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12 mai 2025

1 Thessaloniciens 5.12-28

Chapitre 5

Introduction

Mon grand-père avait une vigne et faisait son propre vin. Quand nous avons débarrassé sa cave, nous avons apporté des bouteilles qui avaient déjà pas mal d’années derrière elles. Un jour, j’ai voulu le goûter ce vin du grand-père, eh bien, j’ai eu une mauvaise surprise, il était tout sauf buvable. Le vin vieux est généralement meilleur quand il a pris de l’âge, mais ça dépend du cépage et il faut qu’au départ que ce soit du bon vin. C’est un peu pareil pour les croyants, car avec le temps ils doivent s’améliorer ; c’est le cas des Thessaloniciens. Ils constituent une église modèle parce que la majorité des membres poursuivent leur marche vers la sainteté. À plusieurs reprises dans cette première épître, l’apôtre Paul les félicite de leur attitude. Par exemple, il dit :

Vous avez appris de nous comment vous devez marcher et plaire à Dieu, d’ailleurs vous le faites. Eh bien ! progressez encore (1 Thessaloniciens 4.1).

Comme dans toutes les églises, il y a bien quelques lacunes, mais elles ne menacent pas la vie spirituelle des Thessaloniciens ; Paul ne mentionne aucune fausse doctrine ou faute morale grave. Cependant, il les encourage quand même à aller de progrès en progrès dans leur marche chrétienne. Dans cette perspective, l’apôtre leur adresse une longue série de recommandations, la plupart sont brèves mais fermes.

Il leur a déjà demandé de revêtir la cuirasse de la foi et de l’amour ainsi que le casque de l’espérance du salut (1 Thessaloniciens 5.8) ; il continue à donner des ordres à ses soldats mais au lieu d’aboyer comme un adjudant, il leur parle comme un père à ses enfants. Il est intéressant de remarquer qu’aucun des célèbres X Commandements de Moïse ne figure pas dans cette liste, parce que les Thessaloniciens comme tous les croyants sont appelés à vivre à un niveau moral et spirituel plus élevé que les Israélites ne l’étaient.

Aussi longtemps que quelqu’un n’a pas mis sa foi en Jésus-Christ, Dieu ne lui demande rien sinon de répondre à la question : « Que vas-tu faire à l’égard de mon Fils qui est mort pour toi sur la croix ? » Par contre, une fois que quelqu’un devient chrétien, Dieu s’intéresse de très près à sa vie. Il est certes merveilleux d’espérer la venue du Christ qui viendra chercher son Église, mais en attendant il est important de se conduire d’une manière digne de Dieu, que ce soit dans son foyer, au bureau, à l’école et partout ailleurs. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements (Jean 14.15).

Verset 12

Je continue de lire dans le chapitre 5 de la première épître de Paul aux Thessaloniciens.

Nous vous demandons, frères, d’apprécier ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent au nom du Seigneur et qui vous avertissent (1 Thessaloniciens 5.12).

Le mot pour « avertir » signifie « instruire » dans le sens de corriger, et celui pour « travailler » veut dire « fournir un gros effort jusqu’à l’épuisement ». Le mot pour « diriger » signifie « être devant ». C’est celui qui préside, veille, prend soin et résout les problèmes ; il est partout sur la brèche. Ces dirigeants en herbe sont fidèles dans leurs tâches et se donnent beaucoup de mal pour le troupeau. Ils ne se sont pas imposés comme chefs, mais exercent leur ministère au nom du Seigneur, ayant été choisis par lui pour le représenter dans l’assemblée.

Paul s’adresse ici à une église qu’il a lui-même fondée et qui a moins d’un an. Elle marche plutôt bien, c’est vrai, mais tous ses membres se sont convertis à peu près en même temps, ce qui fait que personne n’a l’expérience de la vie chrétienne. De plus, la plupart sont des gens simples, des esclaves qui savent seulement obéir. Il faut donc que les futurs dirigeants de l’assemblée améliorent leur connaissance des Écritures et apprennent à devenir des meneurs d’hommes. Bien que Paul, leur père spirituel, soit absent, Dieu est présent parmi eux. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Non, je ne vous laisserai pas seuls comme des orphelins, mais je reviendrai vers vous (Jean 14.18).

Selon le Nouveau Testament, le Saint-Esprit donne à tous les croyants des dons spirituels qu’ils doivent mettre au service de l’Église. Ainsi, certains peuvent enseigner, d’autres prêcher ou aider, réconforter, etc. Durant son séjour à Thessalonique, Paul a certainement dû discerner qui pouvait faire quoi, nommer les futurs responsables de l’assemblée et commencer à les enseigner.

Dans le Nouveau Testament, on trouve quatre termes qui reviennent plusieurs fois dont les sens sont proches et qui définissent les rôles des dirigeants d’une assemblée. Il y a d’abord le mot qui a donné « presbytère » en français et qui veut dire « ancien » dans le sens de « sage, spirituellement mûr ». Ensuite, on a le mot qui a donné « épiscopat » et qui veut dire « surveillant, qui a l’autorité ». Le troisième mot est « pasteur ». Il est responsable d’enseigner la Parole de Dieu et de veiller sur le troupeau. Enfin, on a le mot qui a donné « hégémonie » en français et qui veut dire « chef ». Son rôle est de discerner le vrai du faux et de guider le troupeau dans le droit chemin. Ici, Paul n’utilise aucun de ces quatre mots mais d’autres qui sont similaires.

Les bergers savent combien il est difficile de s’occuper de leurs moutons, des animaux faibles, désorganisés, qui veulent toujours s’éloigner du troupeau, et qui donnent des coups de sabots qui blessent parce que incisifs. Quand ces bêtes refusent d’être dociles, s’occuper d’elles devient une tâche ingrate. Pareillement, quand les croyants ne se soumettent pas aux enseignements des Écritures et à leurs dirigeants, ils rendent la vie d’église pénible et stérile. Il est donc important pour les fidèles d’obéir à leurs pasteurs.

La première admonition de l’apôtre aux Thessaloniciens est d’apprécier et d’avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi eux. Littéralement, l’apôtre leur demande « d’apprendre à connaître ceux qui travaillent parmi eux ». En effet, plus les brebis ont de relations intimes et amicales avec leur berger, et de l’affection pour lui, et plus elles l’apprécient et lui obéissent. Mieux on connaît quelqu’un et les difficultés qu’il rencontre et moins on est critique à son égard. Les Indiens d’Amérique ont un proverbe qui dit : « Ne critique pas ton frère avant d’avoir fait au moins trois kilomètres dans ses mocassins. »

L’exhortation de Paul aux Thessaloniciens d’apprécier leurs dirigeants suggère qu’il règne quelques tensions parmi eux. Il semble en effet que certains envient ceux qui commencent à assumer une responsabilité dans l’assemblée. Sans être graves au point de menacer la cohésion de l’église, ces tiraillements sont quand même suffisamment sérieux pour que Paul demande à tous les membres de se soumettre à ceux qui exercent un ministère pastoral ou d’enseignement parmi eux.

Cependant, alors que parfois dans ses épîtres, Paul est brusque, menaçant et pèse de tout son poids d’apôtre, ici il est doux et dit gentiment : « Nous vous demandons… » Il est comme un père qui dit à ses enfants qui se disputent : « Allons, soyez raisonnables ! » Comme ces braves Thessaloniciens marchent relativement bien, Paul les encourage seulement à faire encore mieux.

Verset 13

Je continue le texte.

Témoignez-leur (à vos dirigeants) une grande estime et de l’affection à cause de leur travail. Vivez en paix entre vous (1 Thessaloniciens 5.13).

Le devoir des croyants est de respecter leurs pasteurs au-delà de toute mesure. J’ai travaillé avec un collègue dans une église de la région lyonnaise. Quand lui ou moi prêchions, une personne de l’assemblée nous disait ensuite qu’elle voyait un nimbe sur notre tête. Il importe peu que ce phénomène soit réel ou pas, par contre, il est certain que cette brave dame éprouve le plus grand respect pour les prédicateurs.

Le mot qu’utilise Paul pour « affection » est en réalité « amour ». Même si les croyants donnent souvent à l’apôtre du fil à retordre, ils l’aiment profondément. Paul écrit aux Galates :

Vous m’avez accueilli comme si j’avais été un ange de Dieu, ou même Jésus-Christ en personne (Galates 4.14).

Après avoir parlé de l’attitude à adopter envers les dirigeants de l’église, Paul demande aux Thessaloniciens : « vivez en paix ». Fréquente dans le Nouveau Testament, cette exhortation s’applique ici spécifiquement aux membres de l’église qui doivent se soumettre aux responsables afin d’éviter les discordes. Tout le monde ne peut pas être chef en même temps. Les Iroquois sont devenus puissants parce qu’ils obéissaient aux sachems.

Vingt ans après cette épître, l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Obéissez à vos conducteurs et soumettez-vous à eux, car ils veillent constamment sur vous en sachant qu’ils devront un jour rendre compte à Dieu de leur service (Hébreux 13.17).

Verset 14

Je continue le texte.

Nous vous le recommandons, frères : avertissez ceux qui mènent une vie déréglée, réconfortez ceux qui sont découragés, soutenez les faibles, soyez patients envers tous (1 Thessaloniciens 5.14).

Pour qu’une église progresse et remplisse son mandat d’évangéliser sa région, il faut régler les problèmes dès qu’ils se présentent. En d’autres mots, les croyants mûrs doivent aider leurs frères qui battent de l’aile parce que leur vie est « déréglée », un terme militaire qui signifie « sortir des rangs, insubordonné, rebelle, tire au flanc ». Il s’agit des fainéants qui négligent leurs devoirs quotidiens et vivent dans l’oisiveté.

 

Le mot pour « découragé » veut dire « petite âme » ; il s’agit des brebis apeurées et angoissées, qui ont besoin que quelqu’un vienne les entourer et leur dise : « je prie pour toi, ça va aller ». Ceux qui sont faibles dans la foi succombent facilement aux tentations. Ils ont besoin d’être soutenus par les forts qui doivent se montrer patients et compréhensifs à leur égard. Les dirigeants doivent œuvrer pour le bien-être du troupeau et oublier les offenses et les critiques sans éprouver de ressentiment (comparez Matthieu 18.21-22).

Verset 15

Je continue.

Veillez à ce que personne ne rende le mal pour le mal mais, en toute occasion, recherchez le bien, dans vos rapports mutuels comme envers tous les hommes (1 Thessaloniciens 5.15).

Les injonctions morales des épîtres de Paul contiennent des échos clairs de l’enseignement de Jésus.

Les brebis peuvent vraiment se faire du mal surtout avec la langue qui répand des commérages et des médisances. Cependant, il n’existe pas de situation où un croyant blessé a le droit d’user de représailles et de se venger (comparez Romains 12.20-21). Au contraire, quelle que soit la circonstance, il doit pardonner.

En gros, il existe trois philosophies de vie, trois façons de se comporter. La première est l’attitude sauvage qui obéit à la loi de la jungle, façon Attila le Hun. Dans notre culture on l’a raffinée en utilisant des moyens légaux pour tromper et voler, mais c’est toujours le même principe : « La loi du plus fort est toujours la meilleure. » Le milieu des affaires et de la politique fonctionnent généralement selon ce modèle.

Ensuite, il y a la méthode païenne civilisée où on rend le bien pour le bien. C’est un bon début mais il est insuffisant. Dans l’évangile selon Luc, on lit que Jésus a dit :

Si vous faites du bien seulement à ceux qui vous en font, pourquoi vous attendriez-vous à de la reconnaissance ? Les pécheurs n’agissent-ils pas de même ? (Luc 6.33).

Le croyant doit vivre autrement. Il est appelé à faire du bien à ceux qui lui font du mal. Je cite encore Jésus :

Vous, au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez sans espoir de retour. Alors votre récompense sera grande, vous serez les fils du Très-Haut, parce qu’il est lui-même bon pour les ingrats et les méchants. Votre Père est plein de bonté. Soyez donc bons comme lui (Luc 6.35-36).

Versets 16-18

Je continue le texte.

Soyez toujours dans la joie. Priez sans cesse. Remerciez Dieu en toute circonstance : telle est pour vous la volonté que Dieu a exprimée en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.16-18).

Ces trois exhortations vont main dans la main. Pour que le troupeau de Dieu demeure en bonne santé, il faut avant tout que les brebis aient une bonne relation avec le grand berger, Jésus-Christ le Fils de Dieu.

A priori, « soyez toujours dans la joie » semble une exhortation absurde car impossible à mettre en pratique au vu des difficultés inhérentes à la vie. Cependant, se réjouir ne signifie pas nécessairement respirer le bonheur. L’apôtre Paul ne vit pas dans une bulle, il a expérimenté la tristesse et la détresse. Mais il veut que les croyants s’élèvent au-dessus de leur condition terrestre. La vraie joie est un fruit du Saint-Esprit qui ne provient pas des circonstances de la vie, mais de la confiance que le croyant a de la puissance de Dieu et de son amour pour lui. Dans sa souveraineté, le Seigneur arrange toutes choses pour qu’elles soient conformes à sa volonté parfaite. Aux Romains et aux Philippiens, Paul écrit :

Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin (Romains 8.28). Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous. Oui, je le répète, soyez dans la joie (Philippiens 4.4).

L’exhortation suivante : « Priez sans cesse » n’est pas une activité perpétuelle mais un style de vie qui consiste à s’adresser à Dieu pour tout. On prie pour le remercier et lui rendre gloire (Matthieu 6.9-10), pour confesser ses fautes (Psaumes 32.5), pour ses besoins (Matthieu 6.11), pour être guidé dans une décision à prendre (Jacques 1.5), pour être délivré de l’épreuve (Jonas 2.1-2), de l’angoisse (Philippiens 4.6-7), ou pour le salut des hommes (1 Timothée 2.1-4).

Troisièmement, le croyant est appelé à « remercier Dieu en toute circonstance ». De nature, je suis et le cœur humain est ingrat. Dans son épître aux Romains, Paul écrit :

Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. [..] alors qu’ils connaissent Dieu, ils (les hommes) ont refusé de lui rendre l’honneur que l’on doit à Dieu et de lui exprimer leur reconnaissance (Romains 1.20-21).

Le croyant doit vivre dans une atmosphère de joie, de prière et de gratitude continuelles envers Dieu.

Verset 19

Je continue de lire dans le chapitre 5.

N’éteignez pas l’Esprit (1 Thessaloniciens 5.19 ; SER).

Aux Éphésiens, Paul exprime la même pensée quand il écrit :

N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu (Éphésiens 4.30).

Le Saint-Esprit n’est pas une force, une émanation, mais la troisième personne de la Trinité qu’on attriste en désobéissant à Dieu. Ici, Paul le représente sous la forme d’un feu qu’il est possible d’éteindre.

Verset 20

Je continue.

Ne méprisez pas les prophéties (1 Thessaloniciens 5.20).

Quand Paul écrit ces lignes, le Nouveau Testament n’existe pas. C’est pendant l’ère apostolique que Dieu a inspiré les écrivains sacrés. L’apôtre parle avec l’autorité divine et les églises qui reçoivent ses lettres doivent en tenir compte, car ce qu’il écrit est la Parole de Dieu.

Le dernier livre inspiré du Nouveau Testament est l’Apocalypse, écrit par l’apôtre Jean comme une prophétie (Apocalypse 1.3 ; 22.10, 18-19). Et l’apôtre Pierre appelle « prophétie », toutes les Écritures, que ce soit l’Ancien ou le Nouveau Testament (2 Pierre 1.20-21 ; comparez Romains 16.25). Aujourd’hui, la Parole de Dieu se propage par le biais de l’évangélisation, de l’enseignement et de la prédication (2 Timothée 4.2).

Versets 21-22

Je continue.

Au contraire, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit (1 Thessaloniciens 5.21-22).

Depuis les années 60, la société occidentale a viré de bord, pour ne pas dire chaviré ; elle s’est détournée de la raison pour embrasser l’expérience. Émotions et sensations remplacent désormais la connaissance et le jugement logique. Loin de se laisser entraîner par ce courant humaniste, le croyant doit au contraire savoir discerner entre ce qui est conforme à la pensée de Dieu et l’erreur ou les demi-vérités.

Le mot « examinez » veut dire « testez l’authenticité de quelque chose » ; c’est différencier le mal du bien et ce qui est faux, du vrai et du juste. Paul veut donc que les Thessaloniciens s’attachent à la Parole de Dieu et rejettent totalement ce qui est faux ou qui est mal.

Verset 23

Je continue de lire le texte du chapitre 5.

Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu’il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.23).

Le temps des verbes (aoriste optatif) indique un processus considéré comme une action achevée parce que c’est Dieu qui en est l’auteur.

« La venue de notre Seigneur Jésus-Christ » fait référence à l’Enlèvement de l’Église.

L’apôtre termine cette lettre par une bénédiction. « Le Dieu de paix » est ainsi appelé parce qu’il a fait la paix avec l’homme par le sang du Christ versé sur la croix. En lui, nous pouvons avoir l’âme en paix. Le mot « saints » signifie « séparés du péché et mis à part pour Dieu ». Dans les Écritures, l’âme et l’esprit sont des termes plus ou moins synonymes qui désignent la partie immatérielle de l’être humain. Paul inclut le corps dans sa bénédiction parce que le croyant doit l’utiliser comme un outil, un instrument au service de Dieu.

Le mot grec pour « irréprochable » a été trouvé écrit sur des tombes à Thessalonique. C’est de cette manière que l’église identifiait les croyants en Jésus-Christ.

Verset 24

Je continue.

Celui qui vous appelle est fidèle et c’est lui qui accomplira tout cela (1 Thessaloniciens 5.24).

C’est Dieu qui fait tout, de A à Z, depuis l’appel au salut jusqu’à la glorification du corps ressuscité (comparez Romains 8.29-30 ; Jude 24).

Versets 25-28

Je finis de lire la première épître de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens.

Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères en leur donnant le baiser fraternel. Je vous en conjure par le Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous (1 Thessaloniciens 5.25-28).

Les dernières requêtes de l’apôtre sont à la fois pratiques et spirituelles. Il demande souvent aux églises de le soutenir dans la prière, car les croyants sont tenus de prier les uns pour les autres et pour leur pasteur.

Le « baiser fraternel » apparaît plusieurs fois dans le Nouveau Testament dans la conclusion d’une épître. À cette époque, on s’embrasse sur la joue comme chez nous.

C’est aux responsables de l’assemblée que Paul demande solennellement au nom du Seigneur que sa lettre, qui est une révélation de Dieu, soit lue à tous les membres de l’église.

Enfin, comme dans toutes ses épîtres, Paul termine en mentionnant la grâce de Jésus-Christ parce qu’elle est au cœur de la théologie du christianisme. Tout ce que Dieu fait en faveur de l’homme est uniquement par grâce et en Jésus-Christ. Ni vous ni moi ne méritons quoi que ce soit ; tout est par grâce, rien que par grâce.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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