Les études

22 juin 2022

#08 L’assurance de la foi (1 Jean 5.6-21)

Le croyant prouve son amour envers Dieu quand il désire lui obéir, se garde du péché, et pratique ses commandements d’ordre moral. Alors, il aimera son prochain et ses frères et sœurs. Le monde s’oppose au croyant par les persécutions et les séductions (1Jn 2.16-17), mais le croyant peut les surmonter par sa foi en Jésus-Christ, qui en tant que Fils de Dieu, et champion des croyants, a vaincu le monde.

Jésus-Christ est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang. C’est l’Esprit de vérité qui rend ce témoignage. En fait, il y en a trois qui rendent le même témoignage : l’Esprit, l’eau et le sang. Nous acceptons le témoignage des hommes, mais le témoignage de Dieu est bien supérieur, or, il a rendu témoignage à son Fils (1Jean 5.6-9 ; cp Mt 3.13, 16-17 ; Jean 1.32-34 ; Deutéronome 19.15).

L’eau représente le baptême de Jésus, et le sang, son supplice sur la croix. L’affirmation de Jean s’oppose aux hérétiques, qui enseignent qu’au moment de son baptême, le Fils de Dieu s’est uni à l’homme Jésus, puis avant sa mort, l’a quitté. Un témoignage engage son auteur. Or, le Saint-Esprit témoigne que Jésus est le Fils de Dieu, né et mort dans un corps humain. C’est par la foi que les croyants acceptent le témoignage des Écritures parce qu’elles sont inspirées par le Saint Esprit.

Celui qui croit au Fils de Dieu possède ce témoignage en lui-même. Celui qui ne croit pas le témoignage que Dieu rend à son Fils fait de Dieu un menteur. Ce témoignage est que Dieu nous a donné la vie éternelle et que cette vie est en son Fils. Celui qui a le Fils a la vie. Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie (1Jean 5.10-12 ; cp Matthieu 12.30 ; Jean 17.2-3 ; Actes 4.12 ; Jean 3.18).

Ma position devant le témoignage que le Père rend à Jésus-Christ est cruciale, car elle détermine mon sort éternel. Et tergiverser ou rester neutre, c’est rejeter Jésus. Mais celui qui croit Dieu et croit que Jésus est la seule voie qui mène à Lui et à la vie éternelle, a cette conviction par le Saint Esprit. Et comme la vie éternelle est exclusivement par la foi en Christ, celui qui ne lui fait pas confiance, n’a pas la vie.

Je vous ai écrit cette lettre pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, parce que vous croyez au Fils de Dieu (1Jean 5.13 ; cp Jean 20.31).

Jean indique clairement que l’un des buts de son épître est que ses destinataires sachent, sans l’ombre d’un doute, qu’ils possèdent, dès à présent, la vie éternelle.

Et devant Dieu, nous sommes assurés que si nous demandons quoique ce soit qui est conforme à sa volonté, il nous écoute, ce qui fait que nous savons que nous possédons l’objet de notre demande (1Jean 5.14-15 ; cp 1Jean 3.21-22 ; cp Jean 13.7, 14.13-14 ; Éphésiens 3.12 ; Hébreux 4.16).

Celui qui possède la vie éternelle a aussi l’assurance que son Père céleste l’exaucera selon sa volonté. Oui, mais comment la connaître ? Certains frères charismatiques croient que si on prie avec une foi ferme, on est toujours exaucé, même si on ne voit pas la réponse dans les faits. A chacun ses convictions !

Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu’il prie pour ce frère et le frère prieur lui donnera la vie. Mais je ne vous demande pas de prier pour un péché qui mène à la mort. Toute désobéissance à la Loi est un péché, mais tous les péchés ne mènent pas à la mort (1Jean 5.16-17).

Celui qui commet un péché visible et scandaleux et pour qui on prie, recevra le secours de Dieu afin qu’il se repente et soit pardonné. Le péché qui mène à la mort pourrait être une faute commise par un frère, dont il refuse de se repentir, qu’il refuse d’abandonner et qui conduit à un jugement de Dieu par la mort physique. Ou alors, il s’agit de l’endurcissement de quelqu’un qui a connu la vérité et qui a même commencé à vivre en chrétien, mais qui s’est soudainement levé contre la grâce de Jésus-Christ, souvent en le remplaçant par de la religion. J’ai au moins trois personnes en tête qui semblent avoir commis ce péché.

Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, car il se garde lui-même et le Malin ne le touche pas. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier gît dans le mal (1Jean 5.18-19 ; cp 1Jean 3.9).

Le croyant authentique ne va évidemment pas rejeter la grâce de Dieu et il ne fera pas du péché un mode de vie. Au contraire, il mènera une vie droite, il résistera aux séductions et convoitises de ce monde qui sont sous la tutelle de Satan et il ne donnera aucune occasion au diable de le faire trébucher.

Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence spirituelle pour que nous connaissions le Dieu véritable, afin que nous appartenions au Dieu véritable par la foi en son Fils Jésus-Christ. C’est Lui qui est le Dieu véritable et la vie éternelle (1Jean 5.20 ; cp Luc 10.22 ; Jean 5.26).

Jean utilise trois fois le mot « véritable » pour insister sur la vérité dans un monde de mensonges. On ne peut connaître Dieu que si l’on accepte que tout ce que les Écritures enseignent sur Jésus, est la vérité. « C’est Lui qui est le Dieu véritable et la vie éternelle » peut s’appliquer indifféremment au Père ou au Fils, qui de toute façon, sont un. C’est ainsi que Jean conclut son argumentation contre les hérétiques.

Mes chers enfants, gardez-vous des idoles (1Jean 5.21).

Les lecteurs de Jean ne risquent pas d’adorer un bout de bois ou une statue. Par contre, nos passions, où nous cherchons le bonheur, et tout ce que nous élevons au-dessus de Dieu, sont des idoles.

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