Chapitre 4

Introduction

Si à brûle-pourpoint je vous demandais : « Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand je dis : “Grands patrons ou grands financiers” ? » Si on me posait la question, je répondrais : « Fric et arrogance ! » Toutes les affaires, comme on les appelle, traînent dans leur sillage des détournements de fonds ; c’est réglé comme du papier à musique. Et si l’entreprise en souffre, ce sont les ouvriers qui trinquent. Il y a eu des scandales aux États-Unis, où les fonds de retraite ont tout simplement disparu, le compteur de chaque futur pensionné mis à zéro et les épargnes de toute une vie effacées. Pour bien des patrons, les ouvriers sont ce que disaient les Grecs de leurs esclaves : des outils vivants.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 4 de l’Épître aux Colossiens.

Maîtres, traitez vos serviteurs avec justice et d’une manière équitable, car vous savez que vous avez, vous aussi, un Maître dans le ciel (Colossiens 4.1).

Paul s’adresse évidemment à des patrons qui se disent croyants et qui possèdent des esclaves, ce qui peut surprendre. Cependant, l’Église se distinguait de toute autre institution en ce que tous ses membres avaient le même statut dans la communauté. Quel que soit leur rang social, les hommes sont tous égaux et devront comparaître devant Dieu pour rendre des comptes.

L’impératif de l’apôtre est bref, mais solennel, et sa raison d’être est très simple : maîtres et esclaves ont le même Seigneur. En fait, bien traiter les ouvriers, c’est bien gérer une entreprise parce qu’ils désireront participer à sa réussite. C’est ainsi que se terminent les exhortations de Paul concernant la conduite chrétienne dans les relations personnelles.

Verset 2

Je continue le texte.

Persévérez dans la prière. Veillez-y avec reconnaissance (Colossiens 4.2 ; auteur).

(Comparez Romains 12.12)

L’homme est un être spirituel créé à l’image de Dieu ; c’est pour cette raison qu’il ressent le besoin de prier. Par ce moyen, le croyant invoque le Seigneur, confesse ses fautes, intercède pour lui-même et les autres, et combat Satan et les démons. Le mot pour persévérez signifie être persistant avec courage, tenir bon et ne pas lâcher. Jésus a enseigné l’importance de la persévérance dans la prière avec deux paraboles (Luc 11.5-10 ; 18.1-8).

Dans d’autres épîtres, Paul précise qu’il faut prier en toutes circonstances et sans cesse (Éphésiens 6.18 ; 1Thessaloniciens 5.17 ; comparez Actes 1.14 ; 2.42). Mais prier ne veut pas dire rien faire. Le croyant cultivateur a parfaitement raison de demander à Dieu de lui accorder une grosse récolte, mais à condition qu’il soit prêt à labourer ses terres.

Quand Néhémie et les colons juifs reconstruisaient les murailles de Jérusalem, ils furent attaqués par leurs ennemis. Mais ils ne se sont pas lamentés disant : C’est impossible, on y arrivera jamais ou on va prier en attendant que les choses se tassent. Néhémie a dit :

Alors nous avons prié notre Dieu et nous avons posté des gens pour monter la garde, de jour et de nuit, pour nous défendre contre eux (Néhémie 4.3).

Les malheurs sont pour tous. Le croyant qui subit une tragédie doit invoquer Dieu avec confiance, mais aussi faire tout ce qu’il peut pour en sortir. S’il est malade, il cherchera à obtenir les meilleurs soins possibles et suivra les ordres des médecins tout en remettant son sort entre les mains du Tout-Puissant qui en fin de compte, décide tout.

Quand je prie, je dois exprimer ma reconnaissance à Dieu parce que quelle que soit sa réponse, ma prière n’est jamais inutile, mais contribue au plan de Dieu pour moi, pour les autres, pour le temps présent et ceux à venir. C’est déjà la cinquième fois que Paul exhorte les Colossiens à rendre grâces parce que c’est l’attitude juste de la créature envers son Créateur.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Lorsque vous priez, intercédez en même temps pour nous afin que Dieu nous donne des occasions d’annoncer sa Parole, de proclamer le secret de son plan qui concerne le Christ. C’est à cause de ce message que je suis en prison. Demandez donc à Dieu que, par ma prédication, je puisse faire connaître clairement ce message comme il est de mon devoir de le faire (Colossiens 4.3-4).

(Comparez 1Corinthiens 16.8-9 ; 2Corinthiens 2.12)

L’apôtre n’était pas un franc-tireur ; il dépendait des autres (Romains 15.30 ; Éphésiens 6.19 ; 1Thessaloniciens 5.25 ; 2Thessaloniciens 3.1) pour l’aider dans la tâche que Dieu lui avait confiée, d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux païens. Au retour de leur premier voyage missionnaire, Paul et Barnabas firent un rapport à l’Église leur exposant en particulier, comment Dieu avait ouvert aux non-Juifs la porte de la foi (Actes 14.27). Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus est décrit comme celui qui ouvre et nul ne peut fermer, qui ferme, et nul ne peut ouvrir (Apocalypse 3.7 ; comparez Actes 12.1-11).

Quand l’apôtre écrit cette épître, il est emprisonné à cause de son ministère. À la fin de son troisième voyage missionnaire, on l’avait faussement accusé d’avoir fait entrer un païen dans le Temple. Une foule s’était rassemblée et voulait le lyncher, mais il a été secouru par les Romains qui l’ont emmené à Félix le gouverneur de la Judée. Après avoir moisi deux ans en prison, il a demandé à être jugé par l’empereur (Actes 25.11). Après un voyage épouvantable avec naufrage et menaces d’exécution, il se retrouve à Rome en résidence surveillée (Actes 28.16).

Mais ces événements tragiques furent pour lui une occasion de commencer un nouveau ministère. En effet, le livre des Actes se termine avec :

Paul demeura deux ans entiers au domicile qu’il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le voir ; il prêchait le royaume de Dieu et enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, en toute assurance et sans empêchement (Actes 28.30-31).

Paul avait une telle foi en Dieu que pour lui, il n’existait pas de circonstances fâcheuses, seulement de nouvelles opportunités d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. Et c’était un pur ; il n’attirait pas les païens en parlant de ses propres expériences ou en utilisant des tactiques manipulatrices qui forcent les gens à prendre une décision, ou en promettant une vie facile et prospère. Au contraire, il est écrit qu’avec Barnabas ils fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. — Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu (Actes 14.22 ; comparez 2Corinthiens 11.23-28 ; Matthieu 10.17 ; Marc 13.9).

Verset 5

Je continue le texte.

Conduisez-vous avec sagesse dans vos relations avec ceux qui n’appartiennent pas à la famille de Dieu, en mettant à profit toutes les occasions qui se présentent à vous (Colossiens 4.5).

La sagesse consiste à faire une évaluation exacte d’une situation et à prendre les décisions qui s’imposent. Pour cela, on se sert de l’enseignement des Écritures, mais aussi de bon sens. Il y a par exemple ceux qui se disent chrétiens et qui annoncent la fin du monde pour telle ou telle date et qui chaque fois se couvrent de ridicule.

Ces faux prophètes profanent le nom du Dieu et font du tort aux vrais croyants, car suite à ces prédictions foireuses, les gens qui ne font pas de détail mettent tous ceux qui se déclarent chrétiens dans le même panier et les rejettent en bloc.

Et puis, il y a les groupes religieux qui rajoutent à la Bonne Nouvelle des règles légalistes concernant le manger, le boire ou d’autres interdictions (Colossiens 2.20-23 ; Galates 3.1-3) ; eux aussi jettent le trouble dans les esprits et nuisent à la cause du Christ et de l’Évangile.

La sagesse consiste aussi à tirer parti des occasions de la vie et à faire mon devoir de croyant. Moïse a prié :

Apprends-nous à bien compter nos jours, afin que notre cœur acquière la sagesse ! (Psaumes 90.12).

À un de ses disciples, Paul dit :

Proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable (2Timothée 4.2).

Pour un disciple, l’heure est grave à tout moment (Romains 13.11-14). Si aujourd’hui je ne profite pas de l’opportunité qui m’est donnée d’annoncer Jésus-Christ ou d’encourager un frère, elle est perdue, et qui sait si j’en aurai une autre ? Jésus a dit à ses disciples :

Il nous faut accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé tant qu’il fait jour ; la nuit vient où plus personne ne pourra travailler (Jean 9.4).

La nuit, c’est la fin, la mort ou une maladie, un accident, la vieillesse, ou ce qui m’empêchera de servir Dieu.

Verset 6

Je continue le texte.

Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et assaisonnée de sel pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun (Colossiens 4.6).

La grâce et le sel sont des images du langage courant de l’époque. Le sel était utilisé pour rendre les aliments plus savoureux et pour empêcher la putréfaction. Quand je fais ma choucroute, je mets une grosse poignée de sel entre les couches de choux. J’ai bien de la moisissure en surface, mais les choux fermentent sans pourrir.

En toute occasion, le croyant doit refléter son appartenance à Jésus-Christ dans ses paroles (Éphésiens 4.29), ce qui sous-entend que les plaisanteries graveleuses n’ont pas de place dans sa conversation, mais qu’au contraire il doit avoir une influence purificatrice sur son entourage. Le sel donne du goût. La qualité de ma conversation sur des sujets spirituels ne doit pas être gnangnan, mais captivante. La personne de Jésus, sa vie terrestre, le témoignage qu’il nous a laissé, les raisons de sa mort et de sa résurrection, et l’espérance éternelle qui lui est attachée sont des thèmes passionnants, même si ce n’est que d’un point de vue historique et culturel.

La grâce assaisonnée de sel, c’est l’agilité d’esprit et la maîtrise de soi qui permettent de répondre aux questions légitimes que les gens se posent. Je lis deux passages :

Soyez toujours prêts à défendre la raison de l’espérance qui est en vous, mais faites-le avec humilité et respect (1Pierre 3.15).

Celui qui ne commet pas d’écart de paroles est un homme mature, capable de maîtriser aussi tout son corps (Jacques 3.2 ; auteur).

Nous arrivons maintenant à une liste remarquable similaire à celle de l’Épître aux Romains. Il s’agit de huit personnes dont nous savons peu de choses, mais que Paul connaissait bien. C’étaient des chrétiens, des hommes et des femmes qui ont vécu au premier siècle de notre ère. Ils habitaient une ville ou un village de l’empire, marchaient sur les voies romaines, vaquaient à leurs occupations quotidiennes tout en vivant leur foi sous la botte du César de service. Beaucoup de ces gens étaient passés par Éphèse où se trouvent encore les vestiges d’un grand boulevard de marbre qui allait jusqu’au port.

Si j’avais habité cette ville au bon moment, j’aurais pu voir descendre cette avenue, l’apôtre Paul, les frères Tychique, Onésime, Aristarque et Épaphras, tous des hommes de Dieu. Paul connaissait des gens dans tout l’empire parce qu’ils s’étaient convertis à Jésus-Christ sous son ministère avant de retourner chez eux. L’apôtre a marqué son siècle et un empire.

Cette dernière partie de la lettre ajoute une touche personnelle et chaleureuse à un discours qui a été surtout doctrinal donc plutôt lourd à digérer. Le fait que ces gens soient restés fidèles à l’apôtre pendant toutes ces années montre qu’il commandait le respect et la loyauté de ses collaborateurs.

Versets 7-8

Je continue le texte.

Tychique, notre cher ami et notre frère, qui est un serviteur fidèle et notre collaborateur dans l’œuvre du Seigneur, vous mettra au courant de tout ce qui me concerne. Je l’envoie exprès chez vous pour qu’il vous donne de mes nouvelles et qu’ainsi il vous encourage (Colossiens 4.7-8).

(Comparez Éphésiens 6.21)

Tychique était originaire de la province romaine d’Asie, tout à l’ouest de la Turquie actuelle. C’était un des responsables de l’Église de Colosses et le porteur de cette présente lettre ainsi que celle aux Éphésiens où il avait œuvré aux côtés de Paul (Actes 20.4). Par la même occasion, il est chargé de donner oralement des nouvelles fraîches de l’apôtre. Tychique est mentionné à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament. Il avait fait partie de ceux qui transportèrent les fonds, les dons d’argent de différentes Églises implantées par l’apôtre aux croyants de Jérusalem qui étaient totalement démunis (1Corinthiens 16.1-9).

On retrouve les mêmes appellations bien-aimé et fidèle appliquées à Tychique dans un texte parallèle (Éphésiens 6.21). Ici, Paul ajoute qu’il est aussi son compagnon de service dans le Seigneur. Ce personnage discret était un vrai soldat de Jésus-Christ et l’homme de main de l’apôtre qui pouvait compter sur lui en toute situation. De temps en temps, il lui disait par exemple : Bon, écoute, Tychique, tu vas faire ta valise, tu pars demain matin pour l’île de Crète où tu vas remplacer Tite comme pasteur (Tite 3.12 ; comparez 2Timothée 4.12).

Verset 9

Je continue le texte.

J’envoie avec Tychique, Onésime, notre cher et fidèle frère, qui est l’un des vôtres. Ils vous mettront au courant de tout ce qui se passe ici (Colossiens 4.9).

Originaire de Colosses, Onésime est un esclave qui s’était enfui de la maison de chez son maître qui était aussi un des responsables de l’Église de Colosses. Mais alors qu’il est en cavale, Onésime entre en contact avec l’apôtre et se convertit à Jésus-Christ. Paul décide alors de le renvoyer à son maître Philémon avec une lettre dans laquelle il dit que son esclave est maintenant aussi son frère parce qu’en Jésus-Christ s’établissent de nouvelles relations (2Corinthiens 5.17 ; Galates 3.28).

Verset 10

Je continue.

Vous avez les salutations d’Aristarque, mon compagnon de prison, et du cousin de Barnabas, Marc, au sujet duquel vous avez reçu mes instructions : s’il vient vous voir, faites-lui bon accueil (Colossiens 4.10).

Aristarque était Juif bien que son nom soit grec. Originaire de Thessalonique (Actes 20.4 ; 27.2), compagnon de Paul à Éphèse, il est presque lynché par la foule (Actes 19.29). Mais ça ne l’a pas refroidi puisqu’il a accompagné l’apôtre à Jérusalem puis à Rome (Actes 20.4 ; 27.4). Il n’était pas lui-même prisonnier, mais il a choisi d’être l’aide de camp de l’apôtre alors qu’il est en résidence surveillée. La consécration des hommes au service de Paul est remarquable.

Marc avait accompagné son oncle Barnabas et Paul lors du premier voyage missionnaire (Actes 13.5), mais il les quitta en cours de route. Quand l’apôtre voulut partir avec Barnabas pour un second voyage, il ne voulut pas de Marc, ce qui causa une vive dispute entre les deux hommes et leur séparation (Actes 13.13 ; 15.37-39).

Quand Paul partait en mission, il savait que sa vie était constamment menacée. Il ne pouvait donc pas accepter dans son équipe des gens qui risquaient de lui faire faux bond au premier coup dur. Mais après cet incident, et au lieu de tomber dans les oubliettes de l’Histoire, Marc est cité à plusieurs reprises comme collaborateur de l’apôtre (2Timothée 4.11 ; Philippiens 24). Apparemment, Paul lui a donné une seconde chance qu’il a su saisir. C’est lui qui a écrit l’un des 4 Évangiles.

Verset 11

Je continue le texte.

Jésus, encore appelé Justus, vous salue également. Ces hommes sont les seuls d’origine juive qui travaillent avec moi pour le royaume de Dieu. Ils ont été pour moi un réconfort ! (Colossiens 4.11 ; auteur).

Jésus est la forme grecque de Josué qui veut dire Sauveur. Jésus et Justus, qui veut dire juste, étaient des noms courants. Avec Marc et Aristarque, ces trois hommes étaient les seuls collègues de Paul d’origine juive.

Versets 12-13

Je continue.

Épaphras, qui est aussi l’un des vôtres, vous envoie également ses salutations. En serviteur de Jésus-Christ, il combat sans cesse pour vous dans ses prières, pour que vous teniez bon, comme des adultes dans la foi, prêts à accomplir pleinement la volonté de Dieu. Je lui rends ce témoignage : il se dépense beaucoup pour vous, ainsi que pour ceux de Laodicée et de Hiérapolis (Colossiens 4.12-13).

Originaire de Colosses, Épaphras était le fondateur de l’Église de Colosses et probablement leur pasteur. Il luttait dans la prière, ce qui n’est pas une simple façon de parler puisque ce verbe a donné agoniser en français (comparez Jean 18.36). Les villes de Colosses, Laodicée et Hiérapolis se trouvaient dans la même vallée (Lycus).

Verset 14

Je continue.

Notre cher ami Luc, le médecin, et Démas vous saluent (Colossiens 4.14).

C’est ici qu’on apprend que Luc, l’auteur du 3e Évangile et du livre des Actes, était médecin. D’origine grecque, il était très cultivé ce qui se reconnaît à la qualité de ses écrits. Il s’est joint à Paul lors de son deuxième voyage missionnaire puis est resté avec lui. Démas est le seul sur qui aucune précision n’est donnée ; il abandonnera l’apôtre (2Timothée 4.10).

Verset 15

Je continue.

Veuillez saluer de notre part les frères de Laodicée, ainsi que Nympha et l’Église qui se réunit dans sa maison (Colossiens 4.15).

Il s’agit certainement de l’Église de Hiérapolis ; les premières assemblées chrétiennes se réunissaient dans des maisons.

Verset 16

Je continue.

Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit également lue dans l’Église de Laodicée, et lisez vous-mêmes celle qui vous sera transmise par les Laodicéens (Colossiens 4.16).

L’original de l’Épître aux Éphésiens n’a pas le mot Éphésiens, ce qui montre que c’était une lettre circulaire qui est probablement celle que les Laodicéens ont reçue. Les premières Églises lisaient, recopiaient et s’échangeaient les lettres de Paul parce que leur enseignement avait une portée qui dépassait le contexte local. C’est ainsi que se constituèrent des collections d’épîtres.

Versets 17-18

Je finis celle aux Colossiens.

Dites à Archippe : veille sur le ministère que tu as reçu dans l’œuvre du Seigneur, pour bien l’accomplir. Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m’oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous (Colossiens 4.17-18).

Paul exhorte Archippe à demeurer fidèle à l’appel qu’il a reçu ; c’est ici la seule fois où il est mentionné dans le Nouveau Testament. L’apôtre dictait ses lettres à un secrétaire, puis ajoutait une salutation personnelle (1Corinthiens 16.21 ; 2Thessaloniciens 3.17 ; Philémon 19). Selon son habitude, il termine avec la grâce de Dieu. Elle a été manifestée en Jésus-Christ et est l’unique source du salut pour tous les hommes.