Chapitre 1

Verset 3

C’est très connu, notre conduite, nos comportements commencent dans la tête, dans la boîte à penser. En fait, chacun agit en fonction de ce qu’il juge important ou vrai. Ce sont mes valeurs qui dictent ce que je fais. Si ce que je crois est faux ou incorrect, il est peu probable que mes actions seront justes et droites par rapport aux critères de Dieu. Étant donné que mes croyances ont une incidence sur ma façon de vivre, elles sont très importantes, surtout dans les domaines moral et spirituel. C’est bien l’avis de l’apôtre Paul qui considère que pour la bonne marche d’une église, une doctrine saine est essentielle, tout autant que les fondations d’une maison. Je continue de lire dans le premier chapitre de la première lettre à Timothée.

En partant pour la Macédoine, je t’ai encouragé à demeurer à Éphèse pour avertir certains de ne pas enseigner de doctrines étrangères à la foi (1 Timothée 1.3).

Partout où l’apôtre annonce la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et crée une nouvelle église, il peut être sûr que des faux apôtres, faux prophètes, faux frères, faux jetons sont sur ses talons bien décidés à lui casser la baraque. Un exemple est l’église des Galates, même racine que Gaulois, qu’ils ont infesté et où ils prêchent un autre Évangile que Paul. Furieux, l’apôtre écrit aux Galates une lettre cinglante dans laquelle il dit :

Si quelqu’un même nous, même un ange du ciel, vous annonçait un message différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Je l’ai déjà dit et je le répète maintenant : si quelqu’un vous prêche un autre message que celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! (Galates 1.8-9)

Paul ne mâche pas ses mots. Avant sa première arrestation par les Romains, il avertit les responsables de l’église d’Éphèse en leur disant :

De vos propres rangs surgiront des hommes qui emploieront un langage mensonger pour se faire des disciples (Actes 20.30).

Et c’est exactement ce qui est arrivé. Éphèse était alors un centre urbain important où l’apôtre Paul avait passé plus de deux ans au cours de son troisième voyage missionnaire, suite à quoi il est emprisonné. Une fois remis en liberté, son premier objectif est de retourner à Éphèse en compagnie de Timothée et peut-être aussi de Tite, parce que l’église est menacée par des faux docteurs. Dès qu’il arrive sur place, Paul fait le ménage en prenant des mesures énergiques et qu’il veut durables afin de neutraliser l’influence d’hommes comme Hyménée et Alexandre qu’il expulse de l’église (1 Timothée 1.20) parce que ce sont probablement les principaux fautifs. Puis devant partir pour la Macédoine, une province romaine située en Grèce, Paul confie à Timothée le soin de finir le travail d’épuration.

Dans sa première lettre à Timothée, il lui rappelle qu’il l’a encouragé à demeurer à Éphèse. En réalité, le mot pour « encouragé » est beaucoup plus fort dans le grec puisqu’il veut dire « supplié, imploré ». Ce détail n’est pas sans importance parce qu’il nous informe que Timothée n’était pas tellement emballé par l’idée de rester à Éphèse pour croiser le fer avec les hérétiques. Ce brave jeune homme est sans doute intimidé (2 Timothée 1.7) par les faux docteurs parce qu’il ne se sent pas de taille à lutter avec eux, surtout que ces hommes occupent une position d’autorité dans l’église d’Éphèse. Et puis pour compléter ce tableau, en restant à Éphèse, Timothée court le risque d’être persécuté. Tout ça fait qu’on ne peut pas le blâmer de vouloir accompagner Paul en Macédoine. Mais sur la demande expresse de l’apôtre, il reste sur place.

Timothée est chargé d’avertir certains « de ne pas enseigner de doctrines étrangères à la foi ». Paul utilise le mot « certains », ce qui sous-entend que les faux frères sont peu nombreux ; cependant, comme leur influence se fait quand même sentir, il faut sévir. Dans le livre de l’Ecclésiaste, le roi Salomon écrit :

Les mouches mortes gâtent et font fermenter l’huile parfumée. Un brin de folie a plus d’effet que la sagesse et une bonne réputation (Ecclésiaste 10.1).

Timothée doit « avertir certains ». Le mot pour « avertir » signifie « commander » comme quand un officier ordonne à un soldat d’effectuer une certaine tâche. En d’autres mots, ceux qui donnent un enseignement doctrinal erroné doivent être corrigés sans ménagement. Toujours à leur sujet, Paul écrit à Tite :

Il faut leur fermer la bouche (Tite 1.11).

On ne saurait être plus clair.

Ces faux frères sont coupables de « enseigner des doctrines étrangères à la foi ». En grec cette expression est un seul mot, probablement fabriqué par Paul, et qui veut dire : « enseigner quelque chose de différent », différent par rapport à la vérité de Dieu que les apôtres ont reçue par révélation et qu’ils annoncent.

Pour faire partie de l’Église de Jésus-Christ, une personne doit accepter comme vraies, les doctrines originelles apostoliques comme : l’inspiration des Écritures, la déchéance de l’homme et son besoin de salut, la naissance miraculeuse de Jésus, sa divinité, sa mort expiatoire sur la croix, le jugement et la condamnation de tous ceux qui n’acceptent pas Jésus comme leur Sauveur. C’est ce que les apôtres enseignent au premier siècle de notre ère et depuis, le contenu de la foi n’a pas changé d’un iota ; il n’y a pas eu la moindre évolution avec le temps.

Aujourd’hui encore, l’Ancien et le Nouveau Testament constituent la vérité de Dieu. Notre culture, les us et coutumes s’adaptent aux générations, mais ce que Dieu a dit reste figé dans le temps et l’éternité. Cela dit, certains passages des Écritures peuvent être interprétés différemment, ce qui explique les divergences entre familles d’Églises comme dans le domaine des dons de l’Esprit et de l’eschatologie, c’est-à-dire ce qui doit arriver à la fin des temps.

Cependant, si dans une assemblée, l’enseignement concernant les grandes doctrines chrétiennes n’est pas conforme à la confession de foi des apôtres, ce n’est pas une église au vrai sens du mot, peu importe son nom, la renommée du pasteur, le statut social des membres, le budget en faveur des pauvres, l’importance de la chorale, la qualité de sa musique sacrée, la beauté de ses vitraux ou l’épaisseur de la moquette. Si la doctrine n’est pas conforme à celle du Nouveau Testament, cette assemblée est hérétique.

Versets 3-4

L’apôtre Paul écrit donc à Timothée :

En partant pour la Macédoine, je t’ai supplié de rester à Éphèse pour ordonner à certains de ne pas enseigner quelque chose de différent. Que ces personnes mal avisées cessent de porter leur intérêt à des récits de pure invention et à des généalogies interminables. Des préoccupations comme celles-ci font naître des spéculations au lieu de favoriser l’œuvre de Dieu dans la foi (1 Timothée 1.3-4 ; Autre).

Après avoir décrit les faux frères, Paul explique brièvement en quoi consistent leurs fausses doctrines. Il s’agit de mythes, mais l’apôtre ne précise pas lesquelles ni à quoi servent les généalogies. On peut cependant supposer qu’il s’agit de spéculations relatives aux origines et aux descendants des patriarches, dont la liste se trouve dans la Genèse, (Genèse 4–5 ; 9–11) et il semble aussi que les faux-frères font une interprétation allégorique de leurs noms. Ce qui est sûr est que cet enseignement erroné est un syncrétisme religieux qui consiste en un amalgame d’éléments de la loi de Moïse (1 Timothée 1.7) et de certaines formes d’ascétisme (1 Timothée 4.3) issues du paganisme grec.

Une des principales hérésies en vogue au premier siècle consiste à voir l’Église comme la continuation du judaïsme. On sait aussi qu’Éphèse est alors un centre de religions à mystères avec plusieurs temples dédiés à diverses divinités ce qui fait que dans la ville toutes les croyances possibles et imaginables se côtoient. Au premier siècle, les philosophes grecs ont pondu une théorie qui plus tard donnera naissance au gnosticisme. Ils enseignent qu’un dieu originel a donné naissance à des divinités inférieures qui en ont généré d’autres et ainsi de suite. Ces philosophes ne s’opposent pas au christianisme mais l’adaptent à leurs croyances. Pour eux, Jésus est l’une de ces divinités qui descend de la principale. Bien évidemment, ces théories fantaisistes sont aux antipodes de l’enseignement apostolique et créent la zizanie dans l’Église (1 Timothée 6.4 ; 2 Timothée 2.23). Et comme le dit Paul, elles font naître des spéculations au lieu de « favoriser l’œuvre de Dieu dans la foi ». S’inspirant de légendes, les faux frères fabriquent de toutes pièces des histoires à dormir debout qui n’ont strictement rien à voir avec la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ qu’annonce l’apôtre Paul.

Les innombrables religions du monde ont un tronc commun ; elles soulignent les accomplissements humains et enseignent que l’homme peut gagner le salut par ses propres efforts, par des bonnes œuvres et des rites plus ou moins élaborés. Les hérésies que Paul combat dans toutes les églises ont toujours ces composantes. Comme de telles croyances entraînent la malédiction éternelle, il faut les combattre sans ménagement.

Versets 5-6

Je continue le texte.

Le but de cet avertissement est d’éveiller l’amour, un amour venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère. Certains se sont écartés de ces principes et se sont égarés dans des argumentations sans aucune valeur (1 Timothée 1.5-6).

La prédication de la vérité et les mises en garde contre les fausses doctrines ont pour objet d’appeler les hommes à se confier en Jésus-Christ et en lui seul. Le croyant est purifié de ses fautes et reçoit une nature nouvelle ce qui lui permet de manifester les fruits de l’Esprit dont l’amour, qui est une marque du chrétien authentique. « Un cœur pur », c’est-à-dire désintéressé, est nécessaire pour obéir au premier et plus grand commandement de la Loi qui est :

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. Et tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matthieu 22.37, 39).

La seconde condition à remplir afin d’aimer Dieu et autrui est « une bonne conscience », c’est-à-dire une conscience en accord avec l’enseignement des Écritures. Quand Dieu a créé l’homme, il l’a doté de la faculté de pouvoir se juger lui-même, et il a aussi écrit sa loi dans son cœur. Tout homme possède donc une connaissance au moins élémentaire du bien et du mal (Romains 2.14-15). Quand il viole cette norme qui est en lui, sa conscience agit comme un système de sécurité et provoque en lui le sentiment de culpabilité. La honte ou la peur ainsi suscitée sont comme un feu rouge qui l’alerte des menaces qui pèsent contre le bien-être de son âme (comparez Jean 8.7-9 ; 1 Corinthiens 8.10-12 ; Tite 1.15 ; Hébreux 10.22).

À l’inverse, quand un croyant accomplit la volonté de Dieu, il bénéficie de l’approbation divine, d’un sentiment d’assurance, de la paix et de la joie qui sont les fruits d’une bonne conscience.

Au lieu de produire l’amour, les fausses doctrines conduisent à de vains discours, des argumentations sans fin qui créent des tensions entre les paroissiens (1 Timothée 6.4-5) et qui les détournent des responsabilités que Dieu leur a confiées. Paul en est très conscient et veut donc ramener les croyants à l’essentiel : l’amour de Dieu qui s’exprime dans l’amour fraternel, le don de soi aux autres croyants (Jean 13.35 ; 1 Jean 4.7-8).

Mais cet amour sincère et authentique ne peut venir que de « un cœur pur, une bonne conscience et une foi sincère ». Or, les faux frères ont le cœur rempli d’hypocrisie, leur conscience est cautérisée au fer rouge et il y a bien longtemps qu’ils ont fait naufrage par rapport à la foi (1 Timothée 4.2 ; 1.19) ; c’est ce qui explique leurs bavardages futiles et leur activisme inutile et stérile.

Les assemblées chrétiennes doivent s’organiser et se doter de dirigeants spirituels. Qu’elles choisissent une forme de gouvernement d’inspiration épiscopale, presbytérienne ou communautaire n’est pas important si la foi en Jésus-Christ et l’amour pour les autres sont les valeurs dominantes. Dans le cas contraire, ce n’est pas une église mais un club de religion ou de bien-pensants, où l’on se chamaille sans cesse parce que chacun veut avoir raison.

Verset 7

Je continue le texte.

Ils se posent en enseignants de la Loi mais, au fond, ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d’eux-mêmes (1 Timothée 1.7).

Les faux prophètes veulent plus que tout au monde enseigner la Loi, celle de Moïse bien entendu. Seulement leur centre d’intérêt n’est pas la Loi ou le Dieu qui l’a donnée, ni d’être dévoué au service des paroissiens ; ce qu’ils désirent est le prestige dont jouissent les rabbins juif, mais ils le recherchent dans des églises chrétiennes fondées par l’apôtre Paul. Ils sont comme les pharisiens que Jésus a fustigés et auxquels il a dit :

Dans tout ce qu’ils font, ils agissent pour être vus des hommes. Ainsi, les petits coffrets à versets qu’ils portent pendant la prière sont plus grands que ceux des autres, et les franges de leurs manteaux plus longues. Ils affectionnent les meilleures places dans les banquets et les sièges d’honneur dans les synagogues. Ils aiment qu’on les salue sur les places publiques et qu’on les appelle “ Maître ” (Matthieu 23.5-7).

Ces faux-frères orgueilleux ne cherchent pas l’approbation divine mais la louange des hommes (comparez 1 Timothée 6.4) ; leur motivation est l’inverse de ce qu’elle aurait dû être. L’apôtre Jacques écrit :

Mes frères, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement (Jacques 3.1).

Le rôle spirituel d’un prédicateur de la Bonne Nouvelle n’est absolument pas comparable à un mandat politique, où après une campagne vicieuse durant laquelle l’heureux élu a écrasé ses adversaires, il gonfle la poitrine et se remplit les poches sous les applaudissements d’une partie du public béate d’admiration.

Tout au long de son ministère, l’apôtre Paul a pris des coups et il a fini martyr. Être au service de Dieu et demeurer fidèle à sa Parole demande une bonne dose d’humilité, car il faut aussi accepter de passer pour stupide aux yeux des non-croyants. Imaginez ce que pense Monsieur tout le monde de la croyance en une interprétation littérale de la Genèse où il est écrit que Dieu a créé l’univers en six jours de 24 heures ?

Les faux prophètes qui suivent Paul à la trace n’ont pas reçu un appel de Dieu et ne sont pas humbles pour un sou, tant s’en faut. Ils cultivent leur ego en cherchant à occuper une position d’autorité, et parce qu’ils désirent le prestige d’un rabbin juif, ils essaient d’imposer aux églises qu’ils infiltrent, une hérésie légaliste qui prône un salut fait maison au moyen de bonnes œuvres et de rites calqués sur la Loi de Moïse.

Contrairement aux véritables hommes de Dieu, pieux et humbles, comme Paul, Timothée ou Tite, les faux docteurs recherchent la prééminence, le pouvoir et l’argent. Ils n’ont pourtant pas grand-chose à offrir, car selon ce que dit Paul, « ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d’eux-mêmes ».

Le verbe « comprendre » est un participe présent qui exprime une situation permanente. En d’autres mots, ces faux frères ne sont pas en mesure de comprendre la Parole de Dieu. Comme ils n’ont pas accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur, ils ne bénéficient pas de l’assistance du Saint-Esprit, sans lequel les Textes Sacrés demeurent un livre hermétiquement fermé. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit :

L’homme psychique ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu : c’est pure folie pour lui et il ne peut le comprendre ou le saisir, car c’est spirituellement qu’on en juge (1 Corinthiens 2.14 ; Autre).

Non seulement ces faux-jetons ne comprennent rien à rien, mais ils sont sûrs d’eux-mêmes, prétentieux comme s’ils parlaient « ex cathedra », de la part de Dieu. C’est déjà grave d’être ignorant dans le domaine où on prétend vouloir instruire les autres, mais en plus, ces gens sont dogmatiques dans la propagation de leur ignorance.

Depuis le premier siècle, la situation ne s’est pas amélioré d’un iota car dans les églises qui se disent chrétiennes, on trouve de tout mais surtout des tambouilles religieuses qui vous servent un peu de vérité biblique mélangée avec beaucoup de paganisme, le tout enrobé dans la tradition humaine.

Verset 8

Je continue le texte.

Nous savons que la Loi est bonne, mais à condition d’être utilisée en accord avec son but (1 Timothée 1.8).

Après avoir sévèrement condamné les faux frères qui se posent en enseignants de la Loi et qui abordent des sujets qui les dépassent, l’apôtre ne veut surtout pas que ceux qui liront cette lettre se méprennent sur la valeur de la Loi, voilà pourquoi il s’empresse d’ajouter que « la Loi est bonne ». Et aux Romains, il écrit :

La Loi est sainte, et le commandement, saint, juste et bon (Romains 7.12).

La valeur de la Loi vient du fait qu’elle reflète la volonté de Dieu pour l’homme. Elle est bonne à condition d’en faire bon usage et c’est bien là que se situe l’une des erreurs doctrinales qui menacent l’église d’Éphèse. L’apôtre a déjà mentionné l’influence néfaste des religions à mystères, de l’idolâtrie qui abonde partout, et les extrapolations fantaisistes que les mystiques du judaïsme tirent des généalogies de l’Ancien Testament.

Maintenant, il va parler des dangers du légaliste juif qui dit et enseigne qu’en obéissant à la Loi, l’homme peut gagner son salut et devenir juste devant Dieu. Aveuglés par l’orgueil, les faux docteurs utilisent la Loi à mauvais escient. Ils croient qu’elle est le moyen de satisfaire la justice divine en essayant de lui obéir. Mais la Loi n’a pas été donnée dans ce but (Romains 3.20, 28 ; Galates 2.16 ; 311) qui est, au contraire de montrer à l’homme son état de pécheur et donc son besoin d’un Sauveur (Romains 3.19 ; Galates 3.24).

La Loi m’oblige à reconnaître que j’ai enfreint les commandements de Dieu. Étant déclaré coupable, je suis sous son jugement. Sous le régime de la Loi, le meilleur des êtres humains est irrémédiablement condamné. Par contre, sous le régime de la grâce, le pire des malfrats est sauvé s’il place sa confiance en Jésus-Christ. Un pécheur ne peut pas obtenir le salut par ses bonnes œuvres parce qu’il n’a pas la capacité d’accomplir une action quelconque qui, mesurée avec l’étalon de la perfection divine, soit absolument droite et juste. Il est tout simplement impossible à un homme de faire une bonne action qui soit totalement dénué d’intérêt personnel. Par contre, quand Jésus a donné sa vie sur la croix, il n’y avait pas en lui la moindre parcelle d’égotisme car son sacrifice était totalement désintéressé.

Nul ne peut gagner le ciel en pratiquant des bonnes œuvres ou en suivant des rites. Par contre, celui qui a la foi en Jésus-Christ est capable de plaire à Dieu. Je ne peux acquérir le salut par mes bonnes actions, mais je suis sauvé afin de faire des bonnes œuvres pour Dieu. Aux Éphésiens, Paul écrit :

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec le Christ, Jésus, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions (Éphésiens 2.8-10).

Suivre la Loi permet une vie morale excellente ce qui est une conduite très honorable. Cependant, elle ne peut pas pourvoir à mon salut parce que quand je cherche à lui obéir, chaque fois que je la transgresse, elle révéle le péché qui est moi.