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11 déc. 2025

Hébreux 13.10-25

Chapitre 13

Verset 10

Quand quelqu’un fait la liste de son patrimoine, il inclut ce qu’il a en biens propres, comme une maison, une ou plusieurs voitures, un bateau, des meubles, un capital en banque, des actions et peut-être aussi des droits à ceci ou cela. La somme de ce qui lui appartient est matérielle ; elle peut être comptée et distribuée. Mais il existe aussi des biens moraux et spirituels qui sont attachés à la personne. Ils sont non transmissibles et on les emporte avec soi dans l’éternité. Par exemple, celui qui place sa foi et son espérance en Jésus reçoit la vie éternelle, ce qui veut dire qu’il a droit à une entrée gratuite dans le royaume des cieux. Et s’il a été fidèle au Seigneur sur terre, il devient aussi propriétaire de différents biens, et il reçoit diverses récompenses, mais il ne peut pas en faire profiter quelqu’un d’autre parce que ce sont des dons que Dieu lui accorde et qui font partie de son patrimoine spirituel personnel pour l’éternité. Or, l’ensemble des bénédictions d’un croyant authentique est appelé « autel » par l’auteur de l’épître aux Hébreux. Je continue de lire dans le chapitre treize.

Nous avons un autel, mais ceux qui servent dans le sanctuaire n’ont pas le droit de manger ce qui y est offert (Hébreux 13.10 ; Autre).

L’auteur compare l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. Le cœur du rituel juif et de tout le judaïsme sont les sacrifices d’animaux qui, généralement, peuvent ensuite être mangés par les prêtres. Ici, « ceux qui servent dans le sanctuaire » représentent les Hébreux qui obéissent encore aux règles du système lévitique. Quant à « l’autel », Il représente la croix et ses conséquences, c’est à dire toutes les bénédictions que Jésus a obtenues pour ceux qui lui font confiance, comme le pardon des péchés, la possibilité de s’approcher de Dieu, le salut et les biens éternels. L’auteur précise ici que ceux qui obéissent aux rites de la loi de Moïse ne bénéficient pas des avantages que procure la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ.

Versets 11-12

Je continue.

En effet, le sang des animaux offerts en sacrifice pour le péché est apporté dans le sanctuaire par le grand-prêtre, mais leurs corps sont brûlés en dehors du camp. C’est pourquoi Jésus, lui aussi, est mort en dehors de la ville pour purifier le peuple par son propre sang (Hébreux 13.11-12).

Selon les rites du Yom Kippour, le grand jour des expiations, un bouc et un taureau sont sacrifiés pour les péchés. Ensuite, le grand-prêtre prend du sang de ces animaux et entre dans le Lieu très saint du sanctuaire où il enduit de sang les cornes du propitiatoire, c’est-à-dire le couvercle du coffre sacré. En ce jour-là très saint, personne, pas même les prêtres, n’ont le droit de manger la chair des animaux sacrifiés. Leurs carcasses sont emmenées hors du camp des Israélites (Lévitique 16.27), un endroit déclaré profane, puis brûlées. C’est une image du sacrifice du Christ qui est mort sur le mont Golgotha, un lieu profane hors de Jérusalem qui est considérée ville sainte.

Après la crucifixion de Jésus, il va sans dire que personne n’a mangé de sa chair ce qui est prophétisé par le jour des expiations où nul n’était autorisé à consommer la viande des animaux sacrifiés. Cela étant bien établi, je suis très conscient que Jésus a choqué ses auditeurs quand il leur a dit :

C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est mon propre corps. Oui, vraiment, je vous l’assure : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez point la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui (Jean 6.51, 53, 56).

Mais avant de prendre ces paroles littéralement, il faut prendre en compte qu’auparavant et dans le même discours, Jésus a aussi dit :

C’est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif (Jean 6.35).

Il apparaît donc que manger la chair du Christ et boire son sang signifie venir à lui et croire en lui. Cette interprétation est confirmée par la fin de ce long discours de l’évangile selon Jean où Jésus ajoute :

C’est l’Esprit qui donne la vie ; l’homme n’aboutit à rien par lui-même. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie (Jean 6.63).

Verset 13

Je continue de lire dans le chapitre 13 de l’épître aux Hébreux.

Allons donc à lui (Jésus) en sortant en dehors du camp, et acceptons d’être méprisés comme lui (Hébreux 13.13).

Au moment où l’auteur écrit cette épître, Jérusalem avec son temple est le centre du judaïsme apostat qui a crucifié le Fils de Dieu et qui continue les sacrifices d’animaux, lançant ainsi un défi à Dieu.

La crucifixion de Jésus hors de Jérusalem, d’une part, et les rites du système lévitique, d’autre part, symbolisent l’abysse qui existe entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, deux modèles spirituels absolument irréconciliables.

L’auteur exhorte les Hébreux qui hésitent encore à sortir une fois pour toutes du judaïsme et à accepter Jésus comme leur Messie, même si cette démarche risque fort d’entraîner le mépris de leurs proches, le rejet par leurs amis et des persécutions (2Timothée 3.12). Ils doivent suivre l’exemple de Moïse qui estimait que subir l’humiliation que le Christ allait connaître constitue une richesse bien supérieure aux trésors d’Égypte, car « il avait les yeux fixés sur la récompense à venir » (Hébreux 11.26).

Verset 14

Je continue le texte.

Car, ici-bas, nous n’avons pas de demeure permanente : c’est la cité à venir que nous recherchons (Hébreux 13.14).

Les Israélites ont toujours considéré le pays que l’Éternel leur a donné et surtout Jérusalem sa capitale, comme leur possession éternelle. Mais les croyants, qu’ils soient juifs ou d’origine païenne, ne disposent pas de patrimoine terrestre, car leur héritage et leur demeure permanente se trouvent dans le royaume des cieux (comparez Hébreux 11.10, 16 ; 12.22) dans la Jérusalem céleste pour l’éternité.

Verset 15

Je continue.

Par Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu un sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom (Hébreux 13.15).

Sous le système de l’Ancienne Alliance, il faut continuellement offrir des sacrifices d’animaux, mais la mort expiatoire du Christ a mis fin à ce régime répétitif. Seulement, il se peut que les Juifs croyants se sentent en manque d’accomplir des rites et de faire des offrandes. Alors, l’auteur les instruit concernant le genre de sacrifice que Dieu désire et qui sont : la louange, la reconnaissance et l’adoration, ce qui par ailleurs constitue l’enseignement d’une majorité de psaumes. Par exemple dans le psaume 7, on lit :

Je louerai l’Éternel pour sa justice, je célébrerai par des chants le Dieu très-haut (Psaumes 7.18).

Les rabbins avaient coutume de dire : « Dans le futur, tous les sacrifices cesseront, mais la louange ne cessera pas ».

Soit dit en passant que le croyant peut offrir à Dieu au moins quatre sacrifices différents. La louange, comme cela a déjà été dit, mais aussi sa propre personne. Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel (Romains 12.1 ; comparez 1Pierre 2.5).

On peut aussi offrir sa bourse. Dans sa seconde épître aux Corinthiens et parlant des Macédoniens, Paul écrit :

Les croyants, animés d’une joie débordante et malgré leur extrême pauvreté, ont fait preuve d’une très grande générosité. Ils sont allés jusqu’à la limite de leurs moyens, et même au-delà, j’en suis témoin (2Corinthiens 8.2-3).

Et aux Philippiens qui se sont financièrement sacrifiés pour lui, Paul les remercie en disant :

J’atteste par cette lettre avoir reçu tous vos dons, et je suis dans l’abondance… je suis comblé. Ils ont été pour moi comme le doux parfum d’une offrande agréée par Dieu et qui lui fait plaisir (Philippiens 4.18).

Quatrièmement, on peut se sacrifier pour les autres ce que Paul atteste quand il écrit aux Philippiens :

Et même si je dois m’offrir comme une libation pour accompagner le service de votre foi… je m’en réjouis et je me réjouis avec vous tous (Philippiens 2.17).

Verset 16

Ce don vivant de soi aux frères et sœurs est aussi une exhortation de l’auteur de l’épître aux Hébreux qui dit :

Ne négligez pas de pratiquer la bienfaisance et l’entraide : voilà les sacrifices auxquels Dieu prend plaisir (Hébreux 13.16).

L’auteur dit littéralement : « devenez partenaire de ou partagez avec (koinoneo) quelqu’un dans le besoin ». Parmi les pauvres qui ont besoin d’assistance, il se trouve très certainement des Hébreux qui ont perdu la plupart de leurs biens suite aux persécutions qu’ils ont dû subir à cause de leur foi en Jésus-Christ.

Après avoir encouragé ses lecteurs à la louange, l’auteur leur demande maintenant de passer à l’action. Jésus en tant que chef et tête de son Église est actuellement assis à la droite de Dieu dans les lieux célestes. Mais il veut que ceux qui sont ici-bas et qui lui appartiennent soient ses pieds et ses mains. À ce sujet, dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Mes enfants, que notre amour ne se limite pas à des discours et à de belles paroles, mais qu’il se traduise par des actes accomplis dans la vérité (1Jean 3.18).

Et Jacques dit :

La religion authentique et pure aux yeux de Dieu, le Père, consiste à aider les orphelins et les veuves dans leurs détresses et à ne pas se laisser corrompre par ce monde (Jacques 1.27 ; comparez Ésaïe 58.3, 6-7).

Ce ne sont pas les bonnes œuvres qui sauvent, c’est entendu. Cependant, Dieu ne veut pas que ses enfants restent les bras ballants, mais qu’ils s’activent. Aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions (Éphésiens 2.10).

Verset 17

Je continue de lire le texte du chapitre 13.

Obéissez à vos conducteurs et soumettez-vous à eux, car ils veillent constamment sur vous en sachant qu’ils devront un jour rendre compte à Dieu de leur service. Qu’ils puissent ainsi s’acquitter de leur tâche avec joie et non pas en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage (Hébreux 13.17).

D’une manière générale, toutes les sphères d’autorités et positions gouvernementales de ce monde sont mises en place par Dieu (Romains 13.1) même si ceux qui occupent ces fonctions sont des despotes. En fait, il y aura toujours des tyrans et il y en aura toujours, mais ils doivent leur pouvoir à Dieu et en dernier essor, leurs actions ignobles servent ses desseins.

Précédemment (Hébreux 13.7), l’auteur a demandé aux croyants hébreux de se souvenir de leurs anciens dirigeants. Maintenant il les exhorte à ne pas faire la forte tête, mais à obéir à leurs responsables actuels afin de ne pas compliquer leur tâche pastorale. Pour les croyants, l’autorité la plus importante est celle des personnes qui sont fidèles à Dieu et qui obéissent à sa Parole. Ce sont de tels hommes dont les églises ont besoin. Dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Nous vous demandons, frères, d’apprécier ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent au nom du Seigneur et qui vous avertissent. Témoignez-leur une grande estime et de l’affection à cause de leur travail. Vivez en paix entre vous (1Thessaloniciens 5.12-13).

Au premier siècle, toutes les assemblées que Paul a créées sont dirigées par des responsables spirituels qu’il choisit, non pas d’une manière arbitraire et dictatoriale, mais avec l’aide d’autres croyants et sous la conduite du Saint-Esprit (Actes 14.23 ; 20.28 ; Tite 1.5).

Dans les églises qui adhèrent aux enseignements de la Parole de Dieu, quand un homme est choisi pour la diriger, alors les membres doivent lui obéir tant qu’il reste fidèle aux Écritures, car se soumettre à son autorité, c’est être soumis à Dieu. Un pasteur digne de ce nom mérite l’estime de ses brebis parce qu’il se donnera sans compter pour elles. L’apôtre Paul est un exemple à suivre. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, il écrit :

Pour moi, c’est très volontiers que je ferai des dépenses, et que je me dépenserai moi-même tout entier pour vous. Si je vous aime davantage, devrais-je être moins aimé de vous ? (2Corinthiens 12.15).

Tout au long de son ministère, Paul connaît bien des déboires et des tristesses, et l’auteur de cette épître aux Hébreux probablement aussi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il demande à ses lecteurs de se soumettre à leurs conducteurs afin que ces derniers « puissent s’acquitter de leur tâche avec joie et non pas en gémissant ». Le mot « gémissant » (stenazontes) exprime « une souffrance intérieure et un murmure non exprimé ». Jésus lui-même a connu d’amères déceptions à cause de la dureté de cœur de ses concitoyens. Luc rapporte qu’avant de prononcer des paroles de jugement sur Jérusalem, il a pleuré sur elle disant :

Ah, Jérusalem ! Jérusalem ! Toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu ! (Luc 13.34).

Si dans son ministère, Paul gémit, il connaît aussi de grandes joies. Aux Philippiens, il écrit :

J’exprime à mon Dieu ma reconnaissance chaque fois que je pense à vous ; je prie pour vous tous en toute occasion, et c’est toujours avec joie que je le fais. – Oui, c’est vous qui êtes notre fierté et notre joie ! – Quelles actions de grâce, en effet, nous pouvons rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous éprouvons à cause de vous, devant notre Dieu (Philippiens 1.3 ; 1Thessaloniciens 2.20 ; 3.9).

Verset 18

Je continue de lire dans le chapitre 13.

Continuez à prier pour nous ! Car nous sommes convaincus d’avoir une bonne conscience, puisque nous sommes résolus à bien nous conduire en toute occasion (Hébreux 13.18).

C’est ici la première fois que l’auteur parle de lui-même.

Dans ce chapitre et concernant les responsabilités du croyant, il a mentionné la louange, la bienfaisance et l’entraide (versets 15-16), la soumission aux responsables et en quatrième lieu, il mentionne l’intercession. La prière est essentielle parce qu’elle anime la main de Dieu et rend possible ce qui est invraisemblable, improbable et irréalisable. L’apôtre Paul aussi a demandé qu’on intercède pour lui. Aux Éphésiens, il dit :

En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous ceux qui appartiennent à Dieu, en particulier pour moi. Demandez à Dieu de me donner, quand je parle, les mots que je dois dire pour annoncer avec assurance le secret que révèle la Bonne Nouvelle (Éphésiens 6.18-19 ; comparez 1Thessaloniciens 5.25 ; 2Thessaloniciens 3.1 ; Romains 15.30 ; Colossiens 4.3).

L’auteur de cette épître se dit fidèle au Seigneur, car il essaie de mener une vie droite en toute circonstance. Et s’il mentionne qu’il a une bonne conscience, c’est parce qu’il a usé d’une grande liberté vis-à-vis du judaïsme qu’il a totalement abandonné sachant au plus profond de lui qu’il fait la volonté de Dieu. Cependant, sa requête de prier pour lui et son affirmation d’intégrité impliquent qu’il est possible à des personnes mal intentionnées et mal disposées à son égard de se méprendre sur l’objectif de sa lettre et sur son contenu.

Verset 19

Je continue le texte.

Je vous demande tout particulièrement de prier pour que Dieu me permette de retourner au plus vite auprès de vous (Hébreux 13.19).

L’insistance de l’auteur pour qu’on prie afin qu’il puisse rejoindre dès que possible les destinataires de la lettre, sous-entend que dans le passé, il a eu, d’une façon ou d’une autre, des liens étroits avec eux. Il ne précise pas sa situation ni pourquoi il est absent ; peut-être est-il emprisonné comme l’était l’apôtre Paul, et attend-t-il sa comparution devant un tribunal. En de telles circonstances, il est tout naturel à l’auteur de demander à des croyants qui le connaissent de prier pour lui afin qu’il soit déclaré innocent. Même si cet homme est pieux, il y a tout à parier qu’il ne tient pas spécialement à finir martyr s’il peut l’éviter, et il n’a certainement aucune envie de moisir dans un cachot non plus.

Versets 20-21

Je continue.

Le Dieu qui donne la paix a fait revenir d’entre les morts notre Seigneur Jésus qui est devenu le grand berger de ses brebis et a scellé de son sang l’alliance éternelle. Que ce Dieu vous rende capables de faire le bien sous toutes ses formes, pour que vous accomplissiez sa volonté. Qu’il réalise lui-même en nous, par Jésus-Christ, ce qui lui est agréable. À lui soit la gloire pour l’éternité ! Amen ! (Hébreux 13.20-21).

Le verbe traduit par « vous rende capables » (katartizo) signifie « octroyer ce qui manque (1Thessaloniciens 3.10), corriger ce qui est erroné ou détérioré (Galates 6:1 ; Marc 1:19).

La bénédiction de fin de lettre reprend plusieurs de ses thèmes principaux comme la paix qui a été établi par le sang du Christ (Colossiens 1.20), l’alliance éternelle, la résurrection, Jésus le grand berger, et Dieu qui, littéralement, équipe pour servir, c’est-à-dire qu’il donne au croyant tout ce dont il a besoin pour qu’il puisse accomplir la volonté de Dieu et faire ce qui lui est agréable (comparez 2Corinthiens 3.5).

Dans cette bénédiction, l’auteur donne à la Nouvelle Alliance le nom de « alliance éternelle » afin de la contraster avec l’Ancienne Alliance en rappelant qu’elle n’était que transitoire. Il faut bien comprendre que le sang de Jésus a une valeur éternelle alors que les sacrifices d’animaux de l’Ancienne Alliance ne sont qu’un pis-aller très imparfait et temporaire.

L’établissement de « l’alliance éternelle » par Dieu en Jésus-Christ est l’accomplissement de plusieurs prophéties. C’est ainsi que le prophète Ézéchiel parlant bien sûr au nom de l’Éternel écrit :

Je conclurai avec eux une alliance garantissant la paix ; ce sera une alliance éternelle avec eux ; je les établirai et je les rendrai nombreux, je fixerai pour toujours mon sanctuaire au milieu d’eux (Ézéchiel 37.26).

Verset 22

Je continue le texte.

Je vous le demande, mes frères, accueillez avec patience ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement (Hébreux 13.22 ; Autre).

Le mot pour « brièvement » (brachus) signifie « court, en peu de mots ». Il est vrai que cette épître, qui a moins de 10 000 mots, est plus petite que celles que Paul adresse aux Romains ou aux Corinthiens. On peut la considérer comme brève par rapport aux vérités éternelles que l’auteur aborde parce qu’il ne les développe que succinctement, par contre ses démonstrations sont souvent complexes.

Cette épître est une prédication écrite, directe qui va droit au but. C’est un appel pressant à tous les Hébreux afin qu’ils se jettent corps et âme aux pieds du Sauveur et abandonnent à tout jamais le Judaïsme.

Verset 23

Je continue.

Sachez que notre frère Timothée a été relâché. S’il arrive assez tôt, j’irai vous voir avec lui (Hébreux 13.23).

On ne connaît aucun détail historique concernant l’emprisonnement de Timothée, mais tout porte à croire qu’à l’exemple de Paul, il s’est retrouvé au cachot parce qu’il prêchait la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Le désir de l’auteur de rendre visite aux Hébreux en compagnie de Timothée montre l’attitude du bon berger qui se soucie de ses brebis. L’apôtre Paul aussi fait tout son possible pour rester en contact quasi constant avec les assemblées qu’il connaît, en allant sur place autant que possible (Romains 15.28-29) ou en leur écrivant.

Versets 24-25

Je finis de lire le chapitre 13 et cette épître aux Hébreux.

Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d’Italie vous saluent. Que la grâce soit avec vous tous ! (Hébreux 13.24-25).

Les croyants du premier siècle entretiennent des relations aussi étroites qu’il leur est possible. Cette épître se termine très simplement, mais par de très belles paroles (comparez Tite 3.15), car qui peut dire qu’il n’a pas besoin de la grâce de Dieu dans sa vie ?

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

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