Deuxième épître de Jean

Introduction

Tous les lundis quand j’ouvre ma boîte à lettres, je suis consterné et je prends le deuil pour tous les arbres qui ont dû être sacrifiés afin que comme des millions d’autres personnes, je puisse recevoir près d’un kilo de papier publicitaire dont je n’ai pas besoin ; c’est fou et scandaleux. De nos jours, on clame haut et fort qu’il faut limiter les gaz à effet de serre, ralentir l’échauffement climatique, diminuer l’empreinte carbone, recycler et réduire la quantité de nos déchets. Mais plus ça change et plus c’est la même chose ! Il y a toujours et encore des tonnes de papier publicitaire qui atterrissent dans nos boîtes à lettres.

Eh bien, figurez-vous qu’à la fin du premier siècle de notre ère, au moins une personne écrit deux lettres différentes, et pour des raisons que nous ignorons, il ne veut pas utiliser plus d’une seule feuille de parchemin pour chaque missive. Je ne plaisante pas, il dit lui-même à la fin de l’une puis de l’autre lettre :

J’aurais encore bien des choses à vous dire, mais je ne veux pas vous les communiquer avec du papier et de l’encre. J’espère pouvoir me rendre chez vous et m’entretenir avec vous de vive voix. Alors notre joie sera entière (2Jean 12). J’aurais bien des choses à te dire, mais je ne veux pas les confier à l’encre et à la plume (3Jean 13).

En avance sur son temps, l’apôtre Jean est un homme de bien. Au lieu de consommer du parchemin et de l’encre à tour de bras, il préfère se déplacer. Aujourd’hui, on communique énormément et quelques fois essentiellement par courriel. Ce moyen électronique a le mérite de ne pas écorcher vif de pauvres arbres, mais c’est quand même très impersonnel, encore plus qu’une lettre, car au moins quand on écrit avec une plume ou un stylo, on transmet quelque chose de soi puisque nous avons tous des écritures différentes. Il existe même une science, la graphologie, qui consiste justement a découvrir la personnalité de l’auteur d’un texte manuscrit au travers de la façon dont il dessine les lettres, les mots et comment il les enchaîne.

Bref, tout ça pour dire que l’apôtre Jean, puisqu’il s’agit bien de lui dont je parle, est non seulement un grand homme de Dieu mais aussi et sans le savoir, un écologiste avant l’heure. Je plaisante bien sûr parce qu’à son époque, les supports sur lesquels on écrit ne sont pas en papier et ne finissent pas à la poubelle ; au contraire, on les garde précieusement ou on essaie de les réutiliser autant de fois que possible, et en plus, ils sont biodégradables. Peut-être qu’on devrait aussi revenir à des chariots tirés par des chevaux.

Jean est non seulement un apôtre, mais un écrivain car on lui doit également un évangile et trois épîtres. La deuxième et la troisième sont les deux livres ou plutôt les deux lettres parmi les plus courtes du Nouveau Testament. Le texte grec de chacune compte moins de 300 mots et ne noircit qu’une seule feuille de papyrus. La façon dont toutes deux sont rédigées correspond à la lettre conventionnelle du monde gréco-romain du premier siècle.

Mais comment savons-nous qu’il s’agit bien de l’apôtre, le fils de Zébédée, qui a écrit les deux petites lettres qui portent son nom ? Eh bien, la tradition a toujours attribué la même paternité à 1Jean, à 2Jean ainsi qu’à l’évangile selon Jean, car il existe une grande similitude de style et de contenu entre ces ouvrages et surtout entre les deux lettres. Par exemple, dans la seconde, Jean dit :

À présent, Grande Dame (Kyria), voici ce que je te demande ce n’est pas un commandement nouveau que je t’écris, c’est celui que nous avons reçu dès le commencement : aimons-nous les uns les autres (2Jean 5 ; auteur)

Ce qui semble être l’écho d’un passage de la première lettre qui est :

Mes chers amis, ce n’est pas un nouveau commandement que je vous écris : il s’agit d’un commandement ancien que vous avez reçu dès le commencement (1Jean 2.7). En effet, voici le message que vous avez entendu dès le commencement : aimons-nous les uns les autres (1Jean 3.11).

Nous avons aussi le témoignage de ceux qu’on a coutume d’appeler « les Pères de l’Église ». Je vais en citer quelques-uns et ça va être un peu barbant mais utile pour comprendre le processus complexe de canonisation des Textes sacrés.

Au 2e siècle, dans son traité contre les hérésies (1.16.3 ; 3.16.8), Irénée de Lyon (130-202) cite trois versets de la seconde lettre de Jean (2Jean 10, 11 et 7), et Clément d’Alexandrie (140-220) dit (Adumbrations ; p. 1011) que la seconde épître de Jean fut écrite à quelqu’un de Babylone surnommée « la Dame élue ».

À la fin du 3e siècle ou début du 4e, Eusèbe de Césarée (265-340), évêque, théologien et père de l’histoire ecclésiastique, reconnaît que 2Jean et 3Jean ne sont pas universellement acceptés mais qu’à son opinion elles sont authentiques et ont Jean pour auteur. Toujours selon lui (Histoire ecclésiastique ; 7.25), Denis d’Alexandrie (247-265) qui est évêque de cette ville au 3e siècle, a fait observer que Jean ne donne jamais son nom dans ses écrits, même pas dans sa seconde et troisième lettre où il se nomme « l’Ancien ». Ce même Eusèbe, écrit (Histoire ecclésiastique ; 6.25) que Origène (185-253), un Père de l’Église de la première moitié du 3e siècle, acceptait personnellement 2Jean et 3Jean mais reconnaissait que quelques-uns les mettaient en doute.

Au 3e siècle, saint Cyprien, évêque de Carthage (249-258), dans un fascicule (concernant le baptême des hérétiques) qui fait référence au concile qui se tient dans sa ville, cite un verset de la seconde lettre de Jean (2Jean 10).

Au 4e siècle, Alexandre, patriarche d’Alexandrie (313-326), cite deux versets de la seconde lettre de Jean (2Jean 10-11 ; Socrates, Histoire ecclésiastique 1.6). Ces exemples montrent que dans les églises d’Afrique du Nord, la seconde lettre de Jean ainsi que la troisième sont largement acceptées comme inspirées par Dieu et ayant l’apôtre Jean comme auteur. Ailleurs par contre, cette acceptation fut plus laborieuse.

Au 4e siècle, Éphrem le Syrien, qui est considéré comme le plus important Père de l’Église syrienne, déclare que la seconde lettre de Jean émane de Dieu. Cependant, au 6e siècle, l’église de Syrie qui est alors très importante ne reconnaît comme inspirées de Dieu que les épîtres de Paul, la première épître de Jean, la première épître de Pierre et celle de Jacques. Il y a donc de sérieuses divergences d’opinions.

Jérôme (347-420), Père de l’Église au 4e et 5e siècle (Hommes illustres ; 9) cite les deux dernières lettres de Jean et les attribue à « l’Ancien », c’est-à-dire, l’apôtre Jean, dont le sépulcre est à Éphèse.

Étant donné que 2 et 3Jean, deux lettres minuscules, nous sont parvenues, leur préservation est un hommage rendu à leur intérêt, à leur spiritualité et à leur inspiration par le Saint-Esprit. En effet, malgré leur brièveté, elles sont très importantes parce qu’elles mettent toutes deux l’accent sur la Vérité.

Depuis toujours, la Vérité préoccupe les hommes puisque même la brute épaisse Ponce Pilate demande à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18.38). Aujourd’hui, à cause de la montée en puissance du relativisme, on a évacué la notion de vérité, ce qui fait que peu de gens demandent : « Qu’est-ce que la vérité ? », car pour eux cette question ne se pose même pas puisque la vérité au sens absolu du terme n’existe pas et tout ce que nous savons sont des vérités relatives qui varient selon l’opinion de chacun.

On pourrait donner à la seconde lettre de Jean le titre : « Pour l’amour de la vérité ». Si un jour au gré des circonstances, on est obligé de faire un choix entre d’une part, manifester de l’amour ou de la charité, et d’autre part, demeurer fidèle à ce qu’on sait être vrai, on doit choisir la vérité ; c’est en tout cas ce que Jean explique dans sa seconde lettre. Il dit en effet à ses lecteurs que si un faussaire spirituel vient vous demander asile, ne le recevez pas  et qu’il couche dehors. Je ne suis pas sans cœur mais sur le long terme, c’est la vérité qui compte et qui doit triompher. Jésus a dit aux Juifs :

Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres (Jean 8.31-32).

On pourrait répliquer que dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour (1Corinthiens 13.13).

Non seulement Paul ne parle pas de la vérité mais il place l’amour en tête de liste. C’est vrai, mais il faut bien voir que « la foi, l’espérance et l’amour » n’ont de valeur que si elles sont fondées sur la vérité, sur une réalité solide et digne de foi.

L’amour entre deux personnes est basé sur un sentiment de confiance réciproque qui provient d’une relation vraie ou qu’au moins l’un des deux croit telle. Mais si cette union est fondée sur le mensonge, c’est une illusion qui tôt ou tard, tel un mirage s’évaporera vite. L’amour sans vérité c’est du sentimentalisme de bas étage.

Je peux croire dur comme fer et en toute sincérité en quelqu’un ou en quelque chose qui est faux, et au final je serais amèrement déçu ou pire.

Quand on saute en parachute, on n’a pas droit à l’erreur. Peut-être avez-vous lu ou entendu cette histoire qui je crois s’est même répétée plus d’une fois. Un instructeur de parachutisme est dans l’avion avec ses élèves. Il s’assure que chacun d’entre eux est parfaitement bien harnaché avant de l’autoriser à sauter. Puis il s’équipe avec ce qu’il croit être son parachute et se jette dans le vide. Malheureusement, c’est son sac à dos qu’il avait endossé.

Le même déboire est arrivé à un instructeur d’aile delta à Crolles dans les environs de Grenoble. Il a parfaitement sanglé son élève et puis ils se sont lancés de la falaise. Mais il était tellement préoccupé par les détails qu’il a complètement oublié de s’attacher à l’aile. Il s’est tenu uniquement par la force des bras jusqu’à ce qu’il soit obligé de tout lâcher. Heureusement, quand il réalise sa fatale erreur et qu’il se sait perdu, il explique à son élève comment atterrir et pour ce dernier tout s’est bien passé. Ces instructeurs avaient une pleine confiance en eux et ils étaient certains qu’ils atterriraient sains et saufs. La foi, l’espérance et l’amour n’ont de valeur que s’ils s’appuient non sur des idées, mais sur la vérité, des faits réels.

La plupart des gens qui font l’expérience de mort imminente (EMI) qui vont presque de l’autre côté mais qui reviennent dans le monde des vivants, sont absolument convaincus par leur expérience qu’il n’y a pas de jugement et qu’une vie de félicité les attend ; ils n’ont plus peur de la mort car ce n’est qu’un passage vers une autre vie merveilleuse et pleine d’amour. Les fautes dont ils ont pu se rendre coupables ne sont que de petites erreurs et de toute façon, l’être de lumière qui les attend est très compréhensif. Alors bien sûr, ils n’ont que faire d’un Sauveur et leur espérance de la vie éternelle est en béton, une certitude sans faille. Tout ça a l’air bien beau mais c’est du mensonge car ça ne cadre pas du tout avec les Écritures. Seulement, ceux qui on fait l’expérience de la mort imminente ne sont pas disposés à croire aux Écritures.

Bien que Jean défende la vérité, il est en parfaite harmonie avec l’apôtre Paul qui place l’amour tout au sommet de l’affiche parce que l’un des thèmes principaux de la première épître de Jean est justement l’amour entre les membres de la famille de Dieu. À ce sujet, il écrit :

C’est ainsi que se manifeste la différence entre les enfants de Dieu et les enfants du diable : celui qui ne fait pas ce qui est juste n’appartient pas à Dieu, pas plus que celui qui n’aime pas son frère. En effet, voici le message que vous avez entendu dès le commencement : aimons-nous les uns les autres (1Jean 3.10-11).

« Celui qui ne fait pas ce qui est juste » est le même que « celui qui n’aime pas son frère ». J’ai déjà eu l’occasion de préciser la signification du mot « juste » mais je vais la rappeler parce qu’on rencontre souvent ce mot.

D’une manière générale, dans les Écritures, la « justice » ne désigne pas une norme éthique idéale et absolue, mais une relation saine. « Le juste » est celui qui, sans l’avoir mérité, est accepté par Dieu et qui maintient son statut en lui restant loyal. En se tournant vers des pratiques idolâtres et donc déloyales, les Israélites se sont comportés d’une manière injuste vis-à-vis de Dieu.

Dans l’Ancien Testament, la justice de Dieu est souvent mise en parallèle avec les actions par lesquelles l’Éternel s’engage pour sauver ou racheter son peuple. Dans un passage du livre de Michée, Dieu dresse une liste de ses actes bienveillants envers Israël puis conclut en disant :

Souviens-toi du chemin que tu as parcouru de Chittim à Guilgal et reconnais que l’Éternel t’a fait justice (Michée 6.5).

Par ses actes bienveillants, Dieu fait justice à son peuple. Plus loin, toujours dans le livre de Michée, le prophète s’identifie à son peuple et dit :

J’ai péché contre lui (l’Éternel), je supporterai donc le poids de sa colère, jusqu’à ce jour où il prendra en main ma cause, où il me fera droit, et me fera sortir à la lumière, et je contemplerai son œuvre qui établira la justice (Michée 7.9).

Quand le jugement aura accompli son objectif, l’Éternel défendra la cause de son peuple contre ses ennemis et lui rendra justice en le délivrant de l’exil, en le rétablissant dans son pays, et en punissant ses ennemis. L’Éternel rend justice à son peuple dans le sens qu’il se montre fidèle à l’alliance qu’il a établie avec ses ancêtres. La justice de Dieu est sa bonté, sa mansuétude envers ceux qui lui appartiennent. On retrouve ce même sens du mot « justice » dans les paroles de l’apôtre Jean qui dans sa première épître dit :

Si nous reconnaissons nos péchés, il (Dieu) est fidèle et juste (c’est-à-dire bon et miséricordieux) et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis (1Jean 1.9).

Le mot hébreu pour « homme fidèle » (khasidh), qu’on peut aussi traduire par « homme juste », signifie « le miséricordieux, celui qui aime son prochain ». C’est ce que la Loi demande au peuple de Dieu et ce que Jésus confirme (Lévitique 19.18 ; Matthieu 22.37-40). Ne pas aimer son prochain c’est être injuste envers lui.

De tous les auteurs sacrés, l’apôtre Jean est celui qui mentionne le plus la vérité. Si j’ai bien compté, il utilise 45 fois ce mot rien que dans son évangile. L’apôtre Paul l’emploie aussi 45 fois mais il a écrit presque la moitié du Nouveau Testament. Comme Jean mentionne encore 17 fois « la vérité » dans ses trois épîtres, il bat tous les records, et pourtant il est appelé « l’apôtre de l’amour », et à juste titre puisque c’est lui qui écrit que « Dieu est amour » (1Jean 4.16) et que « nous devons nous aimer les uns les autres » (Jean 13.34 ; 15.12 ; 1Jean 2.8-10 ; 3.11 ; 2Jean 5).

La deuxième épître de Jean est rédigée autour des mêmes événements historiques fondamentaux que sa première : des enseignants de mensonge répandent leur venin mortel dans les églises du premier siècle et certaines de ces assemblées chrétiennes font partie du troupeau dont Jean assure la charge pastorale. Or ces faux jetons sont très dangereux pour deux raisons que je trouve surprenantes. D’abord, et aux dires de Jean, ils sont fort nombreuses (2Jean 7) et ensuite, ils sont issus des assemblées de croyants. En effet, dans sa première épître, Jean écrit :

Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres (1Jean 2.19).

Les chrétiens connaissent ces faux enseignants pour les avoir fréquentés, ce qui fait qu’ils leur font spontanément confiance sans se douter que ce sont des loups déguisés en agneaux. Cette situation rend très difficile la tâche de l’apôtre qui est de préserver son troupeau contre les bêtes féroces.

Ces hérétiques ont une stratégie ; ils vont d’une église à l’autre, abusant de l’hospitalité des chrétiens pour répandre leurs mensonges doctrinaux. C’est cette menace, que ces faussaires spirituels font peser sur les croyants, qui a motivé Jean à écrire sa deuxième lettre. Son objectif est de mettre en garde les chrétiens authentiques contre le danger de participer par inadvertance aux mauvaises œuvres des enseignants de mensonge en leur accordant l’hospitalité. Jean est peut-être très porté sur l’amour mais quand il le faut, il sait aussi tirer l’épée de son fourreau. Jésus l’a bien discerné puisqu’il a surnommé Jean : « fils du tonnerre » (Marc 3.17).

Bien que de tempérament vif, Jean est un personnage discret qui n’aime pas se mettre en avant, ce qui fait qu’il ne donne jamais son nom. Dans sa deuxième et troisième lettre, il se nomme simplement « l’Ancien » (presbuteros), un ot qui a donné « presbytère » en français mais qui en grec a deux significations. Premièrement, il veut dire « homme âgé » comme lorsque l’apôtre Paul écrit à Timothée :

Ne rudoie pas un homme âgé, mais encourage-le comme s’il était ton père (1Timothée 5.1).

Deuxièmement, « l’Ancien » veut aussi dire « responsable d’église », ce qui apparaît bien par exemple quand l’apôtre Pierre écrit :

De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens (1Pierre 5.5 ; LSG).

Oui, mais on ne peut pas toujours savoir avec certitude lequel de ces deux sens adopter. Or, on se trouve justement dans ce cas de figure avec Jean qui dans sa deuxième lettre se présente en disant : « L’Ancien, à la (Grande) Dame (Kyria) que Dieu a choisie et à ses enfants que j’aime dans la vérité » (auteur) ; et dans sa troisième lettre il écrit : « L’Ancien, à mon bien cher Gaïus que j’aime dans la vérité ».

Soit Jean dit : « C’est l’homme âgé qui vous écrit » ou bien : « C’est le responsable d’église qui vous écrit ». Ou alors il joue sur la double signification du mot et dit : « C’est le responsable d’église, l’homme âgé qui vous écrit ». En tout cas, comme Jean est un homme mûr et doté d’une très grande expérience de la vie chrétienne, nous devons écouter très attentivement ce qu’il veut nous dire par ses écrits.