Les études

21 juin 2022

#08 La résurrection de Jésus (Marc 16.1-20)

Alors que les onze apôtres ont disparu dans la nature, ce sont des inconnus, Joseph d’Arimathée et Nicodème, qui ont honoré le corps de Jésus et l’ont enseveli.

« Après le sabbat, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles aromatiques pour aller embaumer le corps de Jésus » (Marc 16.1).

Le soir du samedi, après le coucher du soleil, ces femmes se procurent des aromates afin de masquer l’odeur de décomposition. Elles ne s’attendent évidemment pas à revoir Jésus vivant.

« Il était encore très tôt, le dimanche matin, lorsqu’elles arrivèrent au tombeau. En chemin, elles s’étaient demandé : Qui nous roulera la pierre qui ferme le tombeau ? » (Marc 16.2-3).

Il fait encore noir quand elles quittent la maison. Chemin faisant, elles s’inquiètent au sujet de ce roc énorme. En plus, elles ignorent que des sentinelles ont été postées devant le sépulcre et qu’il a été scellé, ce que nous apprend Matthieu. Elles arrivent alors que le soleil vient tout juste de se lever.

« Or, en levant les yeux, elles s’aperçurent que la pierre avait été roulée sur le côté, et c’était un bloc énorme. Elles pénètrent dans le caveau et voient, assis du côté droit, un jeune homme vêtu d’une robe blanche. Elles sont effrayées. Mais le jeune homme leur dit : N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié ? Il est ressuscité, il n’est plus ici. Voyez l’endroit où on l’avait déposé. Allez annoncer à ses disciples, et aussi à Pierre, qu’il vous précède en Galilée. Elles s’enfuient toutes tremblantes et bouleversées, et tout d’abord ne disent rien » (Marc 16.4-8).

Luc et Jean font état de deux anges alors que Matthieu et Marc ne mentionnent que celui qui parle. Les femmes sont fortement impressionnées, c’est le moins qu’on puisse dire, devant cette situation inattendue. L’ange, lui, est très carré dans son message, mais il n’a pas l’air de comprendre ce qui peut effrayer ces braves dames. De toute évidence, il les attendait elles, mais pas les disciples du sexe qu’on dit fort parce qu’ils sont planqués et n’ont pas l’intention de sortir de leur repaire. Il charge donc ces dames d’aller informer les apôtres, qui, comme prévu, Jésus reverrait en Galilée où il avait commencé son ministère.

La mention de Pierre par l’ange est importante parce qu’il avait renié son Maître trois fois et donc il devait se sentir très mal dans ses sandales.

La fin de cet évangile est problématique. Les versets 9-20 répètent le moment de la résurrection, rapportent certains faits isolés empruntés aux autres évangiles (Jean 20.11 et suivants ; Luc 8.2) et ne mentionnent pas l’apparition de Jésus à Marie qui devrait suivre le verset 8. Et un manuscrit du huitième siècle et plusieurs versions latines ont une toute autre conclusion de cet évangile. De plus, cette fin de l’évangile ne correspond ni au style de Marc ni à sa façon pittoresque et détaillée de raconter. Ces derniers versets se trouvent dans très peu de manuscrits. Ils manquent dans plusieurs versions importantes (codex Sinaiticus, codex Vaticanus (B) et la plupart des exemplaires grecs ne l’ont pas. Selon Eusèbe et Jérôme, les trente plus anciennes copies de manuscrits s’arrêtent au verset 8. Il est probable que, peu après les apôtres, une main pieuse a voulu consigner les principales apparitions de Jésus-Christ ressuscité et son ascension, car déjà au second siècle, Irénée évêque de Lyon en cite un passage.

« Jésus, étant ressuscité le dimanche matin, il apparaît à Marie de Magdala. Elle va l’annoncer aux disciples qui sont plongés dans la tristesse. Mais ils ne la croient pas » (Marc 16.8-11).

Marie retourne au tombeau où Jésus lui apparaît. Selon Matthieu, il se montrera un peu plus tard à d’autres femmes et leur demandera à elles aussi d’aller annoncer la nouvelle aux disciples.

« Puis il apparut à deux disciples qui rentraient chez eux. Ils revinrent à Jérusalem et annoncèrent la nouvelle aux autres, mais ils ne les crurent pas » (Marc 16.12-13).

Ce couple en route pour le village d’Emmaüs ne reconnaît pas Jésus parce que son aspect a changé depuis qu’il est ressuscité. Mais après qu’il se soit révélé à eux, ils retournent à Jérusalem annoncer la nouvelle aux disciples.

« Plus tard, Jésus se montra aux Onze et leur reprocha leur incrédulité et aveuglement parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité » (Marc 16.14).

Le vocabulaire particulièrement musclé montre que Jésus a sévèrement secoué ses disciples à cause de leur attitude. Ces versets nous donnent l’ordre dans lequel Jésus s’est révélé à ses disciples : d’abord Marie de Magdala, puis des femmes, un couple, et enfin les Onze.

« Et il leur dit : Allez dans le monde entier, annoncez la Bonne Nouvelle à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16.15-16).

C’est un résumé des dernières paroles de Jésus qu’on trouve à la fin de l’évangile selon Matthieu. La foi est la condition du salut, et l’incrédulité la cause de la condamnation. Tel est le grand principe de l’Évangile (Jean 3 :36) que Jésus a donné l’ordre de proclamer. Le baptême ne sauve personne car ce n’est que l’expression publique de la foi.

« Ceux qui auront cru en mon nom, chasseront des démons, parleront des langues étrangères, saisiront des serpents, et un breuvage mortel ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades qui seront guéris » (Marc 16.17-18).

Cette énumération de miracles ne se trouve nulle part ailleurs et certains, comme saisir des serpents ou boire du poison, ne collent pas avec la sobriété des évangiles.

« Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer la Parole en tout lieu. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait leur prédication par les signes miraculeux qui l’accompagnaient » (Marc 16.19-20).

Après la résurrection, Jésus est resté 40 jours sur terre avant de retourner dans les cieux où il est assis à la droite de Dieu. L’œuvre de rédemption achevée, la proclamation de la Bonne Nouvelle incombe désormais aux disciples et aujourd’hui à l’Église de Jésus-Christ.

Alors que les onze apôtres ont disparu dans la nature, ce sont des inconnus, Joseph d’Arimathée et Nicodème, qui ont honoré le corps de Jésus et l’ont enseveli.

« Après le sabbat, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles aromatiques pour aller embaumer le corps de Jésus » (Marc 16.1).

Le soir du samedi, après le coucher du soleil, ces femmes se procurent des aromates afin de masquer l’odeur de décomposition. Elles ne s’attendent évidemment pas à revoir Jésus vivant.

« Il était encore très tôt, le dimanche matin, lorsqu’elles arrivèrent au tombeau. En chemin, elles s’étaient demandé : Qui nous roulera la pierre qui ferme le tombeau ? » (Marc 16.2-3).

Il fait encore noir quand elles quittent la maison. Chemin faisant, elles s’inquiètent au sujet de ce roc énorme. En plus, elles ignorent que des sentinelles ont été postées devant le sépulcre et qu’il a été scellé, ce que nous apprend Matthieu. Elles arrivent alors que le soleil vient tout juste de se lever.

« Or, en levant les yeux, elles s’aperçurent que la pierre avait été roulée sur le côté, et c’était un bloc énorme. Elles pénètrent dans le caveau et voient, assis du côté droit, un jeune homme vêtu d’une robe blanche. Elles sont effrayées. Mais le jeune homme leur dit : N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié ? Il est ressuscité, il n’est plus ici. Voyez l’endroit où on l’avait déposé. Allez annoncer à ses disciples, et aussi à Pierre, qu’il vous précède en Galilée. Elles s’enfuient toutes tremblantes et bouleversées, et tout d’abord ne disent rien » (Marc 16.4-8).

Luc et Jean font état de deux anges alors que Matthieu et Marc ne mentionnent que celui qui parle. Les femmes sont fortement impressionnées, c’est le moins qu’on puisse dire, devant cette situation inattendue. L’ange, lui, est très carré dans son message, mais il n’a pas l’air de comprendre ce qui peut effrayer ces braves dames. De toute évidence, il les attendait elles, mais pas les disciples du sexe qu’on dit fort parce qu’ils sont planqués et n’ont pas l’intention de sortir de leur repaire. Il charge donc ces dames d’aller informer les apôtres, qui, comme prévu, Jésus reverrait en Galilée où il avait commencé son ministère.

La mention de Pierre par l’ange est importante parce qu’il avait renié son Maître trois fois et donc il devait se sentir très mal dans ses sandales.

La fin de cet évangile est problématique. Les versets 9-20 répètent le moment de la résurrection, rapportent certains faits isolés empruntés aux autres évangiles (Jean 20.11 et suivants ; Luc 8.2) et ne mentionnent pas l’apparition de Jésus à Marie qui devrait suivre le verset 8. Et un manuscrit du huitième siècle et plusieurs versions latines ont une toute autre conclusion de cet évangile. De plus, cette fin de l’évangile ne correspond ni au style de Marc ni à sa façon pittoresque et détaillée de raconter. Ces derniers versets se trouvent dans très peu de manuscrits. Ils manquent dans plusieurs versions importantes (codex Sinaiticus, codex Vaticanus (B) et la plupart des exemplaires grecs ne l’ont pas. Selon Eusèbe et Jérôme, les trente plus anciennes copies de manuscrits s’arrêtent au verset 8. Il est probable que, peu après les apôtres, une main pieuse a voulu consigner les principales apparitions de Jésus-Christ ressuscité et son ascension, car déjà au second siècle, Irénée évêque de Lyon en cite un passage.

« Jésus, étant ressuscité le dimanche matin, il apparaît à Marie de Magdala. Elle va l’annoncer aux disciples qui sont plongés dans la tristesse. Mais ils ne la croient pas » (Marc 16.8-11).

Marie retourne au tombeau où Jésus lui apparaît. Selon Matthieu, il se montrera un peu plus tard à d’autres femmes et leur demandera à elles aussi d’aller annoncer la nouvelle aux disciples.

« Puis il apparut à deux disciples qui rentraient chez eux. Ils revinrent à Jérusalem et annoncèrent la nouvelle aux autres, mais ils ne les crurent pas » (Marc 16.12-13).

Ce couple en route pour le village d’Emmaüs ne reconnaît pas Jésus parce que son aspect a changé depuis qu’il est ressuscité. Mais après qu’il se soit révélé à eux, ils retournent à Jérusalem annoncer la nouvelle aux disciples.

« Plus tard, Jésus se montra aux Onze et leur reprocha leur incrédulité et aveuglement parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité » (Marc 16.14).

Le vocabulaire particulièrement musclé montre que Jésus a sévèrement secoué ses disciples à cause de leur attitude. Ces versets nous donnent l’ordre dans lequel Jésus s’est révélé à ses disciples : d’abord Marie de Magdala, puis des femmes, un couple, et enfin les Onze.

« Et il leur dit : Allez dans le monde entier, annoncez la Bonne Nouvelle à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16.15-16).

C’est un résumé des dernières paroles de Jésus qu’on trouve à la fin de l’évangile selon Matthieu. La foi est la condition du salut, et l’incrédulité la cause de la condamnation. Tel est le grand principe de l’Évangile (Jean 3 :36) que Jésus a donné l’ordre de proclamer. Le baptême ne sauve personne car ce n’est que l’expression publique de la foi.

« Ceux qui auront cru en mon nom, chasseront des démons, parleront des langues étrangères, saisiront des serpents, et un breuvage mortel ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades qui seront guéris » (Marc 16.17-18).

Cette énumération de miracles ne se trouve nulle part ailleurs et certains, comme saisir des serpents ou boire du poison, ne collent pas avec la sobriété des évangiles.

« Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer la Parole en tout lieu. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait leur prédication par les signes miraculeux qui l’accompagnaient » (Marc 16.19-20).

Après la résurrection, Jésus est resté 40 jours sur terre avant de retourner dans les cieux où il est assis à la droite de Dieu. L’œuvre de rédemption achevée, la proclamation de la Bonne Nouvelle incombe désormais aux disciples et aujourd’hui à l’Église de Jésus-Christ.

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