau blanc). Il est vrai que la foi opère au-delà des cinq sens que nous possédons ; elle voit l’invisible, entend l’inaudible, touche l’intangible et passe à l’action pour accomplir l’impossible.

Je continue de lire dans le chapitre onze de l’épître aux Hébreux. Littéralement le texte dit :

Par la foi pour Sara, qui depuis longtemps avait dépassé l’âge (de concevoir), (Abraham( a reçu la force de déposer la semence. Sara fut alors convaincue que celui qui avait fait la promesse est digne de confiance (Hébreux 11.11 ; Autre).

Pour traduire cette phrase difficile, il faut prendre en compte le récit de la Genèse selon lequel Sara n’a pas beaucoup de foi (Genèse 18.12-15), et elle est plutôt du genre à prendre les choses en main (Genèse 16.1-4). En effet, elle a donné sa servante Agar à son mari afin qu’il en fasse un ventre porteur duquel est né Ismaël, l’ancêtre des Arabes. Cependant, Abraham, lui, a suffisamment de foi pour sa femme et lui-même afin que naisse le fils de la promesse. L’Éternel passe donc outre l’incrédulité de Sara, honore la foi d’Abraham, et Isaac est né. (Genèse 21.2). C’est vraiment une naissance miraculeuse parce que Sara ne peut pas avoir d’enfants pour deux raisons. D’abord, elle a toujours été stérile, et ensuite, quand Dieu a dit au vieux couple que l’année suivante ils auraient un fils, Sara a 90 ans et Abraham 99 (Genèse 17.17, 24) ; ils ont donc dépassé l’âge de concevoir depuis longtemps (Genèse 18.11-12). Il faut bien voir qu’ici encore, c’est la foi d’Abraham que l’auteur met en avant.

Verset 12

Je continue le texte.

C’est pourquoi aussi, d’un seul homme — plus encore : d’un homme déjà marqué par la mort — sont issus des descendants aussi nombreux que les étoiles du ciel et que les grains de sable qu’on ne saurait compter sur le rivage de la mer (Hébreux 11.12).

Abraham a eu de nombreux enfants, Ismaël d’Agar, Isaac de Sara. Puis après la mort de Sara, il a pris plusieurs femmes de qui il en a eu bien d’autres qui sont devenus chefs de tribus. Tous les Arabes sont issus de la magouille de Sara qui a refilé sa servante Agar à son mari, mais dans la souveraineté de Dieu, le peuple juif existe grâce à la foi d’Abraham.

Un jour, un père amène son fils possédé d’un esprit mauvais à Jésus pour qu’il le guérisse. Après avoir expliqué la condition de l’enfant, cet homme ajoute : « Si tu peux faire quelque chose, aie pitié de nous et viens à notre aide ! » Il va sans dire que le Seigneur n’apprécie guère ce « Si tu peux » et lui réplique : « Tout est possible à celui qui croit » (Marc 9.22-23 ; comparez Matthieu 19.26). D’une certaine manière, la foi de l’homme libère la puissance de Dieu. Dans les épîtres aux Philippiens et aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie (Philippiens 4.13).

À celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons, à lui soit la gloire (Éphésiens 3.20-21).

Verset 13

Je continue le texte.

C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu’ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre (Hébreux 11.13).

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Abraham, Isaac, et Jacob ne sont pas entrés en possession de la Terre promise. Ce n’est que cinq siècles après la mort de Jacob que les descendants de ses douze fils traversent enfin le Jourdain et font la conquête d’une partie de la Palestine. Mais les patriarches ne se plaignent jamais, car par la foi c’est comme s’ils habitaient déjà la Palestine.

En attendant que la promesse de Dieu se matérialise, ce sont des pèlerins exilés, et à ce titre ils sont considérés comme des étrangers sans droit, des sans-papiers en quelque sorte, un peu comme ceux qui aujourd’hui de par le monde atterrissent dans des camps de réfugiés. Mais pour celui qui fait confiance à Dieu, sa promesse équivaut à la réalité, même s’il ne connaît pas les détails du comment cela va-t-il se faire.

Versets 14-16

Je continue.

Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils recherchent une patrie. En effet, s’ils avaient eu la nostalgie de celle dont ils étaient sortis, ils auraient eu l’occasion d’y retourner. En fait, c’est une meilleure patrie qu’ils désirent, c’est-à-dire la patrie céleste. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé “ leur Dieu ”, et il leur a préparé une cité (Hébreux 11.14-16).

Les patriarches sont des étrangers en Terre promise, mais ils n’ont jamais songé à retourner en Égypte. Ils parcourent la Terre promise en long, en large et en travers ; ils y ont fait paître leurs troupeaux, y élèvent leurs enfants, et pour eux c’est suffisant parce qu’ils croient que leurs descendants hériteront de ce pays, et pour eux, cette vie n’est pas une fin en soi mais un pèlerinage (Comparez Genèse 23:4; 47:9) vers un meilleur endroit, une maison dans les cieux qui est leur destination finale.

Versets 17-19

Je continue.

Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l’a mis à l’épreuve. Oui, il était en train d’offrir son fils unique, lui qui eut la promesse, et à qui Dieu avait dit : C’est par Isaac que tu auras une descendance. Dieu, estimait-il, est assez puissant pour ressusciter un mort. Et son fils lui a été rendu : c’est une préfiguration (Hébreux 11.17-19).

La foi d’Abraham en l’Éternel est tout à fait exemplaire. Son fils Isaac est né parce qu’il croît que Dieu peut redonner vie aux corps usés du vieux couple qu’il forme avec Sara. Après avoir marché avec Dieu pendant de longues années, Abraham a expérimenté sa fidélité et il est désormais prêt à lui rendre Isaac en lui tranchant la gorge. Les Écritures ne parlent pas de ses états d’âme quand l’Éternel lui ordonne : « Prends Isaac, ton fils unique que tu aimes, et va au pays de Morija. Là, tu me l’offriras en sacrifice sur l’une des collines, celle que je t’indiquerai ». Le texte de la Genèse dit simplement : « Le lendemain, Abraham se leva de grand matin, sella son âne et emmena deux de ses serviteurs ainsi que son fils Isaac ; il fendit du bois pour l’holocauste, puis il se mit en route en direction de l’endroit que Dieu lui avait indiqué » (Genèse 22.2-3).

Il est probable qu’une fois passé le choc initial de la requête de Dieu, Abraham ne se pose pas de questions ; il se dit que  si l’Éternel est le Dieu de toute la terre, il sait ce qu’il fait ; ce qu’il demande est à la mesure de sa grandeur et il fera le nécessaire, même si cela veut dire ressusciter Isaac de manière à ce que la promesse que l’Éternel lui a faite puisse s’accomplir. Il part donc, et gravi la montagne de Morija (Genèse 22.2) avec Isaac, son fils bien-aimé, qu’il a bien l’intention d’offrir en sacrifice à l’Éternel. Abraham entretient une relation intime avec Dieu, ce qui fait qu’il est sans doute bien versé en théologie. Non seulement il croit en la résurrection des morts et à la vie éternelle, mais il a probablement une solide connaissance de toutes les grandes doctrines des Textes sacrés. L’auteur de l’épître aux Hébreux dit :

Et son fils lui a été rendu : c’est une préfiguration.

En effet, au moment d’égorger son fils, « l’Ange de l’Éternel lui cria du haut du ciel… : Ne porte pas la main sur le garçon, ne lui fais pas de mal, car maintenant je sais que tu révères Dieu puisque tu ne m’as pas refusé ton fils unique » (Genèse 22.11-12). Isaac a été offert mais non sacrifié ; il est mort et est revenu à la vie d’une manière virtuelle en quelque sorte, ce qui fait bien de lui une préfiguration de la résurrection. Cette histoire se termine bien, mais il n’empêche qu’Abraham était bel et bien disposé à sacrifier son fils. Cette obéissance absolue à la requête divine atteste l’authenticité et la profondeur de sa foi.

En persévérant pendant 120 ans, Noé est une illustration de la foi dans son étendue et Abraham dans sa profondeur parce qu’après avoir marché avec Dieu pendant des années, sa confiance en lui et dans ses promesses est sans limites. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel (Romains 12.1).

Et Matthieu rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive (Matthieu 16.24).

Versets 20-22

Je continue le texte.

Par la foi aussi, Isaac a béni Jacob et Ésaü, en vue de l’avenir. Par la foi, Jacob a béni, peu avant sa mort, chacun des fils de Joseph et s’est prosterné pour adorer Dieu, en prenant appui sur l’extrémité de son bâton. Par la foi, Joseph, à la fin de sa vie, a évoqué la sortie d’Égypte des descendants d’Israël, et a donné des instructions au sujet de ses ossements (Hébreux 11.20-22).

Les patriarches Jacob et Joseph font la démonstration de la foi devant la mort. Tous deux l’affrontent sans crainte avec une sérénité confiante en Dieu. Pour cette raison, ils sont cités dans la liste d’honneur des saints de l’Ancien Testament.

Affronter la mort, l’agonie et la destruction du corps n’a rien de réjouissant, mais Dieu désire que ceux qui lui font confiance quittent ce monde tranquilles, toutes voiles dehors, et le pavillon flottant tout en haut du mât. Les croyants doivent pouvoir partir dans l’au-delà avec un air de triomphe parce qu’ils s’en vont pour prendre possession de leur héritage éternel dans les cieux.

Quand leur dernière heure a sonné, les patriarches baignent dans la paix. Bien qu’ils n’aient pas vu se réaliser les promesses de Dieu, ils les ont reçues par la foi et les ont transmises à leurs enfants par la foi, et ils laissent à leurs enfants l’héritage des promesses que l’Éternel a faites à leur ancêtre Abraham. Dieu lui a promis que ses descendants deviendraient une nation puissante, qu’elle posséderait le pays de Canaan, et que le monde entier serait béni par sa postérité. Mais Abraham n’a rien vu de tout ça ; Isaac un tout petit peu, Jacob un peu plus et Joseph encore davantage. Précédemment, l’auteur a dit :

C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu’ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre (Hébreux 11.13).

Ce verset s’applique très bien aux patriarches. Contrairement à ceux qui meurent désenchantés à cause de rêves non réalisés, les patriarches ont quitté ce monde dans la foi, confiants que toute les promesses que Dieu avaient faites s’accompliraient.

A ses lecteurs hébreux, l’auteur fait la démonstration que depuis les temps les plus reculés de leur histoire, c’est par la foi en l’Éternel que leurs ancêtres ont fondé la nation d’Israël, car « sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu » (Hébreux 11.6).

Après Abraham, le prochain héros que l’auteur mentionne est Isaac, qui « par la foi a béni Jacob et Ésaü, en vue de l’avenir ». Isaac a vécu plus longtemps que les autres patriarches et pourtant les Textes sacrés ne parlent guère de lui, peut-être parce qu’il est du genre passif, moins coloré que les autres patriarches et de nature craintive (Genèse 26.7), malgré les promesses que l’Éternel lui a faites (Genèse 26.3-4). Mais à sa décharge, il faut dire qu’il ne fait jamais qu’imiter son père Abraham, qui, quand il craint pour sa vie, ment à deux reprises au sujet de sa femme (Genèse 12.13 ; 20.2).

Isaac est foncièrement un jouisseur. Comme son estomac passe avant Dieu, il préfère son fils Ésaü à Jacob parce qu’il ramène du gibier à la maison (Genèse 27.7). Isaac est rebelle ; il ne peut pas ne pas savoir que Ésaü a vendu son droit d’aînesse à son frère Jacob (Genèse 25.33), et que l’Éternel a déjà choisi ce dernier comme héritier des promesses (Genèse 25.23). Pourtant, Isaac tente de donner la bénédiction patriarcale à Ésaü parce qu’il l’aime davantage. À cette occasion, toute la famille se comporte d’une manière honteuse, car au lieu de faire confiance à Dieu, Jacob et sa mère magouillent et sortent le grand jeu pour tromper Isaac qui est aveugle.

Si la foi d’Isaac en l’Éternel est faible, elle existe quand même (Genèse 25.21 ; 26.24-25) et elle a particulièrement brillé quand il a accepté sans résister d’être immolé par son père au sommet de la montagne de Morija. Comme il doit alors avoir la trentaine, il aurait facilement pu maîtriser Abraham qui est âgé de plus de 130 ans, mais non, il se soumet docilement à la volonté de son père et de Dieu. Puis, quand vient le moment de bénir ses deux fils Ésaü et Jacob, c’est par la foi qu’Isaac proclame que l’Éternel tiendra ses promesses à sa manière et en son temps.

Verset 21

Je continue le texte.

Par la foi, Jacob a béni, peu avant sa mort, chacun des fils de Joseph et s’est prosterné pour adorer Dieu, en prenant appui sur l’extrémité de son bâton (Hébreux 11.21).

Individu très coloré, Jacob est une parfaite illustration des travers de la nature humaine et de l’action de la grâce de Dieu dans la vie d’un homme retors. Dieu seul peut prendre un être humain tordu, le redresser et en faire un instrument à sa gloire.

Avant même de naître, Jacob se bagarre avec son frère Ésaü dans le ventre de leur mère, et bien qu’il soit né en second, il tient fermement le talon d’Ésaü. Jacob est un homme sournois sans mérite personnel, car il ne vit que pour lui-même. Grand manipulateur devant l’Éternel, il a même marchandé avec lui (Genèse 28.20-21). Mais l’Éternel lui a enseigné que c’est en luttant avec Dieu et non pas contre les hommes, qu’il obtiendrait ce qu’il voulait. Dans ce but, l’Ange de l’Éternel attaque Jacob, mais ce dernier le retient et ils luttent avec acharnement toute une nuit (Genèse 32.24-26). À cette occasion, Jacob dit à l’Ange : « je ne te laisserai pas aller avant que tu ne m’aies béni » ; il reçoit ce qu’il désire, mais en contrepartie il est blessé à la hanche et boîte pendant le reste de sa vie. Dieu veut que nous soyons déterminés et persévérants avec lui ; c’est l’audace de la foi qui appelle les bénédictions célestes. Bien que Dieu ait promis sa bénédiction à Jacob, ce dernier ne peut pas attendre et la vole à son père en le trompant d’une manière odieuse avec l’appui de sa mère (Genèse 27.5-29). Mais comme on dit : « il ne l’a pas emporté au paradis », car cette mauvaise action fait boomerang et lui revient en pleine figure à la fin de sa vie avec ses propres fils qui lui jouent un tour de cochon.

Tout commence à dégénéré pour Jacob quand il imite son père Isaac en exprimant sa préférence pour Joseph par rapport à ses dix autres fils. Ces derniers prennent alors leur jeune frère en grippe et veulent le tuer pour finalement le vendre à une caravane en route pour l’Égypte. Ensuite, les frères trompent leur père Jacob en trempant le manteau bigarré de Joseph dans le sang d’un animal égorgé pour faire croire à Jacob que Joseph s’est fait déchiré par une bête féroce. Les fils de Jacob se sont conduits envers leur père exactement comme lui s’était comporté envers Isaac, ce qui confirme bien le proverbe « tel père tel fils ».

Cependant, et contrairement à son père, Jacob n’essaie pas de faire dérailler le plan de Dieu comme Isaac qui tente de donner la bénédiction patriarcale à Ésaü alors qu’ils sait fort bien que c’est Jacob qui est le porteur des promesses divines. Jacob, lui, bénit ses fils en suivant l’inspiration que lui donne le Saint-Esprit.

L’auteur de l’épître mentionne spécifiquement Joseph parce qu’il a reçu une double bénédiction de son père ce qui se traduit par ses deux fils qui deviennent chacun chef d’une des douze tribus d’Israël.

Mais alors, et je fais une petite parenthèse, si Jacob a eu douze fils, Israël devrait compter treize tribus. Eh bien non, parce qu’il faut enlever les descendants de Lévi qui n’ont pas reçu d’héritage et qui sont éparpillés dans tout le pays promis. Il faut encore ajouter que dès l’entrée des Hébreux en Terre promise, la tribu de Siméon est rapidement assimilée à Juda et donc disparaît presque. Plus tard, quand le royaume se scinde en deux, au sud, on a la tribu de Juda alliée à Benjamin et au nord, il reste neuf tribus bien que les textes parlent toujours des dix tribus du Nord. Peut-être est-ce dû au fait qu’une partie de Siméon avait déménagé au Nord.

Au seuil de la mort, c’est quand même avec foi que Jacob bénit Joseph et lui dit :

Je vais bientôt mourir. Dieu sera avec vous et vous fera retourner au pays de vos ancêtres. Quant à moi, je te donne une part de plus qu’à tes frères : Sichem, que j’ai conquise sur les Amorites avec mon épée et mon arc (Genèse 48.21-22).

Comme Abraham et Isaac, Jacob ne possède pas non plus la Terre promise, mais il l’a tout de même transmise à ses fils par la foi.

Verset 22

Je continue le texte.

Par la foi, Joseph, à la fin de sa vie, a évoqué la sortie d’Égypte des descendants d’Israël, et a donné des instructions au sujet de ses ossements (Hébreux 11.22).

Joseph est un véritable homme de foi, un pur. Les Écritures ne lui attribuent aucune faute, sinon peut-être quand adolescent, il se fait mousser devant ses frères et ses parents suite à un rêve prémonitoire selon lequel, un jour, toute sa famille s’inclinera devant lui (Genèse 37.5-11), ce qui a effectivement eu lieu.

Joseph est souvent considéré comme une image de Jésus-Christ parce qu’il existe beaucoup de similitudes entre eux deux. Par exemple, comme Jésus, Joseph est le fils obéissant et bien-aimé de son père. Et pour cette raison, ses frères le haïssent et complotent sa mort. C’est aussi ce qu’on fait les religieux juifs envers Jésus. Joseph est trahi par ses frères et vendu comme esclave, et Judas a agi de même envers Jésus qu’il a vendu pour trente pièces d’argent. Alors qu’il est en Égypte, Joseph épouse une femme païenne hors de l’Alliance entre l’Éternel et Abraham. L’église, qui est appelée « l’épouse de l’Agneau », c’est-à-dire du Christ, est elle aussi composée en majorité de gens issus de milieux non-juifs, extérieurs à l’Alliance.

Après avoir été vendu comme esclave, Joseph est injustement accusé et jeté dans un cachot. Mais il a toujours eu foi en l’Éternel qui le bénit et fait de lui l’intendant de l’Égypte où il passe toute sa vie d’adulte. Alors que Joseph est l’héritier de la promesse que deux cents ans auparavant l’Éternel a faite à son aïeul Abraham, il ne peut même pas dire qu’il a vraiment habité en Terre promise et d’ailleurs au moment de sa mort, aucun descendant d’Abraham ne s’y trouve. Mais si Joseph ne peut pas personnellement hériter la Terre promise, son cœur et son espérance y sont déjà, et il veut que ses os y soient enterrés. C’est par la foi qu’il dit à son peuple :

Lorsque Dieu interviendra pour vous, vous emporterez d’ici mes ossements (Genèse 50.25).

Et effectivement, au moment de l’Exode, quand les Hébreux quittent l’Égypte, ils prennent soin d’emporter avec eux les os de Joseph (Exode 13.19). Joseph a regardé de loin le pays de la promesse, mais il l’a vu, et au moment de quitter ce monde, il dit :

Je vais mourir, mais Dieu ne manquera pas d’intervenir en votre faveur et vous fera remonter de ce pays vers celui qu’il a promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob (Genèse 50.24).

Joseph est un homme remarquable droit comme un I, alors que son père Jacob et son grand-père Isaac laissent beaucoup à désirer. Pourtant, au seuil de la mort, l’épreuve suprême de la foi, tous trois sont remplis d’espérance car ils ont une pleine confiance en l’Éternel.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

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