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11 déc. 2024

Philippiens 2.12-14

Chapitre 2

Introduction

De nos jours, les gens et les jeunes en particulier, font des efforts considérables pour se distinguer et pour paraître. Je suis ébahi par la façon très particulière de s’habiller tout en noir des gothiques, par ceux qui portent des tatouages quelques fois fort élaborés, des boucles, des anneaux, des épinglettes qui percent différentes parties du corps, ou encore par ceux qui se baladent avec des cheveux teints aux couleurs de l’arc-en-ciel, ou en rouge ou en vert foncé par exemple.

Personne cependant n’essaie de se différencier de la masse en manifestant les traits de caractère de Jésus qui sont la douceur et l’humilité de cœur. Que c’est dommage ! Par contre, c’est l’objectif principal de l’apôtre Paul qui écrit à ses amis Philippiens :

Ayez-en vous la pensée qui était en Christ-Jésus (Philippiens 2.5).

C’est bien plus qu’une simple imitation ou une attitude habituelle qu’on décide d’adopter, car seule l’action du Saint-Esprit dans la vie du croyant peut engendrer en lui l’humilité obéissante qui est la marque du Christ sur terre. Cet état d’esprit de Jésus est illustré par trois personnes : l’apôtre Paul bien sûr, mais aussi son disciple Timothée, ainsi que Épaphrodite l’un des pasteurs de l’église de Philippes.

Verset 12

Je continue à lire dans le second chapitre de l’épître aux Philippiens.

Ainsi mes chers amis, comme vous avez toujours été obéissants, faites donc fructifier votre salut, avec crainte et respect, non seulement quand je suis présent, mais bien plus maintenant que je suis absent (Philippiens 2.12).

Ce passage est le principal fer de lance du mouvement piétiste issu de l’église luthérienne allemande, qui met l’accent sur la nécessité de la piété personnelle et du sentiment religieux. En son temps, Bâle en Suisse est l’un des hauts lieux du mouvement piétiste. (Comparez Exode 14.13-14 ; 1Rois 8.56-60 ; 2Pierre 1.3-4 ; Galates 2.20.)

Tout comme Jésus-Christ a obéi à son Père en tout point jusqu’à mourir sur la croix, de même les Philippiens doivent obéir à Dieu en suivant les exhortations de l’apôtre, leur guide spirituel.

Le salut est un don de Dieu, mais le croyant est responsable de le travailler comme une terre féconde pour lui faire porter beaucoup de fruits (Jean 15.8). En effet, le croyant ne doit pas considérer sa rédemption avec complaisance, mais doit la mettre en valeur dans un esprit de crainte respectueuse de celui qui a conscience de vivre sous le saint regard de Dieu et qui devra un jour lui rendre des comptes.

Cela signifie mener une vie digne de la personne du Christ en pratiquant les vertus chrétiennes.

Paul exhorte donc les Philippiens, entre autres de régler les problèmes d’orgueil et d’égoïsme qui minent et divisent certains membres de l’église. Ils doivent agir les uns envers les autres avec le même état d’esprit que Jésus qui est humble et entièrement soumis à son Père. Paul est très directif, mais ses paroles sont tempérées par la tendresse sincère qu’il éprouve et qu’il exprime envers ces croyants.

Verset 13

Je continue le texte.

Car c’est Dieu lui-même qui agit en vous, pour produire à la fois le vouloir et le faire selon la bonne volonté (Philippiens 2.13).

Le mouvement piétiste envisageait aussi la vie chrétienne comme un perfectionnement constant et un état perpétuel de quiétude et d’union avec Dieu, une sorte de nirvana chrétien. Comparez Exode 14.15-16 ; 1Rois 8.61 ; 2Pierre 1.5-10 ; Colossiens 1.28-29 ; 1Corinthiens 15.10 ; Jacques 2.17 ; 4.17.)

Le mot traduit par « produire » signifie « stimuler, rendre capable et désireux ». C’est le Dieu souverain qui agit dans le croyant au niveau de sa volonté et des bonnes œuvres qu’il accomplit, mais il n’est pas un automate puisqu’il doit constamment participer à l’action du Saint Esprit en lui. La dynamique de ce partenariat, de cette collaboration entre l’homme et son Créateur est à un niveau de compréhension qui ne nous est pas accessible. Nous devons l’accepter par la foi sur la base de l’enseignement des Écritures. Jean rapporte que Jésus a dit la même chose que l’apôtre Paul. Je le cite :

Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul, sans demeurer attaché au cep. Il en est de même pour vous : si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit (Jean 15.4).

Le salut est un don gratuit qui ne se mérite en aucune manière ; on l’obtient par la foi plus rien d’autre parce que Dieu n’accepte aucune œuvre et aucun rite humains. Mais celui qui place sa confiance en Jésus doit le prouver en manifestant sa foi par des bonnes œuvres. L’apôtre Jacques écrit :

Il en est ainsi de la foi : si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte. Mais quelqu’un dira : — L’un a la foi, l’autre les actes. — Eh bien ! Montre-moi ta foi sans les actes, et je te montrerai ma foi par mes actes (Jacques 2.17-18).

Et Jean Calvin a dit : « La foi seule sauve, mais la foi qui sauve ne demeure pas seule. » Si quelqu’un dit avoir la foi, il n’est pas possible de lire dans son cœur pour voir si c’est vrai ; tout ce qu’on peut faire est de constater s’il accomplit ou pas les œuvres de la foi. Se balader en homme-sandwich placardé d’une confession de foi, ne prouve pas que je suis croyant; ce sont mes actions qui doivent le montrer. Par ailleurs, le plus important n’est pas l’action en elle-même, mais l’esprit dans lequel on agit.

Verset 14

Je continue le texte.

Faites tout sans ronchonner et sans contestations (Philippiens 2.14 ; comparez Jacques 5.9; 1 Pierre 4.9).

Le mot traduit par « contestations » est un terme juridique qui signifie « plaider devant un tribunal ».

Quand l’apôtre écrit ces lignes, il a probablement à l’esprit l’attitude pourrie des Israélites qui dans le désert, se lamentaient, se plaignaient de leur sort et murmuraient sans cesse contre Dieu et Moïse (Nombres 14.2-4 ; Psaumes 78.40-41 ; 1Corinthiens 10.9-10). Paul les utilise ici en contre-exemple.

Verset 15

Je continue.

Faites tout sans ronchonner et sans contestations pour être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans tache au sein d’une humanité corrompue et perverse. Dans cette humanité, vous brillez comme des flambeaux dans le monde, en portant la Parole de vie (Philippiens 2.15).

Ici encore, Paul pense aux Israélites que Moïse dans son cantique qualifie de « race perverse et retorse » (Deutéronome 32.5). Être enfant de Dieu est un privilège qui comporte la responsabilité de se comporter d’une manière irréprochable. Les Philippiens doivent donc mettre de l’ordre dans leur assemblée et régler les conflits entre personnes afin de pouvoir être de bons témoins de la grâce de Dieu dans leur ville, qui comme notre génération, est caractérisée par la corruption et la perversité.

La vie et la lumière sont des associés étroits ; le croyant qui répand autour de lui la Parole de vie est un flambeau qui brille de ses mille feux. L’une de ses tâches est d’être un luminaire spirituel qui émet la vérité de Dieu autour de lui, dans sont milieu autrement rempli de ténèbres.

Quand par une nuit claire je lève les yeux vers le ciel, je suis toujours impressionné par le tapis d’étoiles qui scintillent. Quand du haut des cieux Dieu baisse les regards vers ce monde où le mal est roi, il voit et regarde tous ceux qui lui appartiennent comme des petits lampions.

Verset 16

Je continue le texte.

Ainsi, lorsque viendra le jour du Christ, vous serez mon titre de gloire, la preuve que je n’aurai pas couru pour rien et que ma peine n’aura pas été inutile (Philippiens 2.16 ; comparez 1 Thessaloniciens 4.13-18).

Le mot pour « peine » signifie « un labeur qui va jusqu’à l’épuisement complet ».

L’apôtre se compare à un athlète qui lutte et fournit de gros efforts pour gagner la course, mais il adopte toujours une perspective éternelle. Ici, il anticipe déjà la joie qui sera sienne quand il comparaîtra devant Jésus-Christ pour recevoir la récompense de son travail. Plus loin dans l’épître, il appelle les Philippiens « ma joie et ma couronne » (Philippiens 4.1).

Verset 17

Je continue le texte.

Et même si je dois m’offrir comme une libation pour accompagner le sacrifice que vous offrez à Dieu, c’est-à-dire le service de votre foi, je m’en réjouis et je me réjouis avec vous tous (Philippiens 2.17).

La libation était pratiquée par tous les peuples anciens. C’est un acte rituel par lequel l’adorateur répand un liquide soit au pied de l’autel, soit sur le sacrifice immolé à la divinité. C’était de l’eau, du miel, mais le plus souvent du vin. Jacob, petit-fils d’Abraham, est le premier homme mentionné dans les Écritures à faire ce geste (Genèse 35.14). Contrairement à la plupart des sacrifices, la libation n’est pas une offrande pour le péché, mais un acte par lequel l’adorateur fait don de soi à son dieu ou son idole.

Ce passage de l’épître aux Philippiens montre une fois encore le haut degré de consécration de l’apôtre Paul. Il est le type d’homme qui est vraiment animé par l’Esprit de Christ ; il est l’exemple de ce qu’un vrai croyant doit être et faire. Vivre ou mourir n’a aucune espèce d’importance pour Paul parce que son seul désir est de servir Dieu sans retenue. Il est prêt à tout donner et à s’offrir en sacrifice, que ce soit en vivant ou en mourant, afin de faire avancer le message de la Bonne Nouvelle et d’honorer ainsi le Christ son Maître. On a lu qu’il a déjà dit :

Maintenant comme toujours Christ sera exalté dans mon corps, avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; car pour moi vivre, c’est Christ, et mourir est un gain (Philippiens 1.20-21).

Et dans son épître aux Romains, il écrit :

Aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même. Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, que nous vivions ou que nous mourions, nous appartenons au Seigneur (Romains 14.7-8).

La foi des Philippiens est mise à rude épreuve par les persécutions sévères qu’ils subissent. L’apôtre compatit et leur rappelle que par son emprisonnement pour le Christ, il souffre avec eux et se joint à leur sacrifice pour Dieu en y ajoutant sa vie de consécration ou sa mort. Dans sa seconde épître à Timothée et alors qu’il sait qu’il va être exécuté, Paul écrit :

En ce qui me concerne, je suis près d’offrir ma vie comme une libation pour Dieu. Le moment de mon départ est arrivé (2Timothée 4.6).

Verset 18

Je continue le texte.

Vous aussi, de la même manière, réjouissez-vous, et réjouissez-vous avec moi (Philippiens 2.18).

L’apôtre a déjà dit qu’il ne cesse pas de se réjouir en Jésus-Christ à cause des Philippiens. Maintenant, il trouve matière à se réjouir dans leurs souffrances communes pour la cause du Christ. Paul ne se réjouit pas en dépit des persécutions qu’il subit, mais à cause d’elles et il exhorte les Philippiens à adopter la même attitude que lui. L’objectif suprême du croyant entièrement consacré à Dieu est de le servir de toutes les manières possibles, même si certaines risquent d’être douloureuses.

Verset 19

Je continue.

J’espère, en comptant sur le Seigneur Jésus, vous envoyer bientôt Timothée pour être moi-même encouragé par les nouvelles qu’il me donnera de vous (Philippiens 2.19).

Jusqu’ici, Paul enseigne que le croyant doit avoir le même état d’esprit que Jésus qui s’est humilié plus bas que terre en obéissant au Père jusqu’au sacrifice de la croix. A partir d’ici il décrit deux serviteurs de Dieu qui par leur vie sont des exemples à suivre. Le premier est Timothée.

À cause de son emprisonnement, Paul ne peut pas se rendre auprès des Philippiens, mais comme il les aime vraiment et qu’il a leur bien-être en vue, il décide, si Dieu le permet, de leur envoyer Timothée. L’objectif de l’apôtre est double : d’une part, encourager les Philippiens, et d’autre part, être lui-même réconforté par le retour de Timothée avec des bonnes nouvelles toutes fraîches de leur part.

Versets 20-21

Je continue le texte.

Il n’y a personne ici, en dehors de lui, pour partager mes sentiments et se soucier sincèrement de ce qui vous concerne. Car tous ne s’intéressent qu’à leurs propres affaires et non à la cause de Jésus-Christ (Philippiens 2.20-21).

Paul a déjà parlé de certains prédicateurs (Philippiens 1.15) qui cherchent leurs intérêts, leur propre gloire et à se faire un nom en le traînant dans la boue. Ces hommes sont centrés sur eux-mêmes et ne se soucient évidemment pas des autres, et donc pas des Philippiens.

Timothée, par contre, est un homme fidèle sur lequel Paul sait qu’il peut compter. Il est du même gabarit que l’apôtre ; il a le même état d’esprit et presque la même stature spirituelle que lui. Il est revêtu de la pensée de Christ, humble de cœur et entièrement soumis à Dieu et à Paul qu’il seconde. Timothée est une perle rare au milieu d’un océan d’égoïsme. Comme Paul, il se soucie du bien-être des autres et donc des Philippiens, surtout qu’il les connaît bien.

Verset 22

Je continue.

Mais vous savez que Timothée a fait ses preuves : comme un enfant aux côtés de son père, il s’est consacré avec moi au service de l’Évangile (Philippiens 2.22).

Dans le monde antique, un enfant apprend son métier aux côtés de son père. Timothée est le fils spirituel de Paul, un de ses disciples, son homme de confiance, son aide de camp depuis dix ans et sans doute son successeur dans le ministère. Les croyants qui ont l’esprit du Christ et qui sont engagés du fond du cœur dans le travail pour lui sont unis par le lien invisible et surnaturel du Saint-Esprit, ce qui fait qu’ils établissent spontanément entre eux une relation fraternelle.

Les Philippiens savent que ce que dit l’apôtre au sujet de Timothée est vrai car ils ont appris à le connaître quand il était avec l’apôtre lors de son deuxième voyage missionnaire. Il apparaît évident que Timothée est quelqu’un de toujours disponible parce qu’il ne possède aucun agenda personnel et que son seul objectif est de servir Jésus-Christ sous la direction de Paul, son conseiller, son directeur de conscience et son ami. On ignore tout des préférences personnelles de Timothée parce qu’elles ne comptent pas. Ce jeune homme est vraiment l’image et le reflet de l’apôtre. En fait, en décortiquant un peu ce passage on découvre 7 vertus de Timothée; je les résume.

  • Premièrement, il a le même état d’esprit que Paul et donc celui de Jésus-Christ.
  • Ensuite, il se soucie sincèrement du bien-être des croyants et bien entendu particulièrement des Philippiens puisqu’il a exercé un ministère parmi eux.
  • Troisièmement, Timothée ne cherche pas ses propres intérêts, mais ceux des autres.
  • Ensuite, il a fait ses preuves dans le combat de la foi, ce que les croyants de Philippes savent parfaitement puisqu’ils l’ont vu à l’œuvre.
  • Cinquièmement, il est soumis au Seigneur et à l’apôtre ; il sert Dieu avec Paul, et tous deux se déclarent « esclaves de Jésus-Christ » (Philippiens 1.1).
  • En sixième lieu, Timothée a placé sur l’autel de Dieu toutes ses aspirations, ce qu’il comptait faire de sa vie, pour servir Jésus-Christ et l’apôtre Paul. Pourtant, on se rend compte qu’il est intelligent, plein de talents et énergique. On sait aussi qu il a reçu une éducation grecque poussée ainsi qu’une instruction juive de sa mère et de sa grand-mère. Il est donc fort bien équipé pour réussir dans la vie et gravir les échelons. Mais comme Paul il a renoncé à ses ambitions personnelles pour se mettre au service de Dieu.
  • Septièmement, Timothée est toujours prêt à partir en mission pour représenter Paul ; c’est son bras droit en quelque sorte, un homme discret mais tout à fait extraordinaire.

Verset 23

Je continue le texte.

C’est donc lui que j’espère pouvoir vous envoyer dès que je verrai quelle tournure prennent les événements pour moi (Philippiens 2.23).

Après avoir fait l’éloge de Timothée, Paul répète que son intention est de l’envoyer à Philippe dès que son procès sera instruit et que le pouvoir impérial aura pris une décision à son sujet.

Verset 24

Je continue.

Et j’ai cette confiance dans le Seigneur que je viendrai bientôt moi-même chez vous (Philippiens 2.24).

Il faut se rappeler que ce sont les fausses accusations des Juifs qui sont à l’origine de l’arrestation de l’apôtre. Il est d’abord enfermé à Césarée en Palestine, mais après avoir moisi pendant deux ans en prison, il fait appel à l’empereur. Et maintenant, il attend qu’on décide son sort.

Par la foi, Paul croit qu’il sera libéré, ce qu’il a déjà dit (Philippiens 1.19-25), cependant, comme il a placé toute sa confiance non dans les hommes mais dans le Seigneur Jésus (Philippiens 2.19), il s’en remet entièrement à lui et à sa volonté. Il faut aussi savoir qu’à cette époque, les portes de la prison impériale ne s’ouvrent pas toutes grandes parce qu’un prévenu est reconnu innocent ; ça dépend beaucoup de l’humeur du moment de l’empereur. Et pourtant, jamais Paul ne fait l’ombre de la moindre critique de l’administration romaine, pour la bonne raison qu’il croit dur comme fer en la souveraineté absolue du Dieu créateur qui supplante les décisions arbitraires des hommes.

Bien que les Écritures soient muettes concernant une mise en liberté de Paul, il y a tout à penser qu’elle a bien eu lieu puisque quelques années plus tard, il est à nouveau emprisonné à Rome, d’où il rédige sa dernière lettre, la deuxième épître à Timothée (4.6), dans laquelle il dit savoir qu’il sera exécuté.

Depuis le jour où il s’est converti à Jésus-Christ, Paul a servi son Seigneur corps et âme. Il a souffert sans compter et a terminé son périple terrestre comme martyr. Il a joyeusement offert sa vie en libation, en sacrifice à Dieu. Paul est l’archétype du chrétien, l’exemple de ce qu’un vrai croyant doit être.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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