Chapitre 1

Introduction

Il existe des personnes qui aiment bien les chiffres mais ce ne sont pas tous des mathématiciens ou des comptables. Il y a aussi ceux qui sont accrochés aux jeux de hasard, à certaines pratiques occultes, ou qui étant superstitieux ont des manies particulières et redoutent le chiffre 13. Cependant, il existe aussi des nombres qui, dans les Textes sacrés, ont une forte connotation religieuse comme trois, dix, douze, quarante ou encore sept qui indique la plénitude, l’achèvement, le comble de quelque chose.

Je donne quelques exemples : Dieu s’est reposé le septième jour ; les armées d’Israël ont fait le tour de Jéricho sept fois, l’officier syrien Naaman a dû se plonger sept fois dans le Jourdain avant d’être guéri de sa lèpre ; quand Joseph dirige l’Égypte, le pays connaît sept années d’abondance suivies de sept années de famine ; Nabuchodonosor perdit la raison pendant sept ans.

Dans le Nouveau Testament, la prière du Notre Père compte sept requêtes ; Jésus a multiplié sept pains pour nourrir une foule, et quand il est sur la croix, il a parlé sept fois.

Dans l’Apocalypse, le nombre sept, que ce soit en chiffre ou en événements consécutifs, revient aussi très souvent. D’ailleurs dès les premiers versets, il est question de sept églises et de sept esprits.

Je continue maintenant de lire dans le premier chapitre du livre de l’Apocalypse.

Jean salue les sept églises qui sont dans la province d’Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui se tiennent devant son trône et de la part de Jésus-Christ, le témoin digne de foi, le premier-né d’entre les morts et le souverain des rois de la terre (Apocalypse 1.4-5 a).

« La grâce et la paix » proviennent à la fois des trois personnes de la Trinité. « Celui qui est, qui était et qui vient » est Dieu le Père. Un écrit juif : « le Targum de Jérusalem », utilise l’expression « celui qui est, qui était et qui sera pour définir Dieu ».

« Les sept esprits qui se tiennent devant le trône » font référence au Saint-Esprit, même s’il s’agit là d’une façon inhabituelle de parler de la troisième personne de la Trinité. Ces « esprits » se rapportent aux « sept chandeliers d’or » dont il est question plus loin (Apocalypse 1.12).

« La grâce et la paix » sont dispensées par le Père, par l’Esprit et par Jésus-Christ qui est appelé « le témoin fidèle. » Dans le livre d’Ésaïe, l’Éternel mentionne l’une des qualifications du Messie. Il dit :

Voici, j’ai fait de lui un témoin pour les peuples, un chef pour commander aux peuples (Ésaïe 55.4).

Jésus a été fidèle à sa vocation en étant persévérant jusqu’à la mort ignominieuse de la croix. Il est également « le témoin digne de foi » et fidèle en tant que source de la révélation qu’il va confier à l’apôtre Jean. Jésus est toujours « digne de foi » et digne d’être cru ; il a dit au gouverneur Ponce Pilate :

Si je suis né et si je suis venu dans ce monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Celui qui appartient à la vérité écoute ce que je dis (Jean 18.37).

Non seulement Jésus est « le témoin digne de foi », mais il est également « le premier-né d’entre les morts », ce qui signifie qu’il est ressuscité des morts. Le mot traduit par « premier » (prôtotokos) ne veut pas dire « premier d’une séquence de plusieurs », car d’autres gens sont revenus du royaume des morts avant lui. Ce mot indique « sa prééminence, sa supériorité » ; il est avant les autres. Par contre, Jésus est le premier et le seul à être ressuscité avec un corps éternel glorifié, ce qui est le gage de la résurrection corporelle de tous les croyants à commencer par ceux qui meurent martyrs pour Jésus-Christ pendant le temps de l’Église. Quand le Seigneur viendra chercher les siens, tous les croyants, qu’ils soient déjà morts ou encore vivants, seront transformés, transfigurés, métamorphosés, et ils recevront un corps glorifié semblable à celui de Jésus.

Troisièmement, Jésus est appelé « le souverain des rois de la terre ». Cet honneur, cette distinction est enseignée maintes fois dans toutes les Écritures. Il est « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ». Comme je l’ai déjà dit, dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit :

Dieu l’a élevé à la plus haute place et il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au nom de Jésus tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre, et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2.9-11).

La suprématie de Jésus sera amplement manifestée quand il viendra pour instaurer son royaume de mille ans.

Dès le début du livre de l’Apocalypse, Jean met en avant et en évidence la fidélité du témoignage de Jésus, sa résurrection et son règne, trois caractéristiques qui sont développées tout au long de la vision de Jean.

Versets 5 b-6

Je continue le texte.

À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles ! Amen ! (Apocalypse 1.5 b-6 ; SER).

Après avoir considéré l’œuvre de Jésus-Christ en faveur des croyants, Jean entonne une prière d’adoration à la gloire du Seigneur. Jésus aime les siens d’un amour dont nous ne pouvons comprendre ni l’étendue ni la profondeur. L’apôtre Paul écrit :

Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, […], rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 8.35, 37-39).

Cet amour s’est pleinement exprimé quand Jésus « nous a délivrés de nos péchés par son sang », en s’offrant en sacrifice sur la croix pour expier mes péchés et les vôtres. Le sang que le Christ a versé n’est pas un symbole mais une réalité qui l’a grandement fait souffrir. Dans le livre du Lévitique, on lit que l’Éternel dit au peuple d’Israël :

Le sang, c’est la vie de toute créature. Et moi, je vous l’ai donné afin qu’il serve à accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour votre vie. En effet c’est parce qu’il représente la vie que le sang sert d’expiation (Lévitique 17.11).

L’apôtre Pierre a bien mis en avant la valeur du sang du Christ quand dans sa première épître, il écrit :

Vous avez été libérés de cette manière futile de vivre que vous ont transmise vos ancêtres et vous savez à quel prix. Ce n’est pas par des biens qui se dévaluent comme l’argent et l’or. Non, il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous (1Pierre 1.18-19).

La doxologie de l’apôtre Jean est aussi la substantifique moelle de la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ. À tous ceux qui croient en l’amour de Jésus pour eux et qui lui font confiance, Dieu leur pardonne et les libère de leurs péchés, de la mort et du châtiment. C’est parce que la justice de Dieu a été pleinement satisfaite sur la croix que le Père nous fait grâce.

Par son sacrifice, Jésus a également fait des croyants un peuple qui lui appartient et sur lequel il règne. Aujourd’hui, le royaume du Seigneur est l’ensemble des fidèles qui constitue l’Église universelle.

Les croyants sont appelés « sacrificateurs », c’est-à-dire « prêtres », parce qu’ils ont un accès direct à Dieu. Jean décrit les membres de l’Église à peu près comme l’Éternel envisageait son peuple. Dans le livre de l’Exode Dieu lui dit : « vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte » (Exode 19.6), une terminologie que l’apôtre Pierre reprend quand dans sa première épître, il écrit : « vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte » (1Pierre 2.9).

Il est aussi intéressant de remarquer que Jésus fait des croyants des « sacrificateurs pour Dieu son Père » et non pas « pour Dieu notre Père ». Cette distinction n’est pas une simple nuance mais correspond à une doctrine. En effet, Jésus est le Fils éternel et unique du Père au sein de la Trinité, une place qui n’a aucune commune mesure avec la place des croyants qui deviennent enfants de Dieu par régénération et par adoption.

Finalement, Jean conclut sa doxologie par une louange au Seigneur en disant : « à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » Ce dernier mot veut littéralement dire : « Qu’il en soit ainsi ! » Jésus est celui qui décide ce qui se passe sur terre, et tous les événements qui s’y déroulent concourent à sa prochaine venue. Il faut en effet garder à l’esprit que non seulement « tout a été créé par Lui », mais également « tout a été créé pour Lui ».

Le livre de l’Apocalypse se présente à la fois comme un roman d’aventures à rebondissements multiples et comme un film d’épouvante. Tout au long de ses pages, il renferme un suspense palpable, des drames, du mystère et des passions déchaînées. Jean décrit des catastrophes naturelles sans précédent ainsi que les intrigues politiques qui conduisent à la montée en puissance du dictateur le plus teigneux et le plus puissant que le monde ait jamais connu. Jean nous introduit aussi dans la salle d’audience où a lieu le jugement dernier de tous les impies, anges et hommes, et il nous fait assister à l’exécution de leur sentence. Il nous fait également découvrir un nouveau monde où le péché, les larmes et la mort sont bannis à tout jamais, et il raconte la félicité éternelle des rachetés dans la Nouvelle Jérusalem céleste. Mais tous ces événements concourent à mettre en valeur la primauté et la majesté du Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Verset 7

Je continue le texte.

Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra et même ceux qui l’ont percé et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, amen ! (Apocalypse 1.7).

Cette déclaration de Jean réunit deux passages, l’un tiré du livre de Daniel (7.13) et l’autre de Zacharie (12.10). Son accomplissement se trouve dans le chapitre 19 (11-21).

Après l’introduction, les salutations d’usage et un hymne d’adoration qui résonne encore, nous abordons le vrai sujet du livre, la venue du Roi des rois. Il est introduit par l’exclamation « Voici ! » (idou), qui est le premier appel au lecteur à redoubler d’attention, mais il y aura encore 24 « Voici ! »

« Voici ! Il vient » (erchomai) est le thème du livre de l’Apocalypse, mot qui je le rappelle, signifie justement : « révélation ». Le temps présent du verbe « il vient » signifie que le roi est déjà en route, que sa venue est certaine et imminente ce que Jean a déjà dit deux fois (Apocalypse 1.1, 3).

Honnis soient les moqueurs dont parle l’apôtre Pierre dans sa seconde épître et qui disent :

Eh bien, il a promis de venir, mais c’est pour quand ? Nos ancêtres sont morts et depuis que le monde est monde, rien n’a changé (2Pierre 3.4).

Ces moqueurs sont les athées de tous gabarits, les matérialistes, les évolutionnistes, tous ceux qui insistent et clament que tout peut s’expliquer par des processus naturels comme le transformisme. Bien entendu ils rejettent la présence pourtant évidente de la main du Dieu tout-puissant. Cette venue de l’Éternel ou de Jésus est mentionnée plus de cinq cents fois dans les Écritures.

Il est vrai que Jean annonce ici le grand retour de Jésus en tant que Messie qui vient pour établir son royaume. Cependant, tout croyant doit personnellement attendre le retour du Seigneur parce qu’il a promis de revenir pour chercher les siens et pour enlever son Église au ciel. De plus, il est probable qu’en disant : « Voici il vient », Jean a également à l’esprit la manifestation de Jésus qui vient pour évaluer sept églises d’Asie et rendre compte à chacune d’elle de ses observations (Apocalypse 2–3).

Quand le Seigneur retournera sur terre pour instaurer son royaume, il ne passera pas inaperçu mais viendra « au milieu des nuées ». Cette mention rappelle une vision du prophète Daniel qui dit :

Sur les nuées du ciel, je vis venir quelqu’un semblable à un fils d’homme (Daniel 7.13).

Dans les Écritures, des « nuées » accompagnent généralement les manifestations de la gloire de Dieu. Par exemple, quand l’Éternel donne à Moïse les tables de la loi, dans le livre de l’Exode, on lit :

Il y eut des coups de tonnerre et des éclairs, une épaisse nuée couvrit la montagne et l’on entendit un son de corne très puissant. Dans le camp, tout le peuple se mit à trembler de peur (Exode 19.16 ; comparez Exode 24.15-18).

Et sur la montagne, quand Jésus est transfiguré, le texte de l’évangile selon Luc dit :

Une nuée se forma et les enveloppa, et les disciples furent saisis de crainte lorsqu’ils entrèrent dans la nuée. Une voix sortit de la nuée, qui disait : – Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi. Écoutez-le ! (Luc 9.34-35).

Jésus ne reviendra pas incognito car « tout le monde le verra, même ceux qui l’ont percé ». Ce sont les chefs religieux juifs (Actes 3.15) qui d’un commun accord rejettent Jésus et le font exécuter par les Romains. Ces chefs sont morts depuis longtemps et ils ressusciteront à la fin du millénium pour être jugés. Jean cite ici une prophétie de Zacharie qui dit :

Ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils auront transpercé. Ils porteront le deuil pour lui comme on porte le deuil pour un enfant unique ; ils pleureront sur lui tout comme on pleure amèrement pour son fils premier-né. Le pays tout entier célébrera ce deuil, chaque famille à part (Zacharie 12.10, 12 ; comparez Jean 19.37).

Au moment de la naissance de Jésus à Bethlehem, seuls quelques bergers, qui forment alors le dernier échelon de l’échelle sociale, viennent voir l’enfant Jésus. Et quand il viendra dans les airs pour chercher son Église composée de tous ceux qui lui appartiennent, cette rencontre se fera en catimini. Par contre, quand il reviendra sur terre pour régner, ce sera entièrement différent. D’une part, le petit reste fidèle d’Israël tournera les regards vers celui que leurs ancêtres ont percé, et ce sera un mouvement national de repentance, et d’autre part, le monde entier, même les incroyants le verront. Les Juifs seront repentants tandis que « les familles de la terre se lamenteront à cause de lui ».

Le mot traduit par « lamenteront » (koptô) signifie « couper » parce qu’il décrit l’attitude des païens qui se tailladent les chairs quand ils sont en proie à une grande détresse. Bien que terrifiés, les hommes ne se repentiront pas mais gémiront sur leur propre sort. Plus loin, Jean écrit :

Ils ne renoncèrent pas à leurs meurtres, à leurs pratiques magiques, à leur immoralité et à leur malhonnêteté (Apocalypse 9.21).

Après avoir peint la fresque grandiose de la majesté du retour de Jésus-Christ, pour la deuxième fois l’apôtre Jean lance un « Oui Amen » retentissant, déclarant par là : « Qu’il en soit ainsi ! »

Verset 8

Je continue le texte.

“ Moi je suis l’Alpha et l’Oméga ” dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-puissant (Apocalypse 1.8).

« L’alpha et l’oméga » sont respectivement la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Jean les mentionne encore deux fois (Apocalypse 21.6 ; 22.13). Les Hébreux utilisent la première et la dernière lettre de leur alphabet pour exprimer une totalité. Jésus est la somme de tous les alphabets et de tous les signes qui expriment une pensée parce qu’il est « La Parole » (Jean 1.1, 10), c’est à dire l’expression et la révélation complète de Dieu ainsi que sa communication aux hommes. « L’Alpha et l’Oméga » expriment l’idée que Dieu est le commencement et la fin de tout ce qui existe, qu’il est éternel, omniscient, omnipotent, et même qu’il ordonne le déroulement de l’histoire humaine dans ses moindres détails.

C’est la deuxième fois que Jean utilise l’expression inhabituelle « celui qui est, qui était et qui vient » pour désigner la première personne de la Trinité. Plus loin, Jean l’emploie une troisième fois (Apocalypse 4.8).

À la fin de l’épître aux Hébreux, l’auteur utilise une expression équivalente quand il dit de Jésus qu’il « est le même hier, aujourd’hui, et pour toujours » (Hébreux 13.8).

Jean appelle également Dieu : « le Tout-Puissant, ou le Seigneur des armées célestes » selon l’ancienne version grecque (la Septante). Le mot pour « Tout-puissant » (pantokrator) est utilisé dix fois dans le Nouveau Testament dont neuf fois dans l’Apocalypse.

Jésus est venu une première fois pour s’humilier ; il reviendra dans la gloire. Il est venu pour être mis à mort ; il reviendra pour détruire ses ennemis. Il est venu comme serviteur ; il reviendra en tant que Maître absolu. Il est venu comme homme de douleur ; il reviendra comme Roi conquérant. Seuls ceux qui anticipent et attendent sa venue (2Timothée 4.8) et qui le reconnaissent comme le Roi légitime, jouiront des bénédictions de son royaume.

Verset 9

Je continue le texte.

Moi, Jean, votre frère, qui partage avec vous la détresse, le royaume et la persévérance dans l’union avec Jésus, j’étais dans l’île de Patmos parce que j’avais proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus (Apocalypse 1.9).

C’est la troisième fois que Jean décline son identité (Apocalypse 1.1, 4). Il s’identifie humblement à ses lecteurs dans leur expérience chrétienne. Il partage leur salut dans la communauté des rachetés ; il partage leur foi en la venue du royaume ainsi que l’endurance nécessaire pour continuer à servir le Seigneur dans le creuset de la persécution. Le croyant connaît l’épreuve mais il puise dans sa confiance en Jésus-Christ la force de persévérer, et c’est avec Jésus qu’il régnera en vainqueur.

La révélation spectaculaire de Jésus-Christ rapportée dans l’Apocalypse a lieu à « Patmos », une petite île volcanique de 150 km carré située dans la mer Égée entre l’Asie Mineure et la Grèce, et à une centaine de kilomètres au sud-ouest du port d’Éphèse. Selon plusieurs Pères de l’église comme Irénée, Clément d’Alexandrie et Eusèbe, c’est après avoir été pasteur de l’église d’Éphèse que Jean est exilé sur cette île ; en fait c’est un forçat puisque même âgé de 90 ans, il doit travailler dans les mines. Son crime est d’avoir « proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus ». En l’an 96, après la mort du tyran Domitien, Nerva son successeur permet à Jean de retourner à Éphèse. Apparemment, les empereurs romains ne sont pas tous des sans-cœur.