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29 juil. 2026

Habaquq 2.1-4

Chapitre 2

Introduction

Tous ceux qui ont eu le privilège ou l’obligation de faire le service militaire, savent ce que veut dire être de garde et attendre que le temps passe parce qu’on s’ennuie à mourir. Le rôle de la sentinelle est de faire le guet au cas où il arriverait un événement inhabituel. Dans les temps antiques, des soldats font la ronde au sommet des murailles qui entourent une ville ou sur les remparts d’un château fort. Leur rôle est de scruter l’horizon et d’avertir l’officier de service au cas où ils verraient quelque chose d’anormal. Tant que les sentinelles sont vigilantes, la population est en sécurité derrière ses murs.

Sous l’Ancienne Alliance, le rôle des prophètes est le même que celui d’une sentinelle : repérer et dénoncer les mauvaises actions de leurs concitoyens, et les avertir qu’ils encourent le jugement de Dieu s’ils ne renoncent pas à leur de conduite coupable. L’Éternel dit à Ézéchiel :

Fils d’homme, j’ai fait de toi une sentinelle pour la communauté d’Israël. Quand tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au coupable : “ Tu vas mourir ”, si tu ne l’avertis pas, si tu ne parles pas pour avertir ce coupable et lui demander d’abandonner sa mauvaise conduite pour obtenir la vie sauve, alors, certes, ce coupable mourra à cause de sa faute, mais je te demanderai compte de sa mort. Si, par contre, tu as averti le coupable et qu’il ne se détourne pas de sa méchanceté ni de sa conduite coupable, il mourra pour sa faute, mais toi, tu seras déchargé de ta responsabilité (Ézéchiel 3.17-19 ; comparez Ézéchiel 33.2, 6 ; Ésaïe 12 ; Jérémie 6 ; Michée 7.4).

Le prophète Habaquq n’est pas une sentinelle à proprement parler, pourtant lui aussi scrute le ciel et peut-être trouve-t-il le temps long, car il a posé une question précise à l’Éternel, s’est mis à l’écart et attend que Dieu veuille bien lui répondre. Bien que ce soit audacieux de sa part, Habaquq désire poursuivre un dialogue avec Dieu afin de recevoir satisfaction en réponse à sa plainte. Concernant le peuple chaldéen qui habite la Babylonie, il a demandé :

Continuera-t-il donc toujours à vider son filet et à massacrer d’autres nations sans aucune retenue ? (Habaquq 1.17 ; auteur).

Habaquq veut savoir quand les Chaldéens seront mis hors d’état de nuire. Alors qu’il attend patiemment la réponse de Dieu, il semble qu’un certain temps se soit écoulé avant qu’il ne reçoive l’oracle qu’il attend avec l’ordre de l’écrire en gros caractères bien lisibles (Habaquq 2.1-3).

Non seulement les voies de l’Éternel sont mystérieuses mais il agit à son rythme qui correspond rarement au nôtre ; il avance mais selon son calendrier ; il a un plan qu’il suit pas à pas mais il n’en révèle qu’une partie à ses prophètes. C’est ainsi que dans le livre de Daniel par exemple, on apprend que Dieu a décidé de révéler qui il est à Nabuchodonosor roi de Babylone (630-562), mais quand Habaquq écrit son oracle contre les Chaldéens [à la fin du règne de Manassé, roi de Juda (697-642)], il ignore tout cela et Nabuchodonosor n’es même pas encore né. Je commence de lire le chapitre 2 du livre d’Habaquq.

Verset 1

Je me tiendrai à mon poste de garde, je resterai debout sur le fort du guetteur et je guetterai pour savoir ce qu’en moi-même Dieu me dira, et ce que je répondrai suite à ma doléance (Habaquq 2.1 ; auteur).

Les expressions, « Je me tiendrai à mon poste de garde, je resterai debout sur le fort du guetteur », ne sont pas à prendre au pied de la lettre comme si Habaquq recevait ses révélations au sommet d’une forteresse. Ces expressions décrivent simplement l’attitude et les attentes du prophète. Ce passage où Habaquq se parle à lui-même permet de comprendre son état d’esprit alors qu’il s’apprête à recevoir en lui-même une révélation de l’Éternel. Les images qu’il utilise décrivent sa préparation physique, psychologique et spirituelle, le recueillement de son âme, la recherche d’un endroit isolé et silencieux à l’écart du tumulte et des préoccupations quotidiennes.

Dans ce petit monologue, le prophète s’exhorte à se tenir prêt à recevoir l’oracle qu’il attend. Il a invoqué l’Éternel (Jérémie 33.3), il a même laissé échapper quelques plaintes de ses lèvres (Habaquq 1.2-4, 12-17), plaintes et perplexité qu’il partage avec nous et qu’on lit dans le premier chapitre. Mais maintenant, dans son esprit de voyant, il entre dans un état second, un état de transe prophétique. Focalisé sur lui-même, il est prêt à écouter la voix de Dieu.

Habaquq va donner la réponse à sa propre prière mais elle vient de l’Éternel. Elle est, d’une part, Parole de Dieu puisqu’il est prophète, et d’autre part, parole d’Habaquq. C’est la Parole de Dieu dite par Habaquq. Cet homme manifeste ici une conscience très forte d’être inspiré par l’Éternel et de parler en son nom. Sous l’Ancienne Alliance, les prophètes savent qu’ils annoncent la parole de Dieu. Habaquq ne prétend pas être prophète, il est prophète.

Cependant, nous ne savons pas comment il a reçu son appel. A-t-il fait une école de prophètes comme il en existe alors en Israël, ou Dieu est-il simplement venu le chercher, comme ce fut le cas pour Amos l’un de ses prédécesseurs. En effet, avant d’être appelé par Dieu, Amos est éleveur de bétail et cultivateur. Il ne s’occupe pas d’affaires religieuses. Au grand-prêtre du sanctuaire idolâtre du roi Jéroboam II, Amos dit :

Je ne suis pas un prophète de métier et je ne fais pas partie d’une confrérie de prophètes. Je gagne ma vie en gardant des bœufs et en incisant les fruits des sycomores. Mais l’Éternel m’a pris de derrière le troupeau et il m’a dit : Va prophétiser à Israël, mon peuple (Amos 7.14-15).

Verset 2

Je continue le texte d’Habaquq.

L’Éternel répondit : Écris cette révélation, et grave-la sur les tablettes, écris-la clairement afin que celui qui la lise puisse courir (Habaquq 2.2 ; auteur).

C’est à dire qu’il puisse lire la révélation tout en courant tellement elle est claire. L’ordre de Dieu de mettre par écrit la révélation qu’il va faire à son prophète montre son importance ainsi que son caractère solennel. Cet oracle doit être soigneusement gravé en lettres bien lisibles pour que n’importe qui puisse le consulter. En d’autres mots, cette révélation doit jouer le rôle d’un panneau publicitaire, écrite en gros caractères, facile à lire et à comprendre. Elle doit être imprimée sur des tablettes qui sont soit en bois soit en pierre. Mais ici comme il s’agit d’un message d’une importance capitale pour le royaume de Juda, il est probable que ce sont des tablettes de pierre comme pour les X Commandements, au sujet desquels l’Éternel dit à Moïse :

Vous graverez sur les pierres, en caractères bien lisibles, toutes les paroles de cette Loi (Deutéronome 27.8).

La pierre est évidemment ce qui à cette époque se conserve le mieux et le plus longtemps ce qui sous-entend que l’accomplissement de l’oracle que va recevoir Habaquq aura lieu dans un temps éloigné. Ces tablettes doivent ensuite être exposées aux yeux du peuple afin que tous puissent en prendre connaissance. Dieu veut que cette prophétie soit connue et qu’elle perdure sans qu’elle soit altérée.

Il s’en suit que le jour où les Chaldéens instaureront un régime de terreur en Juda, cet oracle sera comme une carte routière afin que les Israélites pieux sachent que les temps difficiles qu’ils traversent prendront bientôt fin. Cette connaissance entretiendra dans leurs cœurs, courage et espoir. Ils doivent aussi apprendre que dans un monde impie, seule la force de caractère est durable. La tyrannie, la convoitise et l’orgueil se détruisent eux-mêmes ; l’intégrité seule est permanente.

Verset 3

Je continue le texte.

Car c’est une révélation qui porte sur un temps fixé, qui parle de la fin et n’est pas mensongère. Si même il faut attendre qu’elle vienne, attends-la patiemment, car elle se dépêche vers la fin, elle ne tardera pas (Habaquq 2.3 ; auteur).

L’oracle que l’Éternel annonce à son serviteur aura une double application car elle concerne aussi la fin des temps. Bien d’autres prophètes ont également reçu des révélations dont l’accomplissement n’aura lieu qu’au retour du Messie. Suite à la prière de Daniel, un ange vient lui dire :

Fils d’homme, comprends bien que cette vision concerne le temps de la fin. […] Je vais te révéler ce qui arrivera à la fin du temps de la colère divine, car un terme lui a été assigné (Daniel 8.17, 19).

Puis plus tard, un autre personnage angélique parle à Daniel et utilise les expressions « temps de la fin et temps fixé » (Daniel 11.27, 35).

L’Éternel explique donc au prophète Habaquq qu’il doit écrire d’une manière indélébile l’oracle qu’il va recevoir, parce qu’il ne se réalisera que dans un lointain avenir au temps qu’il a fixé. Cependant, précise Dieu, son accomplissement est sûr et certain. Cette idée est renforcée par le fait qu’Habaquq parle de cette révélation comme s’il s’agissait d’une personne animée du vif désir de s’accomplir au plus vite.

Pour cette raison, on peut aussi comprendre la révélation comme étant la venue de l’Éternel lui-même, ce qui est d’ailleurs l’interprétation qu’en fait l’auteur de l’épître aux Hébreux. En effet, il cite le verset d’Habaquq dans l’ancienne version grecque (la Septante) et l’applique au retour du Messie qui viendra sur terre pour établir son royaume de mille ans ; il écrit :

Encore un peu de temps, un tout petit peu de temps, et celui qui doit venir viendra, il ne tardera pas (Hébreux 10.37).

Toute révélation prophétique demande un certain degré de patience avant qu’on voie son accomplissement. De plus, certaines prophéties se réalisent par étapes ou deux fois de suite comme celle d’Habaquq. Son premier accomplissement est la ruine de la Babylone des Chaldéens aux mains du Perse Cyrus le grand et le second sera la destruction par Jésus-Christ le Messie, du système mondial et machiavélique qui à la fin des temps sera mis en place par l’Antichrist et qui a pour nom « Babylone » (Apocalypse 17-18).

Verset 4

Je continue le texte.

Voici, il est enflé d’orgueil, il n’est pas droit de cœur, mais quant au juste, par sa foi, il vivra (Habaquq 2.4 ; auteur).

Ces paroles sont le point d’orgue de l’oracle qu’Habaquq doit graver sur les tablettes. Cette révélation a commencé par une menace terrible de l’Éternel qui a dit :

Je vais faire lever les Chaldéens, peuple rude et impétueux, qui s’avance au large sur la terre pour s’emparer de demeures qui ne sont point à lui (Habaquq 1.6 ; BBA).

Mais ce qui est maintenant révélé au prophète est plein d’espoir.

Les paroles, « il est enflé d’orgueil, il n’est pas droit de cœur » d’une part, et « quant au juste, par sa foi, il vivra » d’autre part, représentent deux sortes de personnes bien différentes et même opposées. Ce contraste définit les deux voies qui sont ouvertes à l’humanité et à tout homme en particulier. Matthieu rapporte que Jésus dit :

Entrez par la porte étroite ; en effet, large est la porte et facile la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et difficile le sentier qui mènent à la vie ! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent ! (Matthieu 7.13-14).

La porte est étroite parce qu’elle se réduit à une seule personne et ceux qui se prétendent larges d’esprit ne peuvent pas l’accepter.

Chaque être humain qui a jamais vu le jour se trouve dans un camp ou dans l’autre, et il en est de même aujourd’hui : soit il est enflé d’orgueil, ce qui se concrétise par le choix d’une vie d’indépendance vis-à-vis de Dieu, soit il est humble et soumis à son Créateur, ce qui se traduit par une vie dans la foi, la confiance en Dieu et en ses promesses.

Il est intéressant de remarquer que le texte hébreu ne dit pas : « quant au juste par sa foi, il vivra », mais il dit : quant au juste, par sa foi il vivra. En d’autres mots, même si on devient juste par la foi, c’est un don de Dieu et non une œuvre méritoire. Puis, le juste prouve sa justice en vivant par la foi. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Sans la foi, il est impossible de lui (Dieu) être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent (Hébreux 11.6).

L’apôtre Paul reprend cette parole d’Habaquq « le juste, par sa foi vivra » (Romains 1.17 ; Galates 3.11) pour enseigner la doctrine de la justification par la foi en Jésus-Christ.

Comme je le dis parfois, il ne faut pas se fier aux apparences. Ce n’est pas parce que quelqu’un est agenouillé dans un lieu de culte qu’il est humble, et il ne faut pas non plus se laisser impressionner par les ecclésiastiques qui portent certains vêtements de couleurs vives propres à l’obédience de leur clocher, ou par les objets religieux qui les entourent, car ces derniers sont à mettre au même rang que les gris-gris, pattes de lapin, St-Christophe et autres porte-bonheur. Comme chacun sait, « l’habit ne fait pas le moine » et ce n’est pas l’appartenance à une confrérie religieuse qui prouve qu’on appartient à Dieu.

L’auteur de l’épître aux Hébreux cite la suite du passage d’Habaquq que je lis :

Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière pour aller se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour être sauvés (Hébreux 10.39).

Selon les paroles d’Habaquq citées par l’auteur de l’épître aux Hébreux, ce sont les orgueilleux « qui retournent en arrière » parce qu’ils mettent en doute la Parole de Dieu. Ces gens sont légions et parmi eux sont les gens religieux, car qu’on ne s’y trompe pas, le but de la plupart des rites humains est de remplacer l’enseignement des saintes Écritures. Au lieu de placer sa foi en Dieu et de le prendre au mot, l’homme invente des petites cérémonies qui lui donnent bonne conscience, mais qui usurpent la place qui revient à son Créateur. Non, je ne suis pas un anticlérical invétéré ni un iconoclaste au sens strict du mot, car j’apprécie les belles sculptures et les beaux tableaux religieux, et je suis fasciné par les reliques mais uniquement à cause de leur intérêt artistique car ces objets n’ont aucune valeur spirituelle, au contraire, ils sont dangereux car ils obstruent la voie vers Dieu

Ce qui compte devant l’Éternel est mon attitude intérieure, ce qu’on nomme le cœur. Or, faut-il rappeler que tout être humain vient au monde avec une âme noire ? Certains deviennent des bandits de grand chemin tandis que d’autres se donnent sans compter à une œuvre caritative. Ce n’est pas pareil j’en conviens, et je préfère avoir pour ami le second type de personne. Mais devant Dieu, ce n’est pas ce qu’on fait en bien ou en mal qui change la couleur de l’âme.

Moi je suis né noir encre et je n’ai jamais fait de mal à une mouche même en cas de légitime défense. En réalité, je suis menteur car j’assassine volontiers tout ce qui veut me piquer ou qui vole autour de moi. Mes voisins diront peut-être que je suis bien brave et au moins aussi méritant que n’importe qui. Cependant, ce n’est pas ma bonté qui met une pointe de blanc dans mon âme noire. Un jour, on m’a présenté Jésus-Christ et après avoir bataillé, je l’ai accepté comme mon Sauveur. Alors, son sang a effacé le noir de mon âme. Rien d’autre ne peut accomplir un tel miracle.

La déclaration d’Habaquq, « Voici, il est enflé d’orgueil, il n’est pas droit de cœur, mais quant au juste, par sa foi, il vivra » (Habaquq 2.4), définit deux Israélites : l’un abandonne l’Éternel, la voie droite, et fait fi de ses promesses pour suivre les penchants de son cœur. L’autre, au contraire, trouve son assurance dans la Parole de Dieu et s’attend patiemment à lui. Parce qu’il a confiance dans les promesses divines, il sera récompensé en gardant sa vie le jour où les Chaldéens investiront Jérusalem. Alors que le royaume tombera en ruines, les fidèles du Seigneur seront épargnés. Nous ne savons pas comment cela s’est passé, mais Dieu peut préserver les siens quelques soient les circonstances. Dans le psaume 16, le psalmiste écrit :

Celui qui s’abrite tout près du Très-Haut repose en lieu sûr, à l’ombre du Tout-Puissant. Je dis : “ Éternel, tu es mon refuge et ma forteresse, oui, tu es mon Dieu en qui j’ai confiance. ” Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et du fléau. Il t’abrite de son aile et, caché sous son plumage, tu trouves un refuge sûr. Sa fidélité est un bouclier, elle est une armure. Tu n’as plus à craindre, ni terreurs la nuit, ni flèches qui volent durant la journée, ni peste rôdant dans l’obscurité, ni insolation qui frappe à midi. Qu’un millier tombe à ta gauche et dix milliers à ta droite, tu ne seras pas atteint (Psaumes 91.1-7).

Dans la prophétie d’Habaquq, l’homme « enflé d’orgueil » auquel il fait allusion, représente les Chaldéens car c’est d’eux dont il est question avant et après la déclaration d’Habaquq. Le Chaldéen est « enflé d’orgueil et il n’est pas droit de cœur » car par méchanceté, il engloutit des peuples et s’enivre de ses succès. Mais la prophétie d’Habaquq annonce qu’un jour, ces mêmes peuples crieront sur lui : « Malheur ! Malheur ! » Cinq fois « malheur ! » (Habakuk 2.6, 9, 12, 15, 19).

Malheur à cause de ses déprédations ; malheur à cause de la confiance qu’il place en sa force militaire et ses triomphes ; malheur parce qu’il travaille pour lui-même et non pour la gloire de l’Éternel, laquelle toutefois couvrira un jour la terre entière (Habaquq 2.14), ce qu’a également annoncé le prophète Ésaïe (Ésaïe 11.9). Malheur au Chaldéen à cause des maux dont il abreuve les nations, et enfin, malheur à lui parce qu’il adore des idoles muettes, car en cela il méprise l’Éternel devant qui le monde entier doit faire silence.

Quant à celui dont il est dit : « par sa foi il vivra », ce sont les Israélites qui au travers des épreuves, gardent la foi en l’Éternel et la confiance en ses paroles. Jean Calvin élève cette idée au rang d’une doctrine qu’il nomme : « la persévérance des saints ». Calvin a fait mouche parce que la foi n’est pas un acte ponctuel mais un mode de vie. Ceux qui traversent les difficultés inhérentes à l’existence et qui restent fidèles à Dieu prouvent par là que leur foi est authentique (comparez Colossiens 1.22-23 ; Hébreux 3.12-14).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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