Chapitre 5

Introduction

Il me semble me souvenir avoir déjà dit qu’à l’origine, la maxime républicaine française était : « Liberté, égalité, propriété ». Mais comme cette troisième évocation a froissé certaines âmes sensibles, aujourd’hui nous avons « fraternité » à sa place. Il n’empêche que contre vents et marées, le marché de l’immobilier, dont la maison individuelle, se porte souvent bien, et quand il va mal on fait tout pour qu’il reprenne des couleurs parce que quand le bâtiment, tout va, ou presque. En effet, le rêve et l’objectif de la plupart des jeunes ménages est d’avoir son propre pied à terre avec un petit bout de terrain pour les enfants et le jardin. Le droit à la propriété fait partie de tous les systèmes démocratiques et même de certains régimes autocratiques. Ce désir de « devenir propriétaire », comme on dit, est tout à fait légitime et remonte d’ailleurs à la plus haute Antiquité. En fait, c’est l’Éternel qui a donné à son peuple Israël le droit fondamental de posséder un patrimoine, un lieu où reposer sa tête avec des champs, des arbres fruitiers et de la vigne. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce droit va jusque dans l’au-delà et explique pourquoi, à la veille de sa mort, Jésus a dit à son cercle d’intimes qu’il retournait dans les cieux pour leur préparer un lieu d’habitation. Je cite le passage :

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis (Jean 14.1-3).

Il existe une petite chanson chrétienne pour les enfants qui se fredonne avec des gestes et dont les paroles très simples sont : « J’ai une maison là-haut dans le ciel — au-delà du soleil ».

Dans ses écrits, l’apôtre Paul fait lui aussi allusion à cette habitation dans le royaume de Dieu ; c’est le cas ici dans le chapitre 5 de la seconde épître aux Corinthiens que je commence à lire.

Verset 1

Nous le savons, en effet : si notre corps, cette tente que nous habitons sur la terre, vient à être détruit, nous avons au ciel une maison que Dieu nous a préparée, une habitation éternelle qui n’est pas l’œuvre de l’homme (2Corinthiens 5.1).

Après avoir dit que son corps mortel se détériore, Paul poursuit cette idée en comparant son corps à une tente, c’est-à-dire une construction légère, un abri temporaire dans lequel nous campons durant notre voyage ici-bas, mais avec le temps, cette habitation s’use et tôt ou tard elle sera détruite. Nous savons qu’un jour ou l’autre nous devons mourir parce que dans l’économie divine : « L’âme qui pêche mourra ! » Or, qui ne pêche pas ? La totalité des êtres humains est concernée, sans aucune exception, vous et moi inclus. Telle est la Loi. Au pire, on meurt subitement d’un accident ou rapidement de maladie grave et au mieux tranquillement de vieillesse. Le Psalmiste dit : « Le temps passe vite et nous nous envolons (Psaumes 90.10).

Arrivée à 80 ou même à 70 ans, la vieille tente que nous portons commence sérieusement à battre de l’aile. Un des textes poétiques écrits par Salomon décrit la vieillesse de la façon suivante :

C’est l’époque où titubent les gardes du palais — c’est-à-dire les jambes — et où fléchissent les hommes vigoureux — il s’agit des épaules — où les servantes du moulin cessent de moudre, étant trop peu nombreuses — ici ce sont les quelques dents qui restent — où les guetteurs derrière les volets se voilent — c’est la perte de la vue au fil des années — où les deux battants de la porte se ferment sur la rue, où le bruit de la meule baisse et s’éteint. — on devient malentendant — C’est le temps où le cri d’un oisillon suffit pour chasser le sommeil, où la voix des chanteurs s’éteint ; le temps où l’on redoute la moindre pente, et où l’on a peur en chemin (Ecclésiaste 12.3-4).

Les vieux se sentent diminués, ils savent que les forces leur font défaut, qu’ils perdent le sens de l’équilibre, et ils n’ont plus confiance en leurs facultés.

Lorsque Jésus fut incarné, il a lui aussi endossé un corps périssable dans lequel il a habité parmi nous, mais il est mort volontairement, dans la force de l’âge dans le but de devenir l’Agneau parfait de Dieu qui enlève les péchés du monde.

Au vu des dangers permanents de son ministère, l’apôtre Paul est réaliste et envisage sa mort prochaine. Cependant, il voit au-delà de la tombe et invite ses lecteurs à considérer la perspective divine de la réalité. Notre enveloppe charnelle est provisoire tandis que le corps céleste, le corps de résurrection, que les croyants recevront est éternel. Paul possède l’assurance inébranlable qu’il ressuscitera, qu’il sera transformé, métamorphosé et glorifié, ce qu’il va développer dans ce chapitre. Il ne dit pas nous espérons ou attendons ou même croyons, mais il affirme : « Nous le savons, si notre corps vient à être détruit nous avons au ciel une habitation éternelle ». Paul sait, non par un raisonnement humain, mais par une révélation divine, que cette habitation éternelle n’est pas une demeure intermédiaire, un deuxième corps intermittent comme quand on emmène sa voiture au garage pour la faire réparer et qu’une autre nous est prêtée en attendant. Non ! Paul parle d’une résidence éternelle, définitive et permanente, du corps céleste dont Dieu revêtira tous les croyants pour l’éternité.

Ce corps de résurrection me fait penser à la description énigmatique que Jésus a faite de son propre corps quand il l’a comparé au Temple de Jérusalem. Je lis deux passages :

Démolissez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Nous l’avons entendu dire : “ Je démolirai ce Temple fait de main d’homme et, en trois jours, j’en reconstruirai un autre, qui ne sera pas fait par des mains humaines ” (Jean 2.19 ; Marc 14.58).

Parce que l’enveloppe charnelle que je porte en ce moment fait partie de mon humanité pécheresse, elle est soumise à la dégénérescence et à la mort. Le corps de résurrection n’aura pas les caractéristiques naturelles humaines que nous connaissons, car il sera régi par la vie de l’Esprit. Cette transition entre la tente provisoire sur terre et l’habitation permanente dans les cieux est une refonte totale, une métamorphose complète du corps physique du croyant, ce que Paul a déjà précisé dans sa première épître aux Corinthiens. Je lis le passage :

Lorsque le corps est porté en terre comme la graine que l’on sème, il est corruptible, et il ressuscite incorruptible ; semé infirme et faible, il ressuscite plein de force  (1Corinthiens 15.44).

Verset 2

Je continue le texte.

Car, dans cette tente, nous gémissons parce que nous attendons avec un ardent désir de revêtir notre domicile qui est de nature céleste (2Corinthiens 5.2).

Ici-bas, chacun d’entre nous subit son lot de souffrances qui génèrent des plaintes de tous ordres. Même sans parler d’une maladie ou d’un accident, à partir d’un certain âge on a l’impression que les marches d’escalier sont plus hautes qu’elles étaient auparavant, et qu’elles continuent à s’élever à mesure que le temps passe. On ne décolle plus d’une chaise comme une fusée, mais il faut s’aider des mains pour se lever, et la liste des vicissitudes est longue. Voilà pourquoi Paul invite les Corinthiens à se détacher des réalités temporelles et à regarder celles qui sont invisibles mais bien réelles dans l’au-delà. Les croyants gémissent non seulement à cause des difficultés présentes, mais aussi parce qu’ils ont le désir ardent de revêtir leur corps de résurrection et d’entrer dans la présence du Seigneur. Dans les épreuves et surtout à l’heure de la mort, l’ineffable consolation du chrétien est qu’il va laisser derrière lui sa demeure terrestre misérable pour endosser l’autre, céleste et glorieuse.

Verset 3

Je continue.

Dans la mesure où nous serons trouvés vêtus et non pas nus (2Corinthiens 5.3).

Le Créateur a conçu l’être humain pour qu’il soit dans un corps. Les âmes désincarnées qui dansent à la lumière de la lune, c’est du folklore médiéval et non un enseignement des Écritures. Il faut dire que depuis la rébellion d’Adam et Ève contre l’Éternel, la nudité n’a pas bonne presse dans les Textes Sacrés. C’est aussi pour cela que les chrétiens son revêtus d’une robe de justice, celle de Jésus-Christ. Les non-croyants par contre, sont vus comme couverts de honte parce que le seul vêtement qu’ils portent est leur pseudo-droiture, leur propre justice, et aux yeux de Dieu celle-ci ressemble à des haillons crasseux. Quand Jésus-Christ reviendra pour chercher son Église, tous les croyants en chair et en os vivant sur terre seront instantanément revêtus d’un corps céleste. Paul a déjà écrit cette vérité dans sa première épître aux Corinthiens, mais ce passage est tellement extraordinaire qu’on peut le lire et le relire sans se lasser. Paul déclare :

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité (1Corinthiens 15.51-53).

Il y aura donc une résurrection des justes, mais aussi des injustes, ce que le prophète Daniel et Jésus ont enseigné. Je les cite l’un après l’autre :

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. L’heure vient où tous ceux qui sont dans la tombe entendront la voix du Fils de l’homme. Alors, ils en sortiront : ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour être condamnés (Daniel 12.2 ; Jean 5.28-29).

Dans l’évangile selon Jean, Jésus précise que faire le bien c’est obéir à la volonté de Dieu, ce qu’il définit plus précisément quand il dit : Voici, en effet, la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour (Jean 6.40).

Et l’apôtre Jean écrit :

Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit sauvé par lui. Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu (Jean 3.17,18).

Tous ceux qui ne font pas confiance à Jésus-Christ sont condamnés parce qu’ils font ce qui est mal, même si par ailleurs et aux yeux des hommes ils mènent une vie impeccable. Cela m’amène à préciser que dans les Textes Sacrés il est question de plusieurs jugements à portée cosmopolite. Il y a eu le jugement de la croix sur laquelle Jésus a porté les péchés du monde et en particulier de tous ceux qui placent leur confiance en lui.

Ensuite, je dois me juger moi-même ; je dois m’évaluer en me comparant à l’étalon mesure divin. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit : Si nous discernions ce que nous sommes, nous ne tomberions pas sous le jugement (1Corinthiens 11.31).

En troisième lieu, Dieu juge et châtie les siens, tous ceux qu’il reconnaît comme ses enfants. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit : Le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils (Hébreux 12.6).

Plus loin dans ce chapitre, Paul enseigne que tous les croyants et eux seuls devront comparaître devant ce qu’il appelle « le tribunal de Christ » pour être récompensés s’ils l’ont mérité.

Ce n’est pas tout, car il y aura encore les jugements d’Israël, de toutes les nations, puis des anges déchus, c’est-à-dire les démons, et enfin pour finir, à la fin des temps aura lieu le Jugement dernier ou plus exactement : « le jugement du Grand Trône Blanc » (Apocalypse 20.11) devant lequel seront rassemblés tous les êtres humains de tous les temps qui n’ont pas crû en l’Éternel sous l’Ancienne Alliance, ou qui n’ont pas accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur sous le présent régime de la grâce. Les châtiments infligés seront nuancés et dépendront du genre de vie que la personne a mené. Dans son épître, Jacques écrit :

Dieu jugera sans pitié celui qui n’a témoigné aucune pitié aux autres ; mais la pitié triomphe du jugement (Jacques 2.13).

Et dans une parabole, Jésus a dit :

Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups (Luc 12.47,48).

Verset 4

Je continue le texte.

En effet, nous qui vivons dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dévêtir, mais nous revêtir. Ainsi ce qui est mortel sera absorbé par la vie (2Corinthiens 5.4).

C’est là le gémissement de la création tout entière opprimée par le poids du péché de l’homme et des misères qu’il a enfantées; le chrétien gémit lui aussi parce qu’il n’est sauvé qu’en espérance.

Paul ne cherche pas particulièrement à se débarrasser de ce présent corps ; mourir pour mourir ne présente aucun intérêt parce que c’est le salaire du péché et c’est horrible. Ce que l’apôtre désire c’est revêtir le corps de résurrection que Dieu a préparé pour chacun de ses enfants. En attendant ce jour glorieux, nous sommes effectivement dans une situation peu brillante. Nous nous baladons tous avec l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes car tôt ou tard, je le sais, une tuile va me tomber dessus, c’est sûr. Les tragédies, les accidents, les drames, la maladie et la mort, c’est pas que pour les autres ; ils font partie du lot de misère de chacun d’entre nous.

Verset 5

Je continue.

C’est Dieu lui-même qui nous a destinés à un tel avenir, et qui nous a accordé son Esprit comme acompte des biens à venir (2Corinthiens 5.5).

Il est bien vrai que les croyants sont dans une tente, un corps qui est soumis à toutes sortes de tragédies et qui au mieux se dégrade. Mais ces vases de terre sont aussi le moyen choisi par Dieu pour manifester sa grande puissance. L’apôtre ajoute maintenant à cette pensée un autre fait encourageant. Dieu a donné à chaque croyant des arrhes représentées par le Saint-Esprit. C’est comme le premier versement d’un montant total dû. Dans une transaction, un acompte est une garantie que la totalité de la somme due sera versée. Le salut complet et définitif qui sera donné au chrétien racheté par Jésus-Christ inclut un lieu de résidence et surtout un corps de résurrection. La présence du Saint-Esprit dans la vie du croyant est la preuve de son appartenance à Jésus-Christ, qu’il est un  enfant de Dieu et qu’il est en route pour la gloire céleste.

Versets 6-7

Je continue.

Nous sommes donc, en tout temps, pleins de courage, et nous savons que, tant que nous séjournons dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur car nous vivons guidés par la foi, non par la vue (2Corinthiens 5.6-7).

Sur terre, dans son état mortel, le croyant expérimente déjà la communion avec Dieu, mais elle se fait par la foi, comme à distance. C’est donc une pâle réalité, une anticipation bien imparfaite de ce que sera sa vie au paradis une fois dans la présence même de Jésus. Aux Philippiens, Paul écrit :

Quant à nous, nous sommes citoyens du royaume des cieux : de là, nous attendons ardemment la venue du Seigneur Jésus-Christ pour nous sauver. Car il transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet de tout soumettre à son autorité (Philippiens 3.20-21).

En attendant le retour du Seigneur ou sa mort, le croyant est comme un étranger qui vit dans un pays lointain et anticipe de pouvoir enfin rentrer chez lui. Comme notre état actuel est passager, ici encore, Paul exhorte ses lecteurs à regarder au-delà des réalités matérielles, en direction de celles qui sont invisibles dans le royaume des cieux. C’est avec les yeux de la foi qu’on peut voir les promesses de Dieu, et le prendre au mot en s’appuyant sur sa Parole.

Verset 8

Je continue le texte.

Nous sommes pleins de courage, mais nous préférerions quitter la demeure de ce corps pour aller à la maison auprès du Seigneur (2Corinthiens 5.8).

L’esprit est de nature immatérielle. Il n’est pas nécessaire d’avoir un corps pour que l’être humain soit conscient de son existence. Lorsque ceux qui ont mis leur confiance en Jésus meurent, quelle qu’en soit la cause, leur âme quitte le corps et est immédiatement dans la présence du Seigneur. Quant à ceux qui seront toujours en vie lorsque le Christ reviendra pour chercher son Église, ils ne mourront pas, mais subiront une transformation magistrale ; leur corps mortel sera métamorphosé, de corruptible, il deviendra incorruptible et de mortel il sera revêtu d’immortalité (1Corinthiens 15.53).

C’est le corps charnel qui meurt et ressuscite. La résurrection ne s’applique pas à l’âme parce qu’elle est immortelle. La préférence de l’apôtre Paul est claire, son désir est de quitter cette vie de pèlerinage pour aller auprès du Seigneur (Philippiens 1.23), mais il veut d’abord remplir son mandat. Comme l’athlète, il n’a pas l’intention d’abandonner mais veut achever sa course terrestre avant d’entrer dans la gloire.

Verset 9

Je continue le texte.

Aussi, que nous restions dans ce corps ou que nous le quittions, notre ambition est de plaire au Seigneur (2Corinthiens 5.9).

Paul a établit un contraste entre l’absence du Seigneur qu’on ne peut voir que par la foi et sa présence visible. Tant que le premier état dure, le chrétien est aux prises avec la souffrance et le péché et ce voile de la chair obscurcit la vue qu’il a de Dieu, et trouble sa communion avec lui. Voilà pourquoi il aspire à émigrer dans sa patrie qui est le royaume des cieux

Le mot traduit par ambitieux (philotiméomai) signifie aussi mettre son point d’honneur à faire quelque chose. Il n’est utilisé que par Paul et 3 fois dans le Nouveau Testament. Par exemple, il exhorte les Thessaloniciens en leur disant de mettre leur point d’honneur à vivre dans la paix et à s’occuper de leurs propres affaires (1Thessaloniciens 4.10-11).

Le croyant ambitieux est celui qui cherche avant tout à plaire à Jésus-Christ. La motivation fondamentale de l’apôtre est de se rendre agréable au Seigneur, peu importe qu’il soit ici-bas ou dans l’au-delà. En effet, comment désirer voir le Seigneur tel qu’il est pour lui être semblable, sans s’efforcer déjà ici-bas de lui être agréable ?

Paul n’a pas le moindre désir de devenir célèbre, il cherche uniquement à servir son Maître. De plus, aux Galates, il dit qu’il faut choisir entre plaire à Dieu ou aux hommes; il écrit : Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ (Galates 1.10).

Il n’empêche que sans le vouloir, Paul est devenu célèbre et à mon avis c’est l’homme le plus extraordinaire qui ait jamais vécu. Dans une perspective tout humaine, on lui doit le succès du christianisme avec aujourd’hui 30 % de la planète qui se réclame de la chrétienté, ce qui ne veut évidemment pas dire que 30% sont croyants. La volonté de Dieu pour ma vie est que je me contente d’être un simple serviteur du Christ. C’est là toute mon ambition.