Introduction

Chaque pays a son passé, ses heures de gloire et de détresse qui lui sont propres et tous ceux qui ont usé des fonds de culotte sur des bancs d’école en savent quelque chose. L’histoire du peuple d’Israël comporte une période de plusieurs siècles pendant laquelle une partie de la nation est dirigée par des chefs militaires ayant aussi la fonction de juge, c’est-à-dire, ayant la charge de régler les différends entre les personnes ou les familles. Il y a eu une douzaine de juges, dont une femme. Le dernier et le plus influent de tous ces chefs fut Samuel qui exerça comme juge pendant 40 ans environ (1075-1035).

Il existe deux livres de l’Ancien Testament qui portent son nom, mais à l’origine, dans les manuscrits hébreux, ils constituent un seul ouvrage. C’est dans l’ancienne version grecque appelée « la Septante » qu’il se trouve scindé en deux, portant le nom de 1er et 2e livres des règnes. Ce découpage a été suivi dans la traduction latine puis par nos versions françaises. Une tradition des Rabbins fait de Samuel le principal auteur du premier livre ou au moins des 24 premiers chapitres, tandis que deux prophètes : Nathan et Gad, auraient écrit le reste.

Avec le livre des Juges qui les précède et les livres des Rois qui les suivent, les livres de Samuel font partie de cet ensemble de textes qui relate la longue histoire des défaillances du peuple d’Israël qui vont le conduire à subir les châtiments de Dieu sous forme de malheurs divers et variés, puis de l’exil. Le thème central des deux livres de Samuel est la monarchie israélite, et c’est lui le juge qui, à contre-coeur, l’a instituée en désignant et oignant Saül (1045-1010) puis David (1010-970), les deux premiers rois, et en énonçant leurs responsabilités ainsi que celle du peuple hébreu. À cet égard, Samuel peut être comparé à Moïse qui a donné à Israël ses institutions fondamentales à commencer par les tables de la Loi. Saül est le premier roi et celui qui satisfait les désirs des Israélites, mais il laissera derrière lui un mauvais exemple de ce que l’exercice du pouvoir royal peut donner. David, par contre, est le souverain qui correspond aux désirs de l’Éternel. C’est lui qui a posé les fondements d’une monarchie solide et même d’une dynastie à laquelle l’Éternel promet un avenir brillant durable et même éternel. Cette promesse n’est pas une simple façon de parler car on la retrouve dès les premières pages de l’Évangile dans le premier message de Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus-Christ, quand il proclame aux Israélites :

Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. (Matthieu 3.2)

Le royaume dont il parle correspond à cette dynastie que l’Éternel a promise d’établir à tout jamais au roi David. Il s’agit d’un vrai règne ayant commencé à un moment défini de l’histoire de l’humanité, en un lieu précis de la terre, et avec le roi David régnant sur des sujets israélites. Mais à cause des défaillances humaines, ce royaume est tombé dans les oubliettes de l’histoire comme tous les autres avant et après lui. Cependant, à la différence des règnes des hommes qui surgissent et disparaissent à tout jamais, le royaume de David a déjà été offert une fois par Jésus aux Juifs qui l’ont rejeté, mais il sera rétabli, toujours par Jésus-Christ, et cette fois-ci ce sera avec gloire et puissance, quand il viendra pour établir par la force le millénium sur toute la terre et y régner en tant que seul souverain, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Alors que l’avenir s’annonce glorieux, l’établissement de la première monarchie israélite fut tout le contraire car elle a lieu dans un contexte historique particulièrement troublé. En effet, avec Samuel, le dernier des Juges, nous sommes à la fin d’une époque caractérisée par l’idolâtrie et l’infidélité persistantes d’Israël envers l’Éternel son Dieu. De plus, la magistrature de Samuel est marquée par des guerres incessantes contre les Philistins, un peuple qui est établi dans le sud-ouest de la Palestine, en bordure de la Méditerranée. C’est la pression exercée par ses ennemis qui fait qu’Israël désire un roi qui conduise ses armées au combat. Mais il ne s’agit là que d’une solution boiteuse, car la victoire sur l’ennemi quel qu’il soit, dépend avant tout de l’obéissance d’Israël à l’Éternel. Il en est d’ailleurs ainsi depuis qu’il l’a libéré de l’esclavage égyptien sous la conduite de son serviteur Moïse. La fidélité du peuple choisi à son Dieu est nécessaire et suffisante car l’Éternel est aussi son souverain qui le conduit à la victoire sur ses ennemis. Mais cela ne suffit pas aux Israélites qui insistent auprès du juge Samuel et lui disent :

Nous voulons un roi. Nous voulons, nous aussi être dirigés comme tous les autres peuples. Notre roi rendra la justice parmi nous et prendra notre commandement pour nous mener au combat (1Samuel 8.20).

Cette détermination du peuple est un manque flagrant de confiance en Dieu pour assurer sa sécurité. Cela dit, il faut aussi voir l’autre côté des choses; l’institution de la royauté n’est pas mauvais en soi, puisqu’elle a déjà été prévue par Moïse dans le Deutéronome, son 5e livre. Il faut en effet savoir que c’est la forme de gouvernement préférée de Dieu parce qu’elle est beaucoup plus efficace pour diriger des hommes pécheurs que la démocratie. Ainsi, c’est l’Éternel lui-même qui choisit David, qui lui donne de son Esprit, et le conduit à la victoire sur les ennemis d’Israël. De plus, un jour il placera son Roi sur le trône du monde ; ce sera Jésus-Christ, le Prince de la Paix. Quand il régnera, les affaires des hommes changeront vraiment : la justice et la paix couvriront toute la surface du globe comme les eaux remplissent les mers.

Même si Dieu approuve la royauté en soi, celle de Saül a été instaurée pour de mauvaises raisons qui constituent un rejet de l’Éternel et conduisent Samuel à mettre le peuple en garde contre les dérives potentielles du pouvoir royal. En effet, la royauté n’est pas la solution à tous les maux d’Israël car tout dépend de l’attitude du roi vis-à-vis de l’Éternel. Tout d’abord, la monarchie ne doit pas remettre en cause l’alliance qui lie Israël à son Suzerain, à l’Éternel, son premier et véritable souverain. Le pouvoir royal ne fonctionne bien que si le roi du peuple élu se considère comme un instrument au service de Dieu afin que l’Éterne règne sur Israël. Pour cette raison, dès son origine, la royauté israélite est placée à l’intérieur du cadre de l’alliance, pour qu’elle ne soit pas exercée d’une manière despotique comme chez les peuples païens.

Chez les Israélites, c’est la Parole de Dieu qui définit les actions du pouvoir royal, d’abord par l’intermédiaire du chef-juge Samuel, ensuite par les grands-prêtres qui interrogent l’Éternel au moyen de l’ourim et du toummim afin d’obtenir un oui ou un non de la part de Dieu. Plus tard apparaîtront les premiers prophètes de cour, Nathan et Gad. Il s’en suit qu’un document officiel définissant les droits et devoirs du pouvoir royal est déposé dans le sanctuaire de l’Éternel. Le roi ne remplacera donc pas Dieu et ne sera pas un tyran; il devra au contraire gouverner dans l’obéissance à la volonté divine et dans le respect des lois de l’alliance que Moïse a reçues sur le mont Sinaï et qu’il a données au peuple. L’exercice de la royauté étant ainsi balisée, la volonté et toutes les actions du roi sont subordonnées à la Parole de Dieu. Sa dépendance à l’égard de l’Éternel se signale aussi par l’octroi du don de l’Esprit qui lui permet d’accomplir des exploits militaires. Cependant, la royauté reste une institution humaine qui a des limites que souligne bien l’auteur. En effet, le livre de Samuel s’ouvre sur deux fiascos que l’auteur met intentionnellement en parallèle : d’une part, la déchéance du sacerdoce qui est dévoyé par les fils du prêtre Éli, et d’autre part, la faillite de la royauté de Saül. Cependant, dans sa souveraineté, Dieu remplace Éli par Samuel, et Saül par David. Une fois roi, ce dernier commence par unifier les 12 tribus, pour ensuite achever la conquête qui reste à faire et traîne depuis des siècles, depuis l’époque de Josué. Il va assujettir l’ensemble des territoires que l’Éternel avait promis au patriarche Abraham et pacifier son royaume en mettant ses ennemis hors d’état de nuire, comme par exemple les Philistins avec qui les Israélites étaient en conflit quasi permanent, ce qui avait engendré des guerres meurtrières sous le règne du premier roi Saül. David va les écraser au point où ils ne constitueront plus une menace pour Israël. Ce grand roi va ainsi donner à son peuple cette existence paisible promise par Moïse dans le livre du Deutéronome et qui est nécessaire à l’établissement d’un lieu de culte unique et définitif. David conquiert aussi Jérusalem qu’il choisit comme sa capitale, et où il fait venir le coffre sacré de l’alliance, symbole de la présence de Dieu. Il exprime le désir de construire un Temple à l’Éternel mais c’est son fils Salomon qui l’érigera. En fin de compte, et malgré les circonstances déplorables dans lesquelles elle a été instituée, la royauté a été voulue par Dieu pour réaliser ses projets pour Israël d’abord, et pour le monde entier, ensuite.

David fut un roi brillant mais il a misérablement et gravement péché. Il a à grand-peine réussi à rallier les 12 tribus derrière sa bannière et à unifier son royaume autour de Jérusalem. Mais en se rendant coupable d’un adultère puis d’un meurtre par personne interposée, il a provoqué la zizanie au sein de la famille royale : un inceste et un meurtre, contre lesquels il ne peut pas moralement réagir comme il aurait normalement dû parce qu’il s’est lui-même rendu coupable de fautes semblables. Les répercussions politiques sont catastrophiques et les désastres s’enchaînent. Absalom fils de David se dresse contre son père et gagne à sa cause une majorité des habitants de Jérusalem. Le roi doit s’enfuir en toute hâte pour sauver sa vie. Cet incident très douloureux est suivi par une autre révolte, celle des tribus du Nord. La royauté de David commence déjà à se lézarder de son vivant.

Le schisme de la nation d’Israël qui survient après la mort de Salomon, le fils de David qui lui succède, et le désastre de l’exil des X tribus du nord d’abord puis de celles du sud ensuite, trouvent déjà leurs racines dans les gros écarts de conduite commis par David. Malgré tout, l’Éternel ne remet pas en question la promesse de la royauté éternelle qu’il lui a faite. Elle s’accomplira comme prophétisée en la personne d’un roi issu de sa dynastie. Le Nouveau Testament déclare que ce descendant de David est Jésus-Christ.

La véracité du récit des livres de Samuel est évidente quand on considère la franchise avec laquelle sont racontés les égarements, les chutes et les folies des acteurs les plus vénérés de cette histoire, tels que le grand-prêtre Éli, le prophète et juge Samuel lui-même, puis les grandes figures politiques comme Saül et David. Sacerdoce, prophétisme et royauté, tout ce qui est honoré en Israël, ainsi que le peuple élu, sont sous le jugement impartial de Dieu.

Chapitre 1

Versets 1-2

Je commence à lire le premier chapitre du premier livre de Samuel.

Un homme nommé Elqana vivait à Rama dans la région montagneuse d’Éphraïm ; il était fils de Yeroham et petit-fils d’Élihou, de la famille de Tohou, descendant de Tsouph, un Éphraïmite. Il avait épousé deux femmes : l’une s’appelait Anne et l’autre Peninna. Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas (1Samuel 1.1-2).

Ce livre s’ouvre sur l’arrière-plan et la naissance miraculeuse du futur juge-chef Samuel. D’après un autre texte (1 Chronique 6.22-38), cet homme, Elqana est un lévite issu d’une lignée dont les descendants officient comme chanteurs lors des cultes rendus à l’Éternel. Il habite à Rama (Arimathée) dans le territoire de la tribu d’Éphraïm à environ 25 km au nord de Jérusalem. Sa première femme Anne étant stérile, il en a pris une autre, parce qu’à cette époque, ne pas avoir d’enfants était la plus grande des calamités, même pire que la mort. Anne accumule les malheurs. D’abord elle est stérile, ensuite elle doit partager son mari avec une autre, troisièmement, cette autre qui s’appelle Peninna a des enfants, elle, et quatrièmement, celle-ci tourmente Anne.

D’après d’autres textes (Deutéronome 21.15-17), nous savons que sous le régime de l’Ancien Testament, la polygamie est tolérée mais non approuvée par Dieu. Les Écritures rapportent souvent des faits ou des histoires sans faire aucun commentaire. Ainsi, quand Abraham s’est servi de la servante de Sarah pour avoir une descendance, l’Éternel n’a rien dit. Mais le fils Ismaël qui est né de cette union est devenu l’ancêtre de tous les Arabes, qui depuis toujours sont en conflit avec les Israélites.

Verset 3

Je continue le texte.

Chaque année, Elqana se rendait de sa ville à Silo pour y adorer l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, et pour lui offrir des sacrifices. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinéas, y officiaient comme prêtres de l’Éternel (1Samuel 1.3).

La ville de Silo est située à une quarantaine de kilomètres au nord de Jérusalem. C’est là que depuis l’époque de Josué, se trouvent le coffre de l’alliance, symbole de la présence de Dieu, et la tente de la rencontre, précurseur du futur Temple de Salomon. Chaque année, tous les Israélites hommes sont tenus de se rendre au sanctuaire central à l’occasion des trois grandes fêtes de pèlerinage. En réalité, beaucoup font comme Elqana et n’y vont qu’une seule fois. Le texte précise que les deux fils d’Éli sont les prêtres de service. Cependant plus loin, on apprend qu’ils sont en réalité des fils du diable. La décadence spirituelle, morale et politique, est particulièrement avancée à cette époque.

C’est ici la première fois que dans les Écritures, l’Éternel est appelé « le Seigneur des armées célestes ». Cette expression sera souvent utilisée par les psalmistes et par les grands prophètes Ésaïe et Jérémie. C’est une façon de présenter Dieu comme le chef des armées angéliques ce qui met en avant sa souveraineté sur l’univers et sur les affaires des hommes.

Versets 4-8

Je continue.

Le jour où Elqana offrait son sacrifice, il attribuait des parts de viande à sa femme Peninna et à tous ses enfants, et il donnait une double part à Anne parce qu’il l’aimait, bien que le Seigneur l’ait empêchée d’avoir des enfants. Sa rivale ne cessait de la vexer pour l’irriter contre Dieu de ce qu’il l’ait rendue stérile. Cela se reproduisait chaque année : toutes les fois qu’Anne se rendait au sanctuaire de l’Éternel, Peninna l’exaspérait. Alors Anne pleurait et restait sans manger. Elqana lui demandait : — Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi restes-tu sans manger ? Pourquoi es-tu si malheureuse ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? (1Samuel 1.4-8).

Elqana a offert un sacrifice de communion qui est suivi d’un repas de famille où on mange la viande qui n’a pas été allouée au prêtre ou brûlée sur l’autel (Lévitique 7:11-21). Mais Elqana est bigame ce qui lui engendre bien des difficultés car l’atmosphère à la maison est plutôt tendue. Le pire est pendant la fête car les deux femmes sont alors à la même table; l’une entourée de ses enfants et l’autre seule et inconsolable, même par les égards et les bonnes paroles d’Elqana. Malgré ses enfants, Peninna en veut à Anne parce qu’elle est la préférée de leur mari, alors elle la tourmente au sujet de sa stérilité, une condition que les Israélites attribuaient à une malédiction divine. Anne veut un enfant afin d’ôter cette tache qui pèse sur elle et qui lui vaut toutes les misères que sa rivale lui fait subir.

Versets 9-11

Je continue.

Cette fois-ci, après qu’on eut mangé et bu à Silo, Anne se leva et se rendit au sanctuaire de l’Éternel. Le prêtre Éli y était assis sur son siège près de la porte. Très affligée, Anne pria l’Éternel en pleurant à chaudes larmes. Alors elle fit le vœu suivant : — Éternel, Seigneur des armées célestes, si tu veux bien considérer la misère de ta servante et si tu interviens en ma faveur, si tu ne délaisses pas ta servante et si tu me donnes un fils, alors je te le consacrerai pour toute sa vie ; ses cheveux et sa barbe ne seront jamais coupés (1Samuel 1.9-11).

L’affliction d’Anne est profonde. Alors, elle fait un vœu de consécration exclusive et à vie de l’enfant que l’Éternel voudra bien lui donner. Ne pas se couper les cheveux et la barbe faisait partie des pratiques de ceux qui faisaient vœu de Nazaréat. Selon la Loi, ils devaient aussit s’abstenir d’alcool, de raisins et de toucher un cadavre. Si l’Éternel exauce Anne, elle sera obligée de donner son fils au sanctuaire dès sa plus tendre enfance et elle lui impose le naziréat à vie.

Versets 12-18

Je continue.

Comme elle priait longuement devant l’Éternel, Éli observait le mouvement de ses lèvres. Anne priait intérieurement : ses lèvres bougeaient, mais on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre et il l’interpella : — Combien de temps encore veux-tu étaler ton ivresse ? Va cuver ton vin ailleurs ! Anne lui répondit : — Non, Monseigneur, je ne suis pas ivre, je n’ai bu ni vin ni boisson alcoolisée, mais je suis très malheureuse et j’épanchais mon cœur devant l’Éternel. Ne me juge pas mal et ne me considère pas comme une femme perverse. Si j’ai prié aussi longtemps, c’est parce que mon cœur débordait de chagrin et de douleur. — Dans ce cas, lui dit Éli, va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la requête que tu lui as adressée. Anne répondit : — Je me recommande à ta bienveillance. Puis elle s’en alla, se restaura et son visage fut différent (1Samuel 1.12-18).

Éli est alors le grand-prêtre. C’est un brave homme, mais faible, désengagé de l’éducation de ses fils qu’il est incapable de contrôler et qui ont mal tourné. L’Éternel le lui reprochera plus tard. La réaction d’Éli vis-à-vis d’Anne nous renseigne sur les mœurs de cette époque. Certains faisaient une grosse bamboula lors de la célébration des fêtes de l’Éternel et venaient ensuite cuver leur vin jusque dans le parvis même du sanctuaire, ce qui est une offense grave envers Dieu. Alors, Éli pense tout naturellement qu’au vu de son comportement, Anne est ivre. Mais il l’accuse un peu trop vite. En réalité, cette pauvre femme affligée déverse son cœur devant l’Éternel avec beaucoup de ferveur, ce qui se traduit par des mouvements bizarres. Elle l’explique à Éli, qui après avoir compris la situation la bénit au nom de l’Éternel. Suite à son entretien avec le grand-prêtre et peut-être à cause de ce qu’il lui a dit, Anne a la conviction que Dieu a entendu sa supplication et maintenant c’est en paix qu’elle attend qu’il agisse.