Chapitre 1

Introduction

Parmi les différents types de lettre que je pourrais écrire, il y a celle qui consiste à poser des principes moraux, à établir des règles de conduite, et à dicter à quelqu’un le comportement qu’il doit adopter en toutes circonstances. Je pense que vous êtes en train de vous dire que si c’est à un de mes gosses que j’envoie cette lettre, à l’extrême rigueur elle passera, mais que si vous recevez une telle missive de n’importe qui, elle sera mal venue. Eh bien il se trouve que le Nouveau Testament comprend quatre lettres qui sont à peu près ainsi conçues, et depuis le 18e siècle, trois d’entre elles sont appelées « lettres pastorales ». Il s’agit des trois épîtres que l’apôtre Paul adresse, deux à Timothée et une à Tite. Avec celle qu’il écrit à son ami Philémon, ce sont les seules qui n’ont pas été envoyées à une église mais à des individus.

Concernant l’auteur, il ne fait aucun doute que c’est l’apôtre Paul qui a écrit ces épîtres bien que certains critiques modernes prennent un malin plaisir à mettre en doute les affirmations pourtant claires de l’Écriture. Sans raison vraiment valable, ils choisissent d’ignorer aussi bien le témoignage des lettres elles-mêmes (1 Timothée 1.1 ; 2 Timothée 1.1 ; Tite 1.1) que celui de l’Église primitive qui accepte et reconnaît comme inspirées de Dieu les « lettres pastorales » au même titre que toutes les autres épîtres de Paul. Plusieurs Pères de l’Église du 2e siècle comme saint Ignace, Polycarpe et Clément de Rome citent les « Pastorales », et elles sont incluses dans le canon du Nouveau Testament qui est établi à la fin du second siècle.

Au 3e siècle, Origène, Clément d’Alexandrie et Tertullien citent des passages de ces trois lettres et les attribuent à Paul. Et puis Eusèbe, écrivain grec chrétien considéré comme le père de l’histoire religieuse, les inclut parmi les écrits authentiques de l’apôtre Paul.

Ces lettres sont dites pastorales parce qu’elles s’adressent à des pasteurs, à Timothée et Tite, afin de les aider à diriger l’assemblée dont ils ont la charge. Ces deux hommes sont de proches collaborateurs de l’apôtre, des amis même car ils ont combattu et souffert ensemble pour répandre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans l’Empire romain.

Timothée est né d’un père grec et d’une mère juive (Actes 16.1). Il n’est pas dit que son père est chrétien, mais Eunice, sa mère, et Loïs, sa grand-mère, sont toutes deux connues pour leur foi sincère (Actes 16.1 et 2 Timothée 1.5). Timothée habite Lystre, dans la colonie romaine de Lyaconie en Asie Mineure, la Turquie actuelle. Paul a probablement fait sa connaissance pendant son premier voyage missionnaire (Actes 14.6).

Depuis sa jeunesse, Timothée connaît bien l’Ancien Testament et a foi en l’Éternel. Il est quasi certain que Paul lui a expliqué que Jésus est le Messie et donc l’accomplissement des promesses de l’Ancien Testament, puis en a fait un disciple du Christ. C’est ainsi que l’apôtre devient son père spirituel, l’appelant « son véritable enfant dans la foi » (1 Timothée 1.2) et « son cher enfant » (2 Timothée 1.2 ; Philippiens 2.22).

Timothée est vite reconnu comme un candidat prometteur pour exercer un ministère chrétien (1 Timothée 1.18 ; 4.14 ; 2 Timothée 4.5). Lors de son second voyage missionnaire, Paul le prend comme compagnon de route et il devient l’un des associés les plus fidèles de l’apôtre ainsi que son messager. Il va même jusqu’à représenter Paul lui-même, et devenir son double en quelque sorte.

Dans les salutations de six de ses épîtres, l’apôtre mentionne Timothée (2 Corinthiens ; Philippiens ; Colossiens ; 1 Thessaloniciens ; 2 Thessaloniciens ; Philémon). Ce jeune homme est devenu si cher au cœur de Paul que dans sa dernière lettre, il lui demande de façon très touchante, de venir le rejoindre pendant les derniers jours qu’il lui reste à vivre avant son exécution (2 Timothée 1.4 ; 4.9, 21).

Il semble que par nature, Timothée soit quelque peu passif, réservé, et facilement intimidé (2 Timothée 1.7) ; c’est ce qui explique pourquoi Paul l’exhorte souvent à passer à l’action (1 Timothée 1.3 ; 4.11 ; 5.7 ; 6.2 ; 2 Timothée 3.14 ; 4.2, 5). Rien, pas même sa jeunesse, ne doit faire obstacle à l’accomplissement de ses tâches pastorales (2 Timothée 2.1-7 ; 4.5). Comme un soldat fidèle, Timothée doit livrer le bon combat (1 Timothée 1.18 ; 6.12), défendre et propager la Bonne Nouvelle avec zèle et en utilisant tous ses dons (1 Timothée 4.14 ; 2 Timothée 1.6).

Les trois lettres pastorales ont de nombreux points communs ; je cite les principaux : elles contiennent des instructions concernant les responsables d’Église, le comportement des personnes âgées, des femmes, des jeunes gens et des esclaves. De plus, les faux enseignements que Paul y dénonce sont aussi très semblables. Cependant, les circonstances de rédaction de ces lettres sont différentes d’où la nécessité de les étudier individuellement.

Ces trois lettres comportent deux thèmes principaux : d’une part la doctrine chrétienne, et d’autre part, le comportement juste du croyant. Les membres d’une assemblée se réunissent autour d’une même confession de foi qui les unit, et du même Dieu qu’ils adorent, mais c’est leur façon de vivre qui est importante, car dans leurs activités quotidiennes, ils doivent se faire remarquer par leurs bonnes œuvres. Tous ceux qui font confiance à Jésus-Christ sont censés mener leur vie et servir Dieu conformément à l’enseignement des Écritures. Dans sa première épître à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

En partant pour la Macédoine, je t’ai encouragé à demeurer à Éphèse pour avertir certains de ne pas enseigner de doctrines étrangères à la foi. – Je t’écris afin que, si ma venue devait être retardée, tu saches, en attendant, comment on doit se comporter dans la famille de Dieu, c’est-à-dire dans l’Église du Dieu vivant. Cette Église est une colonne qui proclame la vérité, un lieu où elle est fermement établie (1 Timothée 1.3 ; 3.15).

Dans toutes ses épîtres, Paul insiste souvent sur la vérité qui vient de Dieu et la doctrine de la foi. Il faut dire que tout au long de son ministère, il est constamment confronté à de faux enseignements qui émanent de prophètes de mensonge.

Les hérésies qui menacent l’Église et auxquelles Paul fait allusion dans les trois « pastorales » ont plusieurs points communs. Premièrement, elles portent un trop grand intérêt à la Loi de Moïse et aux généalogies des patriarches (1 Timothée 1.4 ; Tite 3.9) ce qui montre qu’elles sont ancrées dans le judaïsme. Deuxièmement, ces hérésies révèlent l’influence grecque. En effet, on trouve un mépris de la matière et du corps avec des tendances ascétiques dirigées contre le mariage et certains aliments (1 Timothée 4.3), ainsi que le rejet de la résurrection corporelle du Christ, ce qui est beaucoup plus grave (2 Timothée 2.18).

De plus, et bien que ce soit une pure illusion, ces faux apôtres se vantent de posséder une connaissance supérieure mystique (1 Timothée 6.20). Comme on pouvait s’y attendre, leur influence néfaste provoque des divisions et des jalousies (1 Timothée 6.4-5 ; Tite 1.10), et elles ont un gros impact sur certaines femmes de caractère faible (2 Timothée 3.6-7). Et puis bien sûr, ces faux-frères cherchent à se remplir les poches (1 Timothée 6.5, 10 ; Tite 1.11)

Dans les épîtres pastorales, les deux thèmes principaux que j’ai mentionnés, la doctrine et le comportement individuel, en recouvrent d’autres qui sont peut-être secondaires mais tout aussi importants, comme l’organisation d’une assemblée chrétienne, le choix de ses dirigeants, leurs responsabilités, le rôle de l’Église dans la société, ou encore les faux enseignements dont je viens de parler. Pour qu’une Église fonctionne de manière efficace, il est nécessaire que les conducteurs répondent à un certain profil spirituel et moral afin de montrer l’exemple et de pouvoir remplir correctement leur fonction.

À la lecture des épîtres pastorales, on découvre que selon le cas et en fonction du degré de spiritualité des membres d’une église, il existe trois façons différentes de l’organiser et de la gouverner.

Dans la forme épiscopale, un homme est à la tête d’une ou de multiples assemblées. Dans l’Église catholique romaine, c’est le pape assisté des prélats qui décide tout, et dans les Églises orthodoxes c’est un patriarche. Ces leaders dirigent des églises mais sans faire partie d’aucune. Cette structure très hiérarchisée a pour modèle l’Empire romain qui est sous la coupe d’un homme fort : le César de service.

Une autre forme d’organisation ecclésiastique est dite presbytérienne. Dans ce type de gouvernement, ce sont les paroissiens qui en votant choisissent un certain nombre de leurs membres pour les représenter. Ces élus forment le « Conseil des Anciens ». Ils prennent toutes les décisions relatives au fonctionnement de l’église sans consulter les membres.

La troisième façon de structurer et d’organiser une église est dite « communautaire » ; c’est l’opposée de la forme épiscopale. Dans ce type de gouvernement, ce sont les membres qui contrôlent tout et prennent ensemble en votant, les décisions relatives à la marche de leur église.

Ces trois différentes manières d’opérer ont chacune leurs mérites mais surtout des problèmes parce qu’elles sont dirigées par des hommes faillibles. À la tête de toute organisation humaine, on retrouve tous les vices humains, car ceux qui occupent une position d’autorité sont facilement tentés d’abuser de leur pouvoir. Au lieu de faire leur devoir et d’assumer les responsabilités de leur fonction, ils agissent trop souvent pour leur propre compte ; c’est là le fond du problème, un problème qui saute aux yeux en politique et qui apparaît clairement dans le monde des affaires, mais aussi en matière religieuse.

La qualité des dirigeants est donc plus importante que le type de gouvernement et l’apôtre Paul n’accorde pas son suffrage à l’une ou à l’autre manière d’organiser une assemblée locale. Pour lui, l’important est que ceux qui dirigent soient des hommes spirituels qui se soumettent au Saint-Esprit et se laissent conduire par lui. Bien sûr, les responsables d’une église doivent être des personnes capables et des meneurs d’hommes, mais aussi et surtout, des exemples dignes d’être suivis.

Dans les épîtres pastorales, Paul met l’accent sur deux aspects du leader spirituel : c’est un homme de foi, et il est motivé par l’amour pour les autres. Les responsables d’une assemblée locale n’ont pas d’autorité propre car c’est Jésus-Christ qui est la tête et le chef de l’Église, et c’est le Saint-Esprit qui guide et donne la direction à suivre. Le dirigeant ne doit donc pas se mettre en avant car il est avant tout un serviteur dévoué au service des autres.

J’ai personnellement connu et fréquenté plusieurs églises qui fonctionnent selon le modèle communautaire où tout est décidé par les membres soit à bulletins secrets soit à mains levées. Je sais aussi par expérience que parfois quand les membres du conseil se réunissent, ils passent trop souvent leur temps à couper les cheveux en quatre au sujet de détails insignifiants qui n’ont strictement rien à voir avec la marche spirituelle de l’église, mais qui importent énormément à l’un des responsables qui est têtu comme une mule ou qui veut absolument avoir raison. Puisque c’est Jésus-Christ le Seigneur, ceux qui dirigent une assemblée doivent chercher à faire sa volonté et non pas la leur. Une fois, Jésus a dit à ses disciples :

Pourquoi m’appelez-vous “ Seigneur ! Seigneur ! ” alors que vous n’accomplissez pas ce que je vous commande ? (Luc 6.46).

N’importe laquelle des trois structures et formes de gouvernement que j’ai citées fonctionne efficacement si ceux qui ont une position d’autorité sont réellement des hommes de foi, dévoués, soumis au Saint-Esprit, et qui font passer leurs petits intérêts personnels après ceux des autres et de l’église en général. Mais si ces responsables ne sont pas dignes de leur fonction, ils sont comme des grains de sable dans des rouages.

De nos jours, quand des croyants décident de créer une nouvelle assemblée, ils commencent généralement par se réunir dans une maison, comme les chrétiens du premier siècle. Ensuite et s’ils sont suffisamment nombreux, ils louent une salle communale. Finalement, ils achètent un bâtiment ou font construire.

La première fois que Paul se rend à Éphèse, il commence à prêcher dans la synagogue de la ville, mais après s’être fait jeter, il utilise une école appartenant à un dénommé Tyrannus (Actes 19.9). Cet homme n’est pas un dinosaure bien que ce mot veuille dire « tyran ». Un auteur contemporain intrigué par ce nom curieux (F. F. Bruce) demande avec humour si c’est bien là son vrai nom ou plutôt le sobriquet que lui ont donné ses élèves ! En tout cas, cet homme qui est soit un philosophe, soit un spécialiste de la loi de Moïse, permet à l’apôtre Paul d’utiliser ses locaux ce qui fait de lui quelqu’un de tout à fait honorable malgré son nom.

Paul a fondé des assemblées locales mais il n’a pas construit de bâtiments dominés par un clocher avec des vitraux pour fenêtres. Selon l’enseignement du Nouveau Testament, ce sont ceux qui ont une foi personnelle en Jésus-Christ qui constituent l’Église.

Cela dit, il faut faire la distinction entre, d’une part, l’Église universelle qui est le corps du Christ, et qui rassemble tous ceux qui croient en lui dans le monde entier où qu’ils habitent et quelque soit leur culture. Et d’autre part, il y a les assemblées locales qui sont fréquentées par les croyants d’un même secteur ou qui ont les mêmes affinités sur certains points secondaires par rapport à la foi chrétienne.

Les voyages missionnaires de Paul que nous rapporte le livre des Actes ont lieu entre l’an 48 et 56 de notre ère. De l’an 56 à 60, Paul passe d’un tribunal romain à un autre, pour finalement échouer à Rome. Pendant deux ans, de l’an 61 à 63 il est en résidence surveillée mais libre de recevoir qui il veut. Dans le récit des Actes, l’auteur, Luc, rapporte qu’il n’existe aucun motif d’accusation valable qui peut être porté contre l’apôtre. D’ailleurs, le proconsul romain Porcius Festus et le roi Hérode Agrippa II reconnurent l’un et l’autre l’innocence de l’apôtre. À la fin du livre des Actes, Paul est toujours captif de Rome. Cependant, tout porte à croire que conformément à son pressentiment (Philippiens 1.19, 25-26 ; 2.24 ; Philémon 22), il est éventuellement acquitté des charges mensongères qui pèsent sur lui, une libération qui a lieu en l’an 63. Aussitôt libre, l’apôtre reprend son bâton de pèlerin pour visiter les églises qu’il avait fondées, et pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ sous de nouveaux horizons (la Crète, l’Espagne). Ces événements ayant lieu après la rédaction du livre des Actes, on ne les trouve pas sous la plume de Luc.

Dès le début de ses nouvelles pérégrinations, l’apôtre est accompagné de Timothée ou de Tite, ou des deux, puisqu’il laisse le premier à Éphèse et le second en Crète. Plus tard, il écrit deux lettres à Timothée et une lettre à Tite, qui font partie du canon du Nouveau Testament.

Si Paul se rend à Éphèse dès sa sortie de prison, c’est pour affronter les faux apôtres qui jettent le trouble dans l’Église (1 Timothée 1.19-20). Quand il quitte la ville pour aller dans la Macédoine en Grèce, il laisse Timothée sur place afin qu’il continue la lutte contre les hérétiques. Il espère alors ne pas être absent très longtemps, mais arrivé dans la ville de Philippes qui est proche de la mer Égée, il réalise que son séjour va se prolonger. Alors pendant l’été 65, il rédige sa première lettre à Timothée pour deux raisons principales :

Premièrement, pour lui donner des instructions précises lui permettant de gérer convenablement l’église d’Éphèse. Il lui dit comment les croyants doivent se comporter (1 Timothée 3.15), comment il doit enseigner (1 Timothée 4.11, 16 ; 6.2), encourager (1 Timothée 4.13), diriger le culte public (1 Timothée 2.1-12) et choisir ses collaborateurs (1 Timothée 3.1-13 ; 5.19-25).

Deuxièmement, sachant que Timothée est en butte à de fortes oppositions et donc que son ministère et ses initiatives sont contestés, l’apôtre veut lui donner un ordre de mission officiel afin de justifier son action et surtout ses interventions correctives (1 Timothée 1.3-4 ; 2.11-12 ; 4.6 ; 5.20). Cette première lettre est ainsi la preuve que Timothée bénéficie du soutien inconditionnel de Paul.

Mais cette lettre nous donne aussi d’autres informations intéressantes. En effet, on constate entre autres qu’en peu d’années, la structure des églises locales a évolué. Bien que la prière publique reste l’apanage de tous, hommes et femmes (1 Timothée 2.1-2, 8), à côté de la prière spontanée, il existe maintenant des formulations plus élaborées, des cantiques et des confessions de foi (1 Timothée 1.17 ; 3.16 ; 6.15-16 ;  2 Timothée 2.11-13).

D’autre part, bien qu’il y ait toujours plusieurs responsables assistés de diacres (Philippiens 1.1), au fil du temps, les conditions de leur nomination et leurs fonctions se sont précisées puisqu’ils doivent dorénavant passer par un stage probatoire et remplir des qualifications strictes. Par ailleurs, on assiste à une certaine spécialisation, car les dirigeants doivent être en mesure d’encourager les membres de l’église, capables d’enseigner, et de réfuter les contradicteurs (Tite 1.9). De plus, certains d’entre eux se consacrent davantage à la prédication, une fonction pour laquelle ils sont rémunérés (1 Timothée 5.17). En effet, avec le temps, l’enseignement a pris beaucoup d’importance ce qui se remarque dans les épîtres pastorales puisqu’on y trouve 20 fois le mot « Parole » et 15 fois celui pour « enseignement ».

Si Paul insiste tant, c’est parce qu’il faut non seulement enseigner la vérité à la nouvelle génération de croyants, mais aussi lutter contre les hérésies qui essaient de se greffer sur la saine doctrine. Paul a toujours dû lutter contre des fauteurs de trouble, car quand Dieu fait une œuvre, le diable le suit de très près.

Le ministère de Paul se termine abruptement suite à la persécution déclenchée par l’empereur Néron. Il est à nouveau emprisonné et sachant que cette fois-ci il sera exécuté, il écrit une seconde lettre à Timothée qui est aussi sa dernière. Environ 30 ans après la mort de l’apôtre, Clément de Rome écrit aux Corinthiens, et parlant de l’apôtre, il dit :

Après avoir prêché à l’Est et à l’Ouest, Paul avait acquis l’illustre réputation due à sa foi, ayant enseigné ce qui est juste au monde entier et étant allé jusqu’à sa limite occidentale, et il souffrit le martyre sous les préfets.

L’approbation de Dieu sur un homme et son ministère ne veut pas dire qu’il aura une retraite dorée et qu’il pourra se la couler douce au bord de la plage. Pour l’apôtre Paul, donner sa vie pour la cause du Christ est la plus grande récompense que Dieu pouvait lui accorder.