Les études

16 juin 2022

#02 On détourne les Galates de l’unique bonne nouvelle (Galates 1.8-2.2)

Paul passe sans transition au sujet qui le préoccupe et il est brutal parce que les Galates se sont laissés séduire par un faux évangile. Les Judaïsants ne s’opposaient pas à la foi en Jésus-Christ mais ils enseignaient que c’était insuffisant pour procurer le salut, et qu’il fallait aussi mettre en pratique la Loi. Mais quiconque se détourne du véritable Évangile ou le dénature, abandonne Dieu, se soustrait de sa grâce et tombe sous la malédiction de la Loi.

Le premier souci de l’apôtre Paul était de conserver la pureté de l’Évangile tel qu’il l’avait reçu de Jésus-Christ lui-même. Rien ni personne ne devait l’altérer.

Même si nous ou un ange du ciel vous annonçait un message différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Je l’ai déjà dit et je le répète maintenant : si quelqu’un vous prêche un autre message, qu’il soit maudit ! (Galates 1.8-9).

Paul ne mâche pas ses mots et il n’a pas peur de choquer. D’ailleurs, parlant des Judaïsants, il dit aux Corinthiens ;

Ces hommes-là sont de faux apôtres déguisés en apôtres du Christ, ce qui n’est pas étonnant puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière ? (2Corinthiens 11.13-14).

En imposant aux Galates les rites de la Loi, les Judaïsants les mènent par le bout du nez. Cette prise de pouvoir sur eux n’est jamais qu’une forme d’expression de l’orgueil humain qui se retrouve dans toutes les religions.

Que croyez-vous ? Que je cherche la faveur des hommes ou celle de Dieu ? Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. (Galates 1.10).

Les Judaïsants dénigrent Paul en disant qu’il cherche à se concilier la faveur des païens en annonçant un salut qui n’implique pas le respect de la Loi. Mais en réalité, l’apôtre ne fait qu’obéir au mandat qu’il a reçu du Christ. Aux Thessaloniciens, il écrit :

Notre prédication ne s’inspire pas de motifs impurs et nous annonçons l’Évangile non pour plaire aux hommes mais à Dieu qui juge nos cœurs (1Thessaloniciens 2.3-4).

Après avoir affirmé qu’il est au service du Christ, Paul défend le message qu’il prêche.

Sachez, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé n’est pas une idée humaine car personne ne me l’a enseigné ; c’est Jésus-Christ lui-même qui me l’a révélé. Vous connaissez ma conduite passée et vous savez avec quel fanatisme je persécutais l’Église de Dieu. Dans la pratique du judaïsme, j’allais plus loin et j’étais bien plus zélé pour les traditions de mes ancêtres que la plupart de ma génération (Galates 1.11-14).

Le judaïsme est le système légal juif qui prône la justice personnelle par les œuvres. En tant que Pharisien et afin d’être constamment en état de pureté rituelle, Paul obéissait à la lettre aux interprétations rabbiniques de l’Ancien Testament et à une longue liste de préceptes appelée « la tradition des Anciens ». Sa conversion et son appel au ministère furent foudroyants suite à une révélation de Jésus-Christ et donc sans aucune intervention humaine.

Dieu m’avait mis à part dès avant ma naissance, et dans sa grâce il m’a appelé à le connaître. Aussi, dès qu’il m’a révélé son Fils pour que je l’annonce aux non-Juifs, je n’ai consulté personne. Je ne me suis pas rendu à Jérusalem pour rencontrer les apôtres mais je suis allé en Arabie, puis je suis retourné à Damas ((Galates 1.15-17).

C’est Dieu qui a pris l’initiative à l’égard de Paul. Il l’a choisi, appelé et il s’est révélé à lui. Ses efforts et ses mérites, bons ou mauvais, n’ont eu aucune influence sur la décision divine. Une fois converti, Paul est allé dans le désert pour une retraite de préparation à son ministère.

Trois ans plus tard je me rendais à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre chez qui je suis resté quinze jours. À part Jacques, le frère du Seigneur, je n’ai rencontré aucun autre apôtre. Dieu est témoin que je ne mens pas (Galates 1.18-20).

Paul n’a pas cherché l’approbation des apôtres choisis par Jésus mais seulement à faire leur connaissance. Selon le livre des Actes, il s’est tout de suite mis à prêcher. Les Juifs ont voulu le tuer et il a dû s’enfuir, un scénario qui allait faire partie de son mode de vie habituel.

Ensuite je me suis rendu dans les districts de la Syrie et de la Cilicie. Les Chrétiens de la Judée ne me connaissaient pas personnellement mais on leur avait dit : “ Celui qui nous persécutait, prêche maintenant la foi qu’il voulait détruire. ” Et ils louaient Dieu à mon sujet (Galates 1.21-24).

Paul est allé dans sa région natale dans le centre sud de la Turquie actuelle où il a prêché l’Évangile sans avoir de lien avec les croyants de Jérusalem, qui d’ailleurs ne le connaissaient pas. Puis Paul et Barnabas œuvrent ensemble dans la ville d’Antioche avant de se rendre au concile de Jérusalem où s’est décidé ce qu’est le véritable Évangile. Paul raconte tout ça et la suite pour montrer que son apostolat est indépendant de toute influence humaine, même de celle des apôtres choisis par Jésus. Mais il lui faut aussi contrer les Judaïsants qui le discréditent, disant qu’il est en désaccord avec les apôtres. C’est pourquoi dans le chapitre 2 il continue à défendre le ministère que le Seigneur lui a donné et dit :

Quatorze ans plus tard et suite à une révélation, je suis remonté à Jérusalem avec Barnabas et Tite. J’ai exposé l’Évangile que j’annonce aux non-Juifs, aux dirigeants les plus considérés car je ne voulais pas que mon œuvre soit compromise (Galates 2.1-2).

Paul désirait l’accord officiel des autres apôtres pour ne pas que leur autorité soit utilisée par les Judaïsants contre lui et ainsi miner son ministère.

févr. 07 2023

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