Chapitre 1

Introduction

A mon goût, les despotes sanguinaires vivent beaucoup trop longtemps, mais comme tout a une fin, ils finissent quand même par s’en aller. Cependant, leur disparition ne veut pas nécessairement dire que tout est bien qui finit bien, car un tyran peut en cacher un autre. Idolâtre et méchant, Achab, le roi d’Israël-Nord était particulièrement mauvais selon le jugement porté sur lui par l’Éternel, et finalement, Dieu a réglé ses comptes avec lui sur le champ de bataille. Malheureusement, son fils Akazia qui lui succède est tout aussi mauvais. En fait le résumé qui est fait de lui est le pire de tous les rois d’Israël-Nord, un royaume qui continue sa descente aux enfers. A la fin du 1er livre des Rois on lit :

La dix-septième année du règne de Josaphat, roi de Juda, Akazia, fils d’Achab, devint roi sur Israël à Samarie. Il régna deux ans (853-852 ?). Il fit ce que l’Éternel considère comme mal et imita l’exemple de son père, de sa mère et de Jéroboam, qui avait entraîné le peuple d’Israël dans le péché. Il rendit un culte à Baal et se prosterna devant lui, irritant ainsi l’Éternel, le Dieu d’Israël, tout comme l’avait fait son père (1Rois 22.52-54).

Versets 1-2

Je commence maintenant à lire le premier chapitre du 2e livre des Rois en compressant.

Après la mort d’Achab, les Moabites se révoltèrent contre Israël. Le roi Akazias tomba de sa chambre haute à Samarie par la fenêtre et se blessa grièvement. Il envoya des messagers consulter Baal-Zeboub, dieu d’Ékron, pour savoir s’il se remettrait de cet accident (2Rois 1.1-2).

Ce roi n’a pas le temps de chauffer son trône que déjà les ennuis s’amoncellent sur sa tête. Les Moabites sont un peuple à l’est du Jourdain qui avait été d’abord soumis par David, puis par Omri, le grand-père d’Akazias. Ce dernier fait donc une mauvaise chute, mais au lieu de s’adresser à l’Éternel, il va consulter le Baal-Zeboub, ce qui signifie le maître des mouches, une divinité locale de la fertilité située à une soixantaine de kilomètres, et à qui on attribue alors un pouvoir de guérison. En Grèce et à Rome c’est Jupiter, appelé « chasseur de mouches » qui correspondait au Baal oriental. Les Juifs changèrent la dernière lettre de Baal-Zeboub, le b en l, de manière à obtenir Baal-Zeboul, dieu du fumier (ou « du ciel » selon la voyelle), qui devint Béelzébul, un nom pour le diable. Voilà, maintenant vous savez tout.

Versets 3-8

Je continue le texte de 2 Rois.

Mais l’ange de l’Éternel dit à Élie : Mets-toi en route, va à la rencontre des messagers du roi de Samarie et demande-leur : “ N’y a-t-il pas de Dieu en Israël pour que vous alliez consulter Baal-Zeboub, le dieu d’Ékron ? C’est pourquoi, voici ce que déclare l’Éternel à votre roi : Tu ne quitteras plus le lit sur lequel tu t’es couché et tu vas mourir. ” Les messagers retournèrent auprès d’Akazias, qui leur demanda : — Quelle allure avait l’homme qui est venu à votre rencontre et qui vous a transmis ce message ? Ils lui répondirent : — C’était un homme habillé d’un vêtement en poil de chameau, noué d’une ceinture autour des reins. Alors Akazias dit : — C’est Élie (2Rois 1.3-8).

Akazias espère évidemment une réponse positive de la part du prêtre de l’idole Baal-Zéboub. C’est raté. Au lieu de cela, il reçoit une sentence de mort de la part de l’Éternel. Élie, comme tout vrai prophète qui se respecte, porte un vêtement grossier qui contraste avec les habits fins et luxueux des riches de son temps. Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus-Christ, s’habillera de la même manière. La conduite d’Akazias est stupéfiante parce qu’il connaît Élie dont le message est : « l’Éternel seul est Dieu », et il ne peut pas ignorer comment il a défié, vaincu et exécuté 400 prêtres de Baal. Cependant, il n’en tient pas plus compte que ses ancêtres idolâtres.

Verset 9

Je continue.

Alors, il (Akazias) envoya vers Élie un officier avec une cinquantaine d’hommes pour qu’ils le lui ramènent. L’officier monta vers Élie, sur le sommet de la montagne. Il lui dit : — Homme de Dieu, le roi t’ordonne de descendre (2Rois 1.9).

Cette expédition a pour objectif de s’emparer du prophète. Il semble qu’Akazias espère pouvoir contraindre Élie à revenir sur sa funeste prédiction concernant son sort.

Versets 10-12

Je continue.

Élie lui répondit : — Si je suis un homme de Dieu, que le feu tombe du ciel et qu’il te foudroie, toi et ta “ cinquantaine ” ! Aussitôt, la foudre tomba du ciel et consuma l’officier et sa cinquantaine de soldats. Akazias envoya un autre officier qui lui dit : — Homme de Dieu, par ordre du roi : Dépêche-toi de descendre ! Élie lui répliqua : — Si je suis un homme de Dieu, que le feu tombe du ciel et te foudroie, toi et tes hommes ! Aussitôt, la foudre tomba du ciel et consuma l’officier et sa cinquantaine de soldats. (2Rois 1.10-12) !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Les mots hébreux pour feu (esch) et homme (isch) se ressemblent beaucoup: « Ce qui descendra, ce sera, non pas l’homme, mais le feu.

Non seulement le roi rend un culte aux faux dieux, mais il méprise aussi le prophète Élie. En venant le saisir pour l’emmener captif comme un criminel, c’est à l’Éternel lui-même que s’en prend cette troupe; une très mauvaise idée qui oblige Dieu à punir sévèrement deux fois de suite cet outrage en revendiquant avec éclat son honneur bafoué.

Versets 13-15

Je continue.

Akazias envoya un troisième officier avec une “ cinquantaine ”. Cet officier-ci, après être monté, fléchit les genoux devant Élie et le supplia : — Homme de Dieu, je te prie, aie égard à ma vie et à celle de cette cinquantaine d’hommes ! Le feu est tombé du ciel et a foudroyé les deux premiers chefs et leur “ cinquantaine ” ! L’ange de l’Éternel dit alors à Élie : — Descends avec lui, ne crains rien de sa part ! Alors Élie se mit en route pour descendre avec l’officier chez le roi (2Rois 1.13-15).

Akazias est comme le pharaon face à Moïse, qui confronté aux plaies d’Égypte s’est endurci et a persévéré dans sa rébellion ; une stratégie déplorable. Alors que les deux premiers officiers étaient aussi bornés que leur roi, ce troisième a probablement une crainte salutaire de Dieu et donc davantage de sagesse; il a bien compris la situation et adopte la bonne attitude devant le prophète de l’Éternel.

Versets 16-18

Je finis le chapitre premier.

Lorsqu’il fut arrivé, il lui dit : – Voici ce que déclare l’Eternel : « Puisque tu as envoyé des messagers pour consulter Baal-Zeboub, le dieu d’Eqrôn, comme s’il n’y avait pas de Dieu en Israël que l’on puisse consulter, eh bien, tu ne quitteras plus le lit sur lequel tu t’es couché et tu vas mourir. » Akazias mourut effectivement, comme l’Eternel l’avait annoncé par Elie. Comme il n’avait pas de fils, son frère Yoram lui succéda sur le trône, [..]. Les autres faits et gestes d’Akazias sont cités dans le livre des Annales des rois d’Israël (2Rois 1.16-18).

Ce roi est décédé en 852 av. J-C. Il a eu ce que sa rébellion contre l’Éternel mérite : la confirmation de la sentence de mort prononcée précédemment contre lui.

Chapitre 2

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 2 du second livre des Rois qui raconte le passage du ministère prophétique d’Élie à Élisée. Je commence à lire.

Le jour où l’Éternel enleva Élie au ciel dans un tourbillon de vent, celui-ci partait de Guilgal avec Élisée. À un moment donné, il lui dit : — Reste ici, je te prie, car l’Éternel m’ordonne d’aller jusqu’à Béthel. Élisée répondit : — Aussi vrai que l’Éternel est vivant et que tu es toi-même en vie, je ne te quitterai pas. Ils se rendirent donc ensemble à Béthel (2Rois 2.1-2).

Guilgal est un village situé à la frontière des deux royaumes israélites. Béthel est une ville importante depuis l’époque des patriarches. Jéroboam, premier roi d’Israël-Nord y avait érigé un veau plaqué or et un sanctuaire rival du Temple de Jérusalem.

Versets 3-7

Je continue.

Les disciples des prophètes qui habitaient à Béthel sortirent au-devant d’Élisée et lui demandèrent : — Sais-tu que l’Éternel va enlever aujourd’hui ton maître au-dessus de toi ? Il leur répondit : — Oui, je le sais, moi aussi, mais ne parlez pas de cela ! Élie lui dit de nouveau : — Arrête-toi ici, car l’Éternel m’ordonne d’aller à Jéricho. Il répondit : — Aussi vrai que l’Éternel est vivant et que tu es toi-même en vie, je ne te quitterai pas ! Ils allèrent donc ensemble à Jéricho. Les disciples des prophètes qui habitaient Jéricho vinrent au-devant d’Élisée et lui demandèrent : — Sais-tu que l’Éternel va enlever aujourd’hui ton maître au-dessus de toi ? Il répondit : — Oui, je le sais, moi aussi, mais ne parlez pas de cela ! Élie lui dit : — Reste ici, je te prie, car l’Éternel m’ordonne de me rendre jusqu’au Jourdain. Mais Élisée lui répondit : — Aussi vrai que l’Éternel est vivant et que tu es toi-même en vie, je ne te quitterai pas. Ils poursuivirent donc tous deux leur chemin. (2Rois 2.3-6).

Il existe une confrérie de prophètes dans les trois villes de Guilgal, Béthel et Jéricho. Cette visite d’Élie est son dernier adieu à ses élèves, ses fils spirituels, dont Élisée est l’aîné pour ainsi dire. Élie achèvera sa course sur terre dans la plaine du Jourdain. En cours de route, il met à l’épreuve la consécration de son serviteur Élisée qui ne le lâche pas d’une semelle parce que d’une part, il est attristé par l’enlèvement d’Élie qui peut avoir lieu à tout moment, et d’autre part, il veut être présent à cet événement afin de recevoir la puissance de son maître.

Verset 7-8

Je continue.

Cinquante disciples des prophètes les suivirent et se postèrent en face d’eux à une certaine distance, lorsqu’ils s’arrêtèrent au bord du Jourdain. Alors Élie enleva son manteau, le roula et en frappa l’eau du fleuve qui s’écarta de part et d’autre, de sorte qu’ils purent traverser tous deux à sec (2Rois 2.7-8).

Comme Moïse et Josué avant lui, Élie a reçu le pouvoir de séparer les eaux et de passer à pied sec. C’est la même puissance de Dieu qui est à l’œuvre. Le manteau du prophète symbolise l’autorité et la puissance dont Dieu l’a revêtu.

Versets 9-10

Je continue.

Lorsqu’ils eurent passé, Élie dit à Élisée : — Que voudrais-tu que je fasse pour toi ? Demande-le moi avant que je sois enlevé loin de toi. Élisée répondit : — J’aimerais recevoir une double part de ton esprit. Élie répondit : — Tu as exprimé une demande difficile à satisfaire, mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’auprès de toi, cela te sera accordé ; si tu ne me vois pas, il n’en sera rien (2Rois 2.9-10).

Sous le régime de l’Ancienne Alliance, le fils aîné avait droit à une double part d’héritage. Élisée demande donc de devenir l’héritier de son maître. La réponse énigmatique d’Élie signifie qu’il n’est pas en mesure de satisfaire la requête de son serviteur, car l’Éternel seul dispose de l’Esprit comme il veut.

Versets 11-13

Je continue.

Pendant qu’ils continuaient à marcher tout en parlant, un char de feu tiré par des chevaux de feu vint entre eux et les sépara l’un de l’autre. Élie fut entraîné au ciel dans un tourbillon de vent. À cette vue, Élisée s’écria : — Mon père ! Mon père ! Toi qui étais comme les chars d’Israël et ses équipages ! Puis il le perdit de vue. Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux, et ramassa le manteau qui était tombé des épaules d’Élie. Puis il revint sur ses pas et s’arrêta sur la rive du Jourdain (2Rois 2.11-13).

Le tourbillon est un phénomène surnaturel; le char et les chevaux de feu sont des symboles de la puissance de Dieu. Élisée compare son maître à des armes de guerre parce que toute sa vie il a livré combat contre l’idolâtrie. Élisée déchire ses vêtements en signe d’affliction parce qu’Israël a perdu son grand prophète. Il semble que par son intercession et son action, Élie a protégé le royaume des X tribus contre ses ennemis et contre Satan. Il a défendu la cause de l’Éternel, le seul vrai Dieu dans un royaume qui était en proie à la même idolâtrie que les nations païennes environnantes. L’auteur du livre apocryphe « l’ecclésiastique » écrit d’Élie : « ce prophète parut comme un feu et sa parole brûlait comme une flamme.

Élie n’a pas connu la mort ; il est le second homme de l’Ancien Testament à être enlevé au ciel sans mourir. Le premier était un descendant de la 7e génération d’Adam. Je lis deux passages :

Hénoc vécut en communion avec Dieu puis il disparut, car Dieu le prit auprès de lui. Par la foi, Hénoc a été enlevé auprès de Dieu pour échapper à la mort et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé. En effet, avant de nous parler de son enlèvement, l’Ecriture lui rend ce témoignage : il était agréable à Dieu  (Genèse 5.24; Hébreux 11.5).

Versets 14-15

Je continue le texte de 2 Rois.

Élisée prit le manteau d’Élie, en frappa les eaux du fleuve et s’écria : — Où est l’Éternel, le Dieu d’Élie ? Ainsi il frappa lui aussi l’eau du fleuve qui s’écarta de part et d’autre, et il traversa à pied sec. Les disciples des prophètes de Jéricho qui le virent d’en face s’exclamèrent : — L’esprit d’Élie repose maintenant sur Élisée ! Ils allèrent à sa rencontre et se prosternèrent jusqu’à terre devant lui (2Rois 2.14-15).

Par la question : « Où est l’Éternel, le Dieu d’Élie ? », Élisée dit : « S’il est ici avec moi, qu’il fasse pour moi ce qu’il a fait pour Élie ! » C’est une façon pour Élisée d’invoquer Dieu afin qu’il puisse poursuivre la tâche de son maître. Le manteau d’Élie devient désormais la propriété d’Élisée. Son action de partager les eaux atteste que l’Éternel est avec lui. Dans la suite du récit, bien des actes d’Élisée ressembleront à ceux accomplis par Élie avant lui.

Versets 19-22

Je continue plus loin.

Les habitants de la ville vinrent dire à Élisée : — Vois-tu, notre ville de Jéricho est bien située, comme mon seigneur peut le voir, mais l’eau est malsaine et la terre est infertile. Il répondit : — Apportez-moi un plat neuf et mettez-y du sel. Ils le lui apportèrent. Il se rendit à la source des eaux, y jeta du sel et dit : — Voici ce que déclare l’Éternel : “ J’ai rendu cette eau saine ; elle ne causera plus la mort et ne rendra plus la terre infertile. ” Les eaux devinrent saines et le sont restées jusqu’à ce jour, conformément à la parole qu’Élisée avait prononcée (2Rois 2.19-22).

Jéricho est située dans la vallée fertile du Jourdain et jouit d’un climat tropical, mais l’eau d’une source principale est pollué. Il s’agit probablement de « la source du Sultan » aussi appelée « fontaine d’Élisée ». L’état de cette eau est à mettre en parallèle avec la situation spirituelle d’Israël-Nord. Élisée saisit cette occasion pour enseigner ses concitoyens : le plat neuf c’est lui, le nouveau prophète de l’Éternel ; le sel était connu comme agent purificateur.

Par son geste miraculeux, Élisée déclare aux habitants que le culte offert à l’idole Baal, soi-disant la divinité de la fertilité, est la raison de la stérilité de leurs champs. L’eau de source redevenue potable servira de rappel perpétuel que c’est l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui apporte la guérison, la fertilité, la bénédiction et l’abondance.

Verset 23

Je continue.

De Jéricho, Élisée se rendit à Béthel. Pendant qu’il montait par la route, des jeunes hommes sortirent de la ville et se moquèrent de lui en criant : — Allez monte, chauve ! Allez monte, chauve ! (2Rois 2.23).

De Jéricho à Béthel, le dénivelé est supérieur à 1 000 m, donc ça grimpe dur, surtout arrivé à la dernière ligne droite avant d’atteindre la ville. La nouvelle de l’enlèvement d’Élie s’est propagée comme un feu de brousse. Cet événement aurait fait la une des journaux et on en aurait parlé dans tous les bistrots s’il y en avait eu. Tout le monde est au courant parce que le ministère d’Élie a marqué son temps.

Il y a tout à parier que ces jeunes hommes sont des  prophètes de Baal qui suivent Élisée pour le railler en lui disant de gravir la pente plus vite. À cette époque les hommes se couvrent la tête pour se protéger du soleil, il est donc peu probable que ces faux prophètes aient pu voir si Élisée est chauve surtout qu’il est encore très jeune. Traiter quelqu’un de « chauve » est une insulte parce que d’une part, c’est une épithète pour les lépreux parce qu’ils sont obligés de se raser la tête, et d’autre part, la calvitie est considérée comme un signe de faiblesse, tandis qu’une abondante chevelure veut dire vigueur et virilité. Même s’il est faux, ce préjugé tient toujours. La faute de ces jeunes gens est d’outrager Élisée et donc Dieu dont il est le serviteur.

Verset 24-25

Je continue le chapitre 2 jusqu’à la fin.

Élisée se retourna pour les regarder et appela sur eux la malédiction au nom de l’Éternel. Aussitôt, deux ourses sortirent de la forêt et déchirèrent quarante-deux de ces jeunes hommes (2Rois 2.24).

Voilà un passage qui au premier abord est choquant, mais si Élisée maudit ces jeunes hommes, ce n’est pas parce qu’il a été vexé dans son amour propre, mais parce qu’en se moquant de lui, ils ont insulté l’Éternel. En offensant Élisée, ces hommes ont commis un crime de lèse-majesté. Or, selon la loi de Moïse, se moquer du serviteur de Dieu est passible de la peine capitale. Dieu utilise des animaux sauvages pour exécuter son jugement. Si 42 hommes ont été ainsi déchirés c’est que Béthel doit fourmiller de faux prophètes et qu’ils ont bien l’intention de s’opposer à Élisée qui n’a pas encore fait les preuves de sa puissance comme son maître Élie. Je pense qu’une fois que les ourses eurent terminé leur travail, plus personne n’a osé se moquer du prophète de l’Éternel. Suite à cet incident fâcheux pour les faux prophètes de Baal, Élisée a continué son chemin jusqu’à Samarie, la capitale du royaume d’Israël-Nord.

Les bénédictions et les malédictions sous forme de miracles qui viennent d’être rapportées, sont la légitimation du ministère d’Élisée comme continuation de celui d’Élie aux yeux de tous. Dans les Écritures, on trouve de très nombreux textes qui rapportent des jugements divins, et qui sont souvent particulièrement sévères. Le Dieu, que nous présentent les Textes Sacrés, n’est pas le papa gâteau qu’on voudrait s’imaginer, une sorte de père Noël à la barbe blanche qui se promène sur un nuage rose et qui ferme les yeux sur les fautes des hommes. Le dieu fabrication maison qui est propagé par la croyance populaire, que ce soit au bureau, à l’école, dans la rue ou ailleurs, est un non-sens. En fait, seule une petite minorité de gens a une vision relativement juste de l’Éternel pour la bonne raison que ces personnes se sont donné la peine de le découvrir en étudiant sérieusement les Écritures. Pour les autres, ils se sont fait leur propre dieu, ce qui est d’ailleurs la définition d’une idole.

Cela dit, il faut garder à l’esprit que ceux qui s’humilient devant Dieu ont la vie sauve, à l’exemple du troisième officier qui s’est mis à plat ventre devant le prophète Élie. Si le roi Akazias a fait de même, Dieu l’aurait probablement guéri de sa mauvaise chute. Pareillement, tous ceux qui viennent à Jésus reçoivent la vie éternelle, car il l’a promis quand il a dit :

Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne repousserai pas celui qui vient à moi (Jean 6.37).