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Emission 370 1SAMUEL 13.5-15.3

By Chemins de VIE
Créé 30/05/2008 - 05:00

Chapitre 13

Versets 5-12

Une des caractéristiques prévisibles de la majorité de ceux qui parviennent à occuper un poste important, une position de pouvoir, que ce soit en politique, dans les affaires ou même en religion, est l'arrogance. Cette attitude est un soufflet contre l'Éternel, le seul Maître du ciel et de la terre. Saül, le premier roi d'Israël ne fait pas exception à la règle. Il s'est permis de prendre la place du prophète Samuel pour offrir un sacrifice, ce qui lui était strictement interdit.

Versets 13-14

Je continue à lire, en compressant tout au long, dans le chapitre 13 du premier livre de Samuel.

Samuel dit à Saül : — Tu as agi comme un insensé. Tu n'as pas obéi au commandement que l'Éternel ton Dieu t'avait donné. Puisque tu as désobéi aux ordres de l'Éternel, ta royauté ne subsistera pas. L'Éternel a décidé de se chercher un homme qui corresponde à ses désirs et de l'établir chef de son peuple (1Samuel 13.13-14).

La parole du prophète de l'Éternel est équivalente à celle de Dieu. En désobéissant à Samuel, Saül a commis plusieurs fautes. Il a violé les principes fondamentaux régissant l'exercice de la royauté : la soumission à l'Éternel, à sa Loi et à ses prophètes. Saül vient de perdre la royauté. Ses descendants ne s'assiéront pas sur le trône après lui. Après avoir donné au peuple un roi tape-à-l'œil, grand fort et beau, comme ils le voulaient, Dieu se choisira un roi conforme à ses désirs. Comme la lignée d'Éli avait été rejetée en ce qui concerne le sacerdoce, celle de Saül l'est également pour ce qui est de la royauté.

Versets 15-17

Je continue.

Puis Samuel le quitta. Saül dénombra la troupe qui se trouvait avec lui : il lui restait environ six cents hommes. Saül et son fils Jonathan avaient pris position à Guibéa de Benjamin avec les gens qui leur restaient, tandis que les Philistins campaient à Mikmach. Une troupe de choc sortit des camps des Philistins et se divisa en trois compagnies (1Samuel 13.15-17).

Saül et Jonathan n'ont plus que 600 hommes de troupe prêts à se battre, alors que les Philistins sont très nombreux. Leurs troupes de choc sont en fait des destructeurs dont le but est de pratiquer la politique de la terre brûlée. Ils font des razzias et détruisent tout sur leur passage afin de semer la panique parmi les habitants et démoraliser ainsi la population.

Versets 19-23

Je continue un peu plus loin jusqu'à la fin du chapitre.

À cette époque, il n'y avait pas de forgeron dans tout le pays d'Israël, car les Philistins avaient voulu empêcher que les Hébreux fabriquent des épées et des lances. Tous les Israélites devaient donc se rendre chez les Philistins pour faire affûter leurs socs de charrue, leurs pioches, leurs haches, leurs bêches lorsque leurs bêches, leurs pioches, leurs tridents et leurs haches étaient émoussés, ainsi que pour redresser leurs aiguillons. C'est pourquoi, le jour de la bataille, les hommes qui étaient avec Saül et Jonathan n'avaient ni épée ni lance ; seuls Saül et son fils Jonathan en possédaient. Un avant-poste philistin vint prendre position au défilé de Mikmach (1Samuel 13.19-23).

Ça s'annonce de plus en plus mal. Le monopole philistin du fer maintenait les Israélites sous leur joug. Ces derniers combattaient donc avec des arcs et des frondes ; c'était un peu primitif.

Chapitre 14

Versets 1-3

Le chapitre suivant décrit une autre bataille contre les Philistins. Je commence à lire ce chapitre 14.

Un jour, Jonathan, le fils de Saül, dit à son écuyer : — Viens, allons attaquer ce poste des Philistins qui est en face, de l'autre côté de la gorge. Mais il ne prévint pas son père. Saül se trouvait alors à la sortie de Guibea avec ses quelque six cents hommes sous le grenadier de Migrôn. Il y avait aussi comme prêtre portant l'éphod Ahiya, fils d'Ahitoub, frère d'I-Kabod, le fils de Phinéas et petit-fils d'Éli qui avait été prêtre de l'Éternel à Silo. Personne n'avait remarqué que Jonathan était parti (1Samuel 14.1-3).

Le poste des Philistins se trouvait en face du défilé de Mikmach, un passage très étroit. Il s’y trouvait des rochers escarpés qui formaient des observatoires naturels. Saül était accompagné du grand-prêtre qui portait l'éphod, c'est-à-dire qu'il avait avec lui l'ourim et le toummim, les deux objets servant à consulter Dieu.

Versets 6-15

Je continue plus loin en compressant le texte.

Jonathan dit au jeune homme qui portait ses armes : — Viens et attaquons le poste de ces incirconcis. Peut-être l'Éternel agira-t-il en notre faveur, car rien ne l'empêche de sauver par un petit nombre aussi bien que par un grand. Lorsqu'ils se montrèrent tous deux aux hommes du poste des Philistins, ceux-ci s'écrièrent : — Tiens ! Voici des Hébreux qui sortent des trous où ils s'étaient cachés. Ils leur crièrent : — Montez jusqu'à nous, nous avons quelque chose à vous apprendre. Alors Jonathan dit à son serviteur : — Suis-moi là-haut, car l'Éternel donne à Israël la victoire sur eux. Ils attaquèrent les Philistins qui tombèrent sous les coups de Jonathan, tandis que le jeune homme les achevait derrière lui. Ils massacrèrent ainsi une vingtaine d'hommes sur un espace de quelques mètres carrés. La panique se répandit dans le camp philistin, elle gagna toute la région et toute l'armée ; les avant-postes et la troupe de choc furent terrifiés à leur tour, de plus, la terre se mit à trembler. Dieu lui-même sema la panique parmi eux (1Samuel 14.6-15).

On ne se faisait pas de cadeaux à cette époque ; aujourd'hui non plus d'ailleurs. C'est grâce à l'action surnaturelle de l'Éternel que Jonathan extermine un avant-poste philistin et que la panique s'empare de toute l'armée ennemie. Ce fils de Saül était un homme courageux qui avait une grande foi en Dieu, ce qui n'était pas le cas de son père.

Versets 16-19

Je continue en compressant.

Les guetteurs postés par Saül autour de Guibea de Benjamin virent les soldats du camp ennemi courir en tous sens et se disperser çà et là. Saül dit au prêtre Ahiya : — Apportez l'éphod ! Pendant que Saül parlait au prêtre, le désordre augmentait dans le camp des Philistins. Alors Saül dit au prêtre : — Cela suffit ! Retire ta main (1Samuel 14.16-19).

Saül demande au prêtre de consulter l'Éternel sur ce qu'il doit faire. Mais encore une fois, il perd patience, et agit à nouveau avec précipitation.

Versets 20-23

Je continue.

Saül et ses hommes se rassemblèrent et s'avancèrent sur le champ de bataille. Et que virent-ils ? Leurs ennemis étaient en train de s'entre-tuer à coups d'épée dans une mêlée indescriptible. Les étrangers utilisés comme mercenaires qui, depuis longtemps, étaient au service des Philistins, de même, tous les Israélites qui s'étaient cachés dans la région montagneuse apprirent la défaite des Philistins et se mirent, eux aussi, à les talonner pour les combattre. Ainsi, ce jour-là, l'Éternel accorda la délivrance à Israël et le combat se poursuivit jusqu'au-delà de Beth-Aven (1Samuel 14.20-23).

Malgré la conduite indigne du roi, l'Éternel délivre son peuple du joug philistin. Cependant, Saül avait fait plus d'une gaffe.

Versets 24-29

Je continue en compressant.

Les hommes d'Israël étaient exténués car Saül les avait placés sous cette imprécation : — Maudit soit l'homme qui prendra de la nourriture avant le soir, avant que je me sois vengé de mes ennemis ! Personne n'avait donc rien mangé. Toute l'armée avait atteint un bois où du miel coulait jusque sur le sol. En arrivant, les hommes virent bien ce miel qui ruisselait des rayons, mais aucun d'eux n'osa y toucher et en porter à sa bouche par respect du serment. Toutefois Jonathan, qui ignorait que son père avait fait prêter serment à tout le peuple, tendit le bâton qu'il tenait en main et en trempa le bout dans le rayon de miel, puis il le porta à sa bouche. À ce moment, l'un des soldats l'avertit en disant : — Ton père a adjuré le peuple par un serment en disant : « Maudit soit l'homme qui prendra aujourd'hui de la nourriture ! » C'est pour cela que tous sont épuisés. Jonathan déclara : — Mon père fait le malheur du pays (1Samuel 14.24-29).

Saül a placé ses troupes sous une imprécation, sous la malédiction divine s'ils ne lui obéissent pas. En tant que roi, il en avait l'autorité. Jonathan dénonce comme stupide une telle décision arbitraire et hâtive. Saül est en train de faire une grosse crise égocentrique. Pour lui, cette bataille contre les Philistins est une affaire personnelle et non un combat pour l'honneur de l'Éternel et la sécurité de son peuple.

Versets 31-35

Je continue en compressant.

Les Israélites battirent ce jour-là les Philistins depuis Mikmach jusqu'à Ayalôn, ensuite les hommes étaient si épuisés qu'ils se ruèrent sur le butin, ils prirent des moutons, des bœufs et des veaux, les égorgèrent sur place et les mangèrent avec le sang. On vint dire à Saül que les hommes étaient en train de commettre une faute contre l'Éternel en mangeant des bêtes avec le sang. Alors le roi s'écria : — Vous êtes des infidèles ! Roulez immédiatement vers moi une grande pierre ! Puis il ajouta : Répandez-vous dans l'armée et dites à chacun de venir m'amener son bœuf ou son mouton et de l'égorger ici. Ensuite vous en mangerez et vous ne commettrez plus de faute contre l'Éternel en mangeant ces bêtes avec le sang ! Chacun amena donc pendant la nuit le bétail qu'il avait sous la main et on l'égorgea en cet endroit. Saül bâtit un autel à l'Éternel. Ce fut le premier qu'il édifia en son honneur (1Samuel 14.31-35).

La consommation de sang était strictement interdite par la Loi ; mais les soldats étaient si affamés à cause du serment stupide de leur roi, qu'ils n'ont pas pris le temps de saigner les animaux avant de les dévorer.

Versets 37-39

Je continue plus loin.

Saül interrogea Dieu : — Descendrai-je à la poursuite des Philistins ? Les livreras-tu en notre pouvoir ? Mais Dieu ne lui répondit pas ce jour-là. Alors Saül convoqua tous les chefs du peuple auprès de lui et leur dit : — Faites des recherches et tâchez de savoir quelle faute a été commise aujourd'hui ! Aussi vrai que l'Éternel qui vient de délivrer Israël est vivant, je jure que le coupable mourra, même s'il s'agissait de mon fils Jonathan. Mais personne dans tout le peuple ne lui répondit mot (1Samuel 14.37-39).

Saül consulte l'Éternel par l'intermédiaire du prêtre, mais Dieu ne lui répond pas parce que quelqu'un a effectivement violé l'imprécation du roi, et parce que Saül était le représentant de Dieu, sa parole faisait loi. Saül, fidèle à lui-même, se montre à nouveau irréfléchi et ne trouve rien de mieux que de faire un autre serment stupide. Finalement, c'est Jonathan qui est désigné comme le coupable.

Versets 44-46

Je continue plus loin.

Saül s'écria : — Oui, certainement, tu seras puni de mort, Jonathan ! Que Dieu me punisse très sévèrement si je te laisse en vie. Mais les soldats intervinrent et dirent : — Sûrement pas ! Aussi vrai que l'Éternel est vivant, nous ne permettrons pas qu'un seul cheveu tombe de sa tête. Ainsi, l'intervention du peuple sauva Jonathan et il ne fut pas mis à mort. Saül abandonna la poursuite des Philistins (1Samuel 14.44-46).

Les soldats étaient demeurés silencieux pendant tout le temps des discours délirants de leur roi. Mais finalement, ils en ont assez et empêchent la folie meurtrière de Saül d'avoir libre cours. Après tout ce qui vient de se passer, Saül comprend qu'il ne peut plus compter sur le soutien de l'Éternel. Alors, il abandonne la poursuite des Philistins. Ses actes irréfléchis l'ont empêché d'obtenir une victoire complète sur les ennemis d'Israël.

Versets 47-52

Je continue plus loin et finis ce chapitre en compressant.

Une fois que Saül eut reçu la royauté sur Israël, il fit la guerre à tous les ennemis d'alentour : aux Moabites dans le sud-est, aux Ammonites à l'est, aux Édomites dans le sud, aux rois de Tsoba en Syrie et aux Philistins dans le sud-ouest ; partout où il se tournait, il les malmenait. Il signala sa bravoure en battant les Amalécites et en délivrant Israël de ceux qui le pillaient. Saül avait des fils : Jonathan, Yichvi et Malkichoua, ainsi que deux filles : Mérab, l'aînée, et Mikal, la cadette. Sa femme s'appelait Ahinoam, elle était fille d'Ahimaats. Le général en chef de son armée était Abner, le fils de son oncle Ner. La guerre contre les Philistins se poursuivit avec acharnement pendant toute la vie de Saül. Dès que celui-ci remarquait un homme fort et courageux, il l'enrôlait dans son armée (1Samuel 14.47-52).

Les Israélites voulaient un roi selon leur désir. Ils l'ont eu.

Chapitre 15

Verset 1

Nous voici arrivés au chapitre 15 du 1er livre de Samuel qui révèle encore davantage le triste personnage qu'est Saül. Il continue à désobéir à l'Éternel. Je commence à lire.

Un jour, Samuel dit à Saül : — C'est moi que l'Éternel a envoyé pour te conférer l'onction qui t'a établi roi de son peuple, Israël. Maintenant donc, écoute les paroles de l'Éternel (1Samuel 15.1).

Cette expression «  C'est moi que l'Éternel a envoyé  » est typique pour caractériser la mission d'un prophète. Plus encore que les autres, ce chapitre décrit le ministère de Samuel. Il est le prophète de l'Éternel.

Verset 2

Je continue.

Voici ce que déclare l'Éternel, le Seigneur des armées célestes : J'ai décidé de punir les Amalécites pour ce qu'ils ont fait au peuple d'Israël, en se mettant en travers de sa route quand il venait d'Égypte (1Samuel 15.2).

Les Amalécites étaient descendants d'Ésaü, le frère de Jacob, lui-même le père des 12 tribus d'Israël. Ils furent toujours des ennemis implacables des Hébreux. Bien avant que Saül n'entre sur scène, alors qu'Israël tout juste sorti d'Égypte était en plein désert, ils avaient sauvagement attaqué l'arrière-garde du peuple et fait un massacre. Ils avaient finalement été vaincus par Moïse, mais leur cruauté avait alors entraîné un décret divin contre eux. Je cite les passages :

L'Éternel dit à Moïse : — J'effacerai complètement le souvenir d'Amalec de sous le ciel. Moïse érigea un autel qu'il appela Adonaï-Nissi (Le Seigneur est ma bannière), puis il ajouta : — Puisqu'on s'est attaqué au trône de l'Éternel, l'Éternel fera la guerre à Amalec de génération en génération. Sans aucun respect de Dieu, ils vous ont rejoints sur votre route et ont attaqué par derrière les éclopés qui fermaient votre marche, alors que vous étiez épuisés et à bout de force. Lorsque l'Éternel votre Dieu vous aura assuré une existence paisible en vous délivrant de tous vos ennemis d'alentour, vous détruirez les Amalécites de dessous le ciel pour effacer leur souvenir (Exode 17.14-16 ; Deutéronome 25.18-19).

Dans le passé, ils ont fait partie de plusieurs coalitions contre Israël et ont récemment ravagé le pays. L'Éternel ordonne donc l'exécution de la sentence décrétée plusieurs siècles auparavant.

Verset 3

Je continue le texte.

Maintenant, va les attaquer et voue-les moi en les exterminant totalement avec tout ce qui leur appartient. Sois sans pitié et fais périr hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs, moutons, chèvres, chameaux et ânes (1Samuel 15.3).

Cet ordre de l'Éternel rappelle ce qui s'était passé lors des guerres de conquête, quand Israël prit possession du pays de Canaan. C'est choquant pour nous au 21e siècle, parce que nous nous croyons civilisés, ce qui est très discutable, mais là n'est pas mon propos. Dans l'Antiquité, et même aujourd'hui dans certains coins de la planète, les seules raisons qui font que des populations sont épargnées en temps de guerre sont pour se les approprier.

Lorsqu'un peuple était dévoué par interdit sur l'ordre de l'Éternel, son extermination entraînait la perte de cet avantage. Les gens étaient alors vendus comme esclaves et les jeunes femmes devenaient des concubines. Aujourd'hui, elles deviennent des esclaves sexuelles qui font l'aubaine de certains hommes d'affaires ou autres violeurs friqués. Entre nous, soit dit, cette pratique, quoi qu'on en dise, est tout à fait acceptable, pour ne pas dire légale, dans nos démocraties occidentales ; preuve en est qu'on en parle, on s'indigne, mais rien n'est fait pour y mettre fin.


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