Chapitre 12

Introduction

Depuis les années 60 du siècle précédent, dans les pays occidentaux, beaucoup de nos compatriotes essaient de résoudre leurs problèmes en retournant à la nature. Ils ont d’abord quitté les villes pour aller dans les banlieues chercher un peu de verdure. Puis ils se sont construit des résidences secondaires en montagne et au bord de l’eau, histoire de se ressourcer et de respirer l’air frais. D’autres, plus rigoristes, ont créé des communautés de biens et de personnes où ils vivent au jour le jour et tout est à tout le monde, mais on n’en parle plus parce que au lieu de résoudre les problèmes, ce style de vie en ajoute.

Il y a presque 3.000 ans, le roi Salomon a lui aussi essayé de trouver des réponses dans la nature. Comme il est puissant, immensément riche et qu’il a reçu de Dieu une sagesse surnaturelle, il peut tout se permettre et donc faire une série d’expériences dans tous les domaines de l’existence. Il mène une enquête précise pour essayer de comprendre à quoi rime la vie et ce qui peut satisfaire l’être humain pendant le temps qu’il passe ici-bas « sous le soleil ». Il expérimente la philosophie, la sagesse, l’existentialisme, le fatalisme, les plaisirs, la frivolité, le matérialisme, les richesses, la religion, la moralité, mais rien ne satisfait pleinement le cœur humain. Dans le sillage de Salomon, le Prédicateur conclut que le mieux à faire pour l’homme est d’apprécier avec reconnaissance les plaisirs et petits moments de bonheur que Dieu lui donne. Cependant, il nuance ses propos en disant :

Réjouis-toi dans ta jeunesse ! Que ton cœur soit en fête aux jours de ta jeunesse ! Suis donc les élans de ton cœur et tout ce qui te fait plaisir, mais n’oublie pas que Dieu te demandera compte de tout ce que tu fais (Ecclésiaste 11.9; Comparez Proverbes 16.2).

On peut et on doit jouir de la vie en tout temps et encore davantage quand on est jeune et en pleine forme, avant que le poids des ans et l’usure du temps ne se fassent sentir. Cependant, ce n’est pas une existence dissolue que le Prédicateur recommande, mais de profiter de la vie à l’intérieur d’un cadre bien précis, et il enfonce même le clou. Je commence maintenant de lire le chapitre 12 de l’Ecclésiaste.

Verset 1

Tiens compte de ton Créateur au temps de ta jeunesse, avant que ne viennent les jours mauvais et les années dont tu te diras : “ Je n’y prends pas plaisir ! ” (Ecclésiaste 12.1).

Comme il n’y a rien sur terre qui puisse pleinement satisfaire les aspirations du cœur humain et que Dieu nous a créés et donné la vie, le mieux à faire est de le révérer, de lui obéir et de le servir.

À partir d’ici, le Prédicateur fait une longue et admirable description de la vieillesse jusqu’à la mort. Ce passage est plutôt lugubre, mais universellement reconnu comme admirable. Il constitue l’un des sommets poétiques des Écritures saintes.

Les propos du Prédicateur sont brutaux. Il dit que pour beaucoup, la fin de vie est cruelle car faite de jours mauvais dépourvus d’agréments et remplis de privations et d’infirmités auxquelles seule la mort met finalement un terme. Une majorité de vieux ne prend plus plaisir à la vie et en est même dégoûtée au point de désirer la mort à cause de leurs infirmités physiques et souffrances morales.

Verset 2

Je continue.

Tiens compte de ton Créateur au temps de ta jeunesse, avant que s’obscurcissent le soleil, la lumière, et que la lune et les étoiles ne perdent leur éclat, et que les nuages reparaissent sitôt après la pluie (Ecclésiaste 12.2).

L’homme est une créature qui appartient au temps. Sa fin et sa qualité de créature s’affirment immanquablement dans sa décrépitude et la sagesse élémentaire consiste à tenir compte de cet ultime « horizon ». La perspective de la vieillesse et de la mort conduit le Prédicateur non pas à : « Souviens-toi qu’il te faut mourir (memento mori) », mais à « souviens toi de ton Créateur (memento creatoris), ce qui le distingue franchement des épicuriens, sceptiques et cyniques avec lesquels on l’a confondu.

Ce n’est pas l’éclat des astres qui change avec les années mais la disposition d’esprit du vieillard. Il est dans un état semi-déprimé à cause de ses misères qui n’en finissent jamais et qui sont comme des orages qui se succèdent. Alors il voit tout en gris, précurseur des ténèbres de la mort.

Je ne suis pas suffisamment âgé pour en être là, mais je me rends déjà compte que mes meilleures années sont derrière moi. La jeunesse a ses ondées mais elles sont suivies de belles journées ensoleillées, tandis que pour les vieux, c’est toujours l’hiver avec un ciel nuageux qui donne de la pluie, et qui fait place à de nouveaux nuages et à de nouveaux orages.

Verset 3

Je continue.

C’est l’époque où tremblent les gardes du palais et où fléchissent les hommes vigoureux, où les servantes du moulin cessent de moudre, étant trop peu nombreuses, où les guetteurs derrière les treillis se voilent (Ecclésiaste 12.3).

A partir d’ici (v.3-6), le Prédicateur décrit de manière imagée le délabrement et la dégradation dues à la vieillesse. Le corps est comparé à un palais (2Corinthiens 5.1) qui tombe en ruine.

« Les gardiens » sont les bras et les mains qui servent à se défendre contre un agresseur, mais maintenant, non seulement ils ont perdu leur vigueur, mais ils tremblent, un signe de détérioration neurologique. J’ai vu mon père comme ça quand il avait la plus grande peine à manger.

« Les hommes vigoureux » sont les jambes qui nous supportent. Ils titubent, car les muscles sont atrophiés. Les vieillards traînent plus les pieds qu’ils ne les soulèvent, même quand ils s’appuient sur une canne. Ma mère se déplace comme ça, alors qu’il y a seulement dix ans, quand on partait faire une marche, j’avais de la peine à suivre.

« Les servantes du moulin ou meunières » sont les dents et elles se font rares. Les appareils dentaires aident, mais c’est loin de remplacer ce que Dieu nous a donné. Les bons steaks saignants, c’est pour les jeunes, alors qu’il faut du haché aux vieilles personnes. Mon grand-père disait en Alsacien : « Quand on a des dents, on n’a pas de noisettes, et quand on a des noisettes on n’a plus de dents. » Je n’en suis pas encore là bien que j’aie déjà perdu un certain nombre de « meunières », et celles qui me restent sont toutes rafistolées avec un plombage par ci et une couronne par là.

« Les guetteurs qui se voilent derrière les treillis » sont les yeux dont l’acuité décline derrière les paupières munies de leurs cils. Peu de vieux ont encore « bon pied bon oeil », et il n’y a pas que la vue qui baisse et se détériore, mais aussi la mémoire et les facultés mentales. Encore qu’il n’y a pas besoin d’être très âgé pour ça. Parfois, je rencontre quelqu’un qui me dit : « Salut Jacques, je suis content de te revoir. » Alors, je le regarde avec un grand sourire et je réponds : « Moi aussi », tout en me disant : Mais qui c’est ; je me souviens vaguement de l’avoir déjà vu quelque part, mais où »

Verset 4

Je continue le texte.

C’est le temps où les deux battants de porte se ferment sur la rue, où le bruit de la meule baisse et s’éteint, où le cri d’un oisillon suffit pour chasser le sommeil, où s’affaiblissent les filles du chant (Ecclésiaste 12.4).

« Les deux battants de porte » sont les oreilles qui donnent au vieillard l’impression de se fermer parce qu’il n’entend plus distinctement les sons familiers comme le bruit du moulin ménager broyant le blé. Bien que nous ne soyons pas encore des vieux, quand nos enfants sont avec nous ils trouvent toujours que nous mettons la télé trop fort, ce qui doit vouloir dire que nous devenons durs de la feuille. Remarquez qu’il n’y a pas d’âge pour faire la sourde oreille à ce qu’on ne veut pas entendre.

De nos jours, nous avons des appareils auditifs électroniques très perfectionnés, mais aux dires de ma mère, ce sont de piètres pis-aller. Ils fonctionnent très mal au téléphone, et dès qu’il y a un bruit de fond, elle ne peut pas distinguer les mots. Ces ersatz ne peuvent en aucune manière remplacer l’ouïe.

Un jour j’ai lu comment fonctionne l’audition; eh bien c’est d’une ingéniosité et d’une complexité incroyables. L’oreille externe capte l’onde d’un son qu’elle dirige dans le canal auditif où il fait vibrer la membrane du tympan comme un tambour. Jusque-là on comprend, mais après, ça se complique. Derrière le tympan se trouvent trois petits os qui amplifient la pression exercée par cette onde, et qui la transmettent à l’oreille interne qui est remplie d’un fluide. Là-dedans baignent des milliers de poils microscopiques qui se comportent comme des diapasons de longueurs et de flexibilités différentes. Ces poils résonnent alors sur la même fréquence que l’onde du son reçu et le traduisent en une impulsion électrique que le nerf auditif transmet au cortex cérébral où il est décodé et qu’on peut comprendre si on connaît la langue. Ça y est j’ai fini. Il fallait que je l’explique parce que je trouve ça trop génial.

Chez une personne âgée, ce mécanisme sophistiqué ne fonctionne plus et des signaux se perdent en route. Par contre, le chant d’un oiseau suffit à la réveiller au lever du jour. Ça, c’est déjà mon cas. En fait, même le carillon de notre horloge me dérange, et les cloches du village aussi. Elles sonnent deux fois toutes les heures et une fois à la demi-heure. Eh bien, quand j’étais jeune je ne les entendais jamais alors que maintenant je dois fermer la fenêtre sinon elles me réveillent, tout comme des gens bruyants dans la rue.

« Les filles du chant » sont les cordes vocales. Les vieux ont du mal à chanter juste; leur voix grince ou crisse comme une craie sur un tableau et ils n’ont plus le souffle qu’ils avaient autrefois.

Verset 5

Je continue le texte.

C’est le temps où l’on redoute la moindre pente, et où l’on a peur en chemin : l’amandier a fleuri, la sauterelle devient pesante, la câpre même demeure sans effet. Car l’homme va rejoindre sa demeure éternelle et, déjà, les pleureuses s’assemblent dans les rues (Ecclésiaste 12.5).

Ici, l’allégorie est abandonnée pour faire place à une description littérale. Le vieillard « redoute la moindre pente » parce qu’il s’épuise facilement. Comme sa démarche est mal assurée, il a peur de tomber et de ne plus pouvoir se relever ou d’être attaqué par des voyous. Une personne âgée qui voyage veut que tout soit prévu d’avance car le moindre imprévu ou contrariété et elle devient agitée.

« L’amandier a fleuri est une allusion aux cheveux blancs. Au printemps, les amandiers en fleurs se voient de très loin parce qu’ils sont complètement blancs.

« La sauterelle pesante » représente un corps devenu lourd à porter. Quand j’étais enfant, avant d’aller avec mon père pêcher le chevesne, j’allais dans les prés attraper des sauterelles qui servaient d’appât. Mais ce n’est pas facile parce que pleines de vigueur, elles sautent sans arrêt dans tous les sens. Par contre, une vieille personne se traîne péniblement et elle a souvent le dos voûté. D’ailleurs, tout devient plus difficile. Autant, mes parents aimaient bien nous recevoir avec nos enfants, autant, ils étaient contents de nous voir partir parce qu’ils n’avaient plus le dynamisme et la patience de leur jeunesse.

La câpre est un bouton à fleur, qui confit dans le vinaigre, sert de condiment. Comme les gens âgées perdent souvent le sens du goût (2Samuel 19.36), elles assaisonnent de plus en plus leurs aliments, mais ça finit par ne plus avoir d’effet car les facultés sensorielles s’effritent toujours plus avec le temps.

Le déclin des forces physiques est irréversible et se poursuit jusqu’à ce que la personne décède. Dans l’antiquité, on faisait alors appel aux pleureuses professionnelles pour marquer le deuil tandis que le défunt est maintenant dans le Shéol, le séjour des morts.

Verset 6

Je continue le texte.

Oui, tiens compte de Dieu avant que ne se détache le fil d’argent, que ne se brise la coupe d’or, et que la jarre ne se rompe à la source, que la roue se casse au puits (Ecclésiaste 12.6).

C’est la deuxième fois que le Prédicateur dit : « Tiens compte de Dieu (ton Créateur) », puis il utilise quatre images qui décrivent la mort comme une rupture, la séparation de l’âme du corps.

Verset 7

Je continue.

(Tiens compte de Dieu) avant que la poussière ne retourne à la terre comme elle en est venue, avant que le souffle de vie ne retourne à Dieu qui l’a donné (Ecclésiaste 12.7).

Retour à la case départ : l’homme créé de poussière y retourne. Dans les livres de la Genèse et des Psaumes, on lit :

L’Éternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant (Genèse 2.7). Tu leur ôtes le souffle, les voilà qui expirent, redevenant poussière (Psaumes 104.29).

Tout ce qui est vivant, plantes, animaux et l’homme, a été tiré de la terre. Dieu a dit à Adam :

C’est avec beaucoup de peine que tu tireras du sol ta nourriture tout au long de ta vie… jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3.17, 19).

À la mort, l’âme retourne à Dieu. Elle continue à être mais en dehors du corps, qui lui dort dans la poussière, jusqu’à la résurrection des justes et des injustes.

Quelquefois, je vais dans un vieux cimetière et je lis les noms sur les pierres tombales ; je me demande alors si l’âme de cette personne est auprès de Dieu. Certains symboles religieux indiquent clairement sa croyance et quand c’est autre chose qu’une simple croix, c’est de mauvais augure, encore qu’on ne peut jamais en être certain. Qui sait ce qui se passe dans les derniers instants de vie d’un être humain ? Peut-être que sur son lit de mort, il se souvient que Jésus seul pardonne les péchés et donne la vie éternelle. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit à des croyants :

Nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur (2Corinthiens 5.8).

C’est uniquement par grâce que quelqu’un est sauvé; ce n’est jamais dû aux rites, aux prières ou à des œuvres, aussi bonnes et méritoires qu’elles puissent être. Un jour quelqu’un a demandé à un très vieux croyant qui s’appuyait sur sa canne : « Comment vas-tu ? ». Il a répondu : « Oh pas si mal, mais cette vieille baraque dans laquelle je vis s’affaiblit de jour en jour, alors je crois bien que je ne vais pas tarder à déménager. »

Verset 8

Je continue le texte.

Vanité des vanités, dit le Prédicateur. Oui, tout est dérisoire (Ecclésiaste 12.8).

Le Prédicateur revient et s’assoit sur ce tas de poussière de la « vanitas vanitatum. » La thèse exposée au tout début du livre (Ecclésiaste 1.2) et répétée tout au long de sa réflexion est reprise en conclusion.  Tout ce qui est « sous le soleil » est vain; la sagesse et les efforts de l’homme sont vains. Les misères que le Prédicateur a déplorées rendent la vie futile. Cependant, tout n’est pas aussi noir qu’il y paraît puisqu’il a aussi affirmé que la vie est belle et vaut la peine d’être vécue (Ecclésiaste 11.7).

Ces deux vérités parallèles nous enseignent comment bien mener sa barque pendant la vie que Dieu nous donne « sous le soleil ». Nous devons profiter des instants de bonheur qu’il nous accorde tout en le révérant car nous lui devons une crainte respectueuse. Par contre, celui qui ne vit que pour lui-même sans tenir compte de Dieu mène une vie absurde. À la fin de son passage sur terre, il aura qu’une poignée de cendres dans les mains et l’éternité devant lui. Le psalmiste écrit :

Apprends-nous donc à bien compter nos jours, afin que notre cœur acquière la sagesse ! (Psaumes 90.12).

Et quelqu’un d’autre a dit : « Quand j’étais enfant, je riais et pleurais, et le temps se traînait. Quand j’étais jeune, je rêvais et parlais, et le temps marchait. Quand j’étais adulte, le temps courait. Une fois vieux, le temps s’est mis à fuir, et bientôt pour moi il va finir. »

Versets 9-10

Je continue le texte.

Non seulement le Prédicateur fut un sage, mais il a enseigné la science au peuple. Il a pesé, examiné et mis en forme un grand nombre de proverbes. Il s’est efforcé de trouver des paroles agréables et d’écrire avec justesse des vérités (Ecclésiaste 12.9-10).

Ici commence l’épilogue qui est une sorte de post-scriptum éditorial où l’auteur fait valoir ses compétences. Les paroles de ce livre ont été soigneusement pensées ; elles sont vraies dans le fond et agréables dans leur forme.

Versets 11-12

Je continue.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons et les recueils de leurs sentences ressemblent à des clous bien plantés. Elles émanent toutes d’un seul et même Berger. Que mon disciple n’y ajoute rien. On peut multiplier les livres sans fin et le corps se fatigue à force d’étude (Ecclésiaste 12.11-12).

Les paroles en aiguillons sont des préceptes bien acérés qui pénètrent dans le cœur des auditeurs ; elles interpellent et stimulent la réflexion. Les « clous bien plantés » sont des sentences qui restent solidement ancrées dans l’intelligence. Les uns et les autres sont des jalons qui balisent le chemin et des barrières qui marquent les limites à ne pas franchir.

L’Éternel est le berger de son peuple qui inspire les auteurs sacrés et en particulier le Prédicateur (Genèse 49.24 ; Psaumes 80.1 ; 95.6-7). Les paroles des sages sont tout ce dont nous avons besoin pour mener à bien notre vie ici-bas et notre âme à bon port.

Verset 13

Je continue.

Écoutons bien la conclusion de tout ce discours : Sois rempli de respect pour Dieu et obéis à ses commandements, car c’est là l’essentiel pour l’homme (Ecclésiaste 12.13).

La vanité de toutes choses « sous le soleil » est le fil conducteur de l’Ecclésiaste. Cela dit, à mesure qu’on avance dans le livre, l’horizon s’éclaircit, l’épais brouillard du début se dissipe peu à peu et le soleil se laisse pressentir ; après avoir ignoré Dieu, il apparaît et s’impose toujours davantage à l’esprit du Prédicateur. Au milieu des difficultés et des injustices du temps présent, l’exhortation de révérer Dieu et donc de lui obéir (Ecclésiaste 3.14 ; 5.7 ; 7.18 ; 8.12 ; 9.15) est la boussole qui maintient le croyant sur le droit chemin et lui permet d’éviter les écueils de la vie. Le Prédicateur souligne que la vanité de l’existence n’annule pas les devoirs que Dieu impose à sa créature.

Le devoir d’Abraham était de croire aux promesses que Dieu lui avait faites. Pour Israël, c’était s’approcher de l’Éternel par le biais des sacrifices, et pour toi, c’est :

Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé (Actes 16.31).

Verset 14

Je finis de lire le livre de l’Ecclésiaste.

En effet, Dieu jugera toute œuvre, même celles qui ont été accomplies en cachette, les bonnes et les mauvaises (Ecclésiaste 12.14).

Étant donné qu’ici-bas, la justice n’existe pour ainsi dire pas (Ecclésiaste 7.15 ; 8.14 ; 9.2), chacun d’entre nous devra rendre des comptes à Dieu dans l’au-delà pour toutes ses actions bonnes et mauvaises. Je n’ai que deux alternatives : soit je fais entièrement confiance à Jésus-Christ qui sur la croix a expié tous mes péchés, soit je devrai répondre moi-même de toutes mes fautes lors du jugement dernier devant le Grand Trône blanc (Apocalypse 20.11).

On peut certes accepter Jésus comme Sauveur à n’importe quel âge puisque « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. » Cependant, ce n’est pas pour rien que le Prédicateur dit : « Tiens compte de ton Créateur au temps de te ta jeunesse »; c’est le meilleur moment de choisir Jésus comme Maître, car alors,on a toute la vie devant soi pour le servir et se constituer une « place au soleil » dans l’Au-delà.

Après avoir étudié l’Ecclésiaste, on reste sur sa faim parce qu’il n’existe pas de réponse aux problèmes de la vie « sous le soleil ». Ce livre demande une révélation nouvelle et c’est le Nouveau Testament qui la donne en présentant le Christ comme l’unique solution aux problèmes de l’homme. Jésus a dit de lui-même :

Je suis le chemin, la vérité et la vie ; et je ne repousserai pas celui qui vient à moi (Jean 14.6 ; 6.37).