Chapitre 3

Introduction

Il y a barbares et carrément sauvages. Dès le 8e siècle avant notre ère, les Scythes, un groupe nomade originaire de Mongolie, envahirent les steppes d’Eurasie et s’établirent au nord de la mer Noire. Ils étaient d’un genre particulièrement brutal. D’après l’historien grec Hérodote (484-420 av. J-C), ils buvaient le sang du premier ennemi tué au combat, utilisaient les scalps de leurs victimes comme serviettes et leurs crânes comme chope à bière, et ne se lavaient jamais. Il n’est donc pas étonnant qu’ils étaient considérés comme le peuple le plus barbare et inculte qui soit (William Hendriksen, Colossians, page 154).

Et pourtant, ceux d’entre nous qui sont distingués et qui ont la peau blanche descendent peut-être de cette tribu féroce et impitoyable parce que nos ancêtres caucasiens sont originaires des vastes plaines d’Eurasie.

Mais déjà à l’époque de l’apôtre Paul, des Scythes étaient devenus croyants parce que des missionnaires avaient propagé la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ jusque dans le Caucase, sur les bords des mers Noire et Caspienne, et sans doute même au-delà.

Je continue à lire dans le chapitre 3 de l’Épître aux Colossiens.

Dans cette nouvelle humanité, il n’y a plus de différence entre Juifs et non-Juifs, entre circoncis et incirconcis, étrangers, barbares et Scythes, esclaves, hommes libres : il n’y a plus que le Christ, lui qui est tout et en tous (Colossiens 3.11).

La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est absolument révolutionnaire. Jusqu’à ce que les premiers croyants qui étaient tous Juifs commencent à prêcher aux païens, ces deux races étaient séparées par des barrières religieuses, sociales et culturelles insurmontables. Un descendant d’Israël ne serait jamais entré dans une maison habitée par des Grecs et n’aurait pas acheté de la viande chez un boucher romain. Mais dans la nouvelle humanité qu’est l’Église universelle, tous les murs de séparation tombent parce que Jésus-Christ est tout et en tous (Éphésiens 2.13-16).

Il est le catalyseur qui permet à des individus étrangers les uns aux autres, qui n’ont rien en commun, que tout divise ou qui sont ennemis, à être unis en lui et même à former une seule âme et un seul cœur. Dans l’Empire romain, l’esclave était considéré comme un outil un point c’est tout. En l’an 202, à Carthage dans le golfe de Tunis, Perpetua, une jeune femme noble, et Felicitas, une esclave, furent suppliciées dans l’arène de la ville à cause de leur foi en Jésus-Christ. La foule assoiffée de sang, venue assister au spectacle, fut choquée au-delà de l’imaginable, parce que ces deux femmes qui étaient de condition sociale opposée firent face aux bêtes sauvages en se tenant la main.

La paix durable et véritable sur terre est élusive. Elle ne sera instaurée que lorsque Jésus régnera en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs. C’est en lui et en lui seul et pas dans des systèmes humains que se trouvent la sérénité et toute plénitude. Paul a déjà rappelé que le croyant est ressuscité avec Christ à une nouvelle vie. Il doit donc rechercher les valeurs célestes, celles d’en haut où Jésus est assis à la droite de la majesté divine.

L’apôtre va maintenant exhorter les Colossiens à vivre la plénitude du Christ dans leurs relations avec les autres, la famille et sur leur lieu de travail. Il a déjà dressé la liste des comportements-haillons dont le vieil homme doit se débarrasser. Maintenant, il va préciser les différentes habitudes qui comme des habits, doivent composer la nouvelle garde-robe du croyant. En d’autres mots : Quelle est la mode pour un chrétien bien habillé ?

Verset 12

Je continue le texte.

Ainsi, puisque Dieu vous a choisis pour lui appartenir et qu’il vous aime, revêtez-vous d’ardente bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience (Colossiens 3.12).

(Comparez Éphésiens 4.31-5.1)

Littéralement, le texte dit : comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés. Ces qualificatifs qui décrivaient Israël comme appartenant à Dieu (Deutéronome 4.37 ; 7.6-7 ; 14.2 ; Psaumes 135.4 ; Ésaïe 41.8 ; 44.1 ; 45.4 ; Exode 19.6 ; 1Rois 10.9 ; 2Chroniques 9.8 ; Osée 11.1) furent appliqués au Christ pendant sa vie terrestre (Luc 23.35 ; Marc 1.24 ; Matthieu 3.17).

Mais les croyants aussi sont appelés élus de Dieu, saints et bien-aimés (Actes 13.46-48 ; Romains 8.33 ; 2Thessaloniciens 2.13 ; 2Timothée 1.8-9 ; Tite 1.1 ; Colossiens 1.2 ; Romains 5.8 ; 1Jean 4.9-11, 19 ; Apocalypse 13.8 ; 17.8).

Aucun être humain ne peut devenir chrétien uniquement de lui-même, par une décision personnelle, car c’est toujours Dieu qui dans sa souveraineté décide qui seront les élus, qui pardonne et qui les revêt de la justice du Christ. Tout ce que nous savons de ses critères de choix est qu’ils sont basés sur son amour pour nous (Éphésiens 1.4-5 ; Romains 9.13-16 ; 19-22). L’élection divine réduit à néant l’orgueil humain, mais au lieu de crier : c’est pas juste, il vaut beaucoup mieux accepter la perche que Jésus tend, à vous, à moi ainsi qu’à chaque être humain. Je lis un passage :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle (Jean 3.16).

Le salut est pour tous.

Les vertus que Paul nous exhorte à revêtir se retrouvent dans la liste des fruits de l’Esprit qui nous sont donnés dans une autre épître (Galates 5.22-23). Mais vous et moi sommes incapables de les reproduire dans nos vies. Malgré leur position en Jésus-Christ, les croyants n’ont pas la puissance en eux-mêmes d’actualiser l’appel à une vie sainte qu’ils ont reçu de Dieu (Romains 7.14-24). Seul le Saint-Esprit peut produire les fruits de l’Esprit.

Les 5 caractéristiques que Paul nous donne ont été personnifiées en Jésus pendant son ministère terrestre. Le croyant peut aussi les manifester dans sa vie s’il se soumet à l’action du Saint-Esprit en obéissant à Dieu. C’est la seule attitude qui convient en réponse à la grâce que Dieu lui a faite (Romains 12.1-2). Sa nouvelle identité en Jésus-Christ doit se refléter dans de nouveaux comportements qui extériorisent et sont la preuve de sa transformation intérieure spirituelle et morale.

La première vertu est la bonté ardente. Nous vivons dans un monde glacial fait de métal, de plastique, et d’indifférence. Nous entretenons surtout des relations avec des machines : un ordinateur, une console de jeux, une télé, un baladeur MP3, une chaîne hi-fi, des téléphones et que sais-je encore. La plupart des gens que nous fréquentons n’ont pas d’état d’âme. Dans les services administratifs ou les banques, vous et moi sommes des numéros sans plus et il est bien rare de trouver quelqu’un qui prenne votre cas à cœur et cherche vraiment à vous aider ! Le personnel soignant fait son travail, mais qui a le temps de pleurer avec vous ? Personne sinon un chrétien.

Le mot grec traduit par bonté ardente signifie compassion venant du plus profond de ses tripes. Dans l’Antiquité, les malades, les infirmes, les blessés, les vieux et des bébés dont on ne voulait pas étaient abandonnés à leur sort. C’est grâce au christianisme que cette situation dramatique a changé. Le croyant doit aider son prochain à l’exemple de Jésus (Matthieu 9.36) et du bon Samaritain de la parabole (Luc 10.33-37).

La deuxième vertu de la liste est la bienveillance. La signification du mot ainsi traduit est proche de compassion. Il est souvent rendu par bonté dans le Nouveau Testament (Luc 6.35 ; Romains 2.4 ; Tite 3.4). La bienveillance, c’est l’opposé de dur, rude et cruel. Quand Jésus dit : « Prenez mon joug sur vous… car mon joug est doux, ou facile ou aisé à porter » (Matthieu 11.29-30) selon les versions, il utilise le mot grec traduit par bienveillance.

La troisième vertu est l’humilité. Ce concept avait toujours une connotation négative dans la langue grecque classique ; c’est Jésus-Christ qui lui a donné ses lettres de noblesse (Matthieu 11.29). L’humilité est l’antidote à l’autosatisfaction et au complexe de supériorité qui empoisonnent toutes les relations humaines. C’est aussi une caractéristique essentielle du croyant (Éphésiens 4.2 ; Philippiens 2.3-8 ; 1Pierre 5.5).

En quatrième lieu, le croyant est appelé à manifester la douceur. La signification du mot grec ainsi traduit est proche de l’humilité. Rester doux devant quelqu’un qui vous tourmente n’est ni une faiblesse ni de la mollesse, mais la reconnaissance que nous sommes tous des pécheurs devant Dieu. C’est avec douceur que le croyant doit corriger un frère ou défendre sa foi face aux attaques des incrédules (Galates 6.1 ; 2Timothée 2.25 ; 1Pierre 3.15).

La cinquième vertu est la patience. Elle consiste à rester maître de soi face à la provocation. Injustement attaqué, l’homme patient ne se met pas en colère et ne réagit pas avec cynisme ou amertume, et il n’éprouve ni ressentiment ni désir de vengeance. L’apôtre Paul en tant que persécuteur de l’Église a bénéficié de la patience de Dieu (1Timothée 1.16), sans laquelle nul ne pourrait jamais être sauvé.

Verset 13

Je continue le texte.

Supportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement ; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez-vous de la même manière (Colossiens 3.13).

Le croyant est exhorté à accepter les persécutions dues à sa foi (2Thessaloniciens 1.4), mais aussi les mauvais traitements dont il pourrait être l’objet de la part d’autres chrétiens (1Corinthiens 4.12 ; 6.7). Cela ne veut pas dire qu’il doit devenir un paillasson et se laisser marcher dessus, mais qu’il lui faut résoudre les difficultés à l’amiable sans colère, insultes ou menaces.

Bien sûr, il y aura toujours des gens avec qui il est impossible de s’entendre. Jésus a maudit les pharisiens et ils se sont vengés en le faisant crucifier. Par contre, la rancune n’a pas de place dans la vie du croyant. Au contraire, à l’exemple de Jésus, il doit passer l’éponge sur toutes les offenses personnelles. Et parce que Dieu a effacé son ardoise (Éphésiens 4.32 ; comparez Matthieu 18.21-35), il est appelé à pardonner tous ceux qui pourraient lui marcher sur les pieds.

Verset 14

Je continue.

Et, par-dessus tout cela, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection (Colossiens 3.14 ; Bible Louis Segond révisée).

Celui qui essaierait de mettre en pratique toutes les vertus que Paul a citées (Colossiens 3.12-13) sans manifester de l’amour envers les autres tomberait dans un légalisme puéril. Rien n’est acceptable aux yeux de Dieu sans amour (1Corinthiens 13.1-3) parce que c’est l’accomplissement de la Loi (Romains 12.13), le fruit de l’Esprit par excellence (Galates 5.22), et le lien qui produit l’unité dans l’Église.

Verset 15

Je continue le texte.

Que la paix instaurée par le Christ gouverne vos décisions. Car c’est à cette paix que Dieu vous a appelés pour former un seul corps. Soyez reconnaissants (Colossiens 3.15).

Le mot pour gouverner exprimait le processus de décision d’un arbitre lors d’une épreuve sportive. C’est Jésus-Christ qui permet la réconciliation entre des groupes ethniques dont les ancêtres étaient des ennemis héréditaires. La paix qu’il accorde est la base de l’unité de l’Église. C’est une bonne raison de lui rendre grâces.

La gratitude est d’ailleurs un thème fréquent dans l’épître (Colossiens 1.3, 12 ; 2.7 ; 3.15-17 ; 4.2). Celui qui est reconnaissant à Dieu pour son pardon manifestera les fruits de l’Esprit et son attitude d’amour contribuera à maintenir un climat de paix dans l’Église.

Verset 16

Je continue.

Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse : qu’elle vous inspire une pleine sagesse, pour vous instruire et vous avertir les uns les autres ou pour chanter à Dieu de tout votre cœur des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l’Esprit afin d’exprimer votre reconnaissance à Dieu (Colossiens 3.16).

Paul demande à ce que la Parole de Dieu élise un domicile permanent dans la vie des Colossiens. C’est en l’étudiant, en la méditant et en la mettant en pratique, que son action bénéfique se réalise dans la vie des croyants. Jésus a dit :

C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle (Luc 6.45).

La Parole jaillira spontanément des croyants qui en sont remplis. À cette époque où la page imprimée n’existait pas, le chant servait non seulement à louer Dieu, mais aussi à instruire. Les psaumes étaient des textes tirés des Écritures et les cantiques des compositions chrétiennes dont on trouve des extraits dans les écrits de Paul (Colossiens 1.15-20 ; Philippiens 2.6-11). Les cantiques inspirés par l’Esprit étaient des chants de reconnaissance qui témoignaient de la grâce de Dieu dans la vie des fidèles (Apocalypse 5.9-10).

Dans une autre épître, Paul dit :

Laissez-vous constamment remplir par l’Esprit (Éphésiens 5.18).

Cette exhortation est identique à : Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse parce que les deux listes de comportements qui résultent de ces deux invitations sont les mêmes. La Parole de Dieu est vivante, car inspirée par le Saint-Esprit. Donc, celui qui est rempli de l’un ou de l’autre est sous le contrôle aussi bien du Saint-Esprit que de la Parole.

Ici, Paul mentionne deux premières conséquences de la Parole qui habite un croyant. D’une part, elle l’instruit concernant la vérité, et d’autre part, elle l’avertit contre les comportements répréhensibles. Dans ce sens, les Écritures purifient. Jésus a dit à ses disciples :

Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée (Jean 15.3 ; Bible Louis Segond).

Celui qui désire manifester les vertus chrétiennes dans sa vie doit se laisser influencer par l’action vivifiante de la Parole de Dieu. Pour ça, il faut la connaître et donc lui consacrer du temps d’étude.

Verset 17

Je continue le texte.

Dans tout ce que vous pouvez dire ou faire, agissez au nom du Seigneur Jésus, en remerciant Dieu le Père par lui (Colossiens 3.17).

(Comparez 1Corinthiens 10.31)

Agir au nom de Jésus signifie se comporter comme lui le ferait ou comme s’il était visiblement présent à mes côtés. Avec une telle perspective, il y a de fortes chances que j’adopterai une ligne de conduite droite et juste aux yeux de Dieu. Il faut bien garder à l’esprit que l’ultime objectif de Dieu pour ces enfants est qu’ils deviennent semblables à son Fils.

Après avoir exhorté les Colossiens à vivre la plénitude du Christ dans leurs relations avec les autres, Paul va les encourager à faire de même avec les divers membres de la famille et sur leur lieu de travail (Éphésiens 5.22-6.9).

Verset 18

Je continue le texte.

Femmes, soyez soumises chacune à son mari, comme il convient à des femmes qui appartiennent au Seigneur (Colossiens 3.18).

Pour que l’ordre règne, il faut un chef de famille et Dieu a décidé que ce serait l’homme. Soumise ne veut pas dire inférieure (Galates 3.28), et cette subordination a des limites d’ordre moral puisque la femme doit d’abord obéir à la Parole de Dieu. Dieu ne veut pas qu’elle viole sa conscience ou qu’elle se soumette à un traitement humiliant, dégradant, ou violent. Une femme chrétienne battue doit en informer les autorités.

Verset 19

Je continue.

Maris, aimez chacun votre femme et ne vous aigrissez pas contre elles (Colossiens 3.19 ; Bible Louis Segond révisée).

Le rôle du mari n’est pas une domination dictatoriale de la famille. Comme des fleurs tendres et sensibles, les femmes soumises à une autorité écrasante peuvent se faner, mais elles s’épanouissent quand elles sont entourées de tendresse et de soins. D’après le temps des verbes, le mari a deux responsabilités. D’une part, aimer continuellement sa femme, et d’autre part, ne jamais lui en vouloir.

Ça veut dire ne pas se froisser si la soupe est trop salée ou se vexer si son épouse n’est pas immédiatement disponible. Le mari doit lui exprimer son affection parce qu’elle est sa compagne à vie. Ailleurs, Paul écrit aussi que le mariage est une relation d’amour réciproque ou chaque conjoint cherche à faire plaisir à l’autre (1Corinthiens 7.33-34).

Verset 20

Je continue.

Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, c’est ainsi que vous ferez plaisir au Seigneur (Colossiens 3.20).

Dans l’Ancien Testament, la désobéissance aux parents était considérée comme une rébellion contre Dieu et sévèrement punie (Exode 21.17 ; Lévitique 20.9 ; Deutéronome 21.18-21 ; Proverbes 30.17 ; Matthieu 15.4). L’enfant doit honorer ses parents toute sa vie (Exode 20.12) et les écouter tant qu’il vit sous leur toit (Proverbes 1.8 ; 6.20). Dans notre type de société, un gosse qui porte un symptôme est généralement issu d’un milieu dysfonctionnel qui nécessite un travail avec toute la famille.

Verset 21

Je continue.

Mais vous, pères, n’exaspérez pas vos enfants, pour ne pas les décourager (Colossiens 3.21).

L’impatience et les exigences démesurées des parents sapent le moral de leurs enfants. Sous le régime de l’Ancien Testament, les parents avaient la responsabilité d’enseigner les préceptes de la Loi à leur progéniture (Deutéronome 4.9 ; 6.7 ; 11.19 ; Proverbes 22.6).

Versets 22-23

Je continue.

Esclaves, obéissez en tous points à vos maîtres terrestres, et pas seulement quand on vous surveille, comme s’il s’agissait de plaire à des hommes, mais de bon gré, parce que vous révérez le Seigneur. Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes (Colossiens 3.22-23).

Paul n’a pas essayé d’engager des réformes sociales (1Corinthiens 7.17-24), mais il considère les esclaves comme des personnes responsables et des membres à part entière de la communauté chrétienne. Dans l’Antiquité, ils faisaient partie de la famille. Paul les exhorte à la plus grande honnêteté comme s’ils servaient Dieu. En d’autres mots :

Ne regardez pas l’horloge, mais le Christ.

On ne peut pas être à la fois consacré au Seigneur et paresseux.

Versets 24-25

Je continue.

Car vous savez que vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’il réserve au peuple de Dieu. Le Maître que vous servez, c’est le Christ. Celui qui agit mal recevra, quant à lui, le salaire que méritent ses mauvaises actions, car Dieu ne fait pas de favoritisme (Colossiens 3.24-25).

Paul explique pourquoi l’esclave ou l’ouvrier doit fournir le travail qu’on attend de lui. Lorsqu’il rendra des comptes, il sera évalué en fonction de sa conduite sur terre et le comportement qu’il a eu envers son maître ou son patron entrera dans la note. Il y a beaucoup de petites gens qui sont fidèles partout, au travail, dans leur famille, leur Église et personne ne les remarque sauf le Seigneur qui les récompensera.

Peu importe nos occupations, l’étalon mesure de toutes nos actions est notre fidélité au Seigneur dans ce que nous faisons. Jésus n’est ni dans la crèche ni sur la croix, mais il est ressuscité et dans la gloire, assis à la droite de Dieu et il sera notre juge. Dans une autre épître, l’apôtre Paul donne l’exemple à suivre quand il dit :

Je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ (Philippiens 3.13-14).