Chapitre 1

Versets 6b-7

Tous les grands écrivains ont des traits de génie ; autrement, ils n’auraient jamais fait parler d’eux. J’ai relevé une phrase mémorable de Gustave Flaubert (1821-1880) qui est un peu crue mais qui dit bien ce qu’elle veut dire. Il a déclaré : « J’ai toujours tâché de vivre dans une tour d’ivoire ; mais une marée de m… en bât les murs, à la faire crouler ». À y réfléchir, Flaubert a vu juste, très juste même. Nous essayons de nous protéger contre tous les risques possibles et imaginables, mais en vain.

Dans le Nouveau Testament par contre, les auteurs sacrés ne conseillent jamais de chercher à éviter les épreuves, mais plutôt de les accueillir avec la bonne attitude. Je continue de lire dans le premier chapitre de la première épître de l’apôtre Pierre.

Actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Mais beaucoup plus précieuse que l’or périssable est la foi qui a résisté à l’épreuve. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra (1Pierre 1.6b-7).

Pierre s’adresse à des croyants qui sont persécutés par leurs congénères à cause de leur foi. L’apôtre veut relativiser leurs tribulations sans pour autant les banaliser et, aussi surprenant que cela puisse paraître, il désire également souligner les aspects positifs des épreuves. En effet, quand je souffre, je suis totalement absorbé par moi-même et mon état de détresse. Je suis alors dans une situation semblable à la personne qui se promène dans les bois et qui, à cause des arbres, ne voit pas la forêt ; elle perd la vue globale de sa situation. Pierre veut donc que ses lecteurs puissent prendre du recul par rapport à ce qu’ils sont en train de vivre et qu’ils adoptent une perspective spirituelle de leurs difficultés.

Premièrement, dit-il, les souffrances durent « un peu de temps » ; elles sont temporaires. À ce sujet, dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent (2Corinthiens 4.17).

Deuxièmement, « il faut que vous soyez attristés », ajoute Pierre. En d’autres mots, ces épreuves sont nécessaires parce qu’elles sont utiles (comparez Job 5.6, 7 ; Actes 14.22 ; 1Thessaloniciens 3.3). Dieu utilise les difficultés dans la vie de ses enfants, pour les rendre humbles (Deutéronome 8.3 ; 2Corinthiens 12.7-10), pour les détacher des valeurs mondaines, pour qu’ils portent leur attention sur les réalités célestes (Jean 16.33 ; Apocalypse 14.13 ; Job 19.25-26), pour leur apprendre à être compatissant envers ceux qui souffrent (2Corinthiens 1.3-7 ; Hébreux 13.3), pour redresser leur mauvaise conduite (Job 5.17 ; Hébreux 12.5-12), et pour forger leur caractère (Jacques 5.10 ; Romains 5.3 ; 2Thessaloniciens 1.4 ; Jacques 1.2-4). Voilà pourquoi Pierre dit que les épreuves « servent à éprouver la valeur de votre foi ». Le mot pour « éprouver » (dokimazomenou) signifie « examiner dans le but d’approuver ». C’est ce que fait l’inspecteur en qualité dans une usine.

Non seulement l’épreuve teste et confirme l’authenticité de la foi (Job 23.10), mais elle la purifie. Pierre explique ce concept en comparant la souffrance engendrée par les persécutions au feu du creuset qui permet d’épurer l’or en lui ôtant ses impuretés (Proverbes 17.3 ; Zacharie 13.9).

Au cours de mes études secondaires, j’ai étudié le fonctionnement du convertisseur Bessemer qui transforme la fonte en acier puis nous sommes allés visiter une fonderie où nous avons pu voir à quoi ressemblait un flot de métal fondu. C’est un peu comme une coulée de lave d’un volcan en éruption. C’est impressionnant et je n’aurais pas voulu tomber dedans. Tout ça pour dire que la comparaison de Pierre fait froid dans le dos, car les épreuves dont il parle et que Dieu permet peuvent être sévères et même aller jusqu’au martyr comme ce fut le cas sous l’empereur Néron. Dans son illustration, Pierre mentionne l’or parce que c’est le métal le plus précieux et le plus recherché, et dans l’antiquité il sert de monnaie d’échange (comparez Matthieu 2.11).

Non seulement Pierre compare la foi à l’or, mais il établit également un contraste entre l’un et l’autre et conclut que même si l’or fin est bien plus précieux quand on lui a ôté ses impuretés, il reste une denrée matérielle périssable (Jacques 5.3), qui dans l’éternité n’existera plus tel que nous la connaissons.

La mise à l’épreuve de la foi n’est pas une idée nouvelle. Dans le Deutéronome, l’Éternel dit à Israël :

N’oublie jamais tout le chemin que l’Éternel ton Dieu t’a fait parcourir pendant ces quarante ans dans le désert afin de te faire connaître la pauvreté pour t’éprouver. Il a agi ainsi pour découvrir tes véritables dispositions intérieures et savoir si tu allais, ou non, obéir à ses commandements (Deutéronome 8.2).

Dès le début de l’Église, les apôtres sont persécutés par les religieux juifs parce qu’ils persévèrent dans l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus. Dans le livre des Actes, on lit que « après avoir été maltraités les apôtres quittèrent la salle du Conseil tout joyeux de ce que Dieu les avait jugés dignes de souffrir l’humiliation pour Jésus » (Actes 5.41 ; comparez Actes 4.13-21 ; 5.17-29, 40, 41).

Quand Dieu met le croyant à l’épreuve, il le place dans un creuset, mais ce n’est pas pour le détruire ou lui faire du mal mais pour sa maturité dans la foi ; c’est de cette façon que Dieu purifie le caractère de ses enfants. Son école est un peu comme le parcours du combattant et les marches commandos que tous ceux qui étaient appelés sous les drapeaux devaient endurer au temps où le service militaire était obligatoire. Et je peux vous assurer que je n’y ai pas échappé.

Pierre dit aussi que « la foi qui a résisté à l’épreuve […] vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra ». Aussi incroyable que cela puisse paraître, les croyants qui auront persévéré dans la foi malgré les épreuves recevront la louange du Seigneur. Dans une parabole que nous rapporte Matthieu, Jésus dit à ceux qui se sont montrés dignes de la tâche qui leur avait été confiée :

Très bien […], tu es un bon serviteur, en qui l’on peut avoir confiance. Tu t’es montré fidèle en peu de choses. C’est pourquoi je t’en confierai de plus importantes (Matthieu 25.23 ; comparez Luc 12.35-37 ; 2Timothée 4.8 ; Romains 2.29).

Ce triple hommage – la louange, la gloire et l’honneur – sera rendu aux croyants fidèles « quand Jésus apparaîtra ». Ce dernier verbe (apokalypsei) a donné « apocalypse » en français, et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne veut pas dire chamboulement mais « révélation ». Pierre parle ici de l’apparition de Jésus quand il reviendra pour établir son royaume de mille ans sur terre (comparez 1Pierre 1.5, 7 ; 4.13 ; 1Corinthiens 1.7, 8).

Verset 8

Je continue le texte.

Jésus, vous ne l’avez pas vu, et pourtant vous l’aimez ; mais en plaçant votre confiance en lui sans le voir encore, vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer (1Pierre 1.8).

Quand Pierre écrit ces paroles, il a peut-être bien à l’esprit celles de Jésus quand il a dit :

Heureux ceux qui croient sans avoir vu (Jean 20.29).

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Pierre a beaucoup changé. De pêcheur fruste, il est devenu un homme humble mu par une passion sans bornes pour son Maître. Et pourtant, c’est bien lui qui après avoir été avec Jésus pendant plus de trois ans, l’a lâchement abandonné en déclarant haut et fort devant tout le monde (Matthieu 26.70) et trois fois de suite, qu’il ne le connaissait pas (Luc 22.54-62), qu’il ne l’avait jamais vu en quelque sorte. Cependant, au lieu de réprimander Pierre comme il le méritait, Jésus lui a simplement demandé :

Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? (comparez Jean 21.15-22 ; LSG).

Cette question, répétée trois fois, avait pour but d’amener Pierre à un profond examen de conscience et à une sincère repentance. Oui, mais le texte originel montre combien Pierre a passé un très mauvais moment pendant cet entretien avec le Maître. En effet, le Seigneur utilise deux mots différents pour « aimer » alors que Pierre emploie toujours le même. Dans ses deux premières questions, Jésus demande à Pierre : « M’aimes-tu vraiment ? » Mais chaque fois, au lieu de dire oui, Pierre répond timidement : « Tu sais que je t’aime bien ». La troisième fois, Jésus baisse la barre pour ainsi dire, et demande seulement à Pierre : « As-tu de l’affection pour moi ? » Et cette fois-ci encore, Pierre est incapable de dire à Jésus qu’il l’aime vraiment et lui répond : « Tu sais bien que j’ai de l’affection pour toi ». En fait, ce qu’il a réellement répondu est : « Tu sais que je n’ai que de l’affection pour toi ». Ce jour-là, Pierre a dû se sentir très mal et très étroit dans ses souliers ou plutôt ses sandales.

Mais comme je l’ai dit, Pierre a beaucoup changé. Ici, il semble savoir que les croyants auxquels il s’adresse aiment vraiment le Seigneur sans l’avoir jamais vu. Leur amour est profond et indépendant de leurs circonstances pourtant difficiles. Au lieu d’être aigris, ils persévèrent dans la foi. En fait, Amour et foi vont de pair car celui qui aime Jésus lui fait confiance et celui qui croit vraiment en lui ne peut pas faire autrement que de l’aimer. Cet amour et cette foi poussent les lecteurs de Pierre à être « remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer ».

Le mot pour « glorieuse » (doxazo) a donné « doxologie » en français et signifie « exalter, louer ».

L’expression « qu’aucune parole ne saurait exprimer » est rendue en grec par un seul mot (aneklalêto) et veut dire « ineffable, qui dépasse l’expression orale ». Il s’agit d’une joie d’essence divine et d’un amour surnaturel qui transcendent tout ce qui est humain, et qui ne dépendent donc pas de ma situation ou de mes conditions de vie. Tout comme foi et amour vont de pair, joie et souffrances devraient pouvoir coexister dans la vie du croyant éprouvé. Malheureusement, et à ma honte, je me laisse facilement engluer par mes circonstances et je suis un peu comme ces insectes volants qui viennent se poser sur ce papier tue-mouches que d’antan on suspendait dans la cuisine. Pourtant, du point de vue de Dieu, même quand le croyant est mis à rude épreuve, il n’a pas de raison de perdre sa joie.

Après le retour de l’exil babylonien, la loi de Moïse est lue aux colons, qui prenent alors conscience de leur culpabilité et se mettent à pleurer. Alors, le prêtre Esdras leur dit :

Ne vous affligez donc pas, la joie de l’Éternel est votre force (Néhémie 8.10).

Pareillement, Jésus a dit à ses disciples :

Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu’ainsi votre joie soit complète (Jean 15.11).

Avec l’auteur du psaume 96, l’enfant de Dieu peut dire :

Chantez à l’Éternel et louez-le pour ce qu’il est ! Annoncez chaque jour la joyeuse nouvelle de son salut ! (Psaumes 96.2).

Verset 9

Je continue le texte.

[Vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer (SEM)] parce que recevant présentement pour vous-mêmes le salut de vos âmes (1Pierre 1.9 ; Autre).

Le mot pour « recevant » signifie « recevoir quelque chose de mérité, une récompense ». En d’autres mots, Dieu a décidé d’être redevable envers ceux qui ont la foi : il leur donne la vie éternelle et des récompenses.

Dans les Écritures, le salut a plusieurs dimensions temporelles. Dès à présent, ceux qui ont une foi personnelle en Jésus sont sauvés, et Pierre a déjà dit qu’ils sont nés à une vie nouvelle (v. 3). Mais Pierre a également dit que Dieu les garde […] « en vue du salut qui est prêt à être révélé au moment de la fin » (v. 5), ce qui signifie que le salut a aussi une dimension future.

Verset 10

Je continue le texte.

Ce salut a fait l’objet des recherches et des investigations des prophètes qui ont annoncé d’avance la grâce qui vous était destinée (1Pierre 1.10).

Pierre veut montrer la grandeur du salut. Il a déjà dit à ses lecteurs que malgré leurs difficultés et la sévérité des persécutions, c’est avec pleine confiance qu’ils peuvent s’accrocher à l’espérance de la vie éternelle. Il va maintenant leur rappeler que ce projet divin mis à exécution par le Saint-Esprit a d’abord suscité l’intérêt des prophètes, avant d’être révélé aux apôtres, qui l’ont annoncé aux hommes, tandis que les anges sont fascinés par cette œuvre de Dieu.

Les deux mots « recherches et investigations » soulignent l’intensité avec laquelle les prophètes étudiaient leurs propres écrits ainsi que ceux des autres prophètes, pour essayer de comprendre la grâce de Dieu, sa miséricorde, son pardon, sa bonté, et les bénédictions qu’il répand sur des pécheurs indignes. Mais leur compréhension restait très limitée. À ce sujet, Matthieur rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Vraiment, je vous l’assure : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, mais ne l’ont pas vu ; ils ont désiré entendre ce que vous entendez, mais ne l’ont pas entendu (Matthieu 13.17).

Au travers de leurs transes prophétiques, visions et révélations, les prophètes ont dit que le salut s’étendrait au monde entier. Par exemple, Ésaïe écrit :

Tournez-vous donc vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui habitez les confins de la terre ! Car moi seul je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre (Ésaïe 45.22 ; comparez Ésaïe 45.20-24 ; 49.6 ; 52.10 ; Romains 15.9-12).

L’évangile selon Jean rapporte que Jésus a confirmé les paroles des prophètes quand il a dit aux Juifs :

J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix, ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger (Jean 10.16 ; comparez 1Jean 2.2).

Verset 11

Je continue le texte de la première épître de Pierre.

Ils (les prophètes) cherchaient à découvrir à quelle époque et à quels événements se rapportaient les indications données par l’Esprit du Christ. Cet Esprit était en eux et annonçait à l’avance les souffrances du Messie et la gloire dont elles seraient suivies (1Pierre 1.11).

Ce passage constitue l’une des nombreuses déclarations des Écritures qui affirment clairement que les prophètes sont inspirés par Dieu. Pierre répète cette conviction dans sa seconde épître (2Pierre 1.21), et l’apôtre Paul exprime la même certitude concernant la Parole de Dieu quand il écrit à Timothée :

Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu (2Timothée 3.16).

Les écrivains sacrés de l’Ancien Testament cherchaient à savoir à quel moment aurait lieu quel événement. Ils ont déclaré premièrement que le Messie souffrirait (Psaumes 22 ; Ésaïe 52.13–53.12 ; Daniel 9.24-26 ; Zacharie 12.10 ; 13.7 ; Luc 24.25-27). Deuxièmement, ils ont reçu la vision du Messie glorieux qui sauve, qui triomphe et règne, et qui instaure un royaume de paix et de justice (Ésaïe 61.1-2 ; Luc 4.16-21 ; Psaumes 2.6-9 ; Ésaïe 9.6-7 ; 11 ; Daniel 2.44 ; 7.13-14 ; Zacharie 2.10-13 ; 14.16-17).

Tandis que les prophètes sondent le futur qui leur apparaît sous forme d’esquisses mal définies, ils voient des événements contradictoires parce que dans leurs visions prophétiques, le temps se télescope. Ils sont un peu dans la situation de l’alpiniste qui au loin aperçoit côte à côte deux sommets, mais qui ne voit pas la grande vallée qui les sépare. Dans l’Ancien Testament, « l’Église » est un mystère qui n’est pas révélé aux prophètes, et qui d’une certaine manière constitue la vallée entre le Messie souffrant et le Messie glorifié.

Verset 12

Je continue.

Il leur fut révélé que le message dont ils étaient chargés n’était pas pour eux, mais pour vous. Et ce message vous a été communiqué maintenant par ceux qui vous ont annoncé la Bonne Nouvelle sous l’action de l’Esprit Saint envoyé du ciel ; les anges eux-mêmes ne se lassent pas de le découvrir (1Pierre 1.12).

Dieu n’a pas fait connaître aux prophètes de l’Ancien Testament comment il accomplirait le salut de l’homme parce que cette révélation devait attendre l’époque de la Nouvelle Alliance. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

C’est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu’ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre (Hébreux 11.13 ; comparez Hébreux 11.39, 40).

Pierre dit à ses lecteurs que « ce message vous a été communiqué […] par ceux qui vous ont annoncé la Bonne Nouvelle » ; il s’agit des Douze, Judas ayant été remplacé par un certain Matthias (Actes 1.26). L’apôtre Paul, Barnabas, Silas (Sylvain), Timothée, Philippe le diacre (Actes 8.5 et suivants), Jacques et Jude les demi-frères de Jésus, Étienne, le premier martyr (Actes 6–8), et d’autres que nous ne connaissons pas, tous sont investis de la puissance du Saint-Esprit pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Finalement Pierre dit que même « les anges ne se lassent pas de découvrir le message du salut » (comparez Éphésiens 3.10) ; ils se demandent ce qu’est la vie de foi dans la grâce de Dieu, jouir de son pardon et l’aimer.

Le mot traduit par « ne se lassent pas » (epithumousin) signifie « languir, désirer ardemment, soupirer ». Ce n’est ni un caprice ni de la curiosité de la part des anges, mais une passion.

Le mot pour « découvrir » (parakupsai) veut dire « étirer, tendre la tête ». Les anges brûlent d’envie de bénéficier de la grâce de Dieu, mais c’est impossible car ils n’ont pas besoin d’être sauvés, tandis que les démons qui sont des anges déchus ne peuvent l’être.

Aussi dures que puissent être les difficultés de la vie, les croyants sont en mesure de les surmonter à cause de la grâce illimitée de Dieu qui leur donne un salut mis en œuvre par le Saint-Esprit. Ce salut est tellement grand qu’il fut « scruté par les prophètes, prêché par les apôtres et continuellement observé par les anges ».