Chapitre 1

Introduction

Lorsque la navette spatiale américaine revient sur terre et traverse notre atmosphère, le frottement avec l’air génère une chaleur considérable qui désintégrerait la fusée si elle n’était pas protégée d’une carapace. Le scientifique qui l’a conçue est croyant, et un jour il a fait la remarque intrigante suivante : « Avez-vous remarqué que l’univers est divisé en triades ? Vous et moi vivons dans un monde matériel qui se compose du temps, de l’espace et de la matière. Pouvez-vous penser à un quatrième élément ? »

Moi, avec mes petites connaissances de physique, je me suis tout de suite remémoré la théorie de la relativité et la fameuse formule d’Einstein : E = MC2. L’énergie est le produit de la masse d’un objet par la vitesse de la lumière à la puissance deux. Mais ça n’ajoute aucun élément nouveau parce que d’une part, la vitesse ne fait qu’exprimer une relation entre le temps et une distance, c’est-à-dire un espace, et d’autre part, l’énergie est assimilable à la masse. Ce scientifique a continué son exposé en disant : « Le temps lui-même est divisé en trois parties : le passé, le présent et l’avenir ; pouvez-vous penser à une quatrième ? L’espace comprend trois dimensions : la longueur, la largeur et la hauteur, ou la profondeur. On parle bien d’une quatrième dimension, mais elle ne se trouve pas dans l’univers matériel. Vous voyez, a-t-il conclu, nous habitons un univers qui est construit sur des triades. » En réalité, cette constatation n’est pas étonnante puisque le constructeur, le Créateur est lui-même une triade, une Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Verset 2

Je continue maintenant de lire le premier chapitre de la première lettre de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens.

Nous (Paul, Silvain et Timothée) exprimons constamment notre reconnaissance à Dieu au sujet de vous tous lorsque, dans nos prières, nous faisons mention de vous (1 Thessaloniciens 1.2).

Cette première épître comprend trois prières (1 Thessaloniciens 1.2-3 ; 3.11-3 ; 5.23-24). Paul et ses compagnons intercèdent régulièrement pour tous les croyants qu’ils connaissent personnellement et en plus, l’apôtre prie quotidiennement pour les églises qu’il a fondées ; sa liste de prière doit être impressionnante. Ici, il remercie Dieu pour plusieurs raisons, la principale étant que les Thessaloniciens forment une assemblée modèle, et cela, malgré les différents problèmes qui existent et que Paul va aborder.

Verset 3

Je continue avec une affirmation tout à fait remarquable qui concerne les membres de cette église.

Nous nous rappelons sans cesse, votre foi agissante, votre amour actif, et votre ferme espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus-Christ et que vous vivez devant Dieu (1 Thessaloniciens 1.3 ; SEM autre traduction).

Ce verset contient les trois vertus fondamentales de la vie du chrétien, trois attitudes spirituelles que Paul cite souvent ensemble. Ainsi, vers la fin de cette épître, il dit :

Nous qui sommes enfants du jour, soyons sobres : revêtons-nous de la cuirasse de la foi et de l’amour, et mettons le casque de l’espérance du salut (1 Thessaloniciens 5.8 ; comparez Romains 5.2-5).

Et dans sa première épître aux Corinthiens, il dit que ces trois vertus surpassent les autres. Je lis le passage :

En somme, trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour (1 Corinthiens 13.13 ; comparez Galates 5.5-6).

Paul commence sa lettre aux Thessaloniciens un peu comme celle aux Colossiens où il écrit :

Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu. Cette foi et cet amour se fondent sur ce qui fait votre espérance et que Dieu vous réserve dans les cieux (Colossiens 1.4-5 ; comparez Hébreux 6.10-12).

J’ai déjà fait remarquer que l’univers est construit sur des triades, mais l’importance du chiffre trois est aussi attestée par les Écritures. Par exemple dans cette épître, l’apôtre décrit l’homme comme étant lui aussi une triade. Dans sa dernière prière pour les Thessaloniciens, il dit :

Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu’il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.23).

Il existe bien d’autres exemples dans les Textes sacrés où l’importance du chiffre trois est soulignée. Ainsi, dans le livre de la Genèse, seuls trois fils d’Adam et Ève sont mentionnés : Caïn, Abel et Seth ; pourtant, il est certain qu’ils en ont eu beaucoup plus ainsi que des filles, puisqu’ils ont vécu très longtemps et que c’est avec cette progéniture qu’a commencé la race humaine. Je lis un passage.

Adam était âgé de 130 ans quand il eut un fils pour être celui qui lui ressemble, son image. Il lui donna le nom de Seth. Après cela, Adam vécut encore 800 ans et il eut d’autres enfants. Il mourut à l’âge de 930 ans (Genèse 5.3-5).

Dans le verset aux Thessaloniciens qui nous occupe, Paul mentionne les trois vertus chrétiennes principales qui doivent faire partie de la biographie de tout croyant, et qui constituent la substantifique moelle de la vie chrétienne. On peut aussi les situer dans le temps. La foi agissante a commencé dans le passé, l’amour actif est dans le présent et la ferme espérance concerne le futur. Même si ce découpage est quelque peu arbitraire, il permet de créer des catégories qui s’appliquent à la vie du croyant depuis qu’il a placé sa confiance en Jésus-Christ. En effet, les mots foi, amour et espérance sont abstraits, des termes qui feraient un bon sujet d’examen à caractère philosophique et qui sont même des fourre-tout dans lesquels chacun peut mettre ce que bon lui semble. Alors, comment donner des qualités concrètes à des concepts abstraits ?

L’apôtre Paul prend ces mots qui décrivent un pays merveilleux quelque part hors de notre portée, et les amène là où nous vivons, dans nos maisons, sur nos lieux de travail, sur la place du marché, sur les trottoirs que nous arpentons, et partout où nous sommes seul ou avec les autres. En citant ces trois vertus chrétiennes, Paul distingue trois étapes dans la vie des Thessaloniciens, qui dans leur grande majorité sont issus du paganisme pur et dur de l’époque. Leur action passée d’abandonner les idoles a été la démonstration d’une foi agissante qui continue à porter des fruits. Oui, mais ils ne doivent pas seulement se détourner des fausses divinités, il faut aussi qu’ils les remplacent par autre chose sinon ils courent le risque de retourner à leur ancienne façon de vivre.

Alors, dit Paul, ils se sont mis à servir le Dieu vivant et vrai. Cet amour en action est un présent continuel, tandis qu’attendre du ciel son Fils Jésus est l’espérance d’un futur radieux. L’une des caractéristiques de l’homo sapiens par rapport aux animaux, est qu’il ne peut vraiment profiter de son présent que s’il croit avoir un avenir désirable. Aucun singe ne se soucie du sens de la vie ou du lendemain, mais l’homme oui. À la fin de ce premier chapitre, Paul souligne à nouveau, et en termes plus concrets, la foi agissante, l’amour en action et la ferme espérance des croyants de Thessalonique ; il dit :

On raconte comment vous vous êtes tournés vers Dieu en vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient (1 Thessaloniciens 1.9-10).

L’expression « foi agissante », littéralement « œuvre de foi » est quelque peu surprenante parce que dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre dit :

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter (Éphésiens 2.8-9).

Certains ont d’ailleurs mis en opposition ces paroles de Paul et celles de l’apôtre Jacques, mais il n’y a pas lieu car Jacques insiste sur la foi qui, quand elle est réelle, se manifeste par des bonnes œuvres. Je le cite :

Il en est ainsi de la foi : si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte. Mais quelqu’un dira : L’un a la foi, l’autre les actes. Eh bien ! Montre-moi ta foi sans les actes, et je te montrerai ma foi par mes actes (Jacques 2.17-18).

La foi agissante pour laquelle Paul complimente les Thessaloniciens est la même que celle dont Jacques parle dans son épître. Aux Éphésiens, Paul explique comment l’homme est déclaré juste devant Dieu, mais ici ce n’est pas son sujet.

La foi qui agit, ce qu’elle accomplit devant les hommes, est une action concrète qui se voit et qui peut être évaluée. Dans les Écritures, « marcher par la foi » est la réponse de l’homme qui se soumet à Dieu et à sa Parole. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, Paul écrit :

Car nous (les croyants) vivons guidés par la foi, non par la vue (2 Corinthiens 5.7).

Répondant à une question, Jean rapporte que Jésus a exprimé le même principe. Je lis le passage :

Et que devons-nous faire pour accomplir les œuvres que Dieu attend de nous ? lui demandèrent-ils encore. — L’œuvre de Dieu, leur répondit Jésus, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé (Jean 6.28-29).

Jésus n’a pas dit qu’on vient à Dieu en accomplissant des bonnes œuvres, mais en plaçant sa confiance en lui. Une foi vraie se révèle et se manifeste dans la vie de celui qui croit. La foi des disciples de Jésus était hésitante, mais de temps en temps ils manifestaient leur confiance en lui, par exemple lors de l’incident qui a conduit à la pêche miraculeuse et que nous rapporte l’évangile selon Luc. Je lis le passage :

Quand il (Jésus) eut fini de parler, il dit à Simon : — Avance vers le large, en eau profonde, puis, toi et tes compagnons, vous jetterez vos filets pour pêcher. — Maître, lui répondit Simon, nous avons travaillé toute la nuit et nous n’avons rien pris, mais, puisque tu me le demandes, je jetterai les filets (Luc 5.4-5).

Ici, Simon Pierre fait vraiment preuve d’une foi agissante, car l’œuvre de la foi personnelle consiste à obéir à la Parole de Dieu tandis que faire l’œuvre de Dieu c’est croire en Jésus-Christ, ce qu’il a lui-même dit et que nous rapporte l’évangile selon Jean (6.29). Celui dont le mode de vie est conforme aux enseignements de la Parole de Dieu prouve, par là, que sa foi est réelle et pas du toc, pour l’apparat seulement.

La vraie foi et une foi prétendue furent manifestées par les comportements d’Abel et de Caïn. Tous deux sont pécheurs de nature, mais Abel montre qu’il a une foi réelle en Dieu. Je lis le passage :

Par la foi, Abel a offert à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn. Grâce à elle, il a été déclaré juste par Dieu qui a témoigné lui-même qu’il approuvait ses dons (Hébreux 11.4).

Qu’a fait Abel pour être juste ? Était-il obéissant à ses parents et gentil avec ses frères et sœurs ? Sans doute, mais ce n’est pas ce qui l’a rendu juste. Ce qui fait la différence entre lui et Caïn est que Abel se soumet et obéit à la Parole de Dieu parce qu’il a confiance en lui, et c’est cette foi qui lui donne le statut de juste devant Dieu. Il manifeste sa foi de manière concrète en apportant l’agneau requis pour le sacrifice.

La foi est le point de contact entre le croyant et Dieu. Quand les Thessaloniciens se sont détournés des idoles pour se tourner vers le Seigneur, ils se sont convertis. Mais cet acte de foi était tellement radical qu’on devrait plutôt l’appeler une reconversion. En effet, lorsque quelqu’un change totalement de carrière, quand un boulanger devient électricien par exemple, on dit qu’il s’est reconverti. Pareillement, ces païens ont fait une volte-face complète ; ils ont abandonné leurs anciennes croyances pour une nouvelle profession de foi ; au lieu d’adorer les idoles, ils se sont mis à servir et adorer le Dieu vivant et vrai.

Paul n’est pas allé à Thessalonique battre la campagne à la recherche de païens pour leur dire que l’idolâtrie est une pratique terrible, parce qu’à cette époque, tout le monde pense que c’est chose normale. L’apôtre s’est contenté d’annoncer la personne et l’œuvre du Christ, et quand ces anciens idolâtres l’ont entendu, ils ont été convaincus par le Saint-Esprit que ce message était vrai ; leur cœur s’est ouvert à Dieu et ils ont cru en Jésus-Christ. À partir de cet instant, les idoles ayant perdu tout intérêt pour eux, ils les ont délaissés.

On m’a dit plusieurs fois : C’est grâce à toi si j’ai rencontré Jésus-Christ. Oui et non ! C’est vrai selon une vision très étroite et terrestre des choses ; je me suis trouvé sur la route de certaines personnes au moment opportun, je leur ai présenté la Bonne Nouvelle et elles y ont cru ; mais dans la perspective de Dieu, je n’y suis absolument pour rien, car dans sa souveraineté, il avait déjà décidé depuis le début de l’éternité et avant la fondation du monde que ces personnes feraient partie des élus.

L’apôtre Paul est reconnaissant à Dieu, car il se rappelle sans cesse la foi agissante des Thessaloniciens, mais aussi leur « amour actif » ou en action, littéralement : « le travail de leur amour ». Le travail et l’amour sont deux mots qui ne semblent pas faire bon ménage, pourtant l’amour travaille, il agit et accomplit des œuvres. Lorsque Dieu manifeste sa grâce, c’est son amour qui est à l’œuvre.

Une petite fille sort de l’école maternelle en portant un gros bébé. La maîtresse lui demande : « N’est-il pas trop lourd pour toi ? » « Oh non, répondit-elle, c’est mon petit frère ». L’affection que cette petite fille porte à son frère fait toute la différence ; un travail n’en est plus un quand il est motivé par l’amour. C’est ce que Jésus veut communiquer à ses disciples lorsqu’il leur dit :

Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements (Jean 14.15).

Celui qui n’aime pas le Seigneur trouve ses commandements ennuyeux, fastidieux et fatigants. Dans ces conditions, ce n’est pas la peine d’essayer de les garder. Par contre, à ceux qui acceptent de venir à lui, Jésus a dit :

Prenez mon joug sur vous… et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur. Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère (Matthieu 11.29-30).

Beaucoup de gens vont travailler non par choix mais par obligation, et s’ils ont les traits tirés et l’air stressé c’est parce que leur occupation ne leur procure guère de satisfaction. J’ai personnellement vécu ça quand je travaillais sur les chantiers. Il vaut mille fois mieux trouver un boulot même humble auquel on prend plaisir plutôt qu’un travail bien rémunéré et qu’on déteste. Un proverbe dit :

Tous les jours du malheureux sont mauvais, mais le cœur content est un festin perpétuel (Proverbes 15.15 ; SER).

Celui qui s’engage dans n’importe quelle œuvre à contrecœur fait fausse route ; il a meilleur compte d’arrêter les dégâts tout de suite et de démissionner, surtout s’il s’agit d’une tâche pour le Seigneur, car Jésus désire que tout ce qu’on fait soit par amour pour lui. Être fatigué de son travail est un mal, par contre être fatigué par ce qu’on a fait après une journée de dur labeur, c’est bien.

Moi, par exemple, quand j’ai passé plusieurs heures assis devant l’écran de l’ordinateur, mes idées commencent à se brouiller et j’ai l’impression que dans ma tête, les synapses se font des nœuds ; le soir, j’en ai vraiment ma claque, mais je ne suis jamais fatigué de ce travail, que j’accomplis au contraire avec joie. En effet, j’aime sonder les Écritures verset par verset et essayer de tout comprendre en me plaçant du point de vue de l’auteur. Je trouve que Dieu m’a accordé un privilège immense en me permettant de dépenser toute mon énergie à accomplir cette œuvre. Mon travail, je le fais par amour pour lui et pour sa Parole.

L’apôtre Paul a une troisième raison d’être reconnaissant pour les Thessaloniciens : leur ferme espérance. Après s’être détournés des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, ils attendent que revienne du ciel son Fils. Comme je l’ai déjà dit, tout homme a besoin d’espérance pour continuer à vivre. En 1965, Françoise Hardy a remporté un beau succès avec le tube « Mon amie la rose ». Dans cette chanson, elle dit : « Crois celui qui peut croire, moi j’ai besoin d’espoir sinon je ne suis rien ou bien si peu de chose ».

Depuis la nuit des temps, les hommes ont exprimé ce besoin fondamental d’espoir. Martin Luther (1483-1546) a dit : « Tout ce qui se fait dans le monde est fait avec espérance ». Presque deux mille ans avant lui, Sophocle (496-406 av. J-C), auteur de tragédies grecques, a écrit : « C’est l’espérance qui soutient la majorité de l’humanité ». Les citations sur l’espoir et l’espérance ne manquent pas. On a par exemple les proverbes : « L’espoir fait vivre » (Panckoucke ; 1749), et « L’espérance est le pain des malheureux ». Et encore : « L’espérance est un emprunt fait au bonheur » (Joseph Joubert, Pensées), et « L’espérance du lendemain, ce sont mes fêtes » (Rutebeuf, 13e siècle). L’historien et philosophe écossais Thomas Carlyle a dit : « L’homme est à proprement parler fondé sur l’espérance ; il n’a pas d’autre possession que l’espérance, son monde est catégoriquement un lieu d’espérance ».

Les croyants de tous les temps et tous les auteurs sacrés mettent leur espérance en Dieu. À un moment donné pourtant, quand Job était au plus bas, il a envié le sort d’un arbre disant :

Car un arbre, du moins, conserve une espérance : même s’il est coupé, il peut renaître encore, il ne cesse d’avoir de nouveaux rejetons (Job 14.7).

Dieu reconnaît ce besoin d’espérance chez l’homme, car il a dit à Israël :

Les projets que j’ai conçus en votre faveur… sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance (Jérémie 29.11).

Beaucoup se moquent des croyants, mais ces derniers ont le grand privilège de servir le Dieu vivant et vrai et d’attendre que revienne du ciel son Fils que Dieu a ressuscité des morts… (1 Thessaloniciens 1.9). Aujourd’hui, des multitudes placent leur confiance en l’homme parce qu’ils le croient capable de résoudre les problèmes de ce monde et d’amener la paix et la prospérité ici-bas. Mais c’est courir après le vent ; mieux vaut essayer d’attraper des bulles de savon. Le Créateur a chassé Adam du jardin d’Éden à cause de sa désobéissance, et depuis ce jour, l’homme essaie désespérément de transformer ce monde maudit en un paradis, mais il ne réussira jamais. Le sceptre royal de l’univers est entre les mains percées du Christ et le jour décrété par Dieu, Il descendra du ciel et c’est Lui qui établira le royaume de paix et de prospérité sur cette terre.

L’apôtre Paul réunit ensemble « la foi, l’amour et l’espérance ». Ces vertus sont aussi les trois temps de la vie chrétienne : la foi agissante regarde en arrière vers la croix ; l’amour en action motive le croyant à servir Dieu dans l’ici et maintenant, et sa ferme espérance le fait vivre. Ces trois vertus chrétiennes résument l’histoire des Thessaloniciens qui doit aussi être celle de tout croyant.