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23 sept. 2025

Daniel 7.8-18

Chapitre 7

Versets 7-8

J’ai toujours aimé les films à grand spectacle avec des monstres qui sont là pour vous faire peur alors que je suis confortablement assis dans mon fauteuil. J’admire le savoir-faire et l’ingéniosité de ceux qui créent les effets spéciaux. À l’origine en papier mâché, ces monstres sont aujourd’hui des images virtuelles. Mais que ce soient les uns ou les autres, en vérité, ils n’ont vraiment rien d’effrayant parce qu’ils n’existent pas. Par contre, s’ils gambadaient dans les rues, ce serait une toute autre affaire.

À la fin des temps surgira une alliance d’états despotiques qui aura à sa tête un être tellement vil et méchant que le pire des monstres que vous pouvez imaginer est un enfant de chœur à côté de lui.

Je continue de lire dans le chapitre 7 du livre de Daniel.

Après cela, dans mes visions nocturnes, je vis surgir une quatrième bête, effrayante, terrifiante et d’une force extraordinaire ; elle avait d’énormes dents de fer, elle dévorait, déchiquetait et piétinait ce qui restait de ses victimes ; elle était bien différente des bêtes qui l’avaient précédée ; elle avait aussi dix cornes. J’observais ces cornes et voilà qu’au milieu d’elles surgit une autre corne plus petite : trois des premières cornes furent arrachées devant elle. Sur cette corne, il y avait des yeux ressemblant à des yeux humains, et une bouche qui parlait avec arrogance (Daniel 7.7-8).

L’apparition de la quatrième bête se fait en trois étapes : on voit d’abord l’animal, puis les dix cornes de sa tête, et enfin la petite corne ; il semble qu’il s’agisse du déroulement d’une histoire. Comme je l’ai dit, cette bête est l’empire romain, mais il aura plusieurs phases. Un jour apparaîtra un ensemble de dix états ou peut-être plus, car il ne faut pas toujours prendre le chiffre « dix » à la lettre. En effet, dans les Écritures, il peut désigner soit dix unités, soit symboliquement une totalité.

Puis du milieu de ces états surgira un nouveau venu ; d’abord petit et insignifiant, il croîtra très vite et remplacera brusquement et violemment trois états, sans doute en les assimilant. Cette petite corne est décrite comme ayant « des yeux » ce qui représente la ruse et l’ingéniosité.

Cet homme est véritablement et littéralement « diablement intelligent ». Il le sait et s’en glorifie, et son orgueil est à la mesure de son pouvoir. Les Écritures le nomment « l’Antichrist » ; dans sa seconde épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul décrit cet homme inique en disant que le « Jour du Seigneur » commencera après l’apostasie, c’est à dire un abandon quasi total de la foi, et suite à la manifestation de

l’homme impie, le fils de perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou qu’on adore, et qui va jusqu’à s’asseoir dans le Temple de Dieu et se faire passer lui-même pour Dieu. L’avènement de l’impie se produira par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’injustice (2Thessaloniciens 2.3-4, 9 ; SER).

La seconde phase de l’empire romain est représentée dans la statue de Nabuchodonosor par les dix orteils qui sont un mélange de fer et d’argile, ce qui semble signifier un pouvoir autocratique au sein d’une alliance fragile d’états issus de l’empire romain.

À l’heure actuelle, les pays de la Communauté européenne ont tous un régime démocratique où chacun veut avoir son mot à dire. Alors, on vote et on élit des candidats censés représenter le peuple. Mais en réalité, ce sont les groupes de pression, les lobbys, les grands argentiers et les magouilles politiciennes qui décident le vainqueur. Ce système biscornu qui donne une légitimité de vitrine aux élus permettra à l’Antichrist de prendre le pouvoir.

Mais quand Jésus établira son royaume, il sera le roi doté d’un pouvoir absolu. Il n’y aura ni élection ni consultation, ni chambre de ceci ou de cela ; ce sera un régime dictatorial bienveillant. On sait déjà que le Seigneur n’essaiera pas de se remplir les poches, d’ailleurs l’argent tel que nous le connaissons n’aura plus cours. Ensuite, il fera régner la justice, la vraie, sans entourloupettes et sans vices de formes ou de procédures, et le monde entier devra courber l’échine sous son sceptre royal.

Versets 9-10a

Je continue le texte.

Je regardai encore pendant qu’on installait des trônes, l’ancien des jours prit place sur l’un d’eux. Son vêtement était blanc comme de la neige et ses cheveux étaient comme la laine pure. Son trône, embrasé de flammes de feu, avait des roues de feu ardent. Un fleuve de feu jaillissait et coulait devant lui (Daniel 7.9-10a ; Autre).

Par ces paroles : « Je regardai encore », Daniel veut attirer l’attention de ses lecteurs sur le changement de scène. Nous sommes dans un tribunal qui comprend plusieurs trônes sur lesquels prennent place des juges. Le seul mentionné est « l’Ancien des jours », c’est-à-dire le Dieu souverain de toute éternité qui contrôle hommes et nations. Le prophète Ésaïe écrit :

Car voici ce que dit le Dieu très élevé qui demeure éternellement, qui s’appelle le Saint : J’habite dans un lieu qui est très haut et saint (Ésaïe 57.15a).

L’Ancien des jours porte « un vêtement blanc comme de la neige ». Dans les Écritures, la couleur blanche symbolise la sainteté parfaite. Dans l’évangile selon Marc et le livre de l’Apocalypse, Jésus est décrit d’une façon similaire à l’Éternel. Je lis ces passages :

Ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. – Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, oui, comme la neige (Marc 9.3 ; Apocalypse 1.14).

Les cheveux de l’Ancien des jours sont en « laine pure » ce qui représente à la fois majesté et sagesse.

Dans ce tribunal se trouvent d’autres trônes mais Daniel ne précise pas qui les occupe. Cependant, on les retrouve lors du jugement qui aura lieu après la Grande Tribulation et juste avant que ne commence le règne des mille ans de Jésus-Christ. Or, dans la salle d’audience seront présents ceux qui ont été mis à mort par l’Antichrist à cause de leur foi mais qui sont ressuscités (Apocalypse 20.4). Tout porte donc à croire que ce sont des croyants qui sont assis sur ces trônes et qui jugent avec Dieu car les anges n’ont pas cette fonction.

Dans les Écritures, « le feu » qui entoure le trône de l’Éternel et qui en sort, signifie qu’il s’agit d’une scène de jugement. Cette vision de Daniel rappelle beaucoup la description que fait Ézéchiel (1 ; 10.12-13) de la gloire divine qu’il a vue au début de son ministère prophétique.

Verset 10b

Je continue le texte.

Des millions d’êtres le servaient, et des centaines de millions se tenaient debout devant lui. La cour de justice prit place et l’on ouvrit des livres (Daniel 7.10b).

Littéralement, le texte dit : « Mille milliers le servaient ; une myriade de myriades était debout devant lui » , ce qui fait beaucoup de monde. Cette multitude innombrable représente les anges (comparez Deutéronome 33.2 ; 1Rois 22.19 ; Psaumes 103.20). La scène est solennelle et d’une grandeur indescriptible.

Les juges s’assoient prêts à examiner l’affaire du jour. On leur apporte alors les livres qui contiennent toutes les pensées et actions humaines, ce qui nous rappelle que Dieu connaît absolument tout et en détail.

Le jugement qui va être prononcé concerne la quatrième bête, l’empire romain reconstitué en dix cornes. Ainsi que et surtout la petite corne qui est l’Antichrist ; il ne s’agit donc pas du jugement du « grand trône blanc » (Apocalypse 20.11-12) aussi appelé « jugement dernier » en langage populaire.

Versets 11-12

Je continue le texte.

Je regardai alors, à cause des paroles arrogantes que prononçait la corne ; et tandis que je regardais, l’animal fut tué, et son corps fut anéanti, livré au feu pour être brûlé. Quant au reste des bêtes, on leur enleva leur pouvoir mais on leur accorda une prolongation de vie jusqu’à un temps et un moment fixés (Daniel 7.11-12).

La répétition de « je regardais » signifie que Daniel redouble d’attention, et la précision : « jusqu’à un temps » montre que la scène se prolonge dans le temps, trois ans et demi pour être exact, ce qui correspond à la durée de la deuxième moitié de la Tribulation, appelée « la Grande Tribulation ».

Alors que le tribunal est en session et que la bête profère des paroles hautaines, son jugement est prononcé et la sentence exécutée sur-le-champ. Elle est tuée ce qui met fin au « temps des nations » dont Jésus a parlé (Luc 21.24, 27) et qui permet au Messie d’instaurer son règne de mille ans sur terre. La mise à mort de la quatrième bête correspond à la petite pierre qui détruit la statue de Nabuchodonosor. Je rappelle ce passage :

À l’époque de ces rois-là, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la souveraineté ne passera pas à un autre peuple ; il pulvérisera tous ces royaumes-là et mettra un terme à leur existence, mais lui-même subsistera éternellement. C’est ce que représente la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans l’intervention d’aucune main humaine pour venir pulvériser le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or. Quant à la pierre qui avait heurté la statue, elle devint une immense montagne et remplit toute la terre. (Daniel 2.44-45 ; 35b).

Quant aux trois bêtes précédentes, c’est-à-dire les empires babylonien, médo-perse et grec, l’une après l’autre, elles ont perdu leur puissance et leur hégémonie. Leur disparition en tant que entité politique et puissance militaire a eu lieu dès qu’elles ont épuisé le temps que le Dieu souverain leur avait accordé. Cependant, chaque empire conquis et intégré au suivant, conserve une grande partie de sa culture, qui survit et qu’on retrouve dans l’empire romain reconstitué, dirigé par la petite corne, c’est à dire l’Antichrist.

Mais contrairement aux trois premiers empires qui ont été conquis sur le champ de bataille et annexés, la quatrième bête est balayée sans laisser de traces (comparez Daniel 9.27 ; Apocalypse 11.15 ; 19.15) suite à son jugement à cause de sa révolte à main levée contre l’Éternel. Avec son anéantissement disparaissent toutes les puissances terrestres. C’est la fin du « temps des nations » et le début du règne de Dieu.

Verset 13

Je continue le texte.

Je regardai encore dans mes visions nocturnes : sur les nuées du ciel, je vis venir quelqu’un semblable à un fils d’homme. Il s’avança jusqu’au vieillard âgé de nombreux jours et on le fit approcher devant lui (Daniel 7.13).

C’est la troisième reprise de « Je regardai encore dans mes visions nocturnes » (Daniel 7.2, 7), une formule qui sert à marquer le début de chaque nouvel acte de la vision de Daniel. Le premier nous a présenté les trois premières bêtes, le second acte, la quatrième bête et son jugement, et le troisième acte nous introduit dans le royaume messianique.

Ce nouveau personnage vient du ciel et il surprend Daniel parce qu’il est « semblable à un fils d’homme », c’est-à-dire qu’il a une apparence humaine au lieu d’un aspect angélique comme dans la vision du prophète Ézéchiel (ch. 1). Cet homme n’est pas décrit, mais il ne peut s’agir que du Messie, surtout que Jésus s’est souvent qualifié de « fils de l’homme » (Matthieu 16.27 ; 19.28 ; 26.64, etc.), et s’est clairement approprié ce passage (Matthieu 24.30 ; 26.64, etc.). Le sens de cette apparition est le suivant : Par leur brutalité, les quatre bêtes représentent sous divers aspects la tyrannie des pouvoirs terrestres qui par la force soumettent les hommes à leur domination. La figure humaine du personnage qui inaugure le royaume de Dieu révèle l’esprit de liberté et d’amour qui sous son règne, caractérisera l’existence humaine parvenue à sa destination.

Il est intéressant de noter que dans cette vision de Daniel, la gloire de Dieu est dédoublée en « l’Ancien des jours » et « le fils d’homme » (comparez Ézéchiel 1.26)

Nous savons par d’autres textes que l’Éternel invite « le fils d’homme » à s’asseoir à sa droite afin de le couronner et de l’installer dans sa charge de souverain et de juge de toute la terre. Jésus l’a même clairement dit quand il a comparu devant le tribunal religieux juif et que le grand-prêtre lui a demandé :

Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? Et Jésus lui répondit : – Oui, je le suis ! Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire avec les nuées du ciel (Marc 14.61-62 ; comparez Psaumes 110.1 ; Éphésiens 1.20, 21)

Verset 14

Je continue le texte.

On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit (Daniel 7.14).

La souveraineté, la gloire et la royauté qui avaient été prêtées pour un temps aux monarques des quatre empires sont maintenant données au Messie pour toujours. Dans son évangile, Luc écrit :

Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin (Luc 1.33).

Son royaume sera universel et Dieu régnera et jugera par lui. Alors, de nombreuses prophéties seront accomplies. Par exemple dans le psaume second, on lit :

C’est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte ! Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui (Psaumes 2.6-7 ; LSG).

Le livre des Actes rapporte que l’apôtre Paul explique ce passage (Actes 13.33) en disant qu’il s’agit de la résurrection du Christ par laquelle Jésus a repris sa position originelle et éternelle de Fils, ce qui veut aussi dire qu’il a été remis en possession des attributs divins qu’il possédait de toute éternité et auxquels il avait renoncé pour accomplir sa mission terrestre (comparez Jean 17.5). Le psalmiste continue et dit :

Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. Tu les briseras avec une verge de fer, tu les briseras comme le vase d’un potier (Psaumes 2.8-9 ; LSG).

Jésus-Christ établira son règne par la force, en détruisant l’Antichrist et seuls ceux qui se soumettent à lui, entrent dans son règne de mille ans, qui est la phase terrestre du royaume éternel de Dieu, et qui aura Jérusalem pour capitale. Le prophète Michée écrit :

Des nations nombreuses viendront et se diront les unes aux autres : venez, montons au mont de l’Éternel, au Temple du Dieu de Jacob ! Il nous enseignera les voies qu’il a prescrites, nous suivrons ses sentiers. Car de Sion viendra la Loi, et de Jérusalem, la Parole de l’Éternel (Michée 4.2).

Versets 15-16

Je continue le texte.

Moi, Daniel, je fus profondément angoissé au-dedans de moi et mes visions me remplissaient d’effroi. Je m’approchai de l’un de ceux qui se tenaient là debout pour lui demander quelle était la signification véritable de tout ce que j’avais vu. Il me répondit pour m’en donner l’interprétation (Daniel 7.15-16).

La révélation des événements de la fin des temps disparaît mais la vision continue. C’est ici la seconde fois que Daniel se nomme lui-même (comparez Daniel 7.1) tout en exprimant le très grand trouble qu’il ressent. Plus loin, il précise que la raison de sa détresse intérieure vient du fait que Dieu permet à la quatrième bête de tuer beaucoup de croyants (Daniel 7.21).

Verset 17

Je continue.

Ces quatre bêtes énormes, dit-il, représentent quatre rois qui apparaîtront sur la terre (Daniel 7.17).

L’ange commence à expliquer la vision que Daniel a reçue. Dans les Écritures, le roi est synonyme du royaume qu’il gouverne. Ces empires sont ceux que nous avons déjà rencontrés : Babylone représentée par la tête en or de la statue de Nabuchodonosor, et par le lion ailé. Ensuite l’alliance des Mèdes et des Perses symbolisée par la poitrine et les bras en argent de la statue, et par l’ours. Puis la Grèce, représentée par le ventre et les hanches en bronze, et le léopard à quatre ailes et à quatre têtes, et quatrièmement Rome, qui est symbolisé, d’une part, par les jambes de fer et les pieds en fer et en argile, et d’autre part, par un monstre.

Comme je l’ai dit, ce quatrième empire aura plusieurs phases. La première est celle qu’on trouve dans les livres d’histoire ; la seconde est décrite par les dix cornes, et la troisième, par la petite corne, l’Antichrist.

Verset 18

Je continue le texte.

Mais le royaume sera donné aux membres du peuple saint du Très-Haut et ils le posséderont pour toujours, éternellement (Daniel 7.18).

L’expression « peuple saint » apparaît cinq fois dans ce chapitre (Daniel 7.21, 22, 25, 27 ; 8.24) et désigne le peuple de Dieu. Alors qu’aujourd’hui il est constitué par l’ensemble des croyants qui forment l’Église universelle de Jésus-Christ, dans la vision de Daniel, le « peuple saint » se compose des croyants de l’Ancien Testament. À l’origine, Israël devait être une nation sainte, c’est-à-dire consacrée et soumise à l’Éternel. Dans le livre de l’Exode, on lit :

Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte (Exode 19.5-6).

Israël a totalement failli à son appel, surtout à cause de son idolâtrie endémique. La nation fut jugée et les X tribus du Nord déportés par les Assyriens et la tribu de Juda par Babylone.

Le mot « saint » apparaît environ deux cents fois dans le Nouveau Testament, dont 92 fois pour désigner le Saint-Esprit. Dans les autres cas, il sert à identifier des pécheurs qui se sont reconnus coupables devant Dieu et qui ayant accepté le salut en Jésus-Christ sont déclarés justes sur la base de leur foi (Hébreux 11.4).

Cependant, le sens de ce mot a considérablement changé. Alors que le christianisme s’étend, certains chrétiens mènent une vie fort vertueuse tandis que d’autres s’envoient mille misères à suivre l’enseignement de Jésus-Christ. Le mot « saint » commence donc à désigner ces personnes qui sont un modèle de vertus chrétiennes et après leur mort ils sont vénérés par ceux qui les ont connus. Finalement, l’Église catholique romaine crée un processus appelé « canonisation » par lequel ces êtres humains exceptionnels sont reconnus comme « saints ». Le catholicisme donne donc à ce mot un sens fort différent de celui des Écritures. Pour être canonisé, une personne doit faire au moins un miracle après sa mort, car cela prouve qu’il est déjà au ciel et non plus au purgatoire. Selon l’enseignement de l’Église catholique, les saints peuvent être vénérés et priés en public, et leurs vies sont des exemples à imiter.

Dans le langage populaire aussi, le mot « saint » a son propre sens. Parfois on entend dire d’une personne, généralement une femme : « Oh, c’est une sainte ! », ce qui veut dire que c’est une femme très serviable.

Dans les Écritures, le mot « saint » désigne les croyants authentiques, de l’Ancienne ou de la Nouvelle alliance, ainsi que ceux qui seront persécutés à cause de leur foi pendant la Grande Tribulation. Dans l’évangile selon Matthieu et dans le livre de l’Apocalypse, on lit :

Les tombeaux s’ouvrirent, et les corps de plusieurs saints qui étaient décédés ressuscitèrent. Ils sortirent des tombeaux, entrèrent dans la ville sainte, après la résurrection (de Jésus) et apparurent à un grand nombre de personnes. – Il lui fut donné (à la bête) de faire la guerre aux saints et de les vaincre (Matthieu 27.52-53 ; Apocalypse 13.7a).

Les « saints » dont parle Daniel représentent l’Israël fidèle ainsi que les païens prosélytes qui croient en l’Éternel comme étant le Dieu unique et vrai. Maintenant, il serait bon de savoir si selon la définition du Nouveau Testament vous êtes un « saint ».

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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