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24 sept. 2025

Daniel 7.19-28

Chapitre 7

Versets 19-20

Lysandre (?-395 avant J-C) est un général et un homme d’État renommé de Sparte, une ville-état de l’antiquité, célèbre pour ses guerriers redoutables. La maxime favorite de Lysandre est alors : « Il faut coudre la peau du renard à celle d’un lion ». En d’autres mots, on doit faire la guerre en obéissant à deux principes : la force et la ruse ; c’est cet état d’esprit qui lui permet de vaincre Athènes (405), la grande ville rivale. En tant qu’homme, Lysandre est un monstre qui meurt sur le champ de bataille (guerre de Corinthe ; 395-386). Quant à la ville de Sparte, elle est finalement vaincue, perd son indépendance et atterrit dans le giron de Rome. Les monstres font beaucoup de mal, mais tôt ou tard, Dieu les fait périr. Je continue maintenant de lire dans le chapitre 7 de Daniel, chapitre dans lequel il reçoit des explications concernant la quatrième bête, une bête monstrueuse qu’il a vue dans sa vision.

Alors je voulus être fixé avec certitude au sujet de la quatrième bête qui était si différente de toutes les autres, cette bête très effrayante qui avait des dents de fer et des griffes d’airain, qui dévorait, déchiquetait et piétinait ce qui restait de ses victimes. Je voulus aussi savoir ce que représentaient les dix cornes qu’elle avait sur la tête et l’autre corne qui avait poussé et devant laquelle trois des premières cornes étaient tombées, cette corne qui avait des yeux et une bouche parlant avec arrogance et qui paraissait plus grande que les autres (Daniel 7.19-20).

Ce texte (Daniel 7.19-22) n’est pas une reprise de la vision comme si elle recommençait sous les yeux du prophète ; c’est Daniel qui expose et répète à l’ange tout ce qu’il vient de voir en mentionnant au passage de nouveaux détails. C’est ainsi que nous apprenons que la quatrième bête a des griffes d’airain et que la petite corne qui a poussé à la place de trois autres cornes, paraît dorénavant plus grande que les autres.

Cette bête est très différente des trois précédentes parce que les peuples sous sa domination sont plus diversifiés et plus nombreux que sous les autres empires. Au summum de sa gloire, l’empire romain historique englobe totalement le bassin méditerranéen, la mer Noire, et s’étend jusqu’au bord de la mer Caspienne. Les nations sous sa botte haïssent les Césars parce qu’ils leur font sentir leurs dents de fer, leurs griffes d’airain et ils les piétinent.

Ce qu’on appelle « les guerres puniques » (264-241 ; 218-201 ; 149-146) pour le contrôle de la partie ouest de la Méditerranée, illustrent bien la cruauté des Romains dans leurs trois campagnes contre Carthage, une ville-état dans le golfe de Tunis fondée par les Phéniciens. Malgré le célèbre exploit d’Hannibal (247-183 avant J-C) et ses éléphants, Carthage est totalement rasée et piétinée, et ses habitants sont massacrés ou vendus comme esclaves. L’empire romain est impitoyable dans ses conquêtes et les nations européennes auxquelles il a donné naissance sont comme la quatrième bête, leur ancêtre, ils aiment se faire la guerre.

On peut caractériser le 20e siècle de diverses manières, mais ce qui est sûr est que les Européens se sont entre-tués sans retenue. Mis à part les villes nouvelles, dans tous les villages de France, même les plus petites, on trouve un monument aux morts des deux dernières guerres mondiales sur la place du village et un autre dans le cimetière, plus une plaque dans l’église avec les noms de ceux qui sont morts pour la patrie, et c’est à peu près pareil dans les pays voisins. Nous sommes foncièrement méchants et cruels. D’après les statistiques historiques que nous possédons, à la louche, l’humanité s’est livré quinze mille guerres et a signé huit mille traités de paix, mais qui, sinon Dieu, connaît les chiffres exacts ? Avec un tel pedigree, l’homme n’a guère de raison d’être fier de lui. Il n’est donc pas étonnant que l’une des principales caractéristiques du millénium, sera la paix. Parlant du Messie, le prophète Ésaïe écrit :

Il sera l’arbitre des peuples. Oui, il sera le juge de nombreuses nations. Martelant leurs épées, ils forgeront des socs pour leurs charrues, et, de leurs lances, ils feront des faucilles. Plus aucune nation ne brandira l’épée contre une autre nation, et l’on n’apprendra plus la guerre (Ésaïe 2.4).

Mais en attendant ce jour, les hommes continueront à se faire la guerre.

L’empire romain historique a rejeté le Fils de Dieu, le Sauveur par l’intermédiaire du gouverneur Ponce Pilate ; c’est lui, qui d’un ton moqueur, a dit à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18.38). Rome a crucifié le Christ et persécuté les chrétiens, mais au fil des siècles, l’empire représenté par les jambes de la statue de Nabuchodonosor (2.33, 40), s’affaiblit et se scinde en deux (en 395). La partie est, l’empire byzantin a Constantinople (Istanbul) pour capitale et continue d’exister pendant mille ans tandis que la partie ouest se disloque. Mais l’empire romain n’a jamais entièrement disparu et son esprit est bien vivant et prêt à reprendre corps. A la fin des temps et sous sa deuxième phase, il reprendra du poil de la bête sous la forme de dix cornes, c’est-à-dire une confédération de nations qui constituera un ensemble cohérent tout comme la Communauté européenne. Mais je ne dis pas qu’il s’agit de cette communauté là ; ce n’est qu’un exemple, car je ne suis pas prophète et ma boule de cristal est en panne.

Dans sa troisième phase, l’empire romain apparaîtra sous la forme d’une petite corne qui sera d’abord insignifiante mais elle connaîtra une montée en force extraordinaire, jusqu’à devenir plus puissante que tous les autres états de sa confédération. Cette corne est l’Antichrist que l’apôtre Paul appelle « l’homme du péché ou de la révolte » (2Thessaloniciens 2.3-4 ; comparez Apocalypse 13.3-6). Il viendra au pouvoir déguisé en parfait humaniste ; il promettra la lune, la paix universelle et la prospérité pour tous. Il sera religieux et encouragera l’ouverture d’esprit la plus large possible dans tous les domaines sauf envers les vrais croyants bien sûr, car il a la haine au ventre contre le Dieu unique et vrai, et contre Jésus et ceux qui lui sont fidèles.

Verset 21

Je continue le texte.

Tandis que je regardais, cette corne faisait la guerre aux membres du peuple saint et elle remportait la victoire sur eux (Daniel 7.21).

Daniel raconte à l’ange ce qu’il a vu et qui l’a particulièrement choqué, car il ne comprend pas pourquoi Dieu permet une telle injustice.

Jusqu’ici, nous possédons déjà un certain nombre de renseignements concernant la petite corne. On sait qu’il s’agit de l’Antichrist, qu’il est intelligent (les yeux, Daniel 7.8) et arrogant (Daniel 7.11, 20), qu’il apparaît après les dix rois (Daniel 7.19-20, 24), qu’il leur est contemporain et qu’il prend la place de trois d’entre eux. Maintenant on apprend que cette petite corne persécute les croyants, c’est-à-dire l’Israël fidèle ainsi que les païens prosélytes (comparez Daniel 7.25), et qu’il les vaincra. Dans l’Apocalypse, Jean écrit :

Il lui fut même permis de faire la guerre à ceux qui appartiennent à Dieu et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation (Apocalypse 13.7 ).

Cette persécution a lieu pendant la période de l’histoire appelée « la Grande Tribulation », mais l’Église de Jésus-Christ n’est plus de ce monde parce qu’elle a été enlevée dans les cieux (1Corinthiens 15.51-54 ; 1Thessaloniciens 4.15-18) où elle célèbre les noces de l’Agneau (Matthieu 22 ; Apocalypse 19.7-9).

Enfin, cette petite corne, aussi appelée « la bête », sera détruite par Dieu (Daniel 7.11, 22 ; Apocalypse 19.19-20) et les croyants qui ont échappé à ses griffes entreront dans le millénium, qui est le royaume de Dieu sur terre (Daniel 7.18).

Verset 22

Je continue le texte.

[Cette corne faisait la guerre aux membres du peuple saint et elle remportait la victoire sur eux] jusqu’à ce que vienne l’Ancien des jours, et que le jugement soit donné aux membres du peuple saint du Très-Haut et qu’arrive pour eux le temps de prendre possession du royaume (Daniel 7.22 ; Autre).

Nous assistons à la session du tribunal céleste. Daniel a déjà dit qu’il avait vu qu’on avait installé des trônes, que « l’Ancien des jours » avait pris place sur l’un d’eux (Daniel 7.9), mais il ne nous a pas dit qui occupait les autres trônes. Maintenant, il nous donne l’information ; ce sont les membres du peuple saint, c’est à dire les croyants qui ont été tués par l’Antichrist et qui sont maintenant dans les cieux (Apocalypse 20.4).

Le Christ et les apôtres ont enseigné que les saints jugeront le monde et même les anges déchus, c’est-à-dire les démons. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Jésus leur répondit : en vérité je vous le dis, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur son trône de gloire, vous de même qui m’avez suivi, vous serez assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël (Matthieu 19.28 ; SER ; comparez 1Corinthiens 6.2-3).

Cependant, comme dans les Écritures les jugements sont rendus au nom de Jésus-Christ, c’est toujours lui qui est désigné comme le juge suprême. Dans l’évangile selon Jean et dans le livre des Actes, on lit :

Et parce qu’il est le Fils de l’homme, il (Dieu) lui a donné autorité pour exercer le jugement. – Jésus nous a donné l’ordre de prêcher au peuple juif et de proclamer que c’est lui que Dieu a désigné pour juger les vivants et les morts. – Car il a fixé un jour où il jugera le monde entier en toute justice, par un homme qu’il a désigné pour cela, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant d’entre les morts (Jean 5.27 ; Actes 10.42 ; 17.31).

Une fois le jugement rendu, l’Éternel donne le royaume messianique à son Fils pour qu’il règne sur terre pendant mille ans, puis dans les cieux pour l’éternité. Les croyants qui ont été mis à mort par l’Antichrist reviendront à la vie et entreront dans le Millénium en compagnie de ceux qui ont échappé à la persécution (Apocalypse 20.1-4) et à la fin des mille ans, ils suivront le Christ dans les cieux (Apocalypse 21-22) où ils rejoindront les croyants de la Nouvelle Alliance, c’est à dire les membres de l’Église du Christ, qui célèbrent les noces de l’Agneau depuis déjà un peu plus de 1000 ans (1007 ans), depuis qu’ils ont été enlevés de ce monde, juste avant le début des 7 années de Tribulation. C’est un peu compliqué, j’en conviens.

Verset 23

Je continue le texte de Daniel.

Celui que j’avais interrogé me dit : la quatrième bête représente un quatrième royaume qui apparaîtra sur la terre. Il sera différent de tous les royaumes précédents : il dévorera le monde entier, le piétinera et le déchiquettera (Daniel 7.23).

Retour abrupt sur terre avec l’ange qui répond aux questions de Daniel sur la quatrième bête.

L’empire romain historique a conquis plus de territoire que ses prédécesseurs, mais pas le monde entier. La petite corne par contre, dévorera toute la terre et cette conquête sera particulièrement féroce. Après sa victoire, l’Antichrist impose une dictature mondiale. Dans le livre de l’Apocalypse (13.7), Jean écrit que la bête, c’est-à-dire la petite corne, reçoit autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation.

Je suppose qu’en comparant ce que je raconte avec l’état actuel des pays de notre planète, vous vous dites : « C’est impossible ! » Je comprends, mais moi je dirais plutôt : « Je n’ai pas la moindre idée comment cela va se passer, mais je sais que d’une manière ou d’une autre ce que Dieu dit s’accomplira ».

Verset 24

Je continue le texte.

Les dix cornes représentent dix rois qui surgiront de ce royaume. Un autre roi se lèvera après eux, il sera différent de ses prédécesseurs. Il renversera trois rois (Daniel 7.24).

La quatrième bête de la vision de Daniel qui correspond aux jambes de fer de la statue de Nabuchodonosor est donc bien l’empire romain historique qui s’est effondré sous son propre poids de corruption et de divisions internes. Au 5e siècle de notre ère, des hordes barbares venus du Nord lui assènent des coups de boutoir qui mettent fin à son hégémonie politique et militaire mais non pas à son existence. En effet, ces pillards ne sont pas unifiées et n’ont pas constitué un nouvel empire avec les morceaux de la quatrième bête.

La partie ouest de l’empire romain se décompose en divers états plus ou moins indépendants qui au fil du temps et de guerres perdent ou gagnent des territoires et des peuples, refondent leurs frontières et prennent d’autres noms, donc certains existent aujourd’hui. Comme je l’ai déjà dit, un jour dans l’avenir, dix rois ou plus, apparaîtront et constitueront une fédération, qui est la deuxième phase de l’empire romain, un développement qui n’est pas dans les livres d’histoire, parce que c’est une prophétie.

Ce règne des dix rois durera un certain temps qui ne nous est pas donné. Puis vient sur le devant de la scène un autre roi que les Écritures appellent « la petite corne » (Daniel 7.8, 20), l’Antichrist, qui crée la troisième phase de l’empire romain. Ce despote monte rapidement en puissance et absorbe trois rois ou nations. Hitler aussi avait commencé ses conquêtes de cette manière ; il a d’abord annexé l’Autriche (Anschluss) puis il a envahi la Pologne qu’il a écrasé.

Verset 25

Je continue le texte.

Il proférera des paroles contre le Très-Haut, opprimera les membres du peuple saint, se proposera de changer les temps et la loi. Pendant un temps, des temps et une moitié de temps, le peuple saint sera livré à sa merci (Daniel 7.25 ; Autre).

L’Antichrist s’oppose à l’autorité de l’Éternel en parlant contre lui. Littéralement, il est dit qu’il « se mettra à côté du Très-Haut », ce qui veut dire qu’il se prétendra égal à Dieu. C’est à ce discours pompeux et arrogant de l’Antichrist que dans sa seconde épître aux Thessaloniciens l’apôtre Paul fait allusion, quand il écrit :

L’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le Temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu (2Thessaloniciens 2.4 ; comparez Apocalypse 13.5).

Se prétendant Dieu, cet être impie empiète sur les attributs divins en voulant changer certaines ordonnances de la loi de Moïse, comme le calendrier des fêtes. Plus loin on apprend qu’il feint tout d’abord être un ami des Israélites avant de se retourner brusquement contre eux (Daniel 9.27). Puis il met le comble à son arrogance en établissant la capitale de son empire à Jérusalem (Daniel 11.45) pendant trois ans et demi (Apocalypse 12.6 ; 13.5) ; c’est ce que l’expression « un temps, des temps et une moitié de temps », signifie. Pendant cette période de 42 mois ou 1 260 jours, des chiffres qu’on trouve également dans le livre de l’Apocalypse (Apocalypse 11.2 ; 13.5) le peuple saint sera livré à la merci de l’Antichrist qui persécutera les croyants.

La durée de la suprématie de cet être infâme a été mesurée et partagée à l’avance par Dieu lui-même. Ces trois périodes inégales correspondent chacune à une phase de la puissance de l’Antichrist. Durant la première, il établit son pouvoir, durant la seconde il la renforce doublement et pendant la troisième phase, au lieu d’atteindre son apogée, l’Antichrist tombe subitement de son piédestal, détruit par le Seigneur de gloire.

Versets 26-27

Je continue le texte.

Mais alors viendra le jugement et on ôtera la domination à ce roi pour l’exterminer et le faire périr définitivement (Autre). Le règne, la souveraineté et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous le ciel seront attribués aux membres du peuple saint du Très-Haut. Le règne de ce peuple est éternel, et toutes les puissances du monde le serviront et lui obéiront (Daniel 7.26-27).

L’ange qui explique l’avenir à Daniel fait une déclaration surprenante au sujet du « peuple saint » quand il lui dit que le peuple saint jouira de la souveraineté et du règne éternel, des caractéristiques qui appartiennent à Dieu le Père et Dieu le Fils. En effet, Daniel a déjà dit :

Je louai celui qui vit éternellement, et je proclamai sa gloire : sa souveraineté est éternelle et son règne dure d’âge en âge (Daniel 4.31 ; comparez Daniel 2.44). On lui donna (au fils d’homme) la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit (Daniel 7.14).

De même que Dieu règne par l’intermédiaire de Jésus-Christ, le fils de l’homme, ce dernier règne en personne et avec les membres du peuple des saints. De toute éternité, la volonté de Dieu est de partager sa gloire et son règne avec un peuple qui sache apprécier son Créateur à sa juste valeur, qui reconnaît sa grandeur infinie, sa bonté et son amour et qui lui exprime sa gratitude et son adoration.

Dans la vision de Daniel, nous sommes toujours à la fin de la Grande Tribulation et un tribunal composé de l’Ancien des jours, de Dieu le Fils ainsi que des croyants qui sont déjà dans les cieux, est rassemblé et prononce le châtiment de l’Antichrist (Daniel 7.11 ; 2Thessaloniciens 2.8 ; Apocalypse 19.20). Les anges ne sont pas mentionnés parce qu’on ne leur demande pas leur avis. En effet, leur rôle se borne à servir et adorer Dieu, et les événements sur terre ne les concernent pas directement.

Le tribunal décide que la petite corne que dans l’Apocalypse, Jean appelle « la bête », et qui est l’Antichrist, doit être mise à mort. Sa domination est terminée et lui-même est jeté dans l’étang de feu. En même temps que ce jugement est prononcé, Jésus-Christ revient sur terre et établit son royaume avec les siens, les membres de son Église ainsi que le peuple saint du Très-Haut, c’est-à-dire les croyants de l’Ancien Testament. Le Messie régnera avec un sceptre de fer sur toutes les nations de la terre pendant mille ans. Il perdurera, car rien ni personne ne pourra le renverser. Ensuite, ce royaume continue dans les cieux pour toute l’éternité (Daniel 4.34 ; 6.26 ; 7.14) en compagnie de tous les rachetés de tous les temps.

Les théologiens d’obédience libérale ainsi qu’un certain nombre de vrais croyants pensent que le millénium ne correspond pas à mille années, mais que c’est seulement une façon de parler de l’éternité. Cependant, dans le sillage des apôtres, les Pères de l’Église des premiers siècles adoptent une interprétation littérale des Textes Sacrés. Après le martyre de saint Pothin, exécuté par Rome en l’an 177 de notre ère, Irénée, un Père de l’Église, lui succède à la tête du diocèse de Lyon. Il écrit :

Alors, cet Antichrist aura dévasté toutes choses en ce monde et il régnera pendant trois ans et six mois, et il s’assoira dans le Temple de Jérusalem ; et alors le Seigneur viendra des cieux sur les nuages, dans la gloire du père ; il enverra cet homme et ceux qui le suivent dans l’étang de feu ; mais il instaurera pour les justes le royaume, c’est-à-dire, le repos, la sanctification du septième jour ; et il restaurera à Abraham l’héritage promis dans ce royaume, au sujet duquel Jésus a dit : ‘Je vous le déclare : beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident et prendront place à table auprès d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, dans le royaume des cieux’ (Matthieu 8.11).

Il ne fait donc aucun doute qu’Irénée croit que le Christ établira un royaume de mille ans sur cette terre.

Jusqu’au concile de Nicée en 325 de notre ère, la position de l’Église dans le domaine eschatologique est la ferme conviction que Jésus reviendra triomphant et dans la gloire en compagnie des croyants ressuscités pour régner pendant mille ans sur cette terre. Après quoi aura lieu la résurrection des non-croyants et le jugement du grand trône blanc.

Verset 28

Je finis de lire le chapitre 7 de Daniel.

Ici prend fin le récit. Quant à moi, Daniel, je fus très effrayé par mes pensées et j’en devins blême. Je gardai ces choses en mémoire (Daniel 7.28).

Daniel n’a mentionné le contenu de ses visions que lorsqu’il a rédigé son livre. Quand il les reçoit, il reste bouche bée et bouche cousue tellement il est stupéfait par ces révélations fantastiques. Et aujourd’hui c’est pareil, on ne peut les accepter que par la foi, car elles ne sont sur aucun radar ni des scientifiques ni du commun des mortels.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 06 2023

Émission du jour | Jean 3.1-13

Jésus et Nicodème : la nouvelle naissance

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