Chapitre 1

Introduction

Depuis toujours, les mariages princiers frappent l’imagination du public, surtout celle du petit peuple. Je me souviens encore du temps où j’étais enfant quand ma grand-mère venait chez nous regarder à la télé noir et blanc ce genre de mariage grandiose lorsqu’il avait lieu ici ou là dans une des grandes capitales. Toute cette grande pompe fait rêver. Et si de plus la princesse en question est issue d’un milieu humble, alors là ces dames ont des étoiles dans les yeux, car elles se disent : « pourquoi pas moi ! » Elles se voient déjà porter cette robe magnifique, donnant le bras à un jeune roi, entourées des grands de ce monde qui sont tous venus pour fêter l’événement de l’année. Cendrillon fait toujours rêver et c’est ce qui nous amène à l’histoire d’Esther.

Dans les Textes Sacrés, deux livres portent le nom d’une femme ; le premier : Ruth d’origine païenne est une histoire d’amour filial et de rédemption ; le second, Esther, est le nom d’une jeune fille juive qui au gré d’un hasard providentiel devient la reine du plus grand monarque du Moyen-Orient lorsque l’Empire perse est à son apogée. L’histoire de cette héroïne raconte comment grâce à sa position d’impératrice, elle réussit à déjouer un massacre de grande ampleur du peuple juif, planifié contre lui, pour une rancune personnelle contre un Juif, par le grand vizir, Haman l’Agaggite, dans tout l’Empire perse au temps de sa splendeur. L’étendue de cet empire était telle que pratiquement toute la race juive aurait été anéantie. D’une manière tout à fait inattendue, Haman est victime de son propre complot, les Juifs sont délivrés, leurs ennemis supprimés, et un Juif est nommé au poste de plus grande influence après le roi. Ce miraculeux renversement de situation fut célébré dans tout l’empire perse et il est encore aujourd’hui commémoré chaque année par les Juifs du monde entier à la fête appelée Pourim, un mot hébreu qui signifie « Jours des sorts ». Cette fête fut instituée par les rabbins et elle est célébrée à la date du 14 du mois adar, qui correspond selon les années, au milieu des mois de février ou mars dans le calendrier grégorien. Quand au cours des siècles les Juifs furent persécutés, le livre d’Esther entretient leur foi en une délivrance ultime, en une perpétuité assurée, et garde vivantes leurs espérances nationalistes.

Dans le Canon juif, le livre d’Esther fait partie des cinq rouleaux des jours de fête. Il est même appelé parfois « le rouleau par excellence », car à cause de son contenu, il jouit d’une très grande considération chez les Juifs, dont il flatte l’orgueil national. Les Juifs ne se sont pas lassés de le copier et quand dans un musée, on voit un beau manuscrit hébreu, on peut immédiatement supposer que c’est une copie d’Esther.

Cette histoire se déroule à Suse, l’une des capitales de l’Empire, dans les années 483 à 473 av. J-C. On ne connaît pas l’auteur mais c’est un maître du suspense. Son récit comporte plusieurs rebondissements et retournements de situation qui font qu’on se ronge les ongles quand on le lit. A la première lecture d’Esther on est quasi certain que l’auteur est un Juif qui a ses entrées au palais et qui fut témoin des faits car il manifeste une très bonne connaissance des us et coutumes de la cour impériale perse. Cependant, les premiers mots du livre parlent de Xerxès comme d’un personnage qui a disparu depuis assez longtemps. De plus, au chapitre 9 (19), l’auteur considère que les Juifs sont revenus dans leur patrie et célèbrent déjà depuis un certain temps la fête de Pourim. Ces indices plaident donc pour une composition postérieure aux événements racontés, en sorte qu’il se pourrait même qu’Esther soit le premier des livres historiques de l’Ancien Testament. Au final, on ne peut pas dire quand ce livre a été rédigé.

En tout cas, les sources extrabibliques corroborent parfaitement les informations fournies par ce livre, jusqu’au caractère capricieux de l’empereur Assuérus appelé Xerxès, tyran fastueux, voluptueux, irréfléchi, bizarre et plutôt mégalo-maniaque. En effet, une inscription découverte dans la ville de Persépolis [(traduite dans « Ancient Near Eastern Texts » (1950, page 316)], nous permet de lire son propre témoignage. Il dit : « Je suis Xerxès, le grand roi, le seul roi, le roi de tous les pays qui parlent toutes sortes de langues, le roi de cette terre immense et étendue… »

Le livre d’Esther possède certaines caractéristiques qui ne manquent pas d’intriguer et de soulever des questions aussi bien de la part des Juifs que des chrétiens. Ainsi, le nom de l’Éternel n’apparaît nulle part tandis que celui du roi païen y figure 187 fois. L’absence apparente de Dieu contraste avec l’étalage de puissance, de richesse et de gloire du pouvoir despotique perse. Pas moins de 10 festins sont mentionnés, généralement liés à des moments charnières de l’histoire. Ainsi, deux banquets donnés par Xerxès commencent le récit, deux autres offerts par Esther se situent en son milieu et les deux derniers qui accompagnent les festivités de Pourim clôturent le livre. Il y est question d’un jeûne, mais pas de prière. Par contre, des superstitions païennes et des jours de chance sont mentionnés. La Loi de Moïse n’est jamais citée ni quoi que ce soit qui fasse partie du culte juif. De plus, le Nouveau Testament ne fait pas référence à Esther une seule fois et aucune copie de ce livre ne se trouvait parmi les manuscrits de la Mer Morte.

Oui, mais qui dit absence du nom de Dieu ne dit pas nécessairement absence de Dieu. Dans le livre d’Esther, quoique invisible, Dieu est présent et agissant. Il l’est dans la découverte de la conspiration par Mardochée, l’oncle d’Esther (2:21-23), dans le mois que désigne le sort (3:7), dans l’affirmation de Mardochée que, si Esther n’agit pas, le secours viendra d’ailleurs (4:14), une expression qui montre que c’est intentionnellement que le nom de Dieu est évité. Dieu est présent dans l’insomnie du roi Xerxès (6:1). Si son nom n’est pas prononcé, c’est par finesse; l’auteur s’est plu à multiplier la mention du monarque absolu qui semble tout diriger et, en réalité, ne dirige rien, et à taire le nom de Dieu qui réellement dirige tout.

En racontant cette histoire, l’auteur semble avoir eu encore d’autres intentions. En premier lieu, il invite le lecteur à regarder au-delà des apparences. Malgré tous leurs pouvoirs, ce ne sont ni l’empereur influençable et facile à manipuler, ni ses hauts dignitaires, qui contrôlent le cours des événements. Ces personnages ne sont que des figurants, des pantins presque. C’est le roi des cieux qui règne au-dessus d’eux, qui tire les ficelles et utilise leurs comportements et leurs pratiques superstitieuses comme le tirage au sort, pour mener l’histoire où il veut. Même si Dieu n’apparaît pas directement, en arrière-plan dans les coulisses, le poids de sa présence se fait fortement sentir. C’est ainsi que tout au long du livre, on voit la providence divine à l’œuvre. Dieu veille et s’arrange pour que son peuple, qui avait été déporté et qui vivait dans une nation païenne, échappe à une tentative d’extermination.

Comme autrefois l’Éternel dans sa providence gardait les Juifs, aujourd’hui c’est en faveur des vrais croyants qu’il agit. Le verset clé du livre est la déclaration solennelle de Mardochée à sa cousine et reine Esther :

Si tu persistes à garder le silence dans les circonstances présentes, le salut et la délivrance viendront d’ailleurs pour les Juifs, alors que toi et ta famille, vous périrez. D’ailleurs, qui sait si ce n’est pas en vue de telles circonstances que tu es devenue impératrice ? (Esther 4.14).

Même l’entourage du dénommé Haman, l’ennemi juré des Juifs, sait que ceux-ci jouissent d’une protection surnaturelle. Je lis le passage :

Ses conseillers et sa femme lui dirent : — Si ce Mardochée devant qui tu as commencé à être humilié est Juif, tu ne pourras rien contre lui (Esther 6.13).

La seconde intention de l’auteur est de conserver pour les générations futures le rappel des événements qui sont à l’origine de la fête de Pourim qui fut instituée pour se souvenir de cette délivrance. En troisième lieu, il veut montrer que tous les descendants d’Abraham, où qu’ils vivent, sont solidaires et forment un seul peuple.

C’est le décret du roi perse Cyrus qui autorisa tous les Juifs de son royaume à retourner dans leur pays d’origine. Mais en fin de compte, relativement peu accepent son offre. Le premier convoi ne compte que 50 000 hommes sous la direction de Zorobabel. Pourtant, un siècle plus tôt, le peuple juif qui avait été déporté à Babylone disait : « Comment chanterions-nous le cantique de l’Éternel dans une terre étrangère ? » Ils en étaient alors incapables, se sont assis et ont pleuré en se rappelant Jérusalem. Mais maintenant qu’ils sont confortablement installés en Perse, ils ont oublié Jérusalem. En réalité, comme la ville sainte est un monceau de ruines, ils n’ont aucune envie d’y retourner. Pourtant, au début de l’exil, ils avaient juré : « Que ma langue s’attache à mon palais si j’oublie Jérusalem ! » Mais c’est loin tout ça, les deux premières générations de déportés ont disparu, alors pour les Juifs qui habitent l’Empire perse, Jérusalem n’est plus qu’un lointain souvenir. De plus, beaucoup d’entre eux occupent une situation très confortables comme Mardochée qui est fonctionnaire de la cour impériale, probablement portier et donc homme de confiance, une très bonne place.

Dans une collection de tablettes des règnes d’Artaxerxès Ier et de Darius II, plus d’une centaine de noms juifs sont cités comme occupant d’importantes fonctions dans le royaume, certains étant même gouverneurs de districts administratifs. Nous savons aussi que Néhémie était échanson du roi Artaxerxès Ier. Comme au temps de Darius Ier, les Juifs n’occupent aucun poste important, c’est qu’un changement de mentalité de la dynastie régnante s’est produit entre Darius Ier et le règne d’Artaxerxès, c’est-à-dire au temps de Xerxès. L’influence de Mardochée pourrait expliquer ce changement (Esther 10:3).

Toutes les grandes doctrines enseignées dans les Textes Sacrés ont leurs racines dans certains livres de l’Ancien Testament. Ainsi, la rédemption se trouve dans le livre de l’Exode ; l’amour lié à la rédemption dans Ruth. Le livre de Job enseigne la repentance, celui de Jonas, la résurrection, et le livre d’Esther est une démonstration de la providence divine et un puissant encouragement pour le croyant, à qui Dieu peut parfois paraître silencieux, lointain, voire même absent. Mais malgré les apparences souvent contraires, dans la réalité ordinaire de tous les jours, c’est bien Dieu qui dirige. C’est lui qui conduit les circonstances et les événements pour faire concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment et lui obéissent même si l’on ne s’en aperçoit pas.

Les Juifs du 5e siècle avant notre ère, disséminés dans l’Empire perse, ne rendent pas grâces à l’Éternel ; ils demeurent silencieux. Mais le Dieu de leurs ancêtres ne les a pas oubliés et dans sa providence, il les protège. Si le massacre des Juifs de Perse avait eu lieu, cette vague d’antisémitisme aurait atteint la Palestine. L’extermination des Juifs menace donc le plan de salut de Dieu. En agissant dans cette lointaine capitale de Suse pour préserver son peuple, Dieu a en vue l’œuvre du Messie destiné à apporter le salut aux hommes de toutes les nations.

L’Éternel dirige tout, que ce soient les êtres vivants, les choses inanimées, visibles ou invisibles; il conduit tout vers un but précis de sorte que Sa volonté finit toujours par prévaloir. Le psalmiste résume cette idée quand il déclare :

L’Éternel a établi son trône : il est le Roi, le Maître de l’univers entier (Psaumes 103.19).

Et dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul écrit :

Il met en œuvre toutes choses selon le conseil de sa volonté (Éphésiens 1.11).

Aujourd’hui même, Dieu dirige l’univers comme il l’entend. Au 19e siècle, un certain philosophe américain du nom de Ralph Emerson débute comme prédicateur puis retourne sa veste. Il n’a rien compris à la providence divine puisqu’il dit : « Ce sont les événements qui sont en selle et dirigent l’humanité ». D’accord, il est vrai que les événements dirigent l’humanité, mais c’est Dieu qui tient les rennes de chaque circonstance et en dernier ressort c’est toujours et uniquement lui qui décide. Par rapport à l’univers en général et l’homme en particulier, la présence de Dieu se manifeste de trois manières :

Premièrement, la création de tout ce qui est. En effet, Dieu a mis en existence cet univers ex nihilo à partir de rien, simplement par Sa parole. La théorie de l’évolution passe sous silence l’origine de la matière première qui a servi à former la terre et tout ce qu’elle contient, dont tout le règne végétal et animal et l’homme. De plus, cette vision du monde n’explique pas comment quelque chose d’inanimé a pu donner naissance à la vie et l’être. En réalité, la foi est le seul moyen par lequel nous comprenons comment cet univers a débuté; c’est Dieu qui en est l’auteur et nous le savons grâce à la révélation des Écritures. Dans le Nouveau Testament, nous lisons :

Par la foi, nous comprenons que l’univers a été harmonieusement organisé par la parole de Dieu, et qu’ainsi le monde visible tire son origine de l’invisible (Hébreux 11.3).

Si je rejette la création telle qu’elle est décrite dans le livre de la Genèse, alors je suis laissé à moi-même et à ma petite jugeote pour trouver mieux.

En second lieu, Dieu se révèle dans notre monde par sa préservation. Ce mot exprime une idée tout à fait extraordinaire car il explique la manière dont l’univers, ses lois et tout ce qu’il contient subsistent. Dans le Nouveau Testament, nous lisons :

Le Fils de Dieu soutient toutes choses par sa parole puissante. Il est lui-même bien avant toutes choses et tout subsiste en lui (Hébreux 1.3 ; Colossiens 1.17).

C’est Jésus-Christ qui permet à tout de subsister et de fonctionner comme une horloge. C’est grâce à lui qu’il est possible de déterminer avec précision la position des astres les uns par rapport aux autres et d’envoyer un homme dans l’espace.

En troisième lieu, Dieu se révèle par la providence qui pourvoit instant après instant au maintien des objets inanimés et des êtres vivants. Quand Abraham et son fils Isaac sont allés sur la montagne de Morija pour adorer Dieu, ils ont emmené tout ce dont ils avaient besoin — sauf le principal, le sacrifice. Je cite le passage :

Isaac s’adressa à son père Abraham et lui dit : — Mon père ! Abraham dit : — Qu’y a-t-il, mon fils ? — Voici le feu et le bois, dit-il, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham répondit : — Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’holocauste (Genèse 22.7-8).

1900 ans plus tard, Dieu a pourvu à l’Agneau sur cette même montagne à Jérusalem. Sur le mont Golgotha, le Seigneur Jésus-Christ a été crucifié. Il est l’Agneau que Dieu a pourvu, l’Agneau de Dieu « qui enlève le péché du monde (Jean 1.29) ». Dieu pourvoit. La providence divine signifie que la main de Dieu se trouve dans le gant des événements de l’humanité. S’il n’est pas directement dans le siège du conducteur, alors il est assis derrière lui; il est l’entraîneur sur la touche qui décide la stratégie du jeu. La providence divine est le gouvernail invisible du navire, le pilote aux commandes pendant les veilles de la nuit. Comme on l’a dit, « Il fait que de grandes portes tournent sur de petits gonds ».

La providence divine c’est la main de Dieu en action et le livre d’Esther nous en donne une très belle illustration. Dans ces dix chapitres, tout s’enchaîne, s’adapte exactement et arrive à point nommé. Les plus noirs nuages se dissipent comme par enchantement au moment favorable grâce à l’intervention de Dieu. Bien que son nom ne figure nulle part, on le suit partout à la trace. Je commence maintenant à lire le livre d’Esther.

Verset 1

Cette histoire se passait du temps de Xerxès, celui dont l’empire s’étendait depuis l’Inde jusqu’à l’Éthiopie et comprenait cent vingt-sept districts (Esther 1.1).

L’auteur prend soin de donner des faits précis et de plus c’est un excellent narrateur. Le nom de l’empereur Xerxès est une adaptation grecque du perse Ksayarsân. Il régna pendant 21 ans et il est l’arrière-arrière-petit-fils de Cyrus, le roi qui avait décrété que tous les Juifs de son royaume étaient libres de retourner en Israël. Xerxès est mentionné dans deux autres livres bibliques : Esdras et le prophète Daniel.

L’historien grec Hérodote mentionne l’Inde et l’Éthiopie parmi les pays soumis aux Perses. Mais à cette époque, l’Inde correspond à ce qui est aujourd’hui la partie ouest du Pakistan et l’Éthiopie inclut le sud de l’Égypte, le Soudan et le nord de l’Éthiopie actuelle. C’est Darius qui a divisé son empire en 20 provinces, lesquelles sont subdivisées en districts administratifs.

Verset 2

Je continue.

En ce temps-là, quand l’empereur Xerxès vint prendre place sur son trône impérial dans la citadelle de Suse (Esther 1.2).

Il s’agit de la première venue de Xerxès dans la ville après qu’il ait maté des rébellions suscitées par son accession au trône. Suze était l’une des quatre capitales de l’empire, avec Babylone, Persépolis et Echbatane, qui s’appelle Hamadan et se trouve à environ 300 km au sud-ouest de Téhéran. Echbatane est la résidence d’été des empereurs perses qui fuient la chaleur oppressante de la plaine du fleuve Tigre, tandis que Suse est la capitale d’hiver. La citadelle avec le palais royal s’élève sur un monticule qui domine la plaine ; à l’est s’étend la ville de Suse. Des fouilles archéologiques ont confirmé l’existence de cette citadelle et aussi que sous le règne d’Artaxerxès, fils de Xerxès, le palais royal avait brûlé. Ces données suggèrent que l’auteur du livre d’Esther est proche des événements qu’il raconte, ou alors qu’il possède des documents très précis datant de cette époque.

Verset 3

Je continue.

La troisième année de son règne, il (Xerxès) organisa un grand festin pour tous ses ministres, ses hauts fonctionnaires, les officiers de l’armée des Perses et des Mèdes, ainsi que pour les nobles et les gouverneurs des provinces (Esther 1.3).

C’est le premier de dix festins mentionnés dans ce livre. Il a duré sept jours. Les Perses sont connus pour avoir organisé des festins colossaux, toute une ville y participant parfois en même temps. Les empereurs perses ne se refusaient rien.

Les deux royaumes de la Médie et de la Perse sont unifiés en un empire en l’an 568 par Cyrus le Grand. Ce roi s’empare tout d’abord de la capitale des Mèdes et du pays qui correspond à la Turquie actuelle. 10 ans plus tard, il prend Babylone sans coup férir et fonde l’empire perse.

Ce banquet a lieu en l’an 483 après une campagne victorieuse contre l’Égypte. Bien que ce ne soit pas dit, Xerxès a probablement profité de ce grand rassemblement pour délibérer avec les grands de l’empire au sujet de la puissance grecque. Xerxès décide la guerre.

Selon l’historien Hérodote, ce n’est que deux ans plus tard que les Perses passent à l’attaque, mais leur flotte est anéantie lors de la bataille navale de Salamine en 480. C’est le début de l’agonie d’un empire et le commencement d’un autre. Et cela a continué jusqu’à la suprématie des États-Unis d’Amérique au 20e siècle. Mais un jour, le Dieu du ciel établira son royaume sur la terre, et dans celui-ci régnera la justice ce qui pour le moment n’existe nulle part. A la fin de sa première épître aux Corinthiens (16.22), l’apôtre Paul s’écrie : « Maranatha », ce qui veut dire : « Notre Seigneur, viens ! »