Chapitre 13

Introduction

Il n’existe pas mal de récits dignes de foi de prodiges entourant la dépouille mortelle de grands hommes d’Église ou de nones pour la plupart béatifiés. Ainsi, certains cadavres conservent leur chaleur, des cercueils laissent échapper du sang pendant plusieurs mois ou des années, et autres phénomènes étranges et sans la moindre explication rationnelle. Un événement encore plus extraordinaire et lié à la sépulture du prophète Élisée nous est raconté dans le chapitre 13 du second livre des Rois que je continue à lire en compressant tout au long.

Versets 20-21

Élisée mourut et fut enterré. L’année suivante, des bandes de pillards moabites firent une incursion dans le pays. On était en train d’enterrer un mort quand, tout à coup, on vit venir une de ces bandes. Alors on jeta le corps en hâte dans la tombe d’Élisée. Au contact des ossements du prophète, le mort reprit vie et se dressa sur ses pieds (2Rois 13.20-21).

Les restes d’Élisée sont dans une sorte de grotte taillée dans le roc et fermée par une grosse pierre. Une procession funéraire, surprise par l’arrivée des Moabites qui envahissaient régulièrement le pays, a précipitamment jeté le corps dans la grotte sur la dépouille d’Élisée. À son contact, le mort ressuscite. Le défunt, et sa famille qui a vu ce miracle, ont répandu la nouvelle qui est parvenue jusqu’aux oreilles du roi, ce qui l’a fortement encouragé à la veille de livrer un combat contre les Syriens.

Versets 22-25

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 13.

Pendant tout le règne de Yoahaz (le roi d’Israël-Nord), Hazaël, roi de Syrie, avait opprimé les Israélites. Mais l’Éternel leur témoigna sa grâce : il eut de la compassion pour eux et leur vint en aide à cause de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Il ne voulut pas les détruire ni encore les exiler loin de sa présence. Hazaël, roi de Syrie, mourut et son fils Ben-Hadad lui succéda sur le trône. Alors Joas, fils de Yoahaz, reprit à Ben-Hadad, les villes enlevées par ce dernier à son père. Joas le battit à trois reprises et reconquit les villes d’Israël (2Rois 13.22-25).

Dieu se montre patient envers le peuple qu’il a choisi, par fidélité à l’alliance qu’il a conclue avec les patriarches, les ancêtres de la nation d’Israël. L’Éternel leur a envoyé Élie puis Élisée qui exercèrent leur fonction alors qu’Israël s’adonnait à une idolâtrie sans frein. Par leur consécration totale et par les prodiges qu’ils ont réalisés, ces deux prophètes ont témoigné de la présence et de la puissance de l’Éternel, marquant profondément leur temps.

Chapitre 14

Versets 1-4

Nous arrivons maintenant au chapitre 14 qui débute avec le règne du roi Amatsia sur Juda. Je commence à lire en compressant.

La deuxième année du règne de Joas, roi d’Israël, Amatsia, fils de Joas, roi de Juda, devint roi. Il avait vingt-cinq ans à son avènement et régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Il fit ce que l’Éternel considère comme juste, mais pas autant que David son ancêtre. Il suivit en tout l’exemple de son père Joas. Les hauts-lieux ne furent pas supprimés et le peuple continuait à y offrir des sacrifices et à y brûler des parfums (2Rois 14.1-4).

Le roi d’Israël-Nord et le père d’Amatsia s’appellent tous deux Joas et pourraient donc être confondus, mais il s’agit de deux personnages différents. Les hauts-lieux sont des lieux de culte dédiés aussi bien à l’Éternel qu’aux idoles. Leur existence est contraire à la Loi de Moïse.

Versets 5-6

Je continue.

Dès qu’Amatsia eut affermi son autorité royale, il fit exécuter les ministres qui avaient assassiné son père. Mais il ne fit pas mourir les fils de ces meurtriers, conformément aux ordres donnés par l’Éternel dans le livre de la Loi de Moïse, lorsqu’il dit : “ On ne fera pas mourir les pères pour les fils, ni les fils pour les pères ; mais chacun mourra pour son propre péché ” (2Rois 14.5-6; comparez Deutéronome 24.16).

L’instabilité politique étant la norme, complots de couloirs et assassinats font partie de la vie de la nation. Contrairement aux pratiques en vigueur dans les cours orientales, Amatsia n’a pas liquidé les familles des coupables ; il respecte les clauses de la Loi de Moïse, du moins en début de règne; c’est d’ailleurs pour cela qu’il est appelé un bon roi.

Versets 7-10

Je continue.

Amatsia battit dix mille Édomites dans la vallée du Sel et conquit de haute lutte la ville de Séla. Là-dessus, Amatsia envoya des messagers à Joas, roi d’Israël, pour lui dire : — Allons nous affronter. Joas lui fit répondre : Certes, tu as vaincu les Édomites, et cela t’est monté à la tête ! Jouis de ta gloire, mais reste chez toi ! Pourquoi veux-tu t’engager dans une entreprise malheureuse et courir au-devant d’un désastre pour toi et pour le royaume de Juda ? (2Rois 14.7-10).

Dans la région aride du sud de la mer Morte, Amatsia remporte une grande victoire contre les Édomites qui s’étaient révoltés contre Juda, suite à quoi il gonfle la poitrine comme la grenouille qui voulait se faire boeuf. D’après un texte parallèle (2 Chroniques 25), il a commencé par se détourner de l’Éternel en ramenant des idoles du pays d’Édom à qui il voue un culte. Un prophète vient pour lui faire entendre raison mais le roi le menace de mort. Il vient de signer sa perte. Devenu arrogant il déclare la guerre à son voisin du Nord.

Versets 11-15

Je continue.

Mais Amatsia n’écouta pas son avertissement. Alors Joas, roi d’Israël, se mit en campagne. Les deux rois s’affrontèrent. L’armée de Juda fut battue par celle d’Israël et les soldats de Juda s’enfuirent chacun chez soi. Joas, roi d’Israël, fit prisonnier Amatsia, roi de Juda, Il se rendit à Jérusalem et démolit le rempart de la ville sur une longueur de cent quatre vingt mètres. Il prit tout l’or et l’argent et tous les objets précieux qui se trouvaient dans le Temple de l’Éternel et dans les trésors du palais royal ; il prit en plus des otages, puis retourna à Samarie (2Rois 14.11-15).

La bataille a lieu à 25 km à l’ouest de Jérusalem, à la frontière entre les deux royaumes. Amatsia est fait prisonnier et le Temple de Jérusalem pillé. L’Éternel l’a puni à cause de son idolâtrie et de son arrogance. Juda doit dorénavant un tribut au royaume d’Israël-Nord.

Versets 16-22

Je continue.

Joas rejoignit ses ancêtres décédés et son fils Jéroboam lui succéda sur le trône. Amatsia, vécut encore quinze années après la mort de Joas roi d’Israël. On trama un complot contre lui à Jérusalem et il s’enfuit à Lakich. Mais ses ennemis envoyèrent des gens pour le faire assassiner. Tout le peuple de Juda prit son fils Azaria âgé de seize ans pour le proclamer roi à la place de son père Amatsia. C’est lui qui ramena Eilath sous la domination de Juda et qui la reconstruisit (2Rois 14.16-22).

Après la mort de Joas, roi d’Israël, Amatsia, roi de Juda, a pu rentrer chez lui à Jérusalem. Mais son action stupide et arrogante l’a poursuivi jusqu’à la tombe. Traqué, il se réfugie dans une ville fortifiée à 45 km au sud de Jérusalem où il est assassiné (en 767 av. J-C). Son arrogance et son idolâtrie lui ont coûté la vie. Son fils Azaria a continué à lutter contre les Édomites et leur prend le port d’Eilath situé à l’extrémité nord-est du golfe d’Aqaba, ce qui donne à Juda un accès à la Mer Rouge.

Versets 23-26

Je continue le texte.

La quinzième année du règne d’Amatsia, Jéroboam, devint roi d’Israël à Samarie. Il régna quarante et un ans (793-753). Il fit ce que l’Éternel considère comme mal ; C’est lui qui reconquit tous les territoires qui avaient appartenu à Israël. Car l’Éternel avait vu l’extrême misère dans laquelle Israël était tombé. Il n’y avait personne pour venir à son secours (2Rois 14.23-26).

Le règne de 41 ans de Jéroboam II inclut une co-régence de 11 ans avec son père Joas. Sur les plans économique et politique, ce règne fut le plus long et le plus prospère des rois d’Israël grâce à la bienveillance de l’Éternel. Jéroboam vainquit les Moabites et les Ammonites, des peuples situés à l’est du Jourdain. Il soumit la Syrie qui était affaiblie par les attaques des rois assyriens Salmanasar IV et Assour-Dan III. Peu importe ces noms compliqués, me direz-vous ! C’est vrai, mais cela montre que loin d’être des élucubrations, les récits bibliques sont imbriqués dans l’histoire profane. Jéroboam a étendu sa souveraineté sur toute la partie nord du territoire qui avait appartenu à David et à Salomon et que Dieu avait promis à Israël.

Versets 27-29

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 14.

Or, l’Éternel n’avait pas dit qu’il ferait disparaître le nom d’Israël de dessous le ciel, et il sauva le pays par Jéroboam, fils de Joas. Jéroboam rejoignit ses ancêtres décédés et son fils Zacharie lui succéda sur le trône (2Rois 14.27-29).

L’infidélité d’Israël-Nord envers son Dieu n’a pas encore atteint le point de non-retour. L’Éternel prolonge le temps de sa patience, donnant encore à son peuple l’occasion de se repentir. Mais leur idolâtrie persistante provoquera finalement leur anéantissement aux mains des Assyriens (722 avant Jésus-Christ).

Chapitre 15

Versets 1-7

Nous voici arrivés au chapitre 15 qui décrit maintenant les événements du royaume de Juda. Je commence à lire en compressant tout au long du texte.

Au cours de la vingt-septième année du règne de Jéroboam, roi d’Israël, Azaria devint roi de Juda. Il était âgé de seize ans à son avènement et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem. Il fit ce que l’Éternel considère comme juste. Toutefois, il ne supprima pas les hauts-lieux, et le peuple continuait à y offrir des sacrifices et à y brûler des parfums. L’Éternel frappa le roi de lèpre ; il resta lépreux jusqu’au jour de sa mort et vécut dans une maison d’isolement. Yotam, le fils du roi, avait la charge du palais royal et gouvernait le peuple du pays. Azaria rejoignit ses ancêtres décédés, et son fils Yotam lui succéda sur le trône (2Rois 15.1-7).

Azaria a commencé à régner à la place de son père Amatsia fait prisonnier par le roi d’Israël, puis en co-régence avec lui après son retour, et enfin seul pendant 17 ans, jusqu’à ce qu’il soit jugé par Dieu (en 750 av. J-C). Azaria fut le plus puissant des rois qui succédèrent à Salomon. Non seulement il assujettit les Édomites mais il conquit aussi les Ammonites à l’est et les Philistins à l’ouest. Il fortifia Jérusalem et réorganisa l’armée.

Entre les conquêtes d’Azaria et celles de Jéroboam II, les deux royaumes israélites retrouvent à peu près le même territoire que sous les rois David et Salomon. Après la mort de Jéroboam II, Azaria devint encore plus puissant et chef d’une coalition de nations pour contrer les Assyriens. Malheureusement, d’après un texte parallèle, il devint arrogant au point d’usurper la fonction strictement réservée aux prêtres. Je résume le passage en question :

Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Éternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums. Le grand-prêtre, accompagné de quatre-vingts prêtres de l’Éternel, s’opposèrent au roi avec courage et lui dirent : Ce n’est pas à toi d’offrir l’encens à l’Éternel, mais c’est réservé aux prêtres. Sors du sanctuaire, car tu commets un acte de rébellion. Alors Azaria se mit en colère contre les prêtres. Au même moment, la lèpre apparut sur son front (2Chroniques 26.16-19).

La loi établit une séparation profonde entre la royauté et le sacerdoce. En voulant renverser ce mur de séparation, Azaria détruit le fondement de la constitution théocratique ; il empiète sur le temps où les deux couronnes, royale et sacerdotale, seront réunies sur la tête du Messie (Zacharie 6:12-13; Hébreux 7:11-17). Azaria a commis un crime de lèse majesté.

Voilà, l’un après l’autre, trois rois qui commencent relativement bien et finissent mal : d’abord Joas (2 Chroniques 24:17-22; puis Amatsia (2 Chroniques 25:14-16) et maintenant Azaria (2 Chroniques 26.16-19).

L’orgueil, l’arrogance, l’hubris, semble est le trait qui caractérise le mieux l’espèce humaine. Dès que quelqu’un devient puissant, il fait sa crise et gonfle la poitrine; c’est désolant. Je continue le texte qui s’intéresse maintenant au royaume d’Israël-Nord.

Versets 8-12

La trente-huitième année du règne d’Azaria, roi de Juda, Zacharie, fils de Jéroboam, devint roi d’Israël à Samarie. Il régna six mois. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal, comme ses ancêtres. Challoum, complota contre lui et le mit à mort, puis il lui succéda sur le trône. Ainsi s’accomplit ce que l’Éternel avait annoncé à Jéhu lorsqu’il lui avait dit : “ Tes descendants te succéderont comme rois d’Israël jusqu’à la quatrième génération ! ” (2Rois 15.8-12).

Zacharie, fils de Jéroboam II, est le dernier roi de la dynastie de Jéhu. Avec lui, le royaume du Nord entre dans une période de grande instabilité politique et la nation s’effondre. Les derniers rois, à une exception près, seront tous soit assassinés soit emprisonnés par les Assyriens.

Versets 13-18

Je continue.

Challoum devint roi. Il régna un mois à Samarie. Un certain Menahem, se rendit à Samarie. Il assassina Challoum, et lui succéda sur le trône. Après s’être emparé du pouvoir, Menahem attaqua la ville de Tiphsah, tua tous ses habitants et ravagea le territoire environnant parce que la ville avait refusé de lui ouvrir ses portes. Il éventra toutes les femmes enceintes. Il régna dix ans à Samarie. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal pendant toute la durée de son règne (2Rois 15.13-18).

Ce Menahem est un bien triste personnage. Selon l’historien juif Josèphe, il commandait l’armée de Jéroboam II et était stationné dans l’ancienne capitale du royaume du Nord. Son règne de terreur a pour but d’intimider ses sujets.

Versets 19-22

Je continue.

De son temps, Poul, roi d’Assyrie, envahit le pays ; mais Menahem lui donna trente-quatre tonnes d’argent pour qu’il l’aide à se maintenir sur le trône et à renforcer son pouvoir. Menahem se procura cet argent en prélevant un impôt sur tous les Israélites fortunés, et il le versa au roi d’Assyrie. Celui-ci accepta de se retirer du pays et retourna chez lui. Menahem rejoignit ses ancêtres décédés et son fils Peqahya lui succéda sur le trône (2Rois 15.19-22).

Poul est le nom babylonien du roi assyrien particulièrement puissant Tiglath-Piléser III. Il pratique une politique de terre brûlée et de déportation massive des populations conquises. Les annales assyriennes mentionnent cette guerre de conquête vers l’ouest en 743 avant J-C. Il a soumis plusieurs nations, dont le royaume d’Israël-Nord à qui il a imposé un lourd tribut.

Versets 23-28

Je continue.

La cinquantième année du règne d’Azaria, roi de Juda, Peqahya, fils de Menahem, devint roi d’Israël à Samarie où il régna deux ans. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal. L’un de ses aides de camp nommé Péqah, conspira contre lui. Il l’assassina dans la forteresse intérieure du palais royal. Après l’avoir mis à mort, il lui succéda sur le trône. Il régna vingt ans. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal (2Rois 15.23-28).

Les rois et les dynasties se succèdent, tous aussi mauvais les uns que les autres. Après l’assassinat de Challoum par Menahem, Péqah avait établi un gouvernement rival pendant 13 ans, à l’est du Jourdain. Au moment opportun, il est venu à Samarie pour éliminer Peqahya et prendre sa place. Tout ça est à la fois bien compliqué et un peu barbant, j’en conviens.

Verset 29

Je continue.

Sous le règne de Péqah, roi d’Israël, Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie, fit une invasion ; il occupa aussi la Galilée et tout le territoire de Nephtali. Il en déporta les habitants en Assyrie (2Rois 15.29).

C’est la première fois qu’est mentionnée une déportation dans l’histoire d’Israël. D’après des inscriptions découvertes à Ninive, ancienne capitale des Assyriens, ils conquirent tout le nord et l’est du royaume d’Israël en 734 av. J-C. De telles déportations prévenaient évidemment toute révolte de la nation vaincue car les déportés étaient installés dans d’autres pays. Par ailleurs, le territoire conquis était repeuplé par d’autres groupes de déportés. Malgré cette catastrophe, les Israélites du Nord continuent dans leur idolâtrie et rébellion contre l’Éternel.

Versets 30-31

Je continue.

Osée, fils d’Éla, forma une conspiration contre Péqah, il l’assassina et lui succéda sur le trône (2Rois 15.30-31).

Osée voulait collaborer avec l’Assyrie. Dans l’une de ses annales, le roi assyrien Tiglath-Piléser se vante d’avoir remplacé Péqah qui s’était allié à la Syrie contre lui. Le texte passe maintenant au royaume de Juda.

Versets 32-35

Je continue.

La deuxième année du roi d’Israël, Yotam, fils d’Ozias, devint roi de Juda. Il avait vingt-cinq ans à son avènement et il régna seize ans à Jérusalem. Il fit ce que l’Éternel considère comme juste. Toutefois, les hauts-lieux de culte ne furent pas supprimés (2Rois 15.32-35).

Ozias est un autre nom pour Azaria. Yotam est tout d’abord co-régent avec son père Ozias, puis plus tard avec son fils Ahaz. Mais durant tout ce temps, il est regardé comme le vrai roi. Il devint un grand souverain parce que selon un texte parallèle, il était soumis à l’Éternel.

Versets 36-38

Je finis le chapitre 15.

Pendant son règne, l’Éternel commença à envoyer contre Juda Retsîn, roi de Syrie, et Péqah, roi d’Israël. Yotam rejoignit ses ancêtres décédés et fut enterré à leurs côtés dans la cité de David, son ancêtre. Son fils Ahaz lui succéda sur le trône (2Rois 15.36-38).

Les rois Retsîn de Syrie et Péqah d’Israël-Nord ont menacé Yotam et son fils Ahaz pour les forcer à se joindre à eux contre les Assyriens. Cette pression avait pour but de tester la fidélité des rois de Juda à l’Éternel et ils ne se sont pas laissés intimider. La description des règnes successifs des deux royaumes est effectuée selon le même schéma. Si l’auteur relate certains faits, souvent militaires, sa vision s’attache à souligner la fidélité ou la désobéissance des rois envers l’Éternel.

Malgré l’idolâtrie rampante qui sévit dans le royaume du Nord, Dieu continue à manifester sa bienveillance à son égard. Cependant, sa patience a des limites. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Un texte du Nouveau Testament nous met tous en garde disant :

Ne méprise pas la patience de Dieu, sans reconnaître que c’est sa bonté qui te pousse à la repentance ? (Romains 2.4).

Une fois que l’endurcissement contre Dieu a atteint un point de non-retour, sa bonté et sa patience sont épuisées, et alors vient le jugement.