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15 janv. 2025

Cantique des cantiques 1.5-8

Chapitre 1

Introduction

On raconte l’histoire étrange d’une bande de voleurs qui pénétra de nuit incognito dans un des plus grands et plus beaux magasins de Paris sur les Champs Élysées. Jusque-là, ce n’est qu’un fait divers parmi d’autres. Mais ce qui rend cette affaire peu banale est que ces bandits n’ont absolument rien dérobé. Par contre ils ont échangé les étiquettes de prix. C’est ainsi qu’ils ont attribué à certains vêtements très onéreux un coût dérisoire alors que des objets en plastique sans valeur ont vu leur prix multiplié par vingt ou plus.

Un tableau d’un artiste connu vaut 5 euros et une belle montre suisse 4 euros. Par contre, un bijou fantaisie en verre fabriqué en Chine coûte maintenant 800 euros et un poster quelconque 400. Le plus bizarre dans cette histoire burlesque est que ni le personnel ni les clients ne se sont aperçus du subterfuge. Les affaires continuent comme si de rien n’était et tout le monde paie rubis sur l’ongle le prix indiqué sans remarquer qu’il est absurde.

Ce n’est pas possible, me direz-vous. Eh bien, dans un certain sens, si ! Dans le monde où nous vivons, les valeurs, que la plupart des gens et surtout les jeunes, donnent aux traits de caractère d’un futur conjoint, sont complètement chamboulées et la confusion est très grande. Ainsi, on va placer une étiquette de 4 euros sur la fidélité, alors que comme pour une montre suisse, c’est une qualité de quelqu’un sur lequel on peut toujours compter jour après jour malgré l’usure du temps et quelques petits éclaboussements ici et là.

On évalue la beauté intérieure d’un caractère vertueux à 5 euros alors que, tout comme un tableau de maître, on en profite toute une vie. Par contre, on attribue 800 euros à un bracelet en verre parce qu’il brille et attire les regards, et on évalue à 400 euros l’imitation minable d’un caractère doux et fort parce que nous sommes incapables de faire la différence entre une œuvre d’art et une copie.

Les valeurs que nous donnons aux attributs de quelqu’un doivent refléter ses qualités intrinsèques mesurées sur le long terme. Par exemple, une personne ponctuelle est le plus souvent fidèle à sa parole. Mais celui qui aime bien sortir en boîte, ça va bien une fois de temps en temps ; mais si c’est toutes les semaines, on s’en lasse et ça devient un gaspillage de ressources, de temps et d’argent, sans parler de l’aspect moral. Un foyer se construit sur du roc et pas sur des sables mouvants. C’est aussi ce que pensent la Sulamite et Salomon.

Versets 5-6

Je continue de lire dans le premier chapitre du Cantique des cantiques où nous arrivons au second cliché du photographe invisible qui suit l’aventure de nos deux amoureux.

Ô filles de Jérusalem, je suis bronzée, et pourtant, je suis belle, pareille aux tentes de Qédar, aux tentures de Salomon. Ne vous étonnez pas si je suis bien brunie, le soleil m’a hâlée, car les fils de ma mère, irrités contre moi, m’ont fait garder les vignes, oui, mais ma vigne à moi, je ne l’ai pas gardée (Cantique des cantiques 1.5-6).

Littéralement : « le soleil m’a regardée » comme si c’était une personne.

Nous sommes toujours dans le palais royal et c’est la Sulamite qui parle. Alors que la première photo a révélé le caractère de Salomon, ce second tableau nous donne renseigne plutôt sur la Sulamite. Elle est d’origine très humble et la façon dont elle s’exprime semble indiquer que son père est mort ce qui augmente encore sa situation pathétique. Par ailleurs, on constate qu’elle n’est pas sûre d’elle, et même anxieuse au milieu des femmes de cour. Ça se comprend, car ces belles dames en jettent. Elles ont le teint délicat, portent de magnifiques toilettes et de beaux bijoux qui scintillent de tous leurs feux, et en plus elles regardent la Sulamite comme on observe un animal dans un zoo. Alors, vous pensez bien que la jeune bergère qui n’a jamais vu un tel spectacle est très impressionnée, mais aussi complexée. Voilà pourquoi elle s’excuse de son bronzage qui révèle aussi sa condition sociale de petite paysanne. Soit dit en passant qu’aujourd’hui les rôles sont plutôt inversés puisque surtout chez les jeunes filles, l’aspect cachet d’aspirine n’est pas cool. Alors elles cherchent à brunir un maximum, en été sous le soleil bien sûr, mais également en hiver en allant au moins une fois par semaine dans un salon de bronzage.

La Sulamite n’a pas eu de choix. Née dans une famille pauvre et la seule fille, elle devient vite une sorte de cendrillon ; elle raconte que ses demi-frères se sont fâchés contre elles sans qu’on sache pourquoi, et l’ont forcée à travailler jour après jour dans les vignes paternelles sous un soleil de plomb. Voilà pourquoi elle est basanée et qu’elle dit :

Ma vigne à moi

Sa propre vigne, c’est à dire son teint, a été négligé. Elle n’a pas eu le loisir de soigner sa personne, garder sa peau bien blanche et se faire une beauté. Comme elle se sent intimidée à cause de son apparence, elle exprime le désir de rejoindre son bien-aimé auprès de qui elle sait qu’elle se sentira en sécurité. Pourtant, elle croit savoir qu’elle est belle, ce qu’elle dit d’un air embarrassé avec une certaine humilité puisqu’elle se compare à des tentes très foncées.

Qédar est le nom du second fils d’Ismaël, fils d’Abraham (Genèse 25.13 ; Jérémie 49.29) et aussi le nom de la tribu issu de lui qui s’est fixée dans le nord de l’Arabie, en Jordanie donc, et dont les membres vivent sous des tentes confectionnées avec des peaux de chèvres noires. On sait aussi, d’après plusieurs textes bibliques, que cette tribu possède de nombreux troupeaux et que ce sont des combattants redoutables (Ésaïe 21.16-17 ; Ézéchiel 27.21).

Versets 7-8

Je continue de lire le texte et nous arrivons au troisième cliché du paparazzi invisible qui suit l’aventure amoureuse entre Salomon et la Sulamite.

Ô toi que mon cœur aime, dis-moi où tu fais paître ton troupeau de brebis, où tu feras la halte à l’heure de midi, pour que je ne sois pas comme une femme voilée, rôdant près des troupeaux que tes compagnons gardent. Si tu ne le sais pas, ô toi, la plus belle des femmes, va donc suivre les traces du troupeau de brebis, fais paître tes chevrettes près des huttes des pâtres (Cantique des cantiques 1.7-8).

Retour en arrière quand Salomon berger commence tout juste à fréquenter la Sulamite dans les environs de son village au Liban. Elle a appris à aimer ce charmant berger mais se rend compte qu’elle ne sait rien de lui. Alors un jour elle lui demande de lui dire où il garde ses troupeaux afin de se renseigner sur lui. Sa question montre aussi qu’elle désire être respectée. En effet, elle n’a pas l’intention de battre la campagne et de se mettre à la recherche de son berger bien-aimé à l’aveuglette, car alors on risque de la prendre pour une « femme voilée », un euphémisme pour une prostituée (Genèse 38.14-15). Elle ne veut surtout pas faire mauvaise impression ou quoi que ce soit qui puisse être mal interprété. Non seulement la Sulamite est belle mais c’est une femme vertueuse, humble et digne qui veut obéir aux règles de bienséance de son temps.

Comme Salomon ne veut pas révéler sa véritable identité, il répond à côté de la question sous forme d’énigme. Il lui dit que si elle va paître ses chevrettes avec les autres bergers, on ne prêtera pas attention à elle, et à midi lorsque les troupeaux se rassemblent et se reposent autour d’un point d’eau, elle fera la connaissance de tous les bergers et pourra savoir qui il est. Mais comme ses frères contrôlent tous les aspects de sa vie, on peut être sûr qu’ils ignorent qu’elle a un bien-aimé, et Salomon sait qu’elle n’osera pas entreprendre une telle démarche.

Ce troisième cliché nous donne aussi des renseignements complémentaires sur Salomon. À côté de ses responsabilités de roi il aime les jeux de rôles. Il a choisi de se faire passer pour un simple berger et il est probable qu’il se mêle de temps en temps à ceux qui sont à son service.

Dans les chants d’amour de cette époque, les amoureux prennent fréquemment une autre identité qui reflète la façon dont ils veulent se comporter l’un envers l’autre. Dans le Cantique des cantiques, la Sulamite est tour à tour une humble bergère (Cantique 1.6), et une princesse (Cantique 7.2). Elle désire aussi être la sœur de son bien-aimé (Cantique 8.1) et une estampille sur son cœur et son bras (Cantique 8.6). Quant à Salomon, il est tour à tour roi (Cantique 3.7, 9, 11) et berger (Cantique 1.7).

Ces rôles sont comparables aux enfants qui jouent au papa et à la maman, au docteur et au malade, au gendarme et au voleur ou qui prétendent être un de leurs héros préférés. Cette activité ludique occasionnelle de Salomon et ses escapades lui permettent de se défaire des fastes et de l’hypocrisie de la cour et de se ressourcer afin de goûter aux plaisirs simples de la nature, et en second lieu, ce nouveau rôle révèle un trait de son caractère. En effet, un berger travaille de longues heures pour un maigre salaire, mais il commande le respect parce qu’il est doux, tendre, compréhensif et patient avec les animaux dont il a la charge. Périodiquement, il doit les inspecter un à un pour s’assurer qu’ils sont en bonne santé. Il doit aussi être fort et courageux afin de défendre son troupeau contre les bêtes sauvages. C’était le cas de David avant qu’il ne devienne roi. Dans le premier livre de Samuel, il explique au roi Saül :

Quand ton serviteur gardait les moutons de son père et qu’un lion ou même un ours survenait pour emporter une bête du troupeau, je courais après lui, je l’attaquais et j’arrachais la bête de sa gueule ; et si le fauve se dressait contre moi, je le prenais par son poil et je le frappais à mort (1Samuel 17.34-35 ; auteur).

La Sulamite apprécie toutes ces qualités chez son bien-aimé, ce qui est tout à son honneur car elle montre qu’elle possède les vraies valeurs et sait les discerner chez autrui. Après avoir appris à se connaître, Salomon et la Sulamite ont su faire une estimation juste de leurs qualités réciproques. Soit dit en passant, les vertus de ces deux amoureux sont à rechercher par ceux qui cherchent un conjoint.

Salomon ne s’est pas laissé tromper par les apparences. Il n’a pas tenu compte du fait que cette bergère n’est pas de son niveau social et qu’elle est brunie par le soleil, voire même très basanée puisqu’elle dit :

Je suis pareille aux tentes de Qédar (Cantique 1.5).

Qui comme je l’ai dit, sont pratiquement noires. Or, à cette époque, comme presque tout le monde a le teint foncé, c’est le blanc laiteux qui symbolise la beauté.

Au niveau moral, la couleur de la peau n’a aucune importance, car ce sont les qualités de cœur et la force de caractère qui ont de la valeur. Cela dit, au niveau physique nous savons que le soleil peut être dangereux surtout à cause des rayons ultraviolets qui sont à l’origine du vieillissement de la peau et peuvent même déclencher des cancers. Les jeunes s’en inquiètent assez peu et même pas du tout parce qu’ils ont le sentiment d’être indestructibles. Je le sais parce que j’ai été comme ça, moi aussi.

Seulement, quand on est plus âgé, on paie les pots cassés. Moi par exemple, adolescent, je ne me suis pas méfié du soleil et comme j’aimais beaucoup me baigner, j’étais souvent au soleil. Le résultat est que maintenant, sur les bras en particulier, je n’ai plus de joli bronzage uniforme super cool, mais des taches marronnes et des décolorations blanches qui sont moches.

Le soleil est une bonne représentation de Dieu dans le sens que la plupart des gens croient qu’ils peuvent s’approcher de lui sans protection. Fatale erreur, car l’Écriture dit qu’il est lumière et qu’il habite une lumière inaccessible que nul homme n’a vue ni ne peut voir (1Jean 1.5 ; 1Timothée 6.16). Et l’Éternel a dit à Moïse :

Tu ne pourras pas voir ma face, car nul homme ne peut me voir et demeurer en vie (Exode 33.20).

Dans l’évangile selon Jean, il est aussi écrit :

Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître (Jean 1.18, Bible de Louis Segond).

Vous et moi n’avons accès à Dieu qu’à la condition expresse d’avoir endossé la robe blanche de la justice parfaite de Jésus-Christ (Apocalypse 7.9). Elle seule nous protège de la juste colère de Dieu. Non seulement le soleil illustre bien Dieu, mais la Sulamite est une image spirituelle appropriée qui représente bien l’humanité quand elle dit avec une certaine gêne dans la voix :

Je suis bien brunie, le soleil m’a hâlée (Cantique des cantiques 1.5).

En effet, il n’est pas rare pour le commun des mortels de penser que Dieu s’intéresse à lui parce qu’il est excusable pour ses fautes, comme un petit enfant. En réalité, aux yeux de Dieu, nous sommes spirituellement affreux, bien plus moches que des poux. Contrairement à la Sulamite qui est noire mais belle, nous n’avons rien en nous qui plaise à Dieu. Cependant, dans sa grâce, il veut transformer tous les croyants pour en faire une magnifique mariée qui est l’Église, et qui épousera le Christ lors d’une fête somptueuse et éternelle que l’Apocalypse appelle « le festin de noces de l’Agneau » (Apocalypse 19.7-9). Je résume un passage :

Le Christ a aimé l’Église et a donné sa vie pour elle afin de la rendre digne de Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole. Il a ainsi voulu présenter cette Église à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de Dieu et irréprochable (Éphésiens 5.25-27 ; auteur).

En attendant ce jour glorieux, le Saint-Esprit opère une transformation intérieure chez tous les croyants que le Nouveau Testament appelle « la sanctification ». C’est comme si Jésus emmène ceux qui lui ont fait confiance dans le divin salon de beauté afin qu’ils y subissent une métamorphose de manière à ce qu’ils deviennent ensemble sa mariée rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut.

La Sulamite travaillait le vignoble familial quand quelqu’un ayant la mise d’un berger est arrivé et a commencé à lui conter fleurette. Ils se sont revus et avec le temps, l’amour est né entre eux. C’est comme simple berger que Salomon a fait la cour à sa belle ; il n’a pas cherché à l’impressionner avec ses richesses ou sa position de roi parce qu’il voulait la séduire par ses propres mérites, avec ses qualités d’homme.

Quand le Seigneur Jésus a gagné l’Église, son épouse, c’était aussi en tant que berger et roi. Comme Salomon a délibérément choisi d’endosser le rôle modeste de pâtre pour séduire sa bien-aimée, pareillement, l’humilité du Christ était sa principale caractéristique avant sa résurrection.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, selon une lecture typologique du texte, Salomon représente Dieu. Cette interprétation est très cohérente avec les Textes Sacrés où l’image du berger apparaît fréquemment pour représenter l’Éternel vis-à-vis d’Israël ou Jésus-Christ vis-à-vis des croyants. Par exemple, dans l’évangile selon Jean, Jésus dit :

Moi, je suis le bon berger ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix, ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger (Jean 10.14-16).

Les brebis qui connaissent Jésus sont les Juifs qui croient en lui, tandis que les brebis qui ne sont pas de cet enclos sont les païens qui plus tard se convertiront à la foi chrétienne. Ce processus a commencé au tout début de l’Église. Dans le livre des Actes, Luc écrit :

Les disciples s’étaient dispersés lors de la persécution survenue après la mort d’Étienne. Ils allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre et à Antioche, mais ils n’annonçaient la Parole qu’aux Juifs. Toutefois, quelques-uns d’entre eux, qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène (en Afrique du Nord), se rendirent à Antioche et s’adressèrent aussi aux non-Juifs en leur annonçant la Bonne Nouvelle qui concerne le Seigneur Jésus (Actes 11.19-20).

Dans les Écritures, les agneaux, les brebis ou comme ici les chevrettes, représentent le plus souvent les animaux en tant que tels, mais ils sont souvent aussi utilisés au sens figuré comme symboles pour les vrais croyants. Par exemple, dans l’évangile selon Matthieu, on lit :

En voyant les foules, Jésus fut pris de pitié pour elles, car ces gens étaient inquiets et abattus, comme des brebis sans berger (Matthieu 9.36 ; comparez Matthieu 25.32 ; Jean 21.15 ; Hébreux 13.20 ; 1Pierre 2.25).

Et l’apôtre Pierre dit de Jésus qu’il est « le souverain pasteur des brebis » (1Pierre 5.4).

Les clichés que le paparazzi a déjà pris, décrivent la situation et le caractère de la Sulamite. Elle est très digne et ne manque pas de solides qualités, mais en même temps, elle est quelque peu complexée de se retrouver à la cour du roi Salomon comme un cheveu sur la soupe. Il faut dire qu’elle passe le plus clair de son temps à travailler dans le vignoble ou bien à garder ses chevrettes. Alors bien sûr, elle n’a ni le loisir de se faire une beauté ni les moyens de s’offrir l’une de ces toilettes somptueuses et l’un de ces bijoux magnifiques que portent les dames de cour. Quand elle se regarde dans un miroir, elle ne remarque que son apparence négligée.

Très consciente d’elle-même, elle se sent intimidée. Il va de soi que la Sulamite ne possède pas non plus les grâces sophistiquées des courtisanes, car elle ne s’est jamais souciée de paraître, de marcher et de se tenir comme il se doit, d’avoir bonne allure, et pourtant elle est probablement une créature de rêve d’une beauté naturelle à vous couper le souffle. C’est en tout cas de cette façon que Salomon la voit et si elle avait pu s’observer au travers de ses yeux, au lieu d’être complexée, il ne fait aucun doute qu’elle aurait été fière de son apparence.

Quand le roi la regarde, c’est avec amour et tendresse ; d’ailleurs, tout au long du Cantique, il l’appelle neuf fois « ma bien-aimée » (Cantique 1.15 ; 2.2, 10, 13 ; 4.1, 7 ; 5.2 ; 6.4), car pour lui, la Sulamite est la plus belle fille du monde, ce qu’il lui a déjà fait savoir quand il a dit :

ô toi, la plus belle des femmes (Cantique 1.8).

On considère généralement que la beauté est une appréciation toute personnelle et seule une mariée fait presque toujours l’unanimité. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un passage, vers la fin du livre de l’Apocalypse, compare la nouvelle Jérusalem céleste à une mariée. Ce sera la cité éternelle et permanente des croyants. Je lis le passage :

Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux (Apocalypse 21.2).

 

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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