Chapitre 5

Verset 10

Dans les systèmes totalitaires, ce qui est juste et droit correspond à la ligne du parti, quelle que soit sa couleur. Ce sont les membres du bureau politique qui décident ce qui est bien et mal, vrai ou faux. Il s’ensuit que ceux qui choisissent d’obéir aux lois morales universelles établies par Dieu sont haïs par le système et souvent pourchassés comme de vulgaires criminels.

Je continue de lire dans le chapitre cinq du livre d’Amos.

Vous haïssez celui qui défend le droit à la porte, vous détestez celui qui parle avec sincérité (Amos 5.10).

La porte de la ville est le lieu où le peuple vient faire toutes ses transactions civiles, et où la justice est rendue ce qui apparaît très clairement dans le livre de Ruth (chap. 4) qui raconte l’histoire de cette charmante jeune femme d’origine moabite.

Apparemment, celui qui prend son courage à deux mains et qui se rend à la porte de la ville pour défendre le droit des innocents reçoit le même accueil qu’un chien dans un jeu de quilles.

Versets 11-12

Je continue.

Par conséquent, puisque vous exploitez le pauvre, et que vous lui prenez du blé de sa récolte, à cause de cela, les maisons en pierres de taille que vous avez bâties, vous ne les habiterez pas. Ces vignes excellentes que vous avez plantées, vous ne boirez pas de leur vin. Car je connais vos nombreux crimes et vos énormes fautes : vous opprimez le juste, vous acceptez des pots-de-vin et vous lésez le droit des pauvres en justice (Amos 5.11-12).

Les péchés spécifiques des Israélites du nord sont l’emploi de la richesse pour violer la justice, et l’administration d’un droit qui n’est pas le même pour le riche et pour le pauvre.

Le riche qui réussit à extorquer le domaine agricole d’un pauvre propriétaire fait ensuite de lui son métayer, ce qui oblige ce dernier à donner une partie de la récolte à ce nouveau nabab qui finalement se comporte exactement comme un maffioso moderne. De plus, les juges n’acceptent de statuer en faveur d’un innocent qu’après avoir reçu un pot-de-vin, sinon ils favorisent les riches qui leur glissent des dessous de table. Ce racket va bien sûr à l’encontre de l’enseignement de la loi de Moïse. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

Vous ne fausserez pas le cours de la justice, vous ne ferez pas preuve de partialité envers les personnes, et vous ne vous laisserez pas corrompre par des cadeaux, car ceux-ci aveuglent même les sages et compromettent la cause des innocents (Deutéronome 16.19).

Puisque les grands du royaume des X tribus écrasent les pauvres et les innocents, Dieu leur fera justice et les malfrats seront punis et privés des fruits de leurs exactions.

Verset 13

Je continue.

Aussi, l’homme avisé se tait en ce temps-ci, car ce temps est mauvais (Amos 5.13).

Le règne de la terreur supprime toute liberté d’expression. Il est des situations où la corruption est telle que les justes ne peuvent rien faire pour s’y opposer. Devant le droit bafoué, il ne reste alors plus à l’homme sage que le silence comme signe de désapprobation. Bien sûr, le prophète Amos qui a reçu de la part de l’Éternel la charge de parler, d’avertir et de menacer, est dans une situation différente du commun des mortels, aussi continue-t-il sa mission avec fidélité malgré les risques qu’il court.

Verset 14

Je continue.

Efforcez-vous de faire ce qui est bien et non ce qui est mal, afin que vous viviez et qu’ainsi l’Éternel, Dieu des armées célestes, soit vraiment avec vous, ainsi que vous le prétendez (Amos 5.14).

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, les Israélites baignent dans une fausse confiance ; ils croient vraiment que Dieu les protégera de toute attaque ennemie. Il est vrai que la présence de l’Éternel au milieu des tribus d’Israël avait été la grande assurance du peuple hébreu depuis sa sortie d’Égypte. Ils savaient que leur Dieu tout-puissant combattrait pour eux. Mais depuis que la nation d’Israël Nord existe, l’intervention de l’Éternel en sa faveur se fait de plus en plus rare parce que le peuple dans son ensemble se conduit aussi mal que les nations païennes.

Pourtant, les Israélites pensent que leur prospérité matérielle est la preuve qu’ils sont sous la bénédiction de Dieu. Ils ne se doutent pas que d’ici quelques années, ils disparaîtront en tant que nation. Juda, le royaume du sud, ne vaut guère mieux et ses habitants aussi se font de douces et fausses illusions. Le prophète Michée leur fait les mêmes reproches que Amos. Je lis un passage :

Les chefs rendent leurs jugements contre des pots-de-vin, et les prêtres se font payer pour dispenser l’enseignement, et ses prophètes prédisent l’avenir pour de l’argent. Et ils s’appuient sur l’Éternel en disant : L’Éternel, n’est-il pas au milieu de nous ? Par conséquent, aucun malheur ne pourra nous atteindre. Aussi, par votre faute, Sion sera labourée comme un champ, et Jérusalem deviendra un tas de ruines ; la montagne du Temple sera une colline couverte de broussailles (Michée 3.11-12).

On retrouve cette fausse sécurité parmi les Juifs du premier siècle à qui Jésus dit :

Ne vous imaginez pas qu’il vous suffit de répéter en vous-mêmes : Nous sommes les descendants d’Abraham. Car, regardez ces pierres : je vous déclare que Dieu peut en faire des enfants d’Abraham (Matthieu 3.9).

Verset 15

Je continue le texte du chapitre 5 d’Amos.

Haïssez donc le mal, aimez ce qui est bien, et rétablissez le droit en justice. Alors, peut-être l’Éternel, Dieu des armées célestes, aura-t-il compassion d’un reste des descendants de Joseph (Amos 5.15 ; Autre).

C’est le dernier appel adressé au peuple avant que l’irréparable ne se produise car quand l’heure du jugement aura sonné, il sera trop tard.

De toute façon, pour Israël Nord les dés sont déjà jetés et le châtiment est inévitable. Cependant, il peut encore être différé et un petit reste du peuple sauvé s’il se repent et revient à Dieu. Mais cette démarche doit être sérieuse ce qui est bien mis en évidence par la phrase contrastée : « Haïssez donc le mal, aimez ce qui est bien ». Chercher l’Éternel ne suffit plus, il faut vraiment un revirement complet : « haïr le mal et aimer faire ce qui est bien » selon la Loi.

Dans l’expression : « Alors, peut-être l’Éternel […] aura-t-il compassion », on devrait graver ce « peut-être » en lettres de feu car il montre bien que la grâce du coupable qui se repent n’est pas un dû, parce que Dieu ne doit rien à personne. Même si certains membres du peuple changent radicalement de comportement, ils méritent quand même le châtiment divin pour leurs fautes passées. Le prophète Joël fait la même remarque quand il dit :

Déchirez votre cœur, et non vos vêtements, et revenez à l’Éternel, lui qui est votre Dieu. Car il est plein de grâce, il est compatissant et lent à la colère, il est riche en amour et il renonce volontiers au malheur dont il avait menacé. Qui sait ? Peut-être l’Éternel se ravisera-t-il et changera-t-il lui aussi de ligne de conduite. Qui sait s’il ne laissera pas derrière lui une bénédiction ? (Joël 2.13-14).

Verset 16

Je continue le texte.

Voici donc ce qu’annonce le Seigneur, l’Éternel, Dieu des armées célestes : Sur toute place, on se lamentera et, dans toutes les rues, on s’écriera : “ Hélas ! Hélas ! ” On conviera les paysans à prendre part au deuil, et ceux qui savent des complaintes à se joindre aux lamentations (Amos 5.16).

Après une exhortation de la dernière heure, le prophète continue ses menaces de jugement. « Hélas ! Hélas ! » est une lamentation pour un mort. Et le prophète Jérémie écrit que pour un roi, on disait :

Hélas ! mon seigneur ! Hélas sa majesté ! (Jérémie 22.18).

Depuis toujours, en Palestine et dans tout le Moyen-Orient, les chants funèbres tiennent une grande place dans les obsèques. Ces lamentations sont généralement composées et chantées par des pleureurs et pleureuses professionnels. Jérémie écrit :

Convoquez les pleureuses et faites-les venir, envoyez appeler celles qui sont habiles à la lamentation et qu’elles viennent ! Oui, qu’elles se dépêchent pour prononcer sur nous leurs cris plaintifs et que nos yeux fondent en larmes et que les pleurs ruissellent de nos paupières (Jérémie 9.16-17 ; comparez 2Chroniques 35.25 ; Ézéchiel 32.16 ; Matthieu 9.23).

Après l’invasion d’Israël Nord par les Assyriens, il ne reste plus grand monde debout car le peuple est décimé et l’on célèbre des funérailles dans tout le pays. Il y en a tellement que les pleureurs professionnels ne suffisent pas à satisfaire la demande et qu’il faut donc faire appel à toutes les personnes valides, même aux hommes qui travaillent dans les champs pour venir pleurer les victimes de leur village.

Verset 17

Je continue.

Et dans tous les vignobles, on mènera le deuil car je passerai au milieu de toi, l’Éternel le déclare (Amos 5.17).

A cette époque, quand on cueille le raisin, les vignes sont un lieu de réjouissances, tout comme aujourd’hui d’ailleurs. Mais au moment du jugement, elles sont le théâtre de massacres et sont jonchées des cadavres des soldats morts au combat.

L’expression, « je passerai au milieu de toi », est un écho terrible de la dixième plaie d’Égypte, car le verbe « passerai » est le même que celui qui décrit l’action de l’ange exterminateur qui frappe les premiers-nés égyptiens mais qui avait alors épargné les Israélites. Dans le livre de l’Exode, on lit :

Voici ce que l’Éternel déclare : Au milieu de la nuit, j’irai et je parcourrai l’Égypte et tout fils aîné dans ce pays mourra, depuis le fils aîné du pharaon qui est sur le trône jusqu’à celui de la servante qui fait tourner la meule, ainsi que tout premier-né du bétail. De grands cris s’élèveront dans tout le pays comme il n’y en a jamais eu et comme il n’y en aura plus de semblable. Mais chez les Israélites, on n’entendra pas même un chien aboyer contre un homme ou une bête. Vous saurez ainsi que l’Éternel fait une distinction entre l’Égypte et Israël (Exode 11.4-7 ; comparez Exode 12.12, 23).

Par sa conduite, Israël Nord est maintenant confondu aux ennemis de Dieu, ce qui fait que l’Éternel se retourne contre son peuple pour le traiter de la même manière que les Égyptiens d’antan.

Verset 18

Je continue le texte du chapitre 5.

Malheur à vous qui désirez que le jour de l’Éternel vienne ! Mais savez-vous ce qu’il sera pour vous, le jour de l’Éternel ? Ce sera un jour de ténèbres et non pas de lumière (Amos 5.18).

A cette époque, le mot pour « Malheur » est généralement utilisé pour exprimer sa douleur devant la perte d’un être cher ou lors du décès d’un personnage important du royaume. Prononcé sur les vivants, « Malheur » annonce la mort et la destruction. Plus loin, Amos dirige ses menaces une fois encore, à la fois contre les chefs d’Israël Nord et de Juda quand il dit :

Malheur à vous qui vivez bien tranquilles dans Sion, et vous qui vous croyez bien en sécurité sur les montagnes de Samarie ! Oui, vous les grands de la première des nations, vous tous vers qui accourt la communauté d’Israël ! (Amos 6.1).

Environ une vingtaine d’années plus tard, Ésaïe et Michée, qui prophétisent en même temps mais contre le royaume de Juda, prononcent des menaces semblables à celles d’Amos. Je lis un extrait de leurs écrits :

Malheur à vous qui joignez maison à maison et ajoutez un champ à l’autre au point d’occuper tout l’espace et d’être seuls dans le pays… Malheur à vous qui courez de bonne heure après les boissons enivrantes et qui vous attardez, le soir, excités par le vin ! …Voilà pourquoi mon peuple s’en ira en exil, car il n’a rien voulu savoir. Ses notables mourront de faim et la population de soif. C’est pourquoi le séjour des morts fera gonfler sa gorge et, démesurément, élargira sa bouche. Les dignitaires de la ville et sa foule bruyante y descendront ensemble et leur joyeux tumulte s’en ira avec eux… Malheur à vous qui traînez le péché derrière vous avec les cordes du mensonge, et qui tirez la faute comme les traits d’un attelage ! … Malheur à vous qui nommez le mal bien et le bien mal, vous qui changez la lumière en ténèbres, les ténèbres en lumière […]. Malheur à vous qui vous prenez pour sages et vous croyez intelligents ! Malheur à vous qui êtes des héros quand il s’agit de boire, et des champions pour vous gorger d’alcool ; qui, pour un pot-de-vin, acquittez le coupable et qui privez le juste du droit qui lui est dû. Voilà pourquoi vous serez consumés comme un fétu de paille dévoré par la flamme et comme une herbe sèche engloutie par le feu (Ésaïe 5.8, 11, 13-14, 18, 20-24). Malheur à ceux qui méditent le mal et trament des méfaits tout au long de la nuit. Au point du jour, ils vont les accomplir en profitant de leur pouvoir. Ils convoitent des champs : ils s’en emparent, des maisons : ils les prennent. Ils oppriment les gens, les dépouillant de leurs habitations et de leurs terres. C’est pourquoi l’Éternel déclare : Contre cette nation je projette un malheur : il sera comme un joug dont vous ne pourrez plus vous dégager le cou. Vous ne marcherez plus la tête haute, car ce temps qui arrive est un temps de malheur (Michée 2.1-3).

Même si le royaume de Juda a duré presque un siècle et demi de plus que celui du nord, finalement, tous les Israélites ont été jugés de la même façon et pour les mêmes fautes dans les domaines moral, social et religieux.

La notion de « jour de l’Éternel » ne provient pas d’Amos car elle fait alors déjà partie de l’attente populaire  et c’est un aspect de l’optimisme religieux qui est très répandu, et donc le peuple désire la venue de ce jour. Le thème apocalyptique du « jour de l’Éternel » est apparu pour la première fois au 9e siècle avant Jésus-Christ avec Abdias, l’un des premiers prophètes à mettre leurs prédictions par écrit. Abdias n’a exercé son ministère que pendant quelques mois sous les règnes de Yoram (852-841), roi d’Israël Nord, et de Yoram, roi de Juda (854-841), après le sac de Jérusalem (après 845 av. J-C) par les Philistins, les Arabes et les Édomites.

« Le jour de l’Éternel » est un terme théologique technique ; comme je l’ai déjà dit, ce jour couvre une période de temps relativement longue qui commence au moment de l’enlèvement de l’Église de Jésus-Christ (1Thessaloniciens 4.15-18 ; 1Corinthiens 15.51-52). Cet événement sans précédent déclenche un jugement particulièrement sévère de l’humanité qui dure sept ans et qui a pour nom la tribulation ; la seconde partie s’appelle la Grande tribulation parce que les châtiments divins qui frapperont alors le monde seront terribles. Ces sept années de détresse culmineront avec le retour en gloire de Jésus-Christ qui établira par la force son royaume de mille ans sur terre.

En général, quand les Écritures mentionnent le jour de l’Éternel, c’est la première phase qui est évoquée, celle où Dieu règle ses comptes en rétribuant tous les incroyants pour leurs actes mauvais.

Les Israélites à qui Amos est envoyé pensent que le jour de l’Éternel leur sera entièrement favorable et qu’il entraînera le jugement de leurs ennemis héréditaires à tout jamais ; ils attendent ce jour comme celui de leur triomphe définitif où en tant que peuple de Dieu ils atteindront le summum de la gloire et prendront la tête de toutes les nations. Dans leur vision du monde, les Israélites pensent que l’Éternel instaurera le royaume pour leur bénéfice.

Mais cette espérance n’est que pure illusion, un ballon de baudruche, un nuage de fumée, car le jugement du jour de l’Éternel atteindra les Israélites de plein fouet à cause de leur rébellion contre leur Dieu. Parce qu’ils ont rompu le traité d’alliance qui les lie à l’Éternel, ils sont devenus l’ennemi de Dieu au même titre que n’importe quelle nation païenne. Amos est donc le porteur de très mauvaises nouvelles. Un peu plus loin dans sa prophétie, il enfonce le clou en répétant une fois encore que « le jour de l’Éternel sera jour de ténèbres et non pas de lumière ; oui, ce sera un jour d’obscurité profonde sans aucune clarté » (Amos 5.20).

Cela dit, les Israélites du nord n’ont pas été jugés au jour de l’Éternel proprement dit puisqu’il n’a pas encore eu lieu. Cependant, quand les Assyriens les ont assaillis et qu’ils ont été soit tués soit exilés, ils ont bel et bien subi un châtiment semblable à celui qui sera infligé à ce monde. Ce fut pour eux non pas le jour de l’Éternel proprement dit, mais « un jour de l’Éternel » ; cependant, le résultat final est le même. En ce jour, que ce soit celui à venir, ou un jour de l’Éternel intermédiaire, Dieu se venge de tous ceux qui se révoltent contre lui et le fait d’appartenir au peuple choisi ne change rien, car tous les rebelles, qu’ils soient païens ou Juifs, sont châtiés.

Alors que les Israélites du nord attendent le jour de l’Éternel comme un moment historique où Dieu prendra leur parti et leur donnera une grande victoire militaire contre tous leurs ennemis, ils subissent au contraire une cuisante défaite aux mains des Assyriens et leur nation est rayée de la carte à tout jamais.

On peut se demander comment ils ont pu se tromper à ce point sur leur véritable position vis-à-vis de Dieu. Si on considère qu’il y a entre deux et trois mille systèmes de croyances religieux différents dans le monde, ils ne peuvent évidemment pas tous être dans le vrai et pourtant tous leurs adeptes réunis, qui se comptent par milliards, pensent détenir la vérité. Dans l’Ancien Testament, le livre des Proverbes répète deux fois la maxime :

Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort (Proverbes 14.12 ; 16.25).

Je peux être prêt à mettre ma main au feu que je suis sur le bon chemin qui va au ciel, avoir le sentiment de ne pas me tromper, être tout à fait convaincu d’avoir raison, mais ce ne sont que des pensées et des paroles en l’air. Les passagers du Titanic aussi étaient certains qu’ils arriveraient à bon port. Les fanatiques qui se font sauter en essayant de faire un maximum de victimes croient que leur acte meurtrier leur vaudra le paradis. Les adorateurs d’oignon aussi pensent être dans la vérité.

Ce n’est pas la logique humaine, ni l’intuition, ni l’instruction, ni l’intelligence, ni le savoir, ni je ne sais quoi d’autre encore, qui permet de faire la différence entre la vérité et l’erreur. Les Israélites du nord croient dur comme fer que le jour de l’Éternel leur sera bénéfique et pourtant ce fut pour eux un Waterloo, un désastre total, un temps de jugement, de châtiment, de destruction, de massacres, de déportation et un jour qui marqua la fin de la nation. Tôt ou tard, le jour de l’Éternel atteint tous ceux qui n’ont pas cherché refuge à l’ombre de la croix de Jésus.