Chapitre 6

Introduction

Il existe maintes façons d’évaluer une personne, selon son aspect physique, sa santé, son éducation, son appartenance ethnique, son rang social, sa richesse, ce qu’elle a déjà accompli, son potentiel et que sais-je encore ! Mais toutes ces caractéristiques sont superficielles et font partie de la devanture et des apparences; elles ne dévoilent rien ou pas grand chose de quoi cette personne est faite au plus profond d’elle-même. Ce sont les épreuves de la vie qui révèlent et mettent au grand jour de quel acier un individu est trempé, et sa réaction aux critiques mensongères révèle sa grandeur d’âme. Pour ma part, je dois avouer que placé dans une situation d’injustice, je ne réagis pas très bien. A vrai dire, j’encaisse plutôt mal les trahisons, les coups tordus ou les brimades non méritées. Pourtant, la plupart des personnages qui ont fait l’histoire sainte ont eut à subir des mauvais traitements injustifiés. Néhémie est l’un de ceux dont le comportement est toujours impeccable dans le creuset de l’épreuve, ce qui apparaît dans le chapitre 6 du livre de Néhémie que je commence à lire.

Versets 1-3

Lorsque Sanballat, Tobiya, Guéchem l’Arabe et le reste de nos ennemis apprirent que j’avais fini de rebâtir la muraille et qu’il n’y restait plus de brèche, sauf les portes dont je n’avais pas encore posé les battants à cette époque. Sanballat et Guéchem m’envoyèrent un message pour me dire : — Viens et ayons ensemble une entrevue à Kefirim, dans la vallée d’Ono. Ils avaient l’intention de me faire du mal. Je leur envoyai des messagers pour leur répondre : — J’ai un grand travail à exécuter et il m’est impossible de me rendre auprès de vous. Je n’ai pas de raison d’interrompre l’ouvrage en l’abandonnant pour aller vous rencontrer (Néhémie 6.1-3).

Néhémie et les Juifs n’ont pas construit une muraille à partir de rien. Elle avait bien été renversée par les Babyloniens lors de la prise de Jérusalem, mais il restait des ruines à terre et quelques pans étaient encore debout. En outre, elle avait déjà fait l’objet de quelques réparations antérieures sous la direction du prêtre Esdras. Le chantier a donc consisté à réparer les brèches et à reconstruire les parties manquantes de la muraille ; c’est ce qui explique que la réfection a pu être réalisée en seulement 52 jours.

Nous sommes maintenant arrivés à une phase importante des travaux car toutes les grosses pierres du bas sont scellées, les brèches sont colmatées et l’enceinte est fermée, cependant, les murs n’ont pas encore la hauteur voulue. Il manque donc un peu plus que la dernière couche de peinture, pourrait-on dire. C’est la dernière heure et l’ultime opportunité pour les ennemis des Juifs d’intervenir, car une fois les battants de portes posés, ce sera trop tard ; la ville sera ceinturée et très difficile d’accès aux envahisseurs de tout poil. Les trois mauvais lurons font donc leur réapparition avec bien sûr de sinistres intentions. Ils ont appris leur leçon et se montrent plus malins que précédemment. Au lieu de faire des menaces et de recourir à la force brutale, ce qui ne leur a pas réussi, ils rusent; ils décident de s’attaquer à Néhémie lui-même, de supprimer la tête, le chef du projet, maître d’oeuvre et conducteur des travaux. S’ils peuvent l’éliminer ou le discréditer aux yeux des Juifs, ce sera la débandade et la fin de cette entreprise. Ils vont donc essayer de neutraliser son action trois fois de suite. La première attaque est la plus subtile ; les trois lurons l’invitent à une prétendue conférence de paix entre gens de bonne famille. Ce guet-apens se trouve dans la vallée de l’Ono à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Jérusalem aux confins de la région occupée par les rapatriés. C’est très proche de la Samarie, la province dont Sanballat est gouverneur. Mais comme  Néhémie n’est pas tombé de la dernière pluie, il sent le rat; il se doute qu’il y a un loup et qu’on lui tend un piège. S’il avait accepté leur proposition, il se serait trouvé dans une bien mauvaise posture, mais sans hésitation, il envoie promener les envoyés des trois brigands.

Verset 4

Je continue.

À quatre reprises, ils me firent transmettre la même proposition, et je leur retournai la même réponse (Néhémie 6.4).

Au lieu de proposer à Néhémie une rencontre dans Jérusalem, les mauvais lurons réitèrent la même demande. Néhémie ne semble pas manifester d’irritation ou de l’impatience, et répond toujours de la même façon, négative certes, mais avec courtoisie. Il attend que ses trois ennemis révèlent leurs véritables intentions. Sa patience a porté des fruits car ils ont finalement craché le morceau.

Verset 5

Je continue.

Une cinquième fois, Sanballat m’envoya ce même message par son serviteur qui tenait à la main une lettre ouverte (Néhémie 6.5).

À cette époque, les lettres écrites sur des feuilles de papyrus ou de cuir étaient enroulées et scellées avec de l’argile sur lequel on imprimait son cachet afin d’en garantir l’authenticité. Elles étaient ensuite glissées dans un étui de soie. En envoyant une lettre ouverte que tout le monde peut donc lire, Sanballat veut à la fois discréditer Néhémie aux yeux des Juifs, l’effrayer et l’irriter pour lui faire perdre son sang froid.

Versets 6-7

Je continue.

Il y était écrit : “ Le bruit se répand parmi les nations environnantes que toi et les Juifs, vous projetez une révolte. Guéchem me l’a d’ailleurs confirmé. Ce serait pour cela que tu reconstruis la muraille. On dit même que tu veux devenir leur roi et que tu as déjà désigné des prophètes chargés de proclamer à Jérusalem que tu es devenu roi de Juda. Maintenant, des rumeurs de ce genre arriveront certainement aux oreilles de l’empereur. Viens donc en discuter avec nous ! ” (Néhémie 6.6-7).

Cette accusation est particulièrement insidieuse car elle est rédigée comme si son but est de parer aux mauvaises langues qui font courir de faux bruits très graves. Ces mauvais lurons tentent donc d’effrayer Néhémie et il aurait de bonnes raisons d’avoir peur. D’abord, Guéchem est un fonctionnaire important de l’empire, ce qui veut dire que ses paroles ont du poids aux yeux des autorités perses. En second lieu, comme tous les tyrans qui se respectent, les monarques perses sont très attachés à leur monopole du pouvoir. Très sensibles à la moindre idée de révolte, ils ne tolèrent aucun prétendant à la royauté dans les pays soumis, ce que l’empereur Darius a clairement dit dans une inscription qu’on a retrouvée. Tout ça pour dire que l’insinuation selon laquelle Néhémie aurait des prétentions au trône, pourrait bien être prise au sérieux. Une accusation du même genre portée contre le prêtre Esdras avait déjà été adressée à l’empereur. Je rappelle le passage :

Que l’empereur sache que les Juifs revenus de chez toi sont arrivés parmi nous à Jérusalem et sont en train de rebâtir la ville rebelle et perverse : ils en réparent les remparts et en restaurent les fondations. Que l’empereur sache que si cette ville est reconstruite et si ses remparts sont réparés, ses habitants ne paieront plus ni tribut, ni impôt, ni taxes de péage, ce qui finalement lésera le trésor royal (Esdras 4.12-13).

Versets 8-9

Je continue le texte.

Je lui fis répondre : — Rien de ce que tu affirmes n’est exact. Tout ceci est une pure invention de ta part ! Tous ces gens, en effet, ne cherchaient qu’à nous faire peur ; ils espéraient que nous nous découragerions et que nous abandonnerions l’ouvrage ! Maintenant, ô Dieu, fortifie-moi pour ma tâche ! (Néhémie 6.8-9).

Néhémie ne se laisse pas intimider et fait dire à ses ennemis que ces faux bruits ont été fabriqués de toutes pièces. Il explique aussi à ses compatriotes qui ont entendu la lecture de cette lettre diffamatoire que son but est de les effrayer en leur faisant croire que l’empereur va les tailler en pièces. Ensuite et selon son habitude, Néhémie adresse une courte supplication à l’Éternel pour qu’il lui donne le courage de finir le chantier. Ici encore, on constate que d’une part, Néhémie a l’esprit très pratique, et d’autre part, c’est un homme très pieux. Suite à sa déclaration sur la situation présente, il fait une prière ultra courte qui est une mise en application de l’exhortation que l’apôtre Paul adresse aux Thessaloniciens quand il leur écrit : « Priez sans cesse ! (1Thessaloniciens 5.17) » Il va sans dire que se retirer de temps en temps dans un coin calme pour communier avec le Seigneur est une excellente habitude, mais à cause de la vie trépidante que nous imposent nos circonstances, il n’est pas possible d’entrer et de demeurer dans un état contemplatif toute la journée. La prière doit donc être tissée à l’intérieur de nos occupations mondaines.

Verset 10

Je continue.

Je me rendis chez Chamaeya, qui s’était barricadé chez lui. Il s’écria : — Allons tenir conseil dans le Temple de Dieu, au fond du sanctuaire, et verrouillons-en les portes, car ils veulent te tuer : ils vont venir pendant la nuit pour t’assassiner (Néhémie 6.10).

Les ennemis des Juifs persistent et montent un mauvais coup. Ils ont enrôlé ce Chamaeya qui doit pourtant être quelqu’un en qui Néhémie a confiance puisqu’il accepte de le rencontrer chez lui. Ce passage est le seul où figure Chamaeya et plus loin on apprend que c’est un faux prophète. Il est mentionné ici parce qu’il prétend avoir une révélation qu’il veut communiquer à Néhémie, comme quoi sa vie est menacée par un complot. Ce traître cherche à effrayer Néhémie afin de lui faire commettre une faute grave qui le discréditerait totalement aux yeux du peuple. En effet, il est strictement interdit à un laïque, quelqu’un qui n’est pas de la lignée du grand-prêtre Aaron, de pénétrer dans le sanctuaire. Je lis ce passage de la Loi :

Tu veilleras à ce qu’Aaron et ses fils exercent les fonctions sacerdotales ; celui qui ne serait pas de leur famille et qui s’approcherait du tabernacle sera puni de mort (Nombres 3.10).

Les mauvais bougres Tobiya et Sanballat sont de mèche avec le grand-prêtre qui est donc une autre pomme pourrie dans le panier. D’ailleurs il brillera par son absence lors de la fête de la Dédicace des murailles décrite à la fin du livre.

Verset 11

Je continue.

Mais je lui répondis : — Comment un homme dans ma position prendrait-il la fuite ? D’ailleurs, quel homme comme moi pourrait pénétrer dans le Temple sans perdre la vie ? Non, je n’irai pas ! (Néhémie 6.11).

Tous ceux qui essaient de faire échouer le projet de reconstruction des murailles ne tiennent pas compte de l’intégrité exemplaire de Néhémie. En tant que chef du peuple, il a conscience que son devoir est de donner un exemple de courage et de confiance en Dieu. Il ne se laisse donc ni intimider ni manipuler, et rien ne peut l’empêcher de faire ce qui est juste au regard de la Loi.

Versets 12-13

Je continue.

J’avais bien compris que ce n’était pas Dieu qui l’envoyait. Mais il avait prononcé cette prophétie pour moi parce que Sanballat et Tobiya l’avaient soudoyé. Ils avaient agi ainsi pour me faire peur, et pour qu’en suivant son conseil, je commette un péché. Alors ils auraient pu me faire une mauvaise réputation et me discréditer (Néhémie 6.12-13).

Chamaeya a révélé ses vraies couleurs et prouvé sans conteste qu’il est un faux prophète en proposant à Néhémie, d’une part, d’enfreindre la Loi, et d’autre part, de fuir comme un lâche en abandonnant le chantier. Mais Néhémie a tout de suite senti le rat crevé et il a vite compris qu’on essayait de le piéger.

Verset 14

Je continue.

Mon Dieu, ne laisse pas Sanballat et Tobiya impunis pour leurs actes, ni Noadia la prophétesse, ni les autres prophètes qui ont cherché à me faire peur (Néhémie 6.14).

Cette nouvelle prière d’imprécation inclut une prophétesse qui n’apparaît nulle part ailleurs. Décidément, tout au long de ce projet de reconstruction, Néhémie ne fait que de tomber de Charybde en Scylla ; où qu’il se tourne, un nouveau complot se trame contre lui. Tout porte à croire que le guet-apens mentionné précédemment n’est qu’un exemple parmi d’autres des entourloupettes que les ennemis du peuple juif ont tendu à Néhémie à chaque tournant de la route. De toute évidence, il a déjà eu affaire à plusieurs faux prophètes, ce qui veut dire qu’ils sont tout aussi nombreux dans la nouvelle communauté juive qu’il étaient jadis avant l’exil.

Quand on considère l’histoire de l’humanité selon une perspective spirituelle, on s’aperçoit que Dieu est à l’œuvre depuis le commencement, mais Satan et ses émissaires aussi, et ils essaient sans cesse de contrecarrer les plans de Dieu. C’est d’ailleurs cette constatation qui a conduit plus d’un philosophe à adopter le point de vue dualiste manichéen. Ils ont conclu un peu trop vite que notre monde est le théâtre d’un combat entre dieux de force plus ou moins égale, l’un étant bon et l’autre méchant. Cette façon de concevoir le monde est commune à plusieurs systèmes religieux. Cependant, selon l’enseignement des Textes Sacrés il n’y a qu’un seul Dieu, l’Éternel qui est le créateur tout-puissant, alors que Satan n’est qu’une créature rebelle à qui Dieu permet un certain degré de liberté pour plusieurs raisons qui ne sont pas toutes très claires pour nous. La seule qui soit vraiment révélée est que la présence et l’action du diable donnent aux hommes la  possibilité de choisir qui ils veulent servir.

Verset 15

Je continue le texte.

La muraille fut achevée en cinquante-deux jours, le vingt-cinq du mois d’Éloul (Néhémie 6.15).

Nous sommes probablement en septembre de l’an 445 avant J-C quand la dernière porte est enfin mise en place. D’un point de vue agricole, la construction s’est effectuée à un moment favorable, entre la grande moisson et les vendanges. Le tout a pris moins de deux mois ce qui est peu de temps au regard de la somme colossale de travail que ce projet a demandé. Même si les bâtisseurs n’ont fait que réparer les brèches, celles-ci étaient énormes. Il est vrai que la plupart des pierres nécessaires à l’ouvrage étaient sur place et qu’il n’y avait qu’à les sortir des décombres. De plus, les travailleurs étaient zélés et nombreux puisque beaucoup de Juifs des campagnes se sont joints à ceux de Jérusalem. Cependant c’était un travail très pénible et stressant, surtout quand les menaces des ennemis se sont fait de plus en plus précises. Heureusement que la reconstruction a été rapide parce qu’il n’aurait pas été possible de soutenir un tel rythme trop longtemps.

C’est, je le rappelle, à la fin de l’année précédente, alors que Néhémie est encore à Suse dans l’une des capitales de l’Empire perse, qu’il apprend pour la première fois que les remparts de la ville de Jérusalem sont toujours en ruines. C’est en mars-avril qu’il fait alors sa demande à l’empereur. Ensuite, il lui faut deux ou trois mois pour se rendre sur place. A son arrivée, il ne prend que 3 jours de repos, puis après avoir examiné l’état des murailles, il convoque une assemblée extraordinaire des chefs de la colonie. Aussitôt le peuple se met à l’œuvre. Maintenant que le gros du chantier est terminé, on peut dire que ce fut un tour de force qui dans sa quasi totalité a reposé sur les larges épaules de Néhémie, l’instrument humain choisi par Dieu pour mener à bien cet énorme projet. La coupure du ruban et l’assemblée solennelle pour la dédicace des murailles se sont tenues six jours plus tard et sont décrites plus loin.

Versets 16-19

Je finis ce chapitre 6   .

(La muraille fut achevée en cinquante-deux jours). Lorsque tous nos ennemis et tous les païens qui nous entouraient l’apprirent, ils furent saisis de crainte et profondément humiliés à leurs propres yeux, car ils reconnurent qu’un tel ouvrage n’avait pu être mené à bonne fin qu’avec l’aide de notre Dieu. Durant toute cette période, des notables de Juda entretenaient une abondante correspondance avec Tobiya En effet, beaucoup de Judéens étaient liés à lui par serment parce qu’il était le gendre de Chekania, fils d’Arah, et que son propre fils avait épousé la fille de Mechoullam, fils de Bérékia. Ils avaient même l’audace de vanter ses mérites en ma présence, et ils lui rapportaient mes paroles. C’était ce Tobiya qui envoyait des lettres pour m’intimider (Néhémie 6.16-19).

Tobiya, cet ammonite véreux très peu recommandable, a réussi à causer pas mal de souci à Néhémie parce qu’il est allié par mariage à deux familles juives. D’une part, il a épousé une femme dont les ancêtres faisaient partie du premiers groupe de colons, et d’autre part, son fils est parent avec une famille influente de Jérusalem qui a même travaillé sur deux sections de la muraille reconstruite. Il y a des vers dans la pomme car cette famille juive avait juré de soutenir Tobiya ne disant évidemment que du bien de cette fripouille. Je parie qu’on aurait pu les entendre dire : « Mais voyons Néhémie, Tobiya est un homme tout ce qu’il y a de plus charmant ; il a notre peuple à cœur. » Non seulement ça, mais les membres de cette famille étaient devenus des agents de liaison, une bande de mouchards en somme qui ne rechignaient pas à rapporter tous les propos de Néhémie à Tobiya, qui telle une pieuvre aux longs tentacules, faisait fortement sentir sa présence.

Au début du livre, cette crapule est appelée serviteur ammonite. Alors, on peut se demander comment un tel étranger et son fils ont-ils bien pu être reçus dans ces familles juives influentes. Et comment ont-ils un nom aussi éminemment juif ? Il se trouve que dans la culture orientale, même les esclaves arrivent souvent à occuper une position importante et à faire de brillants mariages. Au vu des conséquences désastreuses que peuvent entraîner de telles alliances boiteuses, on comprend mieux la sévérité de la mesure qu’avait prise le prêtre Esdras contre les mariages mixtes.

Mis à part Tobiya, Néhémie s’était mis à dos certains Juifs aisés de Jérusalem quand il a pris position contre ceux qui n’ont pas hésité à exploiter leurs frères. Avec fermeté, il a défendu les intérêts des pauvres contre les exactions des capitalistes sauvages, mais ceux qui ont trouvé la pilule amère ont alors retourné leur veste, et par désir de vengeance ils voulaient dorénavant faire capoter le projet de reconstruction des murailles. Entre les uns et les autres, ce ne sont pas les difficultés qui ont manqué à Néhémie. Elles venaient de partout, de l’extérieur comme de l’intérieur. Même les faux prophètes à la solde de l’ennemi ont tenté de l’effrayer. Mais malgré tous ces problèmes, Néhémie a réagi avec courage, sagesse et justice. Animé par sa foi en l’Éternel, il a triomphé. Il s’est comporté comme un grand capitaine au long cours qui contre vents et marées a gardé le cap droit devant. Néhémie a su mener sa barque jusqu’au port malgré la tourmente. Il a achevé la tâche que l’Éternel lui avait confiée, la reconstruction des murailles en un temps record avec « l’aide de notre Dieu », comme il le dit lui-même. Cet homme courageux est un exemple d’intégrité et de confiance en Dieu, un modèle à imiter.