Chapitre 2

Verset 2

Je dois avouer que je ne saisis pas très bien pourquoi quelqu’un se joint à la secte des adorateurs d’oignon ; il y a quelque chose qui m’échappe. Par contre, il n’y a pas besoin d’être super intelligent pour comprendre l’intérêt à suivre Moïse David, le fondateur des « enfants de Dieu ». Dans les communes qu’il a fondées, on partage tout, j’ai bien dit tout. Je laisse à votre imagination le soin de compléter. Je continue de lire dans le deuxième chapitre de la seconde épître de Pierre.

Beaucoup de gens suivront les enseignants de mensonge dans leur immoralité et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera discréditée (2Pierre 2.2 ; Autre).

Ce qui est tragique concernant les imposteurs spirituels est qu’ils ont du succès ; les gens les écoutent et les suivent. Mais ce n’est guère étonnant puisque dans l’évangile selon Matthieu (7.13,14), on lit que Jésus dit que ceux qui empruntent le chemin spacieux qui mène à la perdition sont bien plus nombreux que ceux qui suivent le chemin étroit qui mène à la vie (Matthieu 7.13, 14). Dans une large mesure, ce sont les enseignants de mensonge, qu’ils soient religieux, philosophes ou scientifiques, qui incitent les gens à opter pour le chemin qui mène à la mort. Leur message d’indépendance, de libertinage et d’exaltation de soi est attrayant pour le cœur humain dépravé qui préfère servir ses propres intérêts plutôt que le Seigneur.

D’un autre côté, les sectes et les imposteurs religieux rendent un service à la véritable Église de Jésus-Christ, car comme un aimant, ils attirent à eux les hypocrites, tous ceux qui n’ont pas en eux l’amour de la vérité et qui aiment le mensonge et le péché sous une forme ou sous une autre. Il est aussi intéressant de remarquer que pratiquement toutes les sectes issues du christianisme sont nées à l’intérieur même de l’Église, commencées par quelqu’un ou un petit groupe qui assume un rôle de dirigeant. Mais comme l’écrit l’apôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens :

Il faut bien qu’il y ait aussi parmi vous des controverses, afin que ceux qui sont dignes d’approbation soient manifestés parmi vous (1Corinthiens 11.19).

Et dans sa première épître, l’apôtre Jean dit :

Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous, mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres (1Jean 2.19).

Cependant, le véritable enfant de Dieu ne se laisse pas séduire par ces faux enseignants. Jésus a dit :

Le berger des brebis […] appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les mène dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent (Jean 10.3-5, 27).

Une fois que quelqu’un adhère aux fausses idées d’un enseignant de mensonge, il le suit aussi dans son « immoralité ». En grec, ce mot (aselgeiais) désigne toutes sortes de pratiques sexuelles dépravées. Pierre l’utilise plusieurs fois (1Pierre 4.3 ; 2Pierre 2.7, 18), l’apôtre Paul (Romains 13.13 ; 2Corinthiens 12.21 ; Galates 5.19 ; Éphésiens 4.19) et Jude (4) l’emploient également. En fait, c’est un mot très fort qui décrit une conduite décadente au point où Jude la compare aux pratiques de Sodome et Gomorrhe (Jude 4, 7), les villes maudites que Dieu a détruites (comparez Genèse 18.16-19, 29) et dont les ruines reposent au fond de la Mer morte.

Pierre ajoute : « à cause d’eux, la voie de la vérité sera discréditée ». Dans les premiers temps du christianisme, on nommait la foi chrétienne : « la voie ». « La voie de la vérité » est une référence à la saine doctrine et à la proclamation juste de la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ (Actes 9.2 ; 19.9, 23 ; 22.4 ; 24.14, 22). Mais à cause des imposteurs religieux qui répandent un faux enseignement, le véritable christianisme est blasphémé, vilipendé, et condamné par les gens du dehors parce qu’ils voient ceux qui se disent croyants se conduire en hypocrite, s’adonner à toutes sortes d’excès qui vont du libertinage au légalisme le plus strict accompagné de l’attitude hautaine : « Je suis mieux et meilleur que toi ». Il n’est donc pas étonnant que le message de la vérité soit si mal perçu et rejeté, et que le commun des mortels se dise : « Si c’est ça le christianisme, je n’en veux pas ! »

Par leur enseignement trompeur et leur conduite immorale, les imposteurs religieux se comportent en vrais émissaires de Satan et salissent le nom du Christ. Ils minent l’Église de l’intérieur en y introduisant de faux enseignements et des comportements infâmes, et ils ternissent la réputation des vrais croyants qui sont assimilés aux fauteurs de troubles et de scandales. Selon l’enseignement de l’apôtre Paul au Philippiens (2.15), tous ceux qui se disent croyants doivent être « irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans tache au sein d’une humanité corrompue et perverse dans laquelle ils brillent comme des flambeaux dans le monde ».

Verset 3 a

Je continue le texte de la seconde lettre de Pierre.

Par amour de l’argent, ils (les enseignants de mensonge) vous exploiteront avec des histoires de leur propre invention (2Pierre 2.3 a).

La principale motivation des imposteurs religieux n’est pas une fascination pour la fausse doctrine ou une pulsion incontrôlée pour le sexe, mais un amour obsessionnel pour le fric.

Le mot grec rendu par « amour de l’argent » (pleonexia) signifie « un désir insatiable à faire de l’argent et à s’enrichir ». Plus loin dans le chapitre, Pierre utilise ce même mot quand il dit des faux enseignants qu’ils ont « le cœur exercé à la cupidité » (2Pierre 2.14 ; SER ; comparez 1Timothée 6.3-5, 10). Ces charlatans religieux sont passés maîtres dans l’art de flouer, filouter et déposséder les membres des assemblées chrétiennes. Cependant, il ne faut pas les confondre avec les gueux assis à l’entrée des églises traditionnelles qui font la manche en implorant votre pitié. À ceux-là, il faut donner une pièce, peu importe ce qu’ils en font, et Dieu vous la rendra.

« Les enseignants de mensonge » n’ont pas le bien-être de leurs auditeurs en vue, ils n’essaient pas de vous apporter un plus en vous aidant dans votre marche spirituelle ; ce sont des sangsues qui essaient de vous soutirer quelque chose et de vous utiliser pour leur propre bénéfice. Pour arriver à leurs fins et surtout se remplir les poches, Pierre dit qu’ils « exploiteront les bonnes gens au moyen de paroles trompeuses ». Le verbe « exploiteront » (emporeusontai) signifie « trafiquer, commercialiser, acheter, vendre, faire du commerce » (comparez Jacques 4.13). De tels hommes cherchent à s’enrichir sur le dos de leurs victimes « avec des histoires de leur propre invention ». Cette expression est un seul mot en grec (plastos) et a donné « plastique » en français. À l’origine, ce mot désigne quelque chose qui n’est pas authentique, du toc en somme. D’ailleurs, c’est bien comme ça qu’on voit encore le plastique aujourd’hui, du faux, de l’artificiel. Bien que le bois soit à nouveau à la mode, bambou en tête, la plupart des articles de consommation courante sont en plastique : les jouets, la carrosserie de la voiture, la carafe d’eau, la bassine, la pelle et la balayette, les assiettes et même les couteaux. Il est vrai que ce matériau a bien des avantages pour certains usages. Bon marché, on peut le mouler et lui faire prendre toutes les formes possibles et imaginables. Et puis on peut le peindre et lui donner l’apparence d’un objet de valeur et ainsi flouer le consommateur. Il faut donc le prendre, le toucher et le soupeser pour savoir que c’est du toc.

L’enseignement des imposteurs religieux est comme du plastique ; il se moule et s’adapte et c’est de l’imitation. Leur théologie est fondée sur de faux raisonnements mais dans le but de leur donner une apparence d’authenticité afin de pouvoir exploiter les personnes dépourvues de discernement spirituel.

Dans la chrétienté, il existe beaucoup de prédicateurs plastiques dont l’enseignement ressemble à la vérité, mais qui en réalité est faux et conduit les âmes à leur perte. Pour Pâques par exemple, ils parlent facilement de la résurrection de Jésus et ils emploient une terminologie traditionnelle, mais leurs mots ne veulent pas dire la même chose que ceux des auteurs du Nouveau Testament. D’ailleurs aux oreilles d’un véritable croyant, leurs discours sonnent creux. Ces imposteurs religieux moulent leur message afin qu’il ait un air d’authenticité et souvent ce sont de fins psychologues qui reniflent leur auditoire et sentent ce qu’il veut entendre. En bons caméléons, ils savent se métamorphoser pour l’occasion et endosser l’habit de carnaval qui convient à la demande, histoire d’empocher la recette de la soirée.

Judas a passé trois ans et demi avec le Seigneur et finalement il l’a trahi pour trente pièces d’argent. Ça n’a aucun sens et pourtant c’est ce qui est arrivé. Et une fois en possession de son sale fric, il n’en a pas profité puisqu’il s’est pendu. Ça n’a aucun sens et pourtant c’est bien ce qui s’est passé.

Dans nos sociétés occidentales, le fric règne en maître incontesté. On méprise peut-être le pauvre hère qui est accroché à la drogue ou à l’alcool, mais on admire et on respecte quelqu’un qui a les doigts crochus. Une chanson de 1963 dit : « Pour ce petit bout de papier qui peut tout acheter, je vois faire autour de moi n’importe quoi pour toucher quelques billets… c’est vrai (Les Missiles ; SACRÉ DOLLAR, 1963).

Un jour, un homme dont la conduite est impeccable et qui lui-même est droit comme un I demande à Jésus :

Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? (Marc 10.17)

Le Seigneur lui répond alors :

Il ne te manque qu’une chose : va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un capital au ciel. Puis viens et suis-moi. En entendant ces paroles, l’homme s’assombrit et s’en alla tout triste, car il était très riche. Jésus parcourut du regard le cercle de ses disciples, puis il leur dit : Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! (Marc 10.21-23).

Verset 3 b

Je continue le texte.

Mais il y a longtemps que la condamnation menace les enseignants de mensonge et leur perdition n’est pas en sommeil (2Pierre 2.3 b ; Autre).

En grec, « il y a longtemps » est un seul mot (ekpalai) qui signifie « depuis une époque ancienne ». Et effectivement, depuis la première sentence de jugement prononcée contre le serpent dans le jardin d’Éden (Genèse 3.13-15), Dieu a condamné tous ceux qui déforment sa vérité.

L’affirmation « leur perdition n’est pas en sommeil », personnifie la condamnation à venir comme s’il s’agissait d’un bourreau, qui est bien éveillé et prêt à exécuter la juste sentence du Seigneur contre ceux qui altèrent sa Parole. En tant que Dieu de la vérité, il s’oppose à tous les imposteurs religieux et à toute forme de mensonge. Le prophète Ézéchiel dit :

Le Seigneur, l’Éternel, parle ainsi : Parce que vous prêchez des illusions et que vous avez eu des visions mensongères, je m’en prendrai à vous. Voilà ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais faire peser ma main sur les prophètes qui ont des révélations fausses et qui prononcent des oracles trompeurs. Ils ne siégeront pas au conseil de mon peuple, ni ne seront inscrits sur la liste des membres de la communauté israélite, ils ne rentreront pas au pays d’Israël. Et vous reconnaîtrez que je suis, moi, le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 13.8-9).

La justice de Dieu ne dort jamais et n’est jamais en retard ; c’est du moins la version divine de la réalité. De notre point de vue, il semble quand même que Dieu laisse passer beaucoup d’injustices sans réagir. Dans le psaume 73, le psalmiste écrit :

J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants. Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort, ils ont santé et embonpoint. Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes. Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains. Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur cœur débordent sans mesure. Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer. Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre. Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles, tout en disant : “ Dieu ? Que sait-il ? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ? ” Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses. Je me suis mis à réfléchir : j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela bien trop injuste jusqu’au jour où je suis entré dans la maison de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend. Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit. Comme les images du rêve s’évanouissent, après le réveil, ô Éternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître. Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles (Psaumes 73.3-12, 16-20, 27).

Il n’est guère possible de traverser cette vie sans souffrir de l’injustice et de la cruauté humaines. Cependant, les Écritures nous exhortent à ne pas faire justice soi-même. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû (Romains 12.19).

Le croyant est donc tenu d’obéir à son Seigneur et de le laisser agir, car c’est à lui de régler les comptes. Je sais très bien que c’est facile à dire et beaucoup moins à mettre en pratique. Peut-être que comme moi, vous avez acheté une bagnole et on vous a roulé dans la farine car l’ancien propriétaire avait bouché un trou du pot d’échappement avec de la choucroute. Mais au fond ce n’est pas la mer à boire surtout si j’accepte que de toute façon, d’une manière ou d’une autre, cinq à dix pour cent de mes revenus sont destinés à des escrocs. C’est comme ça et je n’ai plus qu’à nommer cette dépense « l’impôt du truand ». Par contre, quand il s’agit d’offenses graves, il faut une grandeur d’âme démesurée pour pardonner et seul le Seigneur peut me l’accorder.

Au soir de sa vie et dans sa dernière lettre, Paul écrit à son disciple Timothée :

Alexandre, l’orfèvre, a fait preuve de beaucoup de méchanceté à mon égard. Le Seigneur lui donnera ce que lui auront valu ses actes (2Timothée 4.14).

En fait, il aurait été préférable pour cet homme que ce soit Paul et non pas Dieu qui lui rende la monnaie de sa pièce pour le mal qu’il a fait.

À partir d’ici (2Pierre 2.4-10) dans son épître, Pierre donne plusieurs illustrations pour montrer que Dieu ne plaisante pas avec les imposteurs religieux. Il va rappeler à ses destinataires trois récits bien connus du jugement divin tirés du livre de la Genèse. Il va souligner la hauteur de la colère de Dieu dans le cas des anges déchus, la largeur de sa colère dans le cas du monde antédiluvien et la profondeur de la colère de Dieu dans le cas de Sodome et de Gomorrhe. Autrement dit, il n’existe pas de créatures trop nobles, trop nombreuses ou trop viles pour échapper au châtiment divin ; tôt ou tard, la vengeance de Dieu frappe tous ceux qui s’opposent à lui ; sa rétribution est certaine.

Si Pierre se sent obligé de faire ces rappels, c’est probablement parce qu’il sait d’avance que certains de ses lecteurs doutent que les faux enseignants subiront le jugement de Dieu, car il n’est pas rare que ces mécréants prospèrent tout en propageant leurs mensonges. Non seulement ils jouissent de prestige et se remplissent les poches, mais ils ont également du succès auprès des femmes. Pierre veut donc remettre les pendules à l’heure en rappelant la version divine de l’Histoire. Si Dieu n’a pas manqué de juger avec sévérité dans le passé, il fera de même dans le présent et dans l’avenir.

Verset 4

Je continue le texte.

En effet, Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais les a précipités dans l’abîme où ils sont gardés pour le jugement, enchaînés dans les ténèbres (2Pierre 2.4 ; Autre).

Ces anges qui « ont été précipités dans l’abîme » sont appelés « fils de Dieu » dans la Genèse. Leur faute a été de prendre une forme humaine et de s’unir sexuellement avec des femmes (Genèse 6.2, 4). En violant les limites que Dieu leur avait imposées, ces anges devenus démons sont allés trop loin dans leur rébellion. Jude (7) compare leur acte à la débauche des habitants de Sodome et de Gomorrhe, qui se sont livrés comme eux à des actes sexuels contre nature. Ces anges déchus furent donc jugés sur le champ et emprisonnés dans un endroit appelé « Tartare » mais traduit par « abîme ».

Pierre utilise un mot qu’il emprunte à la mythologie grecque et qui désigne un abîme souterrain encore plus bas que le séjour des morts ; c’est la partie la plus terrible des enfers, le fond du trou et la plus oubliée des oubliettes. Dans cette prison sont enfermés les êtres surnaturels qui se sont révoltés contre le Dieu suprême, les esprits les plus méchants, les pires des rebelles et des criminels qui recevront le châtiment divin le plus sévère.

Pierre ne décrit pas Tartare en détail parce que ses lecteurs savent de quoi il parle, puisque même si ce lieu maudit n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament, il est mentionné dans le livre apocryphe appelé « Hénoc » que tous les Juifs connaissent.

Ces mauvais esprits sont actuellement enchaînés, privés de toute liberté, ce qui est le sort que redoutent le plus les démons actuellement présents sur terre (Matthieu 8.29 ; Luc 8.31), qui jouissent encore d’une certaine indépendance et qui dans une large mesure ont les coudées franches pour faire le mal. L’apôtre Paul parle de ces derniers dans son épître aux Éphésiens à qui il écrit :

Nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Puissances, contre les Autorités, contre les Pouvoirs de ce monde des ténèbres, et contre les esprits du mal dans le monde céleste (Éphésiens 6.12).

Quant à Satan, il est toujours en liberté même si celle-ci est surveillée. Dans sa première épître, Pierre le compare à « un lion rugissant qui cherche quelqu’un à dévorer » (1Pierre 5.8).

Par contre, les démons qui sont incarcérés dans les ténèbres de Tartare ne font jamais parler d’eux car ils ont déjà été mis hors d’état de nuire ; ils attendent seulement que leur peine finale soit exécutée (Apocalypse 20.10). L’illustration de Pierre a pour but de rappeler que Dieu châtie sévèrement ceux qui s’opposent à lui et à la vérité. À l’instar des anges déchus, les faux enseignants rebelles devront faire face à sa colère.