Chapitre 12

Introduction

À la fin du premier siècle de notre ère, le cinéma n’existe encore pas puisque ce n’est qu’en 1888 qu’un certain Louis Aimé Augustin réalise le premier film au monde appelé « une scène au jardin de Roundhay ». Pourtant, il n’aurait pas fallu longtemps pour expliquer à l’apôtre Jean ce qu’est le cinéma car les multiples scènes de la vision qu’il reçoit font penser à « la nuit du cinéma fantastique » où l’on passe l’un après l’autre des films bourrés d’effets spéciaux. Alors que Jean est exilé sur l’île de Patmos, il écrit :

Le jour du Seigneur, l’Esprit de Dieu se saisit de moi, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette (Apocalypse 1.10).

C’est ainsi que commence la révélation donnée à l’apôtre, et au fur et à mesure que progresse la vision, les scènes se font de plus en plus fantastiques et dramatiques, et ce n’est pas fini car au chapitre 12, Jean commence par dire :

Alors un signe grandiose apparut dans le ciel : c’était une femme (Apocalypse 12.1).

Bien que la septième et dernière trompette ait déjà sonné (Apocalypse 11.15), ses effets sur terre ne nous sont pas révélés avant le chapitre 16 du livre. En effet, les chapitres 12 et 13 présentent les grands personnages qui jouent un rôle important jusqu’au moment de la sonnerie de la septième trompette, qui a lieu dans la dernière année des sept ans de la Tribulation. Je les ai déjà mentionnés mais je les rappelle.

Il y a tout d’abord une « femme » enveloppée du soleil qui représente Israël (Apocalypse 12.1-2) ; un dragon énorme, couleur de feu qui avait sept têtes et dix cornes » et qui représente Satan (Apocalypse 12.3) ; ensuite, on a « un garçon » qui représente Jésus (Apocalypse 12.5-6) ; l’archange « Michel » qui expulse du ciel Satan et ses démons (Apocalypse 12.7-12) ; puis « la bête qui monte de la mer » qui est l’Antichrist (Apocalypse 13.2-10) ; et enfin « la bête qui monte de la terre » et qui est le faux prophète (Apocalypse 13.11-18).

Quant aux chapitres 14 et 15, ils considèrent les événements de la Tribulation selon la perspective du royaume des cieux. Les chapitres 12 à 15 sont un développement de ce qui se passe sur terre et dans les cieux jusqu’à la sonnerie de la septième trompette, et donc ils ne font pas progresser le récit proprement dit. La suite chronologique des événements ne reprend qu’au chapitre 15 dans le ciel et au chapitre 16 sur terre.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre 12.

Alors un signe grandiose apparut dans le ciel : c’était une femme. Elle avait pour vêtement le soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête (Apocalypse 12.1).

C’est une nouvelle scène de la vision de l’apôtre, mais pour lui c’est comme s’il visionnait un nouveau film. Il voit une femme qui se trouve devant le soleil dans le ciel mais il l’appelle « un signe », parce que ce n’est pas « une femme » au vrai sens du terme mais un symbole. Ce signe est « grandiose », littéralement, « grand » (mega), un mot que Jean utilise plusieurs fois dans ce chapitre (Apocalypse 12.3, 9, 12, 14) parce que tout ce qu’il voit est de l’ordre du fantastique. Qui est cette femme ? L’église catholique romaine dit qu’il s’agit de Marie mais ce n’est évidemment pas d’elle qu’il s’agit.

Le livre de l’Apocalypse mentionne quatre femmes symboliques. La première est réellement une femme et elle apparaît dans le premier livre des Rois de l’Ancien Testament (16.31). Au début du livre de l’Apocalypse, quand elle est présentée (Apocalypse 2.20), c’est une fausse prophétesse qui représente la religion païenne.

La seconde femme de l’Apocalypse est celle que voit Jean ici. La troisième apparaît plus loin et a l’aspect d’une courtisane. Le texte dit :

La femme était vêtue d’habits de pourpre et d’écarlate, et parée de bijoux d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d’or pleine de choses abominables et d’obscénités dues à sa prostitution (Apocalypse 17.4 ; comparez Apocalypse 18.16).

Cette troisième femme représente la fausse religion. La quatrième femme est « la fiancée de l’Agneau » (Apocalypse 19.7-8 ; comparez 2Corinthiens 11.2) et représente l’Église authentique enlevée dans les cieux.

La description étonnante que fait Jean de la seconde femme qu’il voit dans le ciel rappelle l’un des rêves de Joseph, l’un des fils de Jacob, qui un jour dit à ses frères :

J’ai encore fait un rêve. J’ai vu le soleil, la lune et onze étoiles se prosterner devant moi. Il raconta également ce rêve à son Père qui le réprimanda et lui dit : – Qu’as-tu rêvé là ? T’imagines-tu que moi, ta mère et tes frères, nous allons nous prosterner en terre devant toi ? (Genèse 37.9-10).

Dans ce rêve de Joseph comme dans la vision de Jean, le soleil fait clairement référence à Jacob, la lune à Rachel, les onze étoiles aux onze frères de Joseph, et la couronne de douze étoiles sur la tête de la femme représente les douze fils de Jacob qui sont à l’origine des douze tribus d’Israël, bien qu’en réalité et comme je le dis souvent, il y en a treize. Il est donc relativement évident que la femme de la vision de Jean est Israël, ce qui n’est pas surprenant puisque cette nation joue un rôle primordial dans les soixante-dix semaines de la prophétie de Daniel (Daniel 9.24-27), la soixante-dixième semaine étant les sept années de la Tribulation.

« Le soleil pour vêtement » de la femme que voit Jean exprime la dignité des Hébreux parce qu’ils ont été choisis entre tous les autres peuples pour appartenir en propre à l’Éternel (Deutéronome 7.6 ; 14.2 ; 1Rois 3.8 ; Psaumes 33.12). La gloire d’Israël qui éclate à la fin de la Tribulation puis dans le millénium apparaît bien dans une prophétie d’Ésaïe qui écrit :

Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur. Voici que les ténèbres couvrent la terre et une nuée sombre couvre les peuples, mais, sur toi, l’Éternel se lèvera lui-même comme un soleil et l’on verra sa gloire apparaître sur toi. Des peuples marcheront à ta lumière, et des rois à cette clarté qui s’est levée sur toi (Ésaïe 60.1-3). Désormais, ton soleil ne se couchera plus et, jamais plus, ta lune ne se retirera, car l’Éternel sera ta lumière à toujours, et les jours de ton deuil auront pris fin pour toi (Ésaïe 60.20).

« La lune sous les pieds » de la femme est une autre allusion au rang élevé d’Israël et à sa supériorité sur les autres nations. Ce sera toujours vrai pendant le millénium, cependant, le nouvel Israël inclura tous les croyants de tous les peuples quelles que soient leurs origines ethniques. Dans son épître aux Galates et aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit :

Il n’y a plus ni Juif ni Grec, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus (Galates 3.28 ; SER). Il n’y a là […] ni circoncis ni incirconcis, […] mais Christ est tout et en tous Colossiens 3.11 ; SER)

Verset 2

Je continue le texte.

(Un signe grandiose apparut dans le ciel : c’était une femme.) Elle était enceinte, sur le point d’accoucher, et ses douleurs lui arrachaient des cris (Apocalypse 12.2).

Les théologiens réformés qui croient que Dieu a rejeté Israël à tout jamais identifient la femme à l’Église, mais ce n’est guère possible parce que d’une part, l’apôtre Paul considère l’Église comme une vierge pure (2Corinthiens 11.12 ; LSG), et d’autre part, à la fin de l’Apocalypse, l’Église est présentée comme la «fiancée de l’Agneau » (Apocalypse 19.7-9) et non pas sa femme.

Jean décrit Israël en train de souffrir les douleurs de l’enfantement parce que les Juifs sont sévèrement persécutés par l’Antichrist. En fait, dans toute l’histoire de l’humanité, aucune nation n’a souffert aussi longtemps et aussi intensément qu’Israël, tant de la part de Dieu pour la punir, que de Satan pour la détruire.

Depuis toujours, les Juifs pieux attendent le Messie pour régner sur le trône de David car sa venue est prophétisée. Pour Noël nous avons coutume de citer la prophétie d’Ésaïe qui dit :

Pour nous un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale ; il sera appelé Merveilleux Conseiller, Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix. Il étendra sa souveraineté et il instaurera la paix qui durera toujours au trône de David et à tout son royaume. Sa royauté sera solidement fondée sur le droit et sur la justice, dès à présent et pour l’éternité (Ésaïe 9.5-6).

Si on y regarde d’un peu prêt, on se rend compte que la naissance de Jésus est bien mentionnée dans l’expression : « un enfant est né, un fils nous est donné », mais dit Ésaïe, il est venu au monde « pour nous »,  c’est-à-dire « pour Israël ». De plus, dans cette prophétie, l’œuvre de salut de Jésus sur la croix n’est pas mentionnée. Il est né, puis Ésaïe fait un immense saut dans l’avenir et le décrit comme Dieu et le roi qui règne et qui établit la paix, le droit et la justice pour l’éternité. On peut faire les mêmes remarques concernant la prophétie de Michée également citée pour Noël. Il écrit :

Et toi, Bethlehem Ephrata, la plus petite des villes de Juda, de toi il sortira pour moi celui qui régnera sur Israël ! Son origine remonte aux temps passés, aux jours anciens (Michée 5.1).

Là encore, la naissance de Jésus est mentionnée mais il est présenté comme « roi d’Israël », et non pas comme Sauveur. Les deux prophéties d’Ésaïe et de Michée envisagent bien la naissance du Messie en tant qu’homme mais elles le décrivent tout de suite comme roi. Or, quand la sonnerie de la septième trompette retentit, c’est bien ce qui va arriver car les soupirs et les souffrances des Juifs vont donner naissance au Messie qui vient sur terre pour régner.

Verset 3

Je continue le texte.

Là-dessus, un autre signe parut dans le ciel, et voici : c’était un dragon énorme, couleur rouge feu. Il avait sept têtes et dix cornes. Chacune de ses sept têtes portait un diadème (Apocalypse 12.3 ; auteur).

Le deuxième « signe » nous présente un nouveau personnage qui est l’ennemi juré de la femme. Dans le livre de Daniel (7.24), les « sept têtes » sont partagées entre les quatre bêtes de sa vision, mais ici elles sont réunies en une seule et horrible bête satanique.

« Le dragon » est un animal légendaire mais également réel puisque c’est un dinosaure. Il est décrit dans les chapitres 40-41 du livre de Job où il est appelé « Léviathan ». Ce n’est pas un crocodile mais un plésiosaure. Dans le livre de l’Apocalypse il représente le diable car un peu plus loin dans ce chapitre 12, Jean dit :

Il fut précipité, le grand dragon, le Serpent ancien, qu’on appelle le diable et Satan, celui qui égare le monde entier (Apocalypse 12.9 ; comparez Apocalypse 20.2 ; Ésaïe 27.1).

Beaucoup pensent que Satan est un être grotesque et on le représente souvent ainsi avec des cornes, une queue pointue et des sabots, ce qui est en fait une caricature du dieu mythologique « Pan ». En réalité, le prophète Ézéchiel décrit Satan tout autrement. Je lis le passage :

Par ta grande sagesse et ta beauté parfaite, tu étais un modèle de perfection. Tu étais en Éden, dans le jardin de Dieu. Tu étais recouvert de pierres très précieuses de toutes les espèces : rubis, topaze et diamant, chrysolithe et onyx, jaspe, saphir, escarboucle, émeraude. Tes tambourins, tes fifres étaient d’or ouvragé, ils furent préparés le jour même où tu fus créé. Or, je t’avais placé avec un chérubin ayant rôle de protecteur ; c’est pourquoi je t’ai oint sur ma montagne sainte. C’est là que tu étais. Tu allais et venais au milieu de ces pierres aux feux étincelants (Ézéchiel 28.12-14).

Satan est un ange déchu, un être spirituel malfaisant, mais il ne ressemble pas du tout à un dragon pas plus qu’Israël est une femme.

La « couleur rouge feu » du dragon symbolise la destruction qu’il sème. Jésus dit aux Juifs :

Votre Père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c’est un meurtrier (Jean 8.44).

« Le dragon » que voit Jean est un monstre à « sept têtes et dix cornes » qui règne sur le monde. Depuis que nos premiers parents ont tourné le dos au Créateur, Dieu permet effectivement à Satan de régner sur le monde et ce n’est qu’à partir de la sonnerie de la septième trompette qu’il perd ce droit.

Les « sept têtes portant un diadème » symbolisent le pouvoir et représentent sept grands empires successifs ennemis d’Israël. Il s’agit probablement de l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, la Perse, la Grèce, Rome et le futur empire de l’Antichrist (Apocalypse 17.9-10). Le royaume sur lequel il régnera aura « dix cornes » car ce sera une confédération de dix chefs d’État (Apocalypse 17.12 ; 13.1 ; Daniel 7.23-25). Ici, « les cornes » symbolisent à la fois les chefs et les nations qu’ils dirigent ce qui prête à confusion.

Verset 4 a

Je continue le texte.

Sa queue (du dragon) balaya le tiers des étoiles du ciel et les jeta sur la terre (Apocalypse 12.4 a).

Avant de tenter l’homme dans le jardin d’Éden, Satan réussit à convaincre une vaste quantité d’anges de le suivre dans sa tentative de coup d’État contre l’Éternel. Jean les appelle « étoiles », un nom qu’on retrouve ailleurs dans l’Apocalypse (9.1) et dans le livre de Job (38.7). Pour s’être alliés avec Satan, ces anges sont devenus des esprits impurs et mauvais et ont perdu leur statut dans les cieux. Cependant, Satan et ses démons ont toujours accès au ciel (Job 1–2) et n’en seront bannis qu’après être vaincus par l’archange Michel et ses anges, ce qui est décrit un peu plus loin dans ce chapitre (Apocalypse 12.7-9).

Verset 4 b

Je continue.

Le dragon se posta devant la femme qui allait accoucher, pour dévorer son enfant dès qu’elle l’aurait mis au monde (Apocalypse 12.4 b).

Comme je l’ai dit, la femme représente Israël car c’est le peuple dont Jésus est issu. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

C’est d’eux (des Israélites) qu’est issu le Christ dans son humanité (Romains 9.5).

Jésus est aussi un descendant direct de David de la tribu de Juda.

Ce passage de l’Apocalypse nous rappelle la tentative du roi Hérode de mettre à mort l’enfant Jésus. Dans l’évangile selon Matthieu, on lit :

(Après le départ des rois mages,) un ange du Seigneur apparut à Joseph dans un rêve et lui dit : – Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Tu y resteras jusqu’à ce que je te dise de revenir, car Hérode fera rechercher l’enfant pour le tuer. Joseph se leva donc et partit dans la nuit, emmenant l’enfant et sa mère pour se réfugier en Égypte. Quand Hérode s’aperçut que les mages s’étaient moqués de lui, il devint furieux : il donna l’ordre de tuer à Bethlehem et dans les environs tous les garçons en dessous de deux ans, conformément aux précisions que lui avaient données les mages sur l’époque où l’étoile était apparue (Matthieu 2.13-14, 16).

Satan a essayé de tuer Jésus enfant mais également quand il est adulte. Pareillement, le diable fait tout ce qui est en son pouvoir pour s’opposer aux croyants. L’apôtre Pierre écrit :

Ne vous laissez pas distraire, soyez vigilants. Votre adversaire, le diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, qui cherche quelqu’un à dévorer (1Pierre 5.8).

Verset 5 a

Je continue le texte.

Or, elle (la femme) enfanta un fils, un garçon qui est destiné à diriger toutes les nations avec un sceptre de fer (Apocalypse 12.5 a ; comparez Apocalypse 2.27).

« La femme » qui est Israël « enfanta un fils, un garçon qui est Jésus le Messie de la descendance de David et d’Abraham » écrit Matthieu (1.1 ; comparez Galates 3.16). Il est né pour régner avec « une poigne de fer ». C’est le sens du verbe traduit par « diriger » (poimainô). Jésus va gouverner avec une main d’acier et punira sur-le-champ tout écart de conduite ; ce sera une justice expéditive. Cette notion de fermeté est tirée du psaume 2, un psaume messianique où il est écrit :

Je publierai le décret qu’a promulgué l’Éternel. Il m’a dit : “ Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je fais de toi mon enfant. Demande-moi : Que veux-Tu ? je te donne en patrimoine tous les peuples de la terre ; et le monde, jusqu’en ses confins lointains, sera ta propriété. Avec un sceptre de fer, tu les soumettras ; comme des vases d’argile, tu les briseras ” (Psaumes 2.7-9).

Satan ne peut évidemment pas empêcher Jésus le Messie d’établir son royaume de mille ans.

Verset 5 b

Je continue.

Et son enfant (de la femme) fut enlevé auprès de Dieu et de son trône (Apocalypse 12.5 b).

Une fois son ministère accompli, le Seigneur est sorti du tombeau parce que comme le dit l’apôtre Pierre dans le livre des Actes :

Dieu a brisé les liens de la mort : il l’a ressuscité, car il était impossible que la mort le retienne captif (Actes 2.24).

Puis Jésus est monté « dans les cieuxil siège à la droite du Dieu suprême » écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux (1.3).

Verset 6

Je continue.

La femme s’enfuit au désert, où Dieu lui avait préparé un refuge pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours (Apocalypse 12.6).

Pendant la Tribulation, Satan fera tout ce qu’il peut pour détruire Israël, exactement comme Jésus le prédit quand il dit à ses disciples :

Quand donc vous verrez l’abominable profanation annoncée par le prophète Daniel s’établir dans le lieu saint – que celui qui lit comprenne – alors, que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes. Si quelqu’un est sur son toit en terrasse, qu’il ne rentre pas dans sa maison pour emporter les biens qui s’y trouvent ! Que celui qui sera dans les champs ne retourne pas chez lui pour aller chercher son manteau ! Malheur, en ces jours-là, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent. Priez pour que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat. Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance (Matthieu 24.15-21).

La profanation du temple par l’Antichrist sera le signe pour les Juifs de s’enfuir, de quitter Jérusalem et même Israël le plus vite possible. Le lieu où Dieu cachera son peuple n’est pas révélé mais une prophétie de Daniel semble indiquer ce lieu. Je lis ce passage :

Le roi du Midi se heurtera contre lui (l’Antichrist). Comme un ouragan, le roi du Nord (l’Antichrist) fondra sur celui du Midi avec ses chars, sa cavalerie et une flotte considérable ; il pénétrera à l’intérieur des terres et, comme une inondation, il les submergera sur son passage. Il envahira aussi le Pays magnifique et de nombreux peuples succomberont. Quelques-uns échapperont à ses coups : les Édomites, les Moabites et l’élite des Ammonites (Daniel 11.40-41).

Or, l’ancien pays des trois peuples mentionnés se situe au sud de la mer Morte et à l’est du Jourdain. C’est donc quelque part en Jordanie, peut-être dans la ville antique de Petra ancienne capitale des Édomites, que Dieu protégera son peuple et pourvoira à ses besoins comme il l’a fait pour ses ancêtres pendant les quarante années de leur pérégrination dans le désert. Les trois ans et demi pendant lesquels Israël restera caché correspondent à la seconde moitié de la Tribulation.

Depuis les temps immémoriaux que Satan s’est rebellé contre son Créateur, il est engagé dans une lutte âpre et permanente contre Dieu. Dans le livre de l’Apocalypse, Jean nous donne certaines informations sur cette guerre cosmique et nous présente ses principaux acteurs. Ce conflit atteindra son paroxysme à la fin de la Tribulation au moment de la grande campagne d’Armageddon.