Chapitre 146

Introduction

À la fin de 1999, dans le nord-est des États-Unis, s’est créé le club des gens contents, et l’une de leurs recettes du bonheur consiste à être reconnaissant. C’est formidable comme approche! En fait, c’est aussi l’attitude qu’ont adoptée les Juifs revenus d’exil parce que l’Éternel leur a permis de reconstruire Jérusalem. Alors, rayonnants de joie, ils se répandent en d’incessantes louanges que nous lisons dans les 5 derniers cantiques du livre des psaumes. Ces 5 psaumes sont centrés sur Dieu qui seul est digne de louange. Il n’y est plus question de persécutions, de supplications et de délivrances, mi même de requête. La nuit du mal et des souffrances est terminée et nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle.

Ces 5 psaumes débutent et finissent tous par « Alléluia », qui veut dire : « Louez l’Éternel ! » Les Juifs les nommaient « le petit Hallel » pour les distinguer du « Hallel », composé des cantiques 113 à 118, qui sont chantés pendant les fêtes.

L’ancienne version grecque attribue les Psaumes 146, 147, et 148 aux prophètes Aggée et Zacharie. Le 146e exhorte les croyants à se confier en Dieu, car il vient en aide à ceux qui sont dans le besoin et qui l’invoquent.

Versets 1-4

Je commence à lire le psaume 146.

Louez l’Éternel ! Que, de tout mon être, je loue l’Éternel ! Oui ! Je veux louer l’Éternel tant que je vivrai, je célébrerai mon Dieu en musique tant que je serai sur terre. Ne placez pas votre foi dans les puissants de ce monde ni dans le fils de l’homme incapables de sauver ! Dès qu’ils ont poussé leur dernier soupir, ils retournent à la terre et, au même instant, leurs projets s’évanouissent (Psaumes 146.1-4).

Même les grands de ce monde ne sont que poussière et y retourneront. Parce que Jésus se nomme le « Fils de l’homme », certains Juifs citent ce passage pour dire qu’il ne faut pas se fier à lui. Ce serait vrai si le Christ est un simple homme issu d’un père comme vous et moi. Mais Jésus est la seconde personne de la Trinité, né d’une vierge, le Fils de Dieu habillé d’humanité ; il ne descend d’Adam et Ève que par son corps comme vous et moi, mais son Esprit est éternel.

Versets 5-10

Je finis le Psaume 146 en le compressant.

Heureux l’homme qui a pour appui le Dieu de Jacob et dont l’espérance est dans l’Éternel son Dieu, qui a créé le ciel et la terre, la mer avec tout ce qui s’y trouve. Il reste à jamais fidèle. Il fait droit aux opprimés ; il nourrit les affamés ; l’Éternel relâche ceux qui sont emprisonnés. L’Éternel rend la lumière aux aveugles. L’Éternel relève celui qui fléchit. L’Éternel est plein d’amour pour les justes. L’Éternel protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin. Mais il fait échec aux plans des méchants. L’Éternel est Roi pour l’éternité. Il est ton Dieu, ô Sion, de génération en génération. Louez l’Éternel ! (Psaumes 146.5-10).

En Israël, les étrangers viennent d’autres peuples et sont parfois des réfugiés politiques. Le plus souvent, ils vivent de la charité et de la bienveillance du peuple ce qui fait qu’ils sont assimilés à l’orphelin et la veuve, classe sociale démunie, virtuellement négligée et maltraitée. Mais l’Éternel les choisit comme objets particuliers de sa compassion (Deutéronome 10:18).

Le nom pour le Dieu créateur est « Adonaï », mais dans ce passage, c’est Yaweh, l’Éternel en français, qui est son nom d’alliance et de salut. Il est utilisé 8 fois de suite.

Chapitre 147

Versets 1-2

Nous arrivons au psaume 147 dans lequel éclate la joie des Israélites, qui, après avoir subi une série de désastres et l’exil, voient Jérusalem ressusciter de ses cendres et entourée de fortes murailles, tandis que les champs, longtemps incultes et désolées, recommencent à donner des récoltes. Le psaume 147 loue l’Éternel comme le Dieu qui agit à la fois dans la nature et au sein de son peuple, pour guérir ses plaies et lui donner force et sécurité. La description de l’œuvre divine au sein de la création alterne avec l’énumération des bienfaits dont Israël est l’objet. La même parole divine opère dans les deux domaines. Je commence à le lire.

Loué soit l’Éternel ! Oui, qu’il est bon de célébrer notre Dieu en musique et qu’il est agréable de le louer ainsi qu’il en est digne. L’Éternel rebâtit Jérusalem, il y rassemble les déportés du peuple d’Israël (Psaumes 147.1-2).

Selon la tradition, ce psaume aurait été rédigé pour la dédicace des murailles de Jérusalem restaurées sous la direction de Néhémie. L’Éternel a rebâti la ville et rassemblé les membres épars du peuple pour créer un nouvel Israël, ce qui aura aussi lieu au début du Millénium.

Versets 3-4

Je continue.

Ceux qui sont abattus, il les guérit. Il panse leurs blessures ! C’est lui qui détermine le nombre des étoiles, et à chacune d’elles il donne un nom (Psaumes 147.3-4).

Non seulement Dieu connaît les astres du ciel mais il s’intéresse à chaque individu qui souffre.

Versets 5-11

Je continue en compressant.

L’Éternel soutient les humbles qui souffrent, mais il abaisse les méchants jusqu’à terre. Il donne leur pâture aux troupeaux de bétail, aux petits du corbeau que la faim fait crier. L’Éternel prend plaisir en ceux qui le révèrent, en ceux qui comptent sur son amour (Psaumes 147.5-11).

L’Éternel prend soin de toutes ses créatures, une vérité que rappelle Jésus (Luc 22.24-30).

Versets 12-14

Je continue.

Ô toi, Jérusalem, célèbre l’Éternel, loue ton Dieu, ô Sion ! Car il a renforcé les verrous de tes portes, il a béni tes fils chez toi, il fait régner la paix sur tout ton territoire, et il te rassasie de la fleur du froment (Psaumes 147.12-14).

Dans le livre de Néhémie on lit que les ennemis d’Israël ont cessé de persécuter le peuple juif une fois qu’ils ont vu que les murailles de Jérusalem étaient reconstruites (6:16).

Ces paroles font penser au Millénium quand Jésus-Christ, le Roi des rois et le Prince de la paix, régnera à Jérusalem. Alors, d’innombrables prophéties se réaliseront. Ésaïe écrit :

Ô cité malheureuse, battue par la tempête, privée de réconfort : dans un mortier de jaspe, j’enchâsserai tes pierres et je te fonderai sur des saphirs. Je sertirai tes tours de créneaux en rubis, je te ferai des portes en pierres d’escarboucle et je t’entourerai d’un rempart de pierres précieuses. Tous tes enfants seront instruits par l’Éternel et la paix de tes fils sera très grande (Ésaïe 54.11-13).

Versets 19-20

Je continue plus loin et finis de lire le psaume 147.

C’est l’Éternel qui communique sa parole à Jacob et ses commandements, ses lois à Israël. Il ne l’a jamais fait pour aucun autre peuple, aussi ses lois leur restent inconnues. Loué soit l’Éternel ! (Psaumes 147.19-20).

Israël est une nation qui n’a pas son pareil parce que c’est la seule qui a été choisie par l’Éternel et à laquelle il s’est révélé en personne, par sa parole et en Jésus-Christ.

Chapitre 148

Introduction

Nous arrivons au Psaume 148 qui comme le précédent loue Dieu parce qu’il est le bienfaiteur de toute la création et le Sauveur de son peuple. Mais il va plus loin, exhortant le ciel et la terre à adorer l’Éternel, le Dieu majestueux élevé au-dessus de tout, qui a libéré son peuple. Ici, Israël est comme un chef d’orchestre dirigeant le chœur grandiose de la création, qui célèbre la gloire de Dieu, et dont le puissant Alléluia résonnera un jour dans tout l’univers.

Versets 1-3

Je commence à lire.

Louez l’Éternel, louez l’Éternel du haut des cieux ! Louez-le, dans les hauteurs ! Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Oui, louez-le tous, astres lumineux ! (Psaumes 148.1-3).

Les anges et les astres, toute la création, les êtres vivants ou inanimés, chacun a son rang et sa fonction dans l’univers, et tous obéissent scrupuleusement aux ordres de Dieu. La louange commence dans le 3e ciel où se trouve l’Éternel puis s’étend au second où sont les luminaires.

Versets 4-6

Je continue.

Louez-le, ô cieux des cieux, vous aussi, nuages chargés d’eau là-haut dans le ciel ! Que tous ces êtres louent l’Éternel ! Car il a donné ses ordres et ils ont été créés. Il les a tous établis pour toujours, il leur a fixé des lois qui ne changeront jamais (Psaumes 148.4-6).

Le rôle assigné par Dieu à chaque élément de la création ne peut être modifié que sur son ordre. C’est ce qui rend le mouvement des planètes stable et prévisible.

Versets 7-10

Je continue.

Louez l’Éternel vous qui êtes sur la terre, vous, monstres marins, et vous tous, abîmes, éclairs, grêle, neige, brume, vents impétueux qui exécutez ses ordres ! Vous, montagnes et collines, arbres fruitiers, tous les cèdres, animaux sauvages et tout le bétail, tout ce qui rampe ou qui vole (Psaumes 148.7-10).

Les êtres les plus mystérieux et terrifiants, les forces indomptées et tout l’environnement de l’homme, tout ce qui existe est exhorté à louer l’Éternel. En étant ce qu’ils sont, en occupant simplement la place qui leur a été attribuée et en accomplissant la fonction qu’il leur a été assignée, tous les éléments muets de la création rendent hommage à Dieu.

Versets 11-14

Je finis le Psaume 148.

Rois du monde et tous les peuples, chefs et princes de la terre, jeunes gens et jeunes filles, vieillards et enfants, louez l’Éternel ! Car en lui tout est admirable, et sa majesté domine la terre et le ciel. Il a préparé un libérateur pour son peuple. C’est un sujet de fierté pour tous ses fidèles, pour tous les Israélites, peuple qui vit près de lui. Louez l’Éternel ! (Psaumes 148.11-14).

L’Éternel doit être loué par tous parce que lui seul est grand et le Sauveur de son peuple grâce à la venue du libérateur et rédempteur, Jésus-Christ le Messie.

Chapitre 149

Verset 1

Nous arrivons au Psaume 149 qui nous invite à adorer l’Éternel parce que le grand libérateur qui viendra aura la victoire sur toutes les nations liguées contre lui. Je commence à le lire.

Célébrez l’Éternel ! Chantez pour l’Éternel un cantique nouveau ! Célébrez ses louanges dans l’assemblée de ses fidèles ! (Psaumes 149.1).

Le cantique nouveau sera chanté par ceux qui ont placé leur confiance en Jésus. Dans le livre de l’Apocalypse, en parlant des rachetés, l’apôtre Jean écrit :

Ils chantaient un cantique nouveau : Oui, tu es digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux car tu as été mis à mort et tu as racheté pour Dieu, par ton sang répandu, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations. Tous ces gens chantaient un cantique nouveau devant le trône, devant les quatre êtres vivants, et devant les vieillards. Et ce cantique, personne ne pouvait l’apprendre excepté les cent quarante-quatre mille, les rachetés de la terre (Apocalypse 5.9 ; 14.3).

Versets 2-5

Je continue le psaume 149 en compressant.

Exulte de joie, Israël : il est ton Créateur ! Que les fils de Sion éclatent d’allégresse à cause de leur roi ! Car l’Éternel prend plaisir en son peuple, et il accorde aux humbles le salut pour parure. Que ses fidèles exultent de fierté, qu’ils crient de joie quand ils sont sur leur couche, et qu’ils exaltent Dieu à pleine voix (Psaumes 149.2-5).

Dieu est le créateur et le Sauveur des humbles, de ceux qui se sachant sans ressource s’attendent entièrement à lui.

Versets 6-9

Je finis le psaume 149.

Que ses fidèles tiennent aussi dans leurs mains l’épée à deux tranchants pour punir les nations et pour châtier les peuples. Ils chargeront leurs rois de chaînes et ils mettront aux fers leurs dignitaires pour accomplir sur eux le jugement prescrit. C’est l’honneur qui revient à chacun des fidèles. Célébrez l’Éternel ! (Psaumes 149.6-9).

Israël a représenté la cause de l’Éternel sur terre. Son histoire est une longue lutte contre toutes les formes d’idolâtrie dont la sienne. La victoire qui lui est promise par tous les prophètes peut être comprise dans un sens politique et spirituel. Sous l’Ancienne Alliance, même les fidèles les plus éclairés ont bien du mal à faire la distinction entre les deux. Pour eux, une victoire militaire est une victoire de l’Éternel sur les faux dieux des vaincus. Lorsque Jésus reviendra sur terre pour régner, il ne sera pas accueilli à bras ouverts, mais il s’imposera par la force. Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean écrit :

Puis je vis le ciel ouvert et voici, il y avait un cheval blanc. Son cavalier s’appelle « Fidèle et Véritable ». Il juge avec équité, il combat pour la justice. Ses yeux flamboient comme une flamme ardente. Sa tête est couronnée de nombreux diadèmes. Il porte un nom gravé qu’il est seul à connaître. Il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Il s’appelle La Parole de Dieu. Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs. De sa bouche sort une épée aiguisée pour frapper les nations. C’est lui qui sera leur berger car il les dirigera avec un sceptre de fer. Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse est inscrit un titre : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19.11-16).

Jésus-Christ et ses fidèles seront les exécuteurs de la sentence de Dieu contre les malfaisants, une sentence souvent répétée par les prophètes. C’est soit la condamnation définitive des impies qui persistent dans leur inimitié contre Dieu, soit la grâce pour ceux qui courbent l’échine devant lui.

Le Psaume 149 fut utilisé à très mauvais escient, en devenant au moins deux fois une épouvantable aberration. Au 16e siècle, Thomas Münzer s’en servit pour allumer la guerre des paysans. Et au 17e siècle, ce psaume fut le prétexte qu’utilisa Gaspard Schoppe, un très méchant homme, pour convaincre les princes catholiques de déclencher une campagne d’extermination des protestants qui se transforma en un conflit européen. Cette guerre de trente ans entraîna dans son sillon le Danemark, les Pays-Bas, la Suède et finalement la France de Richelieu.

Chapitre 150

Introduction

Nous arrivons au Psaume 150, le dernier du psautier et du 5e recueil. L’ensemble des 4 premiers recueils s’est terminé par une brève louange, mais le cinquième recueil a pour doxologie finale tout le Psaume 150, qui forme en même temps la conclusion du psautier. Et quelle conclusion ! D’un bout à l’autre et avec tous les instruments de musique, c’est un appel à louer l’Éternel, car lui seul doit faire l’objet de l’adoration. Ce cantique invite 12 fois les fidèles à louer l’Éternel. C’est donc par la louange que se termine le psautier qui, en 150 psaumes, contient les luttes, les souffrances et la foi triomphante de l’ancien peuple de Dieu.

Ce livre renferme le trésor de piété que recelait l’âme de l’Israélite fidèle. Il témoigne de la réalité de l’intervention de Dieu dans l’histoire d’Israël. En effet, d’où viendrait cette communion si vivante avec Dieu qui s’exprime dans les Psaumes, si l’Éternel n’avait pas pris l’initiative en s’abaissant vers l’homme ? Dieu ne peut être connu que dans la mesure où il se révèle. À plus forte raison n’est-il aimé qu’à la condition de manifester son amour à l’homme.

Comme les cieux témoignent de la gloire de Dieu, les Psaumes sont l’écho de l’amour que l’Éternel porte à son peuple. Voilà pourquoi toutes les larmes comme toutes les joies d’Israël aboutissent à une louange sans retenue qui est aussi un cri de foi, car à l’époque où le psautier est clos, Israël en tant que nation, est faible, petite, et sans cesse menacée par ses puissants voisins. Mais l’Éternel règne, et au terme de l’Histoire du monde, les cris de détresse seront remplacés par l’action de grâces. Pendant l’éternité, la louange seule retentira dans l’univers.

On pourrait d’ailleurs comparer l’histoire du monde à l’un de ces anciens orgues à tuyaux qui comportent les jeux : Diapason, Flûte, Cordes et Vox humana, la voix humaine, ce dernier jeu étant rarement juste parce qu’il est très sensible à la chaleur. Un jour, le Fils de Dieu s’est installé à la console de la création et a tiré le Diapason. Alors, le soleil et les étoiles ont fait éclater leur chant puissant. Puis il a tiré Flûte, et tous les oiseaux se sont mis à chanter. Ensuite, ce fut le tour de Cordes et les anges ont élevé la voix pour louer Dieu. Enfin, il a tiré Vox humana, mais ça sonnait horriblement faux. Ce grincement rappelait ce qui se passe la première fois qu’on assiste à un concert de musique classique car le début surprend. En effet, les musiciens viennent sur l’estrade en bras de chemise pour accorder leur instrument créant une cacophonie épouvantable. Après ce tapage nocturne, ils disparaissent ; la lumière s’éteint et ils viennent s’installer. C’est le silence complet. Puis quand les projecteurs éclairent l’orchestre, tous les musiciens sont en veston assis derrière leur instrument. Enfin, le chef d’orchestre fait son entrée ; il monte sur le podium et salue le public sous leurs applaudissements. Il lève et abaisse son bâton, et alors surprise ! Tous jouent en unissons un sublime concert. C’est pour rétablir l’harmonie dans l’univers que Jésus a quitté la console et est descendu sur terre. En offrant sa vie, il a raccordé l’homme avec lui-même en le ramenant dans une juste relation avec son Créateur. Seuls ceux qui croient en lui sont en accord avec Dieu. Et un jour, tel un chef d’orchestre, Jésus abaissera son bâton, alors, de toutes les extrémités de l’univers, les galaxies éclateront en louanges, les hommes et les anges, et tout le règne animal se joindront au chœur céleste dans un immense chant d’adoration.

Versets 1-2

Je commence à lire le Psaume 150.

Louez l’Éternel ! Louez Dieu dans son sanctuaire ! Louez-le dans l’étendue où éclate sa puissance ! Louez-le pour ses hauts faits, louez-le pour sa grandeur infinie ! (Psaumes 150.1-2).

Cette doxologie commence avec le Fils de Dieu tirant le jeu Diapason. Dieu est alors loué dans son sanctuaire terrestre et céleste à cause de l’immensité de sa grandeur.

Les psaumes mettent surtout l’accent sur deux activités de Dieu : il est le Créateur et le Sauveur, et dans ces deux domaines il n’a pas de rival, car il détient le monopole du salut et de la création.

Versets 3-5

Je continue.

Louez-le au son du cor, louez-le au son du luth et de la cithare ! Louez-le avec des danses et au son des tambourins ! Louez-le avec la lyre et avec la flûte ! Louez-le par les cymbales bien retentissantes ! Louez-le par les cymbales résonnant avec éclat ! (Psaumes 150.3-5).

Ce sont les jeux Flûtes et Cordes qui ont été actionnés. Tout ce qui peut produire un son harmonieux est appelé à prendre part à ce concert de louanges.

Verset 6

Que tout ce qui vit loue donc l’Éternel ! Louez l’Éternel ! (Psaumes 150.6).

C’est Vox humana qui a été tiré. Lors de la création de l’homme, Dieu lui a donné le souffle de vie, l’âme et l’esprit. Il l’a créé pour qu’il soit en communion avec lui et qu’il lui rende hommage. La seule raison de l’existence humaine est de glorifier son Créateur. Dieu n’a pas créé l’univers pour vous ou pour moi, mais pour sa gloire, alors que « les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie », dit le livre de Job (38.7).

L’Éternel se déclare un Dieu jaloux, car il ne veut pas que les anges ni aucune autre créature ne soient adorés ; lui seul veut l’être et lui seul en est digne. Cependant, aujourd’hui, très peu de gens rendent gloire à Dieu.

La façon juste de l’adorer tient en 3 mots. Le premier est se prosterner ; pas forcément le visage contre terre, encore que cela ne nous ferait pas de mal ; mais s’humilier devant lui, oui ! Le livre de l’Apocalypse décrit les personnes au ciel dans deux positions : soit prosternées ou qui se relèvent. Ici-bas, baisser la tête et plier le genou est la bonne attitude devant le Créateur.

Le deuxième mot qui traduit l’adoration est vénération. C’est exprimer avec passion sa dévotion, son admiration et son amour pour Dieu. Dans les Écritures, on voit David dansant, et sautant de joie devant l’Éternel, car il aimait Dieu avec tendresse et de tout son cœur, ce qui lui a d’ailleurs valu le mépris de sa femme (2Samuel 6.15-16). Au 4e siècle, Grégoire de Nazianzus, un Père de l’Église a dit : « J’aime Dieu parce que je le connais ; je l’adore parce que je ne le comprends pas ; alors, je me prosterne devant lui pour le vénérer. »

Le 3e mot qui définit l’adoration est exaltation. En tournant le dos à Dieu, l’humanisme a dégradé l’homme et l’a conduit à se prosterner devant d’autres hommes au lieu du Créateur. C’est par centaines de millions que les foules ont léché les bottes d’Hitler, de Lénine, Staline, Mao Tsé Toung et combien d’autres tyrans. Les êtres humains ont essayé de se débarrasser de Jésus de deux façons : en le crucifiant et en l’ignorant au profit d’idoles de toutes sortes. L’homme est grand et digne lorsqu’il prend sa juste place, prosterné devant son Créateur. Chrysostome, un Père de l’Église a dit : « Les anges glorifient Dieu, mais les hommes le scrutent ; les anges élèvent leur voix pour louer Dieu, les hommes pour le contester ; les anges cachent leur visage de leurs ailes, mais l’homme présomptueux voudrait regarder la gloire de Dieu en face. » Aujourd’hui, seuls les vrais croyants honorent l’Éternel, mais le jour viendra où tout ce qui respire adorera Dieu.