Chapitre 32

Introduction

Le dicton : « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es » exprime le rôle influent des personnes qui nous entourent. Pour cette raison, les parents dignes de ce nom veillent sur les fréquentations de leurs enfants. Et une fois adolescents, ils doivent aussi s’intéresser aux genres de musique qu’ils écoutent, car les jeunes s’enivrent de musique, c’est leur langage. Quelqu’un a dit : « Laissez-moi écrire la musique d’une nation et alors peu importe qui en rédigera les lois » ! En d’autres mots, la musique exerce une influence plus forte sur le comportement humain que les lois civiles. Voilà pourquoi nous avons un hymne national et que toutes les armées du monde ont une fanfare. Israël, sur le point de conquérir le pays de Canaan, part au combat avec le cantique de Moïse que chaque Israélite devait enseigner à ses enfants. Nous le trouvons dans le chapitre 32 du Deutéronome que je commence à le lire.

Verset 1

Ô ciel, prête l’oreille, je parlerai. Et toi, ô terre, écoute ce que je vais dire (Deutéronome 32.1).

Après la déroute de l’armée égyptienne et au bord de la Mer rouge, Moïse chanta à l’Éternel (Exode 15:1). Il termine son ministère devant la Terre promise avec un autre hymne de joie. Ces deux compositions anticipent un glorieux avenir. Le thème de ce cantique est le nom de l’Éternel, son grand amour pour son peuple, sa justice et sa miséricorde. Moïse commence par appeler les cieux et la terre, qui sont personnifiés, comme témoins pour défendre la fidélité de l’Éternel contre l’ingratitude et l’incrédulité de son peuple. Le livre d’Ésaïe commence de la même manière, suivie d’une plaidoirie contre la rébellion d’Israël. Le prophète écrit : « Vous, les cieux, écoutez, toi, terre, tends l’oreille, c’est l’Éternel qui parle (Ésaïe 1.2). »

Verset 2

Je continue.

Mes instructions ruissellent comme la pluie, et ma parole coule ainsi que la rosée comme une fine pluie tombe sur la verdure ou comme des ondées sur l’herbe (Deutéronome 32.2).

À l’image de la pluie douce et de la rosée, la parole de l’Éternel est féconde et source de vie; elle purifie et embellit.

Versets 3-4

Je continue.

Car je vais proclamer comment est l’Éternel. Célébrez la grandeur de notre Dieu ! Il est comme un rocher, ses œuvres sont parfaites, tout ce qu’il fait est juste. Il est un Dieu fidèle qui ne commet pas d’injustice, c’est un Dieu juste et droit (Deutéronome 32.3-4).

L’image du rocher est fréquemment utilisée dans l’Ancien Testament, surtout dans les Psaumes, pour décrire l’Éternel comme un solide fondement et un abri protecteur. Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ est comparé à la pierre d’angle, la principale de l’édifice que constitue l’Église.

Versets 5-6

Je continue.

Mais vous, à son égard, vous êtes corrompus, vous n’êtes plus ses fils, à cause de vos tares, gens pervers, dépravés ! Comment peut-on ainsi se conduire envers lui, nation folle, insensée ! N’est-il pas votre père et votre créateur, celui qui vous a faits, qui vous a établis ? (Deutéronome 32.5-6).

Moïse ne mâche pas ses mots dans sa critique du peuple d’Israël. L’Éternel est son père et celui de l’humanité entière puisqu’il est le Créateur de tout ce qui existe. Quand il a façonné Adam, il l’a surnommé « fils de Dieu ». Mais après la désobéissance de nos premiers parents, cette expression n’est plus appliquée à un être humain jusqu’au Nouveau Testament où ceux qui sont nés de nouveau sont appelés « enfants de Dieu (Jean 1.12) ».

Versets 7-9

Je continue.

Pensez aux jours d’alors et songez aux années du temps de vos aïeux ! Interrogez vos pères et ils vous le diront, demandez aux vieillards et ils vous l’apprendront. Quand le Très-Haut donna un territoire aux peuples, quand il dissémina les hommes sur la terre, en fixant les frontières des diverses nations, il tint compte du nombre des enfants d’Israël. L’Éternel a pour bien son peuple ; les enfants de Jacob, voilà sa possession (Deutéronome 32.7-9).

L’expression « le Très-Haut » met en valeur la souveraineté de l’Éternel sur toutes les nations. Au moment d’attribuer un territoire à chaque nation, Dieu a veillé à ce qu’Israël reçoive le plus beau des pays et qu’il soit adapté à sa taille.

Versets 10-12

Je continue.

L’Éternel l’a trouvé dans une steppe aride, dans un désert inhabité, rempli de hurlements. Il a pris soin de lui et il l’a éduqué. Il a veillé sur lui comme sur la prunelle de ses yeux ! Il fut comme un grand aigle qui pousse sa couvée à prendre son envol, planant sur ses aiglons, puis, étendant ses ailes, il les a pris et portés sur ses ailes. Lui seul les a conduits, aucun dieu étranger n’est venu à son aide (Deutéronome 32.10-12).

Ce passage fait ressortir la sollicitude maternelle de l’Éternel envers son peuple. Les aiglons bien douillets dans leur nid ne prennent pas d’eux-mêmes l’initiative de s’élancer dans les grands espaces. Alors, au moment jugé opportun par la mère, elle éjecte littéralement son aiglon hors du nid. Mais elle l’accompagne dans sa chute au cas où le petit n’arriverait pas à maîtriser son vol. Alors en plein ciel, elle se place délicatement sous lui et le ramène au nid, lui donne quelque nourriture et on recommence. L’instruction et la protection d’Israël sont décrites à l’aide de cette métaphore.

Versets 13-14

Je continue.

Il les fit chevaucher les hauteurs du pays, et il les a nourris des productions des champs. Il leur a fait goûter le miel qui s’écoulait dans le creux des rochers et l’huile qui jaillit dans un sol rocailleux, le lait des vaches et des brebis, les viandes grasses des agneaux, des béliers du Basan aussi bien que des boucs. Ils se sont régalés du meilleur des froments, ils ont bu le vin rouge extrait de bons raisins (Deutéronome 32.13-14).

Voilà une description du bon pays où coulent le lait et le miel. En Palestine, les abeilles s’établissent dans les trous des rochers et les innombrables fissures et crevasses des roches calcaires abritent maintes plantes à fleurs que butinent les abeilles. L’olivier croît aussi sur des sols rocailleux.

Versets 15-18

Je continue.

Mais bientôt Israël, après s’être engraissé, s’est mis à regimber. Devenu gros et gras, bien chargé d’embonpoint, il a abandonné le Dieu qui l’a créé, et il a méprisé le Roc qui l’a sauvé. Ils l’ont rendu jaloux parce qu’ils l’ont trahi en suivant d’autres dieux, et ils l’ont irrité par leurs pratiques abominables. Ils ont sacrifié à des esprits mauvais qui ne sont pas des dieux, à des divinités qu’ils n’avaient pas connues, des dieux nouveaux venus, des dieux que vos ancêtres n’avaient pas redoutés. Israël, tu oublies le rocher protecteur par lequel tu es né, tu négliges le Dieu qui t’a donné la vie (Deutéronome 32.15-18).

Israël est devenu comme un jeune bœuf qui, dans le sentiment de sa force, ne veut pas se laisser mettre le joug. Séduit par la prospérité, ce peuple qui était appelé à vivre d’une manière juste a oublié son bienfaiteur et est tombé dans l’orgueil, la désobéissance et l’idolâtrie la plus décadente. Dans un Psaume (106:37) on lit : « Ils ont même offert leurs fils et leurs filles en sacrifice aux démons ».

Versets 19-20

Je continue.

Quand l’Éternel l’a vu, il s’est mis en colère : il était offensé par ses fils et ses filles, et il a déclaré : Je me détourne d’eux, je verrai bien alors le sort qui les attend. Car ce sont des gens fourbes, des enfants infidèles. Ils m’ont rendu jaloux avec un néant de dieu, ils m’ont irrité par leurs êtres de rien ; eh bien ! moi, je les rendrai jaloux avec un néant de peuple, je les irriterai au moyen d’une nation stupide !(Deutéronome 32.19-21).

Dieu a une réaction de jalousie face à son amour bafoué et trahi par son peuple qui s’est tourné vers, littéralement, un « non-Dieu », et il va les punir avec un « non-peuple », une expression reprise par le prophète Osée (1.9).

Versets 26-27

Le texte poursuit avec une série de menaces sévères. Je continue plus loin.

“ Je voulais tout d’abord les réduire à néant et faire disparaître jusqu’à leur souvenir du milieu des humains. Mais ce que je craignais c’est que les ennemis y trouvent l’occasion de venir m’insulter, et que leurs adversaires se méprennent et disent : “C’est par notre puissance que nous avons vaincue”, et non : “C’est l’Éternel qui a fait tout cela !” ” (Deutéronome 32.26-27).

L’Éternel veut éviter que les nations qu’il utilise comme bâton pour châtier son peuple ne se méprennent sur la véritable raison de leur succès à vaincre Israël, et l’attribuent à leur force au lieu de la justice divine. Pour Dieu, toute glorification humaine est une abomination qu’il veut éviter.

Verset 39

Je finis ce cantique un peu plus loin, qui se termine par un point d’orgue, une déclaration majestueuse sur la souveraineté absolue de Dieu.

Reconnaissez-le donc : C’est moi seul qui suis Dieu, il n’y en a pas d’autre ! C’est moi qui fais mourir et moi seul qui fais vivre, c’est moi qui ai blessé, c’est moi qui guérirai, et de ma main, nul ne peut délivrer (Deutéronome 32.39).

Il n’y a qu’un seul Dieu et c’est lui qui a autorité sur la vie et la mort ; lui seul sauve, guérit et délivre.

Versets 44-46

Je continue un peu plus loin.

Moïse, accompagné de Josué, fils de Noun, vint réciter tout le texte de ce cantique au peuple. Quand il eut achevé de communiquer toutes ces paroles à tout le peuple d’Israël, il leur dit : Prenez à cœur toutes ces paroles par lesquelles je témoigne contre vous aujourd’hui. Vous les inculquerez à vos enfants afin qu’ils obéissent à tous les commandements de cette Loi et qu’ils les appliquent (Deutéronome 32.44-46).

Par une anticipation prophétique, l’avenir d’Israël est décrit comme déjà réalisé. Son infidélité est considérée, non seulement comme possible, mais certaine. Cependant, après avoir décrit le crime du peuple élu ainsi que son châtiment, le poète révèle la miséricorde de Dieu qui se manifestera à son égard au terme d’une douloureuse histoire.

Versets 48-50

Je finis le chapitre 32.

Ce même jour, l’Éternel parla à Moïse et lui dit : Monte sur les Abarim, sur le mont Nébo situé dans le pays de Moab en face de Jéricho, et contemple le pays de Canaan que je donne en possession aux Israélites. Tu vas mourir sur cette montagne où tu vas monter et tu rejoindras tes ancêtres décédés, comme ton frère Aaron est mort sur la montagne de Hor et est allé rejoindre les siens (Deutéronome 32.48-50).

Moïse le grand législateur, celui qui était l’ami de Dieu et qui servit d’intermédiaire au peuple est au bout de son pèlerinage. Il a donné la Loi, mais celle-ci ne pouvait le faire entrer dans le pays promis à cause de sa faute. Cette Loi ne ne peut pas racheter le coupable car elle ne fait que condamner. Israël est en pleine transition. Josué est le nouveau chef; il a publiquement reçu le plein soutien de Dieu pour que son autorité ne soit pas contestée. Cependant, le grand problème n’est pas la succession de Moïse, mais la fidélité du peuple à l’Éternel. Plusieurs dispositions sont prises afin qu’Israël n’oublie pas d’obéir fidèlement à la Loi; elle sera lue périodiquement devant tout le peuple et le cantique de Moïse devra être mémorisé. Il constitue un résumé des relations de Dieu avec son peuple et le condamne d’avance pour son infidélité. Cependant, l’Éternel ne reste pas sur une note négative et annonce déjà la restauration d’Israël.

Chapitre 33

Versets 1-29

Nous arrivons maintenant au chapitre 33 du Deutéronome où le dernier acte public de Moïse avant sa mort consiste à rassembler le peuple pour lui donner son discours d’adieu. En tant que patriarche, il prononce des bénédictions sur les tribus d’Israël. Ce passage est le miroir de la bénédiction de Jacob sur ses 12 fils, dont il emprunte plusieurs expressions. Cependant, il en diffère aussi du fait que le père de la nation s’adresse à des individus dont il connaît le caractère et la conduite, tandis que Moïse a devant lui les douze tribus, en fait 13, d’un grand peuple, qui n’ont pas une individualité aussi bien définie que des personnes.

Ce discours est en quelque sorte l’inauguration d’Israël établi en Terre promise. il commence et finit par un hymne qui servent de cadres au discours et qui célèbrent la majesté et la générosité de l’Éternel en rappelant ses œuvres en faveur de son peuple. La partie centrale du texte est constituée par les paroles solennelles de Moïse sous forme de prière prophétique prononcée sur 12 des 13 tribus, et annonçant d’avance les penchants particuliers de chacune d’elles dans le territoire que Dieu leur assignera. La tribu de Siméon n’est pas mentionnée, sans doute parce qu’elle sera absorbée par celle de Juda, ce qui est l’accomplissement d’une malédiction prononcée par Jacob sur son fils à cause de sa cruauté, une histoire sordide relatée dans le livre de la Genèse (chapitre 34). Je lis la fin du discours de Moïse qui est la continuation de l’hymne à la gloire de l’Éternel.

Nul n’est semblable à Dieu, ô Israël ! Chevauchant dans le ciel, il vient à ton secours, il est majestueux, monté sur les nuages. Le Dieu d’éternité est un refuge, il est depuis toujours un soutien ici-bas. Et il met devant toi l’ennemi en déroute et il dit : Extermine ! Car Israël demeure dans la sécurité, la source de Jacob jaillit bien à l’écart vers un pays où poussent le froment et la vigne et où le ciel distille la rosée. Que tu es heureux, Israël, car qui est comme toi un peuple secouru par l’Éternel lui-même ? Il est le bouclier qui vient à ton secours, il est aussi le glaive qui te mène au triomphe ! Tes ennemis te flatteront, mais toi, tu marcheras sur les hauteurs de leur pays (Deutéronome 33.26-29).

C’est par de très nobles sentiments que Moïse prend solennellement congé d’Israël dont il a si longtemps servi les intérêts et les aspirations. Si la nation avait continué dans l’esprit de ces promesses, son histoire et son influence dans le monde auraient été bien différentes.

Chapitre 34

Versets 1-4

Nous voici maintenant arrivés au dernier chapitre qui est la conclusion du Deutéronome et de la vie de Moïse. Ce texte triste et touchant à la fois fut probablement écrit par Josué. Je commence à lire en compressant.

Des plaines de Moab, Moïse monta sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui se trouve en face de Jéricho. L’Éternel lui fit contempler tout le pays. Alors il lui dit : Voilà le pays que j’ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, lorsque je leur ai dit : Je donnerai ce pays à vos descendants. Je te l’ai fait voir de tes propres yeux, mais tu n’y entreras pas (Deutéronome 34.1, 4).

Moïse agit sur l’ordre que l’Éternel lui a donné et gravit la pente qui va le conduire, selon l’expression consacrée, à sa dernière demeure. La Loi que Moïse a pourtant suivie dans ses moindres détails ne lui a pas permis d’effacer sa faute. Cependant, Moïse apparaît encore une fois dans l’histoire sainte. Quand Jésus est transfiguré, Moïse est avec lui parlant à nouveau face à face avec son Seigneur. Ce que la Loi était incapable d’accomplir, la grâce, offerte par Jésus, a permis à Moïse d’être présent à ses côtés en Terre promise.

Versets 5-6

Je continue en compressant.

Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, comme l’Éternel l’avait déclaré. Dieu lui-même l’enterra dans la vallée de Moab, et jusqu’à ce jour personne n’a jamais su où était son tombeau (Deutéronome 34.5-6).

L’emplacement inconnu de la sépulture de Moïse a empêché qu’elle ne devienne un lieu de pèlerinage. Le grand homme de Dieu disparaît sans laisser de trace; il s’efface pour laisser au Maître toute la gloire. Moïse fut un fidèle serviteur pour un temps au service de l’Éternel. Dieu lui-même l’enterra par l’entremise de l’archange Michel selon un passage du Nouveau Testament (Jude 9). Cet honneur compensa, d’une certaine manière, l’humiliation infligée à Moïse par son exclusion de la Terre promise.

Versets 7-9

Je continue.

Moïse était âgé de cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’avait pas baissé, il n’avait pas perdu sa vitalité. Les Israélites le pleurèrent dans les steppes de Moab pendant trente jours, puis le temps du deuil de Moïse prit fin. Josué, fils de Noun, était rempli d’un Esprit de sagesse, car Moïse lui avait imposé les mains. Dès lors, les Israélites lui obéirent et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse (Deutéronome 34.8-9).

Dans l’ancienne Égypte, l’épitaphe « Il mourut âgé de cent dix ans » était le plus grand compliment fait à une personnalité éminente, à l’intelligence pratique, indépendamment de son âge chronologique réel au moment de son décès.  (comparez Genèse 50:26 ; Josué 24:29 ; Juges 2:8). Selon ces normes, Moïse a eu une existence riche, féconde et utile puisqu’au lieu de 110 ans, il a effectivement vécu 120 ans.

Josué succède à Moïse à la tête du peuple. L’Esprit de Dieu lui confère la sagesse à la fois politique et militaire dont il va avoir besoin pour assumer ses nouvelles responsabilités.

Verset 10

Je finis ce chapitre et le Deutéronome.

Au sein du peuple d’Israël, il n’a plus jamais paru de prophète comme Moïse avec qui l’Éternel s’entretenait directement, aucun ne fut son égal (Deutéronome 34.10).

La mort de Moïse marque un tournant important dans l’histoire d’Israël car il a joué un rôle unique. Sous son ministère, le peuple de Dieu s’est constitué et l’Ancienne Alliance a été conclue. Cependant, le Nouveau Testament affirme la supériorité sans conteste de Jésus sur Moïse. En attendant, parce que l’espérance et la force d’Israël résident en l’Éternel son Dieu, et non pas en un homme, un avenir radieux lui est grand ouvert : c’est la Terre Promise. Et pour le croyant, c’est à dire celui qui a placé toute sa confiance en Jésus-Christ, son espérance et sa certitude est le royaume de Dieu dans la présence de son Sauveur.