Chapitre 4

Verset 9

Je suis assez friand des phénomènes inexpliqués. Dans la nature il se passe parfois d’étranges situations qui défient toute logique et même les lois physiques. Dans certaines ruines d’Amérique du sud, on trouve d’énormes pierres qui semblent vraiment avoir été taillées au laser mais le hic est qu’elles sont vieilles de plusieurs siècles. Je pense que personne n’essaierait de nier qu’il existe des mystères dans la vie. Parmi ceux-ci, et pour ceux qui ont foi dans les Écritures, il y a la Trinité et l’amour de Dieu, et les deux sont liés.

La Trinité est une doctrine insondable mais indéniable. Bien que Dieu se soit révélé comme Dieu unique et éternel, il existe en trois personnes mais en une seule essence qui est éternelle, invisible et subsiste simultanément dans les trois membres de la Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

L’Écriture enseigne clairement que ces trois personnes forment ensemble un seul et unique Dieu (Deutéronome 6.4). Dans certains passages de son évangile, Jean écrit que le Père et le Fils ne font qu’un (Jean 10.30, 33), que Jésus a dit que le Saint-Esprit viendrait vivre dans les croyants (Jean 14.16), qu’il allait lui-même vivre en eux (Jean 14.18, 20, 21) et que le Père allait lui aussi être en eux (Jean 14.23). Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit que le Père et l’Esprit ne font qu’un (1Corinthiens 3.16) et dans son épître aux Romains il dit que le Fils et l’Esprit ne font qu’un (Romains 8.9). Tous les auteurs du Nouveau Testament enseignent le caractère distinct de chaque personne de la Trinité, et pourtant les trois sont à l’œuvre simultanément.

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas simplement des manifestations du même Dieu, mais des personnes distinctes. Elles se sont d’ailleurs manifestées ensemble mais différemment l’une de l’autre (Matthieu 3.16, 17) lors du baptême de Jésus. Tandis que le Fils entre dans l’eau, l’Esprit descend sur lui et le Père parle depuis le ciel.

Jésus prie le Père (Matthieu 6.9) et lui demande de le glorifier (Jean 17.5). Il promet à ses disciples qu’il demandera au Père d’envoyer son Esprit (Jean 14.26) et il dit que sa volonté est distincte de celle du Père (Matthieu 26.39). Ces révélations que nous rapporte l’évangile selon Jean n’ont de sens que si le Père et le Fils sont deux personnes bien distinctes. Aux Romains, Paul écrit que le Saint-Esprit intercède auprès du Père en faveur des croyants (Romains 8.26, 27), tout comme le Fils d’ailleurs parce qu’il est notre Avocat (1Jean 2.1).

La Trinité est le summum de la révélation que Dieu nous a donnée sur sa nature et cette révélation a des implications non seulement sur notre façon de concevoir Dieu, mais aussi sur nos relations avec lui et avec autrui. En effet, c’est la Trinité qui nous apprend que depuis toujours Dieu est un être relationnel qui est en communion constante avec lui-même, et qu’il n’a donc pas créé l’homme pour lui tenir compagnie parce qu’il éprouvait de la solitude.

De toute éternité, antérieure à la création, l’unique réalité qui a toujours été est Dieu. Il est depuis toujours et à tout jamais sans commencement et sans fin. Toutefois, Dieu n’a jamais été seul car il est en trois personnes qui ont toujours été en relation et en communion étroite.

Quand Dieu a créé l’homme, il l’a conçu à son image afin que tous deux, Dieu et l’homme, puissent entrer en relation l’un avec l’autre. Certains essaient de tout ramener au même schéma génétique en prétendant que les animaux ont autant de valeur que les êtres humains, et que nous avons 75 % de gènes en commun avec la banane. Cependant, il existe un abîme quasi infini entre l’homme et le reste de la création, car l’homme possède des caractéristiques qui lui viennent de Dieu comme la conscience, la pensée rationnelle, le goût esthétique, la possibilité d’acquérir la sagesse et un comportement moral. Toutefois, l’aspect le plus significatif de l’image de Dieu en l’homme est sa capacité d’aimer. Cet amour est un reflet, bien pâle certes, mais un reflet quand même, de l’amour que se portent les trois personnes de la Trinité depuis toujours.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre quatre de la première épître de Jean.

(Dieu est amour.) Voici comment Dieu a démontré qu’il nous aime : il a envoyé son Fils unique dans le monde pour que, par lui, nous ayons la vie (1Jean 4.9).

« Fils unique » (monoguené) est un seul mot en grec et signifie « seul enfant né ». Jean est le seul à utiliser ce mot pour désigner Jésus : trois fois dans son évangile et une fois dans cette épître (Jean 1.14, 18 ; 3.16).

L’auteur de l’épître aux Hébreux applique l’expression « fils unique » à Isaac quand il écrit :

Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l’a mis à l’épreuve. Oui, il était en train d’offrir son fils unique (Hébreux 11.17).

Oui, mais quand le vieux patriarche a placé Isaac sur l’autel, il n’était pas son fils unique mais son second puisque Ismaël est né en premier ; et plus tard, après la mort de sa femme Sarah, Abraham a eu plusieurs femmes et de nombreux fils. Cependant, les Écritures appellent Isaac « le fils unique » d’Abraham. En effet, Isaac est unique dans sa position par rapport à Dieu parce que c’est lui l’héritier des promesses que l’Éternel a faites à son père Abraham.

Dans l’Ancien Testament, les anges et même les démons sont appelés « fils de Dieu » (Genèse 6.4 ; Job 1.6 ; 2.1 ; 38.7 ; Psaumes 29.1 ; 89.6), et dans le Nouveau Testament, dans les épîtres aux Romains et aux Galates, Paul donne aussi ce titre aux croyants (Romains 8.4, 19 ; Galates 3.26).

Pour le commun des mortels, il n’est pas facile de trouver l’amour de Dieu dans le monde. La nature telle qu’elle est aujourd’hui n’en révèle pas grand-chose parce qu’on y voit surtout des crocs dégoulinant de sang et des griffes acérées qui lacèrent les chairs. La loi de la jungle n’a rien de l’amour de Dieu. Pour trouver cet amour, il faut aller sur le mont du calvaire. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort pour des pécheurs. À peine accepterait-on de mourir pour un juste ; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour le bien. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous (Romains 5.6-8).

Si vous étiez sur le banc des condamnés dans le couloir de la mort, connaissez vous quelqu’un qui serait prêt à prendre votre place ? Moi je crois que j’aurais du mal. Jésus par contre, est mort pour des rebelles, des gens ignobles, des pervers, des assassins, des sadiques, des arrogants et des propres-justes.

Verset 10

L’explication de l’amour de Dieu ne se trouve pas dans ceux qui font l’objet de son amour mais en lui-même, ce que Jean précise dans le verset suivant où il dit :

Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés (1Jean 4.10 ; SER).

L’expression « victime expiatoire » décrit le rachat des péchés, mais elle veut aussi dire propitiation. Jean a déjà utilisé ce mot au chapitre deux quand il a dit :

Il (Jésus) est lui-même victime expiatoire (ou une propitiation) pour nos péchés… (1Jean 2.2 ; SER).

Et dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

C’est lui (Jésus) que Dieu a offert comme une victime destinée à expier les péchés, pour ceux qui croient en son sacrifice (Romains 3.25).

Plusieurs siècles avant la croix, le prophète Ésaïe l’avait annoncée ; je le cite :

Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris (Ésaïe 53.5).

Et dans la seconde épître aux Corinthiens, dans celle aux Galates et dans la première épître de Pierre, on lit :

Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu (2Corinthiens 5.21). Le Christ nous a libérés de la malédiction que la Loi faisait peser sur nous en prenant la malédiction sur lui, à notre place. Il est, en effet, écrit : Maudit est quiconque est pendu au gibet (Galates 3.13). Le Christ lui-même a souffert la mort pour les péchés, une fois pour toutes. Lui l’innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu (1Pierre 3.18).

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, le mot « propitiation » signifie « satisfaction de la justice de Dieu ». Dans l’Ancien Testament le propitiatoire est le couvercle du coffre sacré qui lui se trouve dans le Lieu très saint. Les deux extrémités du propitiatoire comportent des cornes qui doivent être enduites de sang une fois l’an par le grand-prêtre, lors de la cérémonie très solennelle appelée « Yom Kippour », ou Jour des expiations. Suite à ce rite, Israël est accepté par Dieu comme son peuple pour une autre année. Le couvercle du coffre sacré était le point de rencontre entre un peuple pécheur et l’Éternel le Dieu trois fois saint.

Aujourd’hui c’est Jésus qui est notre propitiation et il n’y a pas d’autre point de rencontre entre l’humanité coupable et Dieu. Hors Jésus pas de salut. Comme je le dis parfois il est notre unique intermédiaire. Dans sa première lettre à Timothée, l’apôtre Paul déclare que « Jésus est le seul médiateur entre Dieu et les hommes » (1Timothée 2.5) parce que c’est lui qui a fait l’expiation des péchés. D’ailleurs Jésus a lui-même déclaré :

Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14.6 ; LSG).

En d’autres mots c’est à prendre ou à laisser.

De temps en temps, j’aime bien assister à une célébration orthodoxe à la télé parce que je trouve ce spectacle grandiose : la musique, les chants, les icônes, les sculptures, les draperies, les habits sacerdotaux multicolores. Mais notez que j’ai dit « spectacle », car Dieu n’est nullement impressionné par les rites, l’odeur de l’encens, par les couleurs vives et tout le tralala. Ce qu’il regarde est ce qu’il y a dans le cœur des participants : pourquoi sont-ils là et comment comptent-ils obtenir le pardon de leurs fautes ?

L’expression « Dieu est amour », est répétée deux fois dans le chapitre quatre (1Jean 4.8, 16), mais elle est très mal comprise car beaucoup de gens comptent sur cet amour pour entrer au paradis. Mais c’est oublier que Dieu est également saint, trois fois saint. Or, si son amour veut nous sauver, sa sainteté nous condamne. Ce n’est donc pas parce que Dieu nous aime qu’il peut nous faire entrer au ciel par la petite porte de derrière un soir sans lune à l’abri des regards. Sa sainteté et son sens de la justice ne lui permettent pas d’accepter un pécheur. Voilà pourquoi il fallait que la seconde personne de la Trinité devienne homme et meure sur la croix afin d’expier les fautes des hommes et devenir ainsi leur intermédiaire et médiateur. On entre au ciel en s’accrochant au Christ ou on n’y entre pas.

Tout comme Dieu a manifesté son amour envers ceux qui croient, ces derniers doivent suivre l’exemple divin et s’aimer les uns les autres d’un amour sacrifice semblable à celui du Christ.

Verset 11

Pour cette raison, dans le verset suivant, Jean exhorte ses lecteurs en disant :

Mes chers amis, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres (1Jean 4.11).

Ici, l’apôtre répète une exhortation qu’il a déjà faite au chapitre précédent et qui est :

Voici comment nous savons ce que c’est que d’aimer : Jésus-Christ a donné sa vie pour nous. Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères (1Jean 3.16).

Si nous aimons uniquement ceux qui sont aimables, généreux et bienveillants, cet amour n’a guère de valeur. Matthieu et Jean rapportent respectivement que Jésus a dit :

Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, allez-vous prétendre à une récompense pour cela ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? (Matthieu 5.46). Voici quel est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme moi-même je vous ai aimés (Jean 15.12).

L’enseignement de Jésus et des apôtres est que je dois aimer mon prochain, et surtout mes frères et sœurs dans la foi jusqu’à donner ma vie pour eux. Le dire est facile mais le faire est ce que Dieu attend de moi.

Celui qui ne se soucie pas des autres croyants, qui leur est indifférent, ou qui, s’il leur consacre un peu de temps ou de ressources, le fait à contrecœur, doit se poser de sérieuses questions sur sa condition spirituelle. Mais c’est bien là que le bât blesse car celui qui se conduit ainsi refuse généralement de se remettre en question. Il excuse son attitude sous prétexte que dans le passé on l’a mal traité, on lui a fait du mal et la liste des griefs est souvent longue, ce qui fait que maintenant, non seulement cet ours, je veux dire chrétien mal léché se tient à l’écart des croyants, mais en plus il a souvent une dent contre eux. En fait, celui qui agit ainsi ne fait que confirmer qu’il n’a jamais vraiment accepté Jésus comme son maître. Il dira peut-être qu’il l’a accepté comme son Sauveur mais c’est peu probable parce que si c’était le cas, le Saint-Esprit aurait transformé son cœur. Or justement, son cœur ressemble à une coquille vide dure comme de la pierre.

Si je ne manifeste pas de l’amour pour les frères et sœurs dans la foi, et si je ne peux pas pardonner le mal qu’on m’a fait, qu’il soit réel ou imaginaire, j’ai de bonnes raisons de douter de mon statut d’enfant de Dieu. Luc rapporte que même sur la croix, alors qu’il subissait un châtiment particulièrement injuste, Jésus a prié :

Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23.34).

Étienne, le premier martyr de l’histoire de l’Église a prononcé les mêmes paroles. Alors qu’il est brutalement mis à mort à coups de pierres, il se met à genoux et s’écrie d’une voix forte : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! » (Actes 7.60 ; LSG).

J’ai déjà eu l’occasion de dire que j’ai été blessé par plusieurs croyants et que j’ai eu du mal à pardonner et à oublier ; je n’ai donc aucune raison de pavoiser et je me sens gêné de faire la morale à quelqu’un en lui disant : « il faut que, t’as qu’à, etc. » Je sais par expérience combien il est difficile de pardonner ce qu’on ressent comme une injustice. Pour ma part, je savais que mon attitude était répréhensible devant Dieu et que je devais changer en renonçant à entretenir des pensées coupables à l’égard de ces personnes, mais comment faire ? Je me suis forcé à prier pour chacune d’elles, même quand le cœur n’y était pas. Finalement, et par la grâce de Dieu, je suis arrivé au point où même si le souvenir de ces événements est encore un peu douloureux, je n’ai plus de ressentiment contre les personnes en cause.

Verset 12 a

Je continue le texte de 1Jean.

Dieu, personne ne l’a jamais vu (1Jean 4.12 a).

Qu’est ce que ça veut dire ? Après avoir créé Adam et Ève, l’Éternel les a placés dans le jardin d’Éden et ils se voient tous les jours, preuve en est le passage suivant du livre de la Genèse :

Au moment de la brise du soir, ils entendirent l’Éternel Dieu parcourant le jardin. Alors l’homme et sa femme se cachèrent de l’Éternel Dieu parmi les arbres du jardin. Mais l’Éternel Dieu appela l’homme et lui demanda : –Où es-tu ? Celui-ci répondit : –Je t’ai entendu dans le jardin et j’ai eu peur, car je suis nu ; alors je me suis caché (Genèse 3.8-10).

Toujours dans la Genèse mais bien plus tard, Jacob a dit :

J’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve (Genèse 32.31).

Puis dans les livres de l’Exode et du Deutéronome, on lit que :

L’Éternel s’entretenait avec Moïse directement comme un homme parle avec son ami (Exode 33.11). Au sein du peuple d’Israël, il n’a plus jamais paru de prophète comme Moïse avec qui l’Éternel s’entretenait directement (Deutéronome 34.10).

Pourtant dans le livre de l’Exode, on lit aussi :

Moïse s’est caché le visage car il avait peur de regarder en direction de l’Éternel (Exode 3.6 ; auteur).

Quand Gédéon qui devint juge en Israël s’aperçoit que celui qui est venu lui parler n’est ni un être humain ni un ange, il s’écrie :

Malheur à moi, Seigneur Éternel ! Car j’ai vu l’ange de l’Éternel face à face (Juges 6.22).

Et après avoir eu une vision de la gloire de Dieu, le prophète Ésaïe s’écrie :

Malheur à moi ! Je suis perdu, car j’ai les lèvres impures et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Et voici que, de mes yeux, j’ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes (Ésaïe 6.5).

Même chose pour Ézéchiel qui après avoir décrit sa vision dit :

C’est ainsi que m’apparut ce qui ressemblait à la gloire de l’Éternel. À cette vue, je tombai le visage contre terre (Ézéchiel 1.28).

Quand l’apôtre Jean est déporté sur l’île de Patmos, il reçoit une vision de la gloire du Christ et dit :

Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort. Alors il posa sa main droite sur moi en disant : –N’aie pas peur. Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts (Apocalypse 1.17-18).

En réalité, toutes les personnes que j’ai mentionnées n’ont jamais vu Dieu. Elles ont eu une vision souvent fantastique où elles ont vu une représentation humaine de Dieu (théophanie) ou du Christ glorifié (christophanie), mais Jean a raison de dire : « Dieu, personne ne l’a jamais vu ». Je ne peux voir Dieu dans son essence, dans ce qu’il est vraiment, d’abord parce qu’il est esprit, mais surtout parce que je suis encore et toujours dans le marasme du péché. C’est pour cette raison fondamentale que l’Éternel a dit à Moïse :

Tu ne pourras pas voir ma face, car nul homme ne peut me voir et demeurer en vie (Exode 33.20).