Chapitre 1

Introduction

Dans les pays froids, quand l’hiver approche, beaucoup d’animaux sauvages s’enfouissent quelque part pour hiberner. Le mécanisme est encore mal compris, mais on sait qu’ils subissent des variations hormonales importantes et que leur métabolisme ralentit considérablement. Les êtres humains n’hibernent pas, quoiqu’au niveau spirituel on pourrait presque dire que oui. En effet, quand quelqu’un meurt on le met en terre et puis c’est fini. En tout cas, c’est ce que la plupart des gens pensent.

En réalité, selon les Écritures, la mort de ceux qui ont placé leur foi en Jésus-Christ est assimilée à une sorte de sommeil (1Thessaloniciens 4.13-14 ; Bible Louis Segond révisée), du moins en ce qui concerne leur corps. C’est un peu comme s’ils étaient placés dans un motel pour dormir quelque temps tandis que leur âme est allée auprès du Seigneur.

Mais quand le Christ viendra pour chercher les siens, ce qui s’appelle l’enlèvement de l’Église, alors, les corps de tous les croyants qui étaient jusque-là endormis dans la poussière se réveilleront. Ils avaient été semés corruptibles, infirmes, faibles et ont pourri en terre, mais ils ressusciteront incorruptibles et pleins de force (1Corinthiens 15.42-43). Alors, tous ceux qui avaient mis leur confiance et leur espérance en Jésus seront semblables à lui dans son corps de résurrection.

Verset 19

Je continue à lire dans le premier chapitre de l’épître de Paul aux Colossiens.

Ce Fils est le Premier-né de tous ceux qui sont morts, afin qu’en toutes choses il ait le premier rang. Car c’est en lui que Dieu a désiré que toute plénitude ait sa demeure permanente (Colossiens 1.19 ; auteur).

(Comparez Apocalypse 1.5)

La plénitude était un concept important pour les faux frères gnostiques qui empoisonnaient les Colossiens chrétiens. Paul va d’ailleurs utiliser ce mot sous forme de nom ou de verbe six fois dans l’épître (Colossiens 1.9, 19, 25 ; 2.9, 10 ; 4.17). Selon la doctrine de ces hérétiques, Dieu était tellement rempli de lui-même qu’il avait débordé et ainsi créé des émanations spirituelles. Ces divinités se partageaient la plénitude de Dieu, un mot qui décrivait leurs attributs et leurs puissances respectives.

Paul répond disant que la plénitude n’est pas divisée en petites doses entre des esprits, mais habite dans sa totalité en la personne de Jésus-Christ et en lui seul. Paul fait ici la sixième description du Christ souverainement élevé de ce passage (Colossiens 2.15-20). Plus loin, il ajoutera : en lui, habite corporellement toute la plénitude de la divinité (Colossiens 2.9).

Dans son Épître aux Philippiens, l’apôtre met l’accent sur le fait que Jésus s’était séparé de sa gloire pour devenir simple serviteur. Il n’avait pas abandonné sa divinité, ce qui aurait été impossible, mais seulement la manifestation de ses attributs. Quand Jésus est devenu homme, il était 100 % Dieu, pas 99,99 %. Dans son humanité, il était l’expression parfaite de tout ce que Dieu est et fait : révélation, parole, sagesse, gloire, puissance, etc. Aux Colossiens, Paul met l’accent sur la suprématie du Christ qui provient du fait que toute la plénitude de Dieu habite en lui et en lui seul, ce qui rendait bien évidemment illusoire et dérisoire le désir d’aller la chercher ailleurs, dans des pseudo émanations d’un trop-plein divin.

Jusqu’ici, Paul a décrit la relation du Fils d’abord avec le Père (Colossiens 2.19), puis vis-à-vis de la création (Colossiens 2.16-17), puis envers les membres de son Église (Colossiens 2.18-19). Et maintenant, il va montrer combien sa mort sacrificielle est importante vis-à-vis des êtres créés dans les cieux et sur la terre.

Verset 20

Je continue le texte.

Et c’est par Jésus Christ qu’il a voulu réconcilier avec lui-même l’univers tout entier : ce qui est sur la terre et ce qui est au ciel, en instaurant la paix par le sang que son Fils a versé sur la croix (Colossiens 1.20).

Le péché a non seulement coupé le contact entre Dieu et l’homme, mais il a aussi détruit l’harmonie universelle qui régnait avant la désobéissance de nos premiers parents, créant désordre et hostilité dans toute la création. De plus, celle-ci est désormais dominée par le pouvoir des ténèbres (Colossiens 1.13 ; comparez Romains 8.19-22 ; 2Corinthiens 4.4 ; Éphésiens 2.2).

Que je veuille l’admettre ou pas, nous vivons sur une terre maudite dans un univers maudit. Heureusement, la septième caractéristique du Christ que nous donne Paul est qu’il est le réconciliateur, le médiateur entre le ciel et la terre. Le sang qu’il a versé permet la réconciliation de l’homme avec Dieu et le rétablissement de la paix entre le Créateur et la création. L’univers sera définitivement remis aux normes divines, si je peux m’exprimer ainsi, quand la mort sera bannie à tout jamais.

Selon les Écritures, cette dernière étape aura lieu au moment de l’instauration finale et définitive du royaume de Dieu dans de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre, donc après le jugement dernier qui suivra le millénium de Jésus-Christ (2Pierre 3.13 ; Apocalypse 21.1).

Le mot Réconciliation est avec justification, rédemption, pardon, adoption et propitiation, un des concepts théologiques clés du Nouveau Testament ; il décrit le salut apporté par le Christ. Le pécheur est reconnu coupable devant Dieu et condamné, mais il est justifié quand il est juridiquement déclaré juste (Romains 8.33). La rédemption décrit le rachat du pécheur qui était jusque-là esclave du royaume des ténèbres. Il est donc, en quelque sorte, remis en liberté (Romains 6.18-22).

Le pécheur a contracté envers Dieu une dette qu’il lui est impossible de rembourser. Quand Dieu lui pardonne, celle-ci est entièrement effacée et oubliée (Éphésiens 1.7). Le pécheur est un étranger vis-à-vis de Dieu, mais par l’adoption, il devient son enfant (Éphésiens 1.5 ; 2.11-19). Le pécheur est un ennemi ancestral de Dieu (Colossiens 1.21 ; Romains 5.10) ; mais par la réconciliation, il devient son ami (2Corinthiens 5.18-20).

Le pécheur a offensé le Dieu trois fois saint qui exige réparation et jugement. Mais le sang du Christ a satisfait la justice divine qui ne réclame plus rien ; c’est la propitiation. Le message de la Bonne Nouvelle que Dieu veut communiquer à l’humanité est donc :

Tu t’es rebellé contre moi, tu es un pécheur et tu mérites le châtiment, mais j’ai déjà porté ce jugement pour toi, j’ai payé pour tes fautes sur la croix avec mon sang. J’ai fait la paix avec toi en Jésus-Christ, tu peux donc venir à moi par un acte de foi.

Dans une autre épître, Paul écrit :

Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 5.1).

Comme Jésus a payé le prix de notre rachat, le Dieu juste et saint peut nous pardonner toutes nos fautes, petites et grandes. Dieu, voyez-vous, n’est pas du tout comme un voisin désagréable qui attend le coupable au prochain tournant, non ! Il a les bras grands ouverts et dit :

Viens et je te pardonnerai, réconcilie-toi avec moi.

Ailleurs, Paul écrit et je résume :

Celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature… Tout cela est l’œuvre de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ. En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes. Dieu adresse cette invitation aux hommes : C’est au nom du Christ que nous vous en supplions : soyez réconciliés avec Dieu (2Corinthiens 5.17-20).

La plupart des gens pensent qu’il faut faire quelque chose pour s’attirer la faveur de Dieu, mais c’est un non-sens ; il a déjà fait tout le nécessaire en Jésus-Christ. Maintenant, tout ce qu’il me demande est de venir à lui.

Le mot réconciliation veut dire changer ou échanger. Lorsque des gens qui étaient ennemis deviennent des amis, on dit qu’ils se sont réconciliés. Dans cette Épître aux Colossiens, Paul a ajouté une préposition au mot réconcilier pour l’intensifier et communiquer ainsi l’idée d’une réconciliation complète et totale.

En d’autres mots, puisque Jésus possède en lui la plénitude de la divinité, cela signifie qu’il est capable par son sacrifice de réconcilier parfaitement à Dieu aussi bien l’homme que toute la création physique. Paul donne ici un autre coup de patte aux hérétiques qui enseignaient que tout ce qui était matériel faisait partie du mal.

Il faut aussi remarquer que l’apôtre précise que sont réconciliés avec Dieu ce qui est sur la terre et ce qui est au ciel. Il omet volontairement de mentionner une troisième sphère : les choses qui sont sous la terre. Pourtant, il n’ignore pas que certains habitent dans ce lieu qui fait partie du Schéol, le mot hébreu pour royaume des morts.

Dans une autre épître, il y fait référence disant que Dieu a élevé Jésus à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’en son nom, tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre (Philippiens 2.9-10).

Tous les êtres vivants où qu’ils se trouveront devront se soumettre à Jésus-Christ, mais ceux qui subiront le jugement éternel ne seront évidemment pas réconciliés avec Dieu. Ceux, qui prétendent que tout va bien, Madame la Marquise, qu’à la fin, le Créateur papa-gâteau acceptera tout le monde sur son joli nuage rose, sont des maîtres trompeurs. Ceux qui seront dans le séjour des morts devront certes s’incliner devant le Christ, mais n’étant pas réconciliés avec Dieu, ils subiront un jugement éternel.

C’est ici-bas et seulement pendant cette vie qu’il est possible de recevoir le pardon de ses fautes. Bien que le sacrifice de Jésus soit accessible à tous les hommes (Jean 3.16 ; 1Jean 2.2), le bénéfice de sa mort est appliqué uniquement aux élus, une toute petite minorité de l’humanité constituée par ceux qui par un acte de foi volontaire se sont emparés de la vie éternelle.

Je me souviens quand enfant j’allais à la vogue, j’aimais bien faire des tours de manèges. Pendant qu’on tournait, le forain faisait dandiner un pompon qu’il fallait attraper pour obtenir un tour gratuit. Mais pour cela, il était nécessaire de se lever, de tendre la main, de saisir ce pompon et de tirer dessus jusqu’à ce qu’il se détache. C’est un peu pareil avec le salut que Dieu nous offre ; il faut le prendre.

En Jésus-Christ, Dieu est devenu homme. Il est descendu du ciel pour nous chercher et par son sacrifice sur la croix il nous a ouvert toute grande la porte du paradis. L’apôtre écrit aussi que par l’intermédiaire du Christ et donc de son sacrifice, Dieu a réconcilié ce qui est au ciel avec lui-même, ce qui est confirmé ailleurs (Hébreux 9.23-24). Ce nettoyage a été rendu nécessaire parce que les cieux ont été profanés par Satan et les démons qui y avaient accès.

Verset 21

Je continue le texte.

Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises (Colossiens 1.21).

Dieu est l’ennemi de ceux dont les pensées et les actes sont contraires à sa sainteté, ce qui inclut tout être humain sans exception. Le péché prend naissance dans le cœur (Matthieu 5.27-28), et se manifeste dans l’attitude de l’homme qui a de la haine pour Dieu à cause de ses normes de sainteté, de ses exigences morales et de ses commandements. Déjà, un bébé par ses caprices montre que c’est un rebelle né. À l’état brut, l’homme est moralement corrompu et commet des actes répréhensibles.

Mais Dieu a voulu réconcilier l’humanité avec lui-même sans attendre que les hommes promettent de s’amender, nettoient leurs mains sales, s’achètent une nouvelle conduite et s’habillent proprement, façon de parler. De toute façon, cette décoration de façade ne l’impressionne pas du tout. Alors que les êtres humains ne se souciaient pas le moins du monde de Dieu et continuaient à faire le mal, Dieu a résolu leur problème de péché.

L’unique moyen de restaurer l’harmonie entre le Créateur et sa créature déchue était par l’intermédiaire de Jésus-Christ (Romains 5.6), car seul son sacrifice pouvait apaiser la colère de Dieu et satisfaire sa justice. De nos jours, il est de bon ton de dire que toutes les religions se valent, qu’on trouve Dieu partout, etc. Mais cette litanie est un poison mortel que Satan et sa horde répandent sur terre (1Timothée 4.1). En réalité, seuls ceux qui placent leur confiance en Jésus obtiennent la vie éternelle.

Verset 22

Je continue le texte.

Mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui par le sacrifice de son Fils qui a livré à la mort son corps humain, pour vous faire paraître saint, irréprochables et sans faute devant lui (Colossiens 1.22).

L’événement central de la réconciliation est la croix où Jésus a subi la mort physique dans toute son horreur (Romains 8.3). Paul insiste sur la réalité du corps du Christ parce que les hérétiques enseignaient aux Colossiens que l’incarnation de Jésus n’était qu’une apparence, ou qu’il aurait quitté son enveloppe charnelle avant son exécution.

Le croyant est légalement parfait (Romains 3.21-26) devant Dieu parce que toutes ses fautes ont été expiées et qu’il est identifié à Jésus-Christ ; c’est ce qui le rend irréprochable (Éphésiens 1.4 ; 5.27 ; Philippiens 2.15 ; Jude 24) et sans faute. Ce dernier terme (1Corinthiens 1.8 ; 1Timothée 3.10 ; Tite 1.6-7) désigne quelqu’un qui ne porte aucune accusation. Dieu ne peut pas accepter autre chose que la perfection, mais aucun être humain n’en est capable. C’est pour cela qu’il est impossible de devenir juste devant Dieu par le moyen des œuvres, des rites ou d’une bonne disposition de caractère.

Satan a beau jeu d’être l’accusateur des croyants (Apocalypse 12.10), mais Jésus est leur avocat, leur défenseur devant Dieu le Père (1Jean 2.1). Toutes les accusations portées par le diable contre chaque être humain sont justifiées. Seulement celles adressées à ceux qui ont placé leur confiance en Jésus ne seront pas recevables parce qu’ils sont identifiés au Christ (Romains 8.1) qui a pris leur place sur la croix. Je lis un passage :

Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu (2Corinthiens 5.21).

Verset 23

Je continue le texte.

Mais il vous faut, bien sûr, demeurer dans la foi ; elle est le fondement sur lequel vous avez été établis : tenez-vous-y fermement sans vous laisser écarter de l’espérance qu’annonce l’Évangile. Cette Bonne Nouvelle, vous l’avez entendue, elle a été proclamée parmi toutes les créatures sous le ciel, et moi, Paul, j’en suis devenu le serviteur (Colossiens 1.23).

La foi représente deux choses : d’une part, le contenu objectif du message de la Bonne Nouvelle et d’autre part, le moyen subjectif de se l’accaparer. C’est un peu comme quand j’ouvre le robinet ; je fais ce geste parce que je suis persuadé que de l’eau va jaillir du tuyau. Paul rappelle aux Colossiens qu’ils doivent rester attachés à la doctrine chrétienne qui leur avait été annoncée et qu’ils avaient acceptée.

L’apôtre ne doutait pas que ses lecteurs soient de véritables croyants, c’est pourquoi il les exhorte à persévérer et à maintenir le cap vers l’espérance éternelle malgré les difficultés et les hérésies auxquelles ils étaient confrontés. Pour bien montrer que la Bonne Nouvelle est universelle, qu’elle s’adresse à tous les hommes sans exception, Paul utilise une hyperbole, une figure de rhétorique quand il dit qu’elle a été proclamée parmi toutes les créatures sous le ciel, et moi, Paul, j’en suis devenu le serviteur.

Verset 24

Je continue le texte.

Maintenant, je me réjouis des souffrances que j’endure pour vous. Car, en ma personne, je complète, pour le bien de son corps qui est l’Église ce qui manque aux détresses que connaît le Christ (Colossiens 1.24).

Paul n’était pas masochiste ; il n’aimait pas plus la douleur que vous ou moi. Pourtant, il se réjouit des souffrances qu’il endure, et elles n’étaient pas des moindres (2Corinthiens 11.23-28), parce qu’elles accompagnaient la proclamation de la Bonne Nouvelle. Selon la perspective de l’apôtre, les persécutions qu’il endure sont secondaires et une conséquence normale de son ministère pour le Christ. Comme pour lui, la seule chose qui compte dans sa vie est que la personne et l’œuvre de Jésus soient annoncées, peu lui importe ce que cela lui coûte, le prix qu’il lui faut payer (Actes 21.13).

De plus, au moment de sa conversion, Jésus avait prédit à Paul qu’il souffrirait pour son nom (Actes 9.15-16). Cela dit, toutes les souffrances que les apôtres enduraient pour le Seigneur et le bien de l’Église étaient ressenties par le Christ parce qu’il est solidaire des membres de son Église qui est son corps (Matthieu 25.40, 45 ; Actes 9.4). D’une certaine façon, le Seigneur participe aux souffrances que les croyants endurent pour lui.

Mais dans la pratique, comme Jésus était au ciel et que ses ennemis ne pouvaient l’atteindre, ils se retournaient contre Paul et les apôtres, et ce sont eux ainsi que d’autres martyres qui subissaient les persécutions pour l’avancement de l’Église (2Corinthiens 1.5 ; Galates 6.17 ; 2Timothée 2.10).

Il faut bien garder à l’esprit qu’ici Paul ne parle ni du salut ni d’œuvres méritoires, mais des épreuves qu’il endure à cause de son ministère pour Jésus-Christ. Preuve en est dans ce passage, le mot traduit par souffrances et qui veut dire détresse, pression, troubles, épreuves de la vie, mais qui n’est jamais utilisé pour parler de la mort du Christ.

Selon le Nouveau Testament, seul le sacrifice du Christ sur la croix pouvait ôter les péchés (Hébreux 10.10-14) et nous réconcilier avec Dieu. Cela dit, Paul savait mieux que quiconque ce que souffrir pour le Christ voulait dire. Je lis deux passages :

Car il nous arrive ce que dit l’Écriture : À cause de toi, Seigneur, nous sommes exposés à la mort à longueur de jour. On nous considère comme des moutons destinés à l’abattoir (Romains 8.36).

Tous ceux qui veulent vivre de manière pieuse pour Jésus-Christ, seront persécutés (2Timothée 3.12 ; auteur).

Plus le croyant s’identifie avec Jésus-Christ et plus il sera rejeté par les gens du monde parce que les valeurs chrétiennes sont aux antipodes de celles en vogue dans la société humaine quelle qu’elle soit. Durant tout son ministère, Paul a subi des persécutions atroces et il a fini martyr. Ses souffrances n’ont certes rien de méritoire, mais il nous a donné l’exemple d’une vie chrétienne du plus haut niveau et digne d’être suivie.

Toutes les Écritures, que ce soit l’Ancien ou le Nouveau Testament, enseignent que souffrir pour le Seigneur est un grand privilège accordé à un croyant (Actes 5.41 ; Philippiens 1.29 ; 2Timothée 3.11 ; 1Pierre 3.13, 14 ; 5.9).