Chapitre 41

Introduction

Les êtres humains sont tous tributaires les uns des autres, et c’est cet état de fait qui a favorisé le développement du négoce et de l’économie en général, et qui a aussi été l’un des moteurs de la recherche scientifique. Ceux qui écoutent la radio ou la télé ou qui sont connectés à l’internet, dépendent d’un émetteur-transmetteur, ou d’un ordinateur, d’un appareil bourré d’électronique que quelqu’un a commercialisé parce qu’il y avait un marché et bien sûr de l’argent à gagné. Chacun d’entre nous est engagé dans toutes sortes de relations et de transactions avec d’autres qui comptent sur nous ou dont nous avons besoin. Par ailleurs, comme je suis né avec un sens inné de la justice, je désire que tous les échanges avec mes semblables soient équitables. Mais dans la réalité quotidienne, nous vivons assez loin de cet idéal de vie. Dieu n’ignore pas ce problème puisque l’un des plus longs livres de l’Ancien Testament est consacré au problème de l’injustice et de l’innocent qui souffre ; c’est l’histoire de Job. À cause de ses malheurs incommensurables, il s’est senti profondément lésé dans son droit, une situation qu’il a amèrement reproché à l’Éternel en lui demandant des comptes au moyen d’incessants pourquoi, pourquoi ? Cependant, et contrairement à ce qu’il espérait, Dieu ne répond ni à ses questions ni à ses attentes parce qu’il ne lui doit absolument rien. Quand finalement le Tout-Puissant s’adresse à Job, c’est pour lui faire toute une série de reproches.

Verset 3

Je continue à lire dans le chapitre 41.

Qui m’a prêté pour que j’aie à lui rendre ? Tout est à moi sous l’étendue des cieux (Job 41.3).

Dieu est le créateur du ciel et de la terre et donc, par définition, tout lui appartient. En conséquence, il fait ce qu’il veut quand il veut, où il veut, et il n’a de comptes à rendre à personne. Comme je l’ai déjà dit, Job lui a posé environ 70 question, et Dieu lui répond de la même manière mais c’est une fin de non-recevoir. Dieu pose à son tour à Job environ 70 questions qui servent à expliquer sa toute-puissance au travers de certains animaux, une douzaine relativement courants, suivis de deux autres, qui ont aujourd’hui disparu mais qui défient encore l’imagination. L’Éternel a d’abord parlé du Béhémoth et maintenant il décrit en détail le Léviathan, un monstre marin qui est également mentionné par le prophète Ésaïe; je lis le passage : Ce jour-là, l’Éternel interviendra avec sa dure épée, sa grande et forte épée, contre le Léviathan, le serpent fugitif, contre le Léviathan, le serpent tortueux ; il le tuera, ce monstre qui habite la mer (Ésaïe 27.1). Certes, dans ce passage, le Léviathan est symbolique, mais sa description nous donne une idée de l’animal qu’il représente et qui dominait les mers.

Versets 4-9

Je continue à lire dans le chapitre 41 du livre de Job.

Je ne veux pas me taire sur ses membres, et je dirai sa force incomparable, et la beauté de sa constitution. Qui a ouvert par-devant son habit ? Qui a franchi les deux rangs de ses dents ? Qui a forcé les battants de sa gueule ? Ses crocs aigus font régner la terreur. Majestueuses sont ses rangées d’écailles. Bien assemblées comme des boucliers, articulées les unes sur les autres, et aucun souffle ne pourrait s’y glisser : soudées ensemble, chacune à sa voisine, elles se tiennent et sont inséparables (Job 41.4-9).

Ce premier coup d’œil sur la bête fait d’abord penser à un crocodile parce qu’il lui correspond assez bien et qu’on est familier avec cet animal. Mais la suite du texte ne cadre pas du tout, car elle décrit plutôt un dragon ou plus exactement l’un des deux types de plésiosaure qui font partie de la famille des dinosaures. Ces animaux pouvaient atteindre environ 15 m de long et l’espèce qui correspond au Léviathan possède un petit cou et une tête énorme faisant presque le quart de la longueur totale.

Les évolutionnistes prétendent que ces animaux ont vécu et ont disparu il y a des dizaines de millions d’années, mais c’est de la pure spéculation. D’ailleurs, à ce sujet, on raconte l’histoire de l’accompagnateur d’un groupe de touristes qui visitait un musée océanographique. Arrivé devant le squelette d’un dinosaure, il déclara qu’il était vieux de 20 millions d’années et six ans. L’un des touristes visiblement interloqué lui dit alors : « Je comprends les vingt millions d’années, mais pourquoi 6 ans ? » « C’est très simple, lui répliqua le guide, quand j’ai pris mes fonctions au musée, on m’a dit que cette carcasse avait 20 millions d’années. Or, ça fait 6 ans que je travaille ici. » Qui pourrait contester cette logique ?

En fait, ces créatures n’ont pas disparu depuis très longtemps et il en existe peut-être encore. Les archéologues ont trouvé un sceau égyptien confectionné en l’honneur du pharaon Tutmose III et qui représente une créature qui ressemble à s’y méprendre à un plésiosaure, celui au long cou et à la petite tête. Or ce cachet a été fabriqué entre le 15e et le 11e siècle avant Jésus-Christ. Mais il y a encore mieux que cela. En 1977, au large de la Nouvelle-Zélande, un bateau a pêché par 300 m de fond le cadavre d’un animal qu’on a tout d’abord confondu avec un requin, mais qui a finalement été identifié à un plésiosaure, le même que celui gravé sur le cachet égyptien.

Versets 10-13

Je continue la description du Léviathan.

Il éternue, c’est un jet de lumière. Ses yeux ressemblent aux paupières de l’aube. Des étincelles jaillissent de sa gueule, ce sont des gerbes de flammes qui s’échappent. De ses narines la fumée sort en jets comme d’un pot ou d’un chaudron bouillant. Son souffle embrase comme un charbon ardent et, de sa gueule, une flamme jaillit (Job 41.10-13).

Ceux qui croient qu’il s’agit d’un crocodile doivent torturer les mots afin de leur faire dire que cette description correspond, soit à la respiration de l’animal qui exhale de la vapeur, lumineuse au soleil, soit à son éternuement qui projette des matières liquides qui sont éclairées par les rayons du soleil. A mon avis, ces explications sont tirées par les cheveux.

Il est beaucoup plus simple de prendre les mots pour ce qu’ils disent et considérer qu’il s’agit d’une description d’un dragon qui crache des flammes. Il existe deux explications possibles pour comprendre la mise à feu. Selon la première, dans l’un des compartiments de sa tête, le Léviathan fabrique un gaz qu’il crache sur ses victimes et qui s’enflamme au contact de l’oxygène de l’air.

La deuxième solution est que le processus est similaire à celui du scarabée bombardier : deux produits chimiques sont confectionnés dans des chambres différentes de l’énorme tête du plésiosaure. Au moment voulu, ils sont projetés en même temps par des canaux distincts et s’enflamment quand ils entrent en contact l’un avec l’autre, évidemment hors de la gueule du monstre. Cette deuxième forme d’allumage est plus cohérente avec la suite du texte qui indique que le dragon est capable de cracher du feu alors qu’il est en plongée sous l’eau.

Versets 14-16

Je continue le texte.

C’est dans son cou que sa vigueur réside, et la terreur danse au-devant de lui. Qu’ils sont massifs, les replis de sa peau ! Soudés sur lui, ils sont inébranlables. Son cœur est dur, figé comme une pierre il est durci comme la meule de dessous (Job 41.14-16).

À cette époque, pour moudre le blé, on utilise deux pierres superposées, dont la supérieure est mobile et tourne sur la pierre inférieure, qui, exposée au frottement produit par le mouvement de celle de dessus, doit être très dure et résistante pour ne pas s’user trop vite. Cette image décrit le caractère du Léviathan qui est impitoyable à l’égard de ses victimes.

Versets 17-26

Je finis le chapitre 41.

Quand il se dresse, les plus vaillants ont peur. Ils se dérobent, saisis par l’épouvante. L’épée l’atteint sans trouver nulle prise, la lance même, la flèche et la cuirasse ne servent pas à celui qui l’approche. Pour lui, le fer est comme de la paille, il prend le bronze pour du bois vermoulu. Les traits de l’arc ne le font jamais fuir et les cailloux qu’on lance avec la fronde ne sont pour lui que des fétus de paille. Oui, la massue est un brin de roseau, et il se rit du sifflement des lances. Son ventre, armé de tessons acérés, est une herse qu’il traîne sur la vase. Les eaux profondes, il les fait bouillonner comme un chaudron. Il transforme le lac, lorsqu’il y entre, en un brûle-parfum. Il fait briller après lui son sillage. Les flots paraissent couverts de cheveux blancs. Nul n’est son maître ici-bas sur la terre. Il fut créé pour ne rien redouter. Il voit sans peur les puissants mastodontes. Il est le roi des plus fiers animaux (Job 41.17-26).

Aujourd’hui, l’animal le plus dangereux est sans aucun doute le requin blanc aussi appelé mangeur d’hommes ; c’est tout dire. En principe, ces gigantesques bestiaux vivent en haute mer et le plus grand jamais rencontré faisait 12 m de long. Au 16e siècle, le biologiste Rondelet rapporte avoir découvert dans l’estomac d’un requin blanc capturé aux larges de Marseille, le cadavre d’un soldat pourvu de son équipement et dans un autre on aurait même trouvé un cheval entier. Mais aussi redoutables qu’ils soient, les requins blancs peuvent être tués par l’orque communément appelée épaulard, un animal et qui s’attaque également à la baleine bleue, pourtant le plus gros des mammifères actuels. Mais avant de disparaître, le Léviathan était le porte-drapeau, le monstre marin amiral car le plus fort. Il fréquentait la haute mer et les océans comme semble le dire le roi David qui écrit : Voici la mer immense qui s’étend à perte de vue, peuplée d’animaux innombrables, des plus petits jusqu’aux plus grands, les bateaux la parcourent, ainsi que le léviathan que tu as formé pour se jouer dans les flots (Psaumes 104.25-26).

Dieu a spécifiquement créé ce dinosaure pour qu’il soit le plus féroce de toutes les créatures. Il possède une protection naturelle aussi bien dorsale que ventrale, qui est plus dure que le fer ou le bronze, et il est aussi rapide qu’un navire à propulsion.

Les descriptions du Béhémoth et du Léviathan sont les deux derniers clous qui ferment le cercueil d’arrogance de Job. Dieu lui a montré qu’il ne peut contrôler ni le ciel et la terre, ni les créatures qui les habitent. En conséquence, il n’est pas qualifié pour gérer l’univers et punir les méchants. Le fait même que l’Éternel ait créé ces deux derniers monstres suggère qu’il permet au mal et au chaos de régner dans le monde pendant un temps pour accomplir ses desseins.

Dieu a voulu prouver à Job sa souveraineté et sa toute-puissance, sa sagesse, mais aussi sa sollicitude envers toutes ses créatures. Devant cette majesté insondable, tout être humain est tenu de se soumettre dans un acte d’adoration. Quant à Job, il est invité à s’humilier plus bas que terre à cause des critiques insensées qu’il a émis contre le Seigneur. Il est vrai que ses malheurs sont pour lui un mystère des plus opaque, mais ce n’est pas une excuse valable pour se montrer arrogant envers Dieu. Dans les catastrophes qui se sont abattues sur Job, ses trois amis ont cru déceler le châtiment d’une faute cachée, tandis qu’Élihou, le quatrième, leur attribue une signification pédagogique, mais ces explications qui peuvent parfois être vraies, ne correspondent pas à la situation de Job et ne lui ont pas redonné espoir.

C’est seulement quand le Créateur s’est révélé à Job que ses doutes et ses interrogations ont commencé à se dissiper. Au problème et aux questions soulevés par la souffrance du juste, cette longue histoire ne donne ni explication ni réponses. Cependant, indirectement, l’Éternel a partiellement répondu aux angoisses de Job en se révélant dans ses œuvres de création. De plus, le livre indique quand même une solution pratique à la détresse : la présence de Dieu. À la lumière de son discours, tous ceux qui souffrent, quelle qu’en soit la cause, peuvent retrouver espoir en se confiant en lui au travers de la personne de Jésus-Christ qui a dit : Venez à moi, vous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes (Matthieu 11.28-29).

Chapitre 42

Versets 1-3

Nous arrivons à la fin de ce livre qui nous fait part de la seconde réponse de Job à l’Éternel et où a lieu le dénouement de cette histoire. Le Tout-Puissant a atteint le but qu’il se proposait : Job avoue non seulement son incapacité mais aussi sa culpabilité d’avoir douté de la justice et de la bonté de Dieu. De plus, la manifestation de la gloire de Dieu a conduit Job à expérimenter le pardon de Dieu. Je commence à lire le chapitre 42.

Job répondit alors à l’Éternel : Je sais que tu peux tout, et que rien ne saurait t’empêcher d’accomplir les projets que tu as conçus. “ Qui ose, disais-tu, obscurcir mes desseins par des discours sans connaissance ? ” Oui, j’ai parlé sans les comprendre de choses merveilleuses qui me dépassent et que je ne connaissais pas (Job 42.1-3).

Dans sa première réponse, Job a accepté sa petitesse devant l’immensité de Dieu mais rien de plus. ici par contre, il est transformé ; il reconnaît la souveraineté absolue que le Seigneur exerce sur toute sa création ainsi que sa sagesse infinie. Il peut tout et donc aussi faire triompher la justice et accomplir un objectif salutaire à l’égard de Job par la souffrance. Mais le plus important est assurément que Job renonce aux palabres et aux raisonnements humains et se repente de cette arrogance par laquelle il a accusé le roi des cieux d’injustice et l’a même sommé de s’expliquer.

Versets 4-5

Je continue.

“ Écoute, disais-tu, c’est moi qui parlerai : je vais te questionner, et tu m’enseigneras. ” Jusqu’à présent j’avais seulement entendu parler de toi. Mais maintenant, mes yeux t’ont vu (Job 42.4-5).

La connaissance qu’avait Job de Dieu était jusque-là limitée aux ouï-dire de la tradition. Mais maintenant qu’il a vécu l’expérience d’une rencontre personnelle avec lui, il est transfiguré ; c’est comme une nouvelle naissance. Auparavant, Job avait dit qu’il ne serait satisfait que lorsqu’il verrait Dieu face à face lors de la résurrection des morts. Mais cette expérience qu’il n’envisageait que dans l’au-delà, il vient de la faire ici-bas et il a compris que Dieu lui était favorable ; il s’abandonne à lui en toute confiance ayant trouvé le réconfort dont il avait tant besoin.

Verset 6

Je continue.

Aussi je me condamne, je m’afflige de mon attitude en m’humiliant sur la poussière et sur la cendre (Job 42.6).

Job ne se repent pas de fautes imaginaires comme ses trois amis l’ont incité à faire, mais de son péché réel, de ses paroles inconsidérées qui demandaient des comptes au Tout-Puissant, de son arrogance qui voulait savoir à tout prix ce que Dieu ne voulait pas révéler. Il reconnaît sans nuances et sans chercher d’excuses qu’il a été insensé. La vraie repentance consiste à se reconnaître ignoble et à se répugner soi-même. Maintenant que Job a fait une expérience spirituelle vivante de Dieu, il n’a plus de questions et plus d’amertume non plus ; il est amplement satisfait parce que Dieu s’est manifesté à lui. Pourtant, il n’est toujours pas guéri.

Versets 7-9

Je continue le texte.

Après avoir dit ces choses à Job, l’Éternel s’adressa à Éliphaz de Témân et lui dit : — Je suis très en colère contre toi et tes deux amis, car contrairement à mon serviteur Job, vous n’avez pas parlé de moi avec droiture. Procurez-vous donc maintenant sept taureaux et sept béliers, et allez trouver mon serviteur Job. Vous offrirez ces animaux pour vous en holocauste. Et mon serviteur Job priera pour vous. C’est par égard pour lui que je ne vous traiterai pas selon votre folie. Car, contrairement à mon serviteur Job, vous n’avez pas parlé de moi avec droiture. Éliphaz de Témân, Bildad de Chouah et Tsophar de Naama allèrent accomplir ce que l’Éternel leur avait demandé. L’Éternel eut égard à la prière de Job (Job 42.7-9).

Dieu appelle Job « son serviteur » quatre fois ; c’est aussi de cette façon qu’il l’avait présenté à Satan. Éliphaz étant le plus âgé, il est le porte-parole des 3 amis; il fut le premier à parler à Job et c’est aussi à lui que l’Éternel s’adresse.

Les accusateurs de Job se retrouvent au banc des accusés et c’est celui qu’ils condamnaient qui doit intercéder pour eux. Quelles ironie et leçon cuisante pour les trois amis ! Avec eux sont condamnées la théorie simpliste de la rétribution automatique et l’attitude soupçonneuse envers celui qui souffre. Les trois amis pensaient que Dieu était en colère contre Job tandis qu’eux étaient approuvés de Dieu ; ils apprennent que c’est exactement le contraire. Bien que ces hommes aient cherché à défendre la justice de Dieu mise en doute par Job, ils se sont rendus coupables en refusant d’écouter leur ami dans la détresse, et en voulant à tout prix lui imputer une faute imaginaire. Ils sont donc plus coupables que Job qui a été franc, honnête et sincère, même si à cause de ses souffrances, ses propos ont manqué de respect à Dieu. L’expérience de Job nous apprend qu’en face des bouleversements de l’existence, la recherche de la vérité et une honnêteté intrépide sont plus agréables à Dieu que de se cramponner à des idées toutes faites ou à un credo familier. Non, Dieu ne punissait pas Job et toute souffrance n’est pas un châtiment. Il est des cas où Dieu inflige la souffrance à l’homme, non en raison de ses péchés, ni en vue d’améliorer ses disposition morales ni pour prévenir des fautes qu’il pourrait commettre, mais en vue de Lui, Dieu, et de son propre honneur. Il est alors donné à l’homme de jouer un noble rôle, celui d’être le vengeur de son Créateur outragé et de faire éclater sa gloire jusque dans les sphères célestes.

Versets 10-11

Je continue le texte.

Puis, lorsque Job eut prié pour ses amis, l’Éternel le rétablit dans son ancienne condition. Il donna même à Job deux fois autant des biens qu’il avait possédés. Tous les frères et sœurs de Job, et toutes ses connaissances vinrent lui rendre visite. Ils prirent leur repas auprès de lui dans sa maison ; ils le consolèrent et ils lui témoignèrent toute leur compassion pour les malheurs que l’Éternel lui avait envoyés. Chacun d’entre eux lui donna une pièce d’argent et un anneau d’or (Job 42.10-11).

Le long exposé du Tout-Puissant à Job est une punition suffisante, surtout qu’elles ont produit chez lui une humiliation profonde et une déclaration de confiance absolue en la justice de Dieu. Rien ne s’oppose à ce que l’Éternel, qui a trouvé en Job un adorateur parfaitement désintéressé, lui témoigne de nouveau toute sa faveur.

Après s’être amèrement repenti et avant même d’être guéri Job offre le sacrifice considérable que Dieu exige pour pardonner aux trois amis. Il est certain que Job aussi leur a pardonné et qu’ils sont à nouveau amis. La famille de Job qui s’était dissociée de lui dans ses malheurs, le soupçonnant sans doute de quelque faute grave, change elle aussi d’attitude envers lui. Tout est bien qui finit bien.

Versets 12-16

Je termine ce livre en compressant.

L’Éternel bénit le reste de la vie de Job plus que la première partie, si bien qu’il posséda quatorze mille ovins et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut aussi sept fils et trois filles. On ne pouvait trouver dans le pays entier des femmes aussi belles. Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, de sorte qu’il vit ses descendants jusqu’à la quatrième génération. Puis Job mourut âgé et rassasié de jours (Job 42.12-16).

Job a retrouvé son honneur et le bonheur. Il est rétabli moralement puisqu’il a été déclaré juste par Dieu, et socialement ce qui inclut une prospérité matérielle et une longue vie.

L’épilogue montre que Dieu ne joue pas avec le malheur des hommes mais qu’il est bon et généreux. Il ne se contente pas de regarder de haut les calamités qui nous arrivent, mais il a souffert avec nous lorsque son Fils bien-aimé a été crucifié sur la croix pour moi et pour vous et il a remporté la victoire suprême en triomphant de la mort.

Dieu ne désire pas la souffrance de l’homme, mais son bonheur. Le rétablissement de Job est la preuve que la détresse du croyant qui peut-être très douloureuse n’aura pas le dernier mot, car Dieu mettra un terme à toute souffrance injuste, même si ce n’est pas ici-bas. À la fin de l’Apocalypse, il est écrit : Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Apocalypse 21.4).