MENS 38710104.0FM21:30:-22:00
MEILHAN SUR GARONNE 47180103,6FM21:00:-21:30
CLERMONT FERRAND 6300097.0FM22:00-22:30
EPINAL CEDEX 88005107.3FM + 92.7FM21:05-21:35
ROUEN 7610097.9FM21:30-22:0
LE HAVRE 7662088,2FM21:00-21:30
AUDINCOURT 2540190,9FM06:30-07:00
MULHOUSE 6800095,3FM23:00-23:30
LYON-EST 69000107,0FM23:00-23:30
GRENOBLE 3800096,8FM23:00-23:30
MOUNTAUBAN 8200092,0FM23:00-23:30
LOUVETOT 7600094,9FM23:00-23:30
NICE/MONACO 060001467 KHz MW09:00-09:30
RIBERAC 2460096,1FM06:00 Samedi, 13:00 Dimanche
88,8 Mhz23H00 23H30
Diffusé le 9 juin 2008 - ::
L'histoire foisonne de grands personnages, quelques bons, mais beaucoup d'égotistes maniaques assoiffés de pouvoir. Aujourd'hui, c'est pareil, quel que soit le régime politique. Il y a somme toute assez peu d'hommes ou de femmes qui comme mère Thérésa, par exemple, cherchent une position de responsabilité dans la vie, avec le but exprès de servir les autres. Combien, parmi les rois que la terre a portés, furent des hommes droits ? Difficile à dire, car tout dépend du point de vue qu'on adopte me direz-vous.
Alors, combien étaient sous la bénédiction de Dieu ? Sans doute très peu ! Cependant, on sait que l'Éternel était avec celui qui devint le grand roi David ; et pourtant, il mena pendant plus de 10 ans au moins une vie de proscrit et de vagabond. Il errait ci et là essayant d'échapper à Saül le despote qui régnait sur Israël et qui essayait par tous les moyens d'éliminer son rival.
Je continue à lire en compressant tout au long, dans le chapitre 23 du premier livre de Samuel.
David gagna la région désertique de Ziph et s'installa dans des refuges escarpés de la montagne. Saül le cherchait jour après jour ; mais Dieu ne le fit pas tomber entre ses mains. Jonathan, le fils de Saül, se mit en route et se rendit auprès de David pour l'encourager en affermissant sa confiance en Dieu. Il lui dit : — Sois sans crainte ! Mon père ne réussira pas à mettre la main sur toi ; tu régneras sur Israël, et moi je serai au second rang près de toi ; mon père lui-même sait bien qu'il en sera ainsi (1Samuel 23.14-17).
David cherche refuge au centre du désert de Judée, mais ce qui le sauve vraiment c'est l'Éternel qui veille sur lui. Saül et Jonathan savent pertinemment bien que c'est David qui va s'asseoir sur le trône. Saül fou furieux résiste à Dieu. Jonathan, qui aurait pu légitimement espérer succéder à son père, accepte sans ressentiment le second rôle. Il me fait penser à Jean-Baptiste qui a dit à ses disciples concernant Jésus :
Lui doit devenir de plus en plus grand, et moi de plus en plus petit (Jean 3.30).
L'un comme l'autre avait une âme noble. C'est ici la dernière rencontre entre David et Jonathan. Ils ne se reverront plus, car ce dernier sera tué au combat.
Je continue jusqu'à la fin du chapitre.
Quelques hommes de Ziph allèrent trouver Saül pour lui dire : — Sais-tu que David se tient caché dans notre région au sud des steppes ? Maintenant, ô roi, quand tu le désireras, viens, et nous nous chargerons de te le livrer. Saül répondit : — Vous êtes bénis par l'Éternel, vous qui avez eu pitié de moi ! Repérez toutes ses cachettes, et revenez me voir avec des informations sûres ; alors j'irai avec vous, et s'il est dans le pays, je fouillerai au besoin chaque recoin du territoire de Juda pour le chercher. Saül partit à sa recherche avec ses hommes. David précipitait sa marche pour échapper à Saül. Mais déjà le roi et ses hommes les cernaient et allaient les capturer. Alors un messager vint dire à Saül : Reviens tout de suite, car les Philistins ont fait une incursion dans le pays. Aussitôt Saül cessa de poursuivre David pour aller affronter les Philistins (1Samuel 23.19-28).
Après avoir été sur le point d'être trahi par les gens de la ville de Qeïla que David a pourtant délivrée des Philistins, ce sont maintenant les habitants de Ziph qui divulguent sa cachette à Saül. Finalement, David est encerclé de toutes parts quand tout à coup arrive un messager avec une mauvaise nouvelle pour Saül, mais qui sonne la délivrance pour David. Cette incursion des Philistins ne pouvait mieux tomber. C'est une nouvelle preuve de la protection divine dont jouit David. Les nombreux dangers, les obstacles et les multiples difficultés de tous ordres rencontrés au cours de son errance auraient dû en toute logique entraîner sa perte.
David, certes, fait au mieux, il joue la ruse et montre du courage, il utilise toutes les ressources qui lui sont disponibles pour échapper à ses poursuivants, mais lorsqu'il arrive au bout du rouleau, à la fin de ses possibilités, alors l'Éternel intervient en sa faveur et le tire d'affaires. C'est à lui seul qu'il doit la vie sauve. Cette histoire est une excellente leçon sur la façon dont Dieu se comporte envers ceux qui lui font confiance. David n'est pas resté dans une oasis à se faire bronzer au soleil se disant que de toute façon il serait protégé. Ce serait ce que les Textes Sacrés appellent tenter Dieu, une mise à l'épreuve de l'Éternel pour ainsi dire, en essayant de le forcer à intervenir.
Nous voici arrivés au chapitre 24 dans lequel David est encore et toujours traqué par Saül. Je commence à lire.
David repartit de là pour s'installer dans les falaises escarpées d'Eyn-Guédi du lieu-dit : la source du chevreau. Lorsque Saül revint de sa campagne contre les Philistins, on l'informa que David se trouvait maintenant dans le désert d'Eyn-Guédi du lieu-dit : la source du chevreau. Alors le roi rassembla trois « milliers » d'hommes d'élite, choisis dans tout Israël, et il se mit à la recherche de David et de ses compagnons jusqu'en face du Rocher des Bouquetins. En passant près des parcs à moutons en bordure du chemin, il vit une grotte et y entra pour faire un petit somme. Or David et ses hommes se tenaient précisément au fond de cette grotte. Les compagnons de David lui chuchotèrent : — Voici le moment annoncé par l'Éternel lorsqu'il t'a promis de te livrer ton ennemi pour que tu le traites comme bon te semble. Alors David se leva et alla couper un pan du manteau de Saül sans que celui-ci s'en aperçoive. Dès qu'il l'eut fait, son cœur se mit à battre très fort parce qu'il avait coupé un pan du manteau de Saül (1Samuel 24.1-6).
Saül ne manque pas de moyen et sa hargne ne faiblit pas. Ça continue bien mal pour David quand tout à coup le vent tourne ; le despote vient de se jeter lui-même dans la gueule du loup. Les hommes de David interprètent un peu vite cette opportunité inattendue comme une occasion venant de Dieu d'en finir une fois pour toutes avec leur ennemi juré. Cependant, il n'en est pas question. Le futur roi a une âme bien trop noble pour tirer parti de cette situation.
Je continue.
David dit à ses hommes : — Que l'Éternel me garde de jamais faire une chose pareille et de porter la main sur mon seigneur à qui Dieu a conféré l'onction, car c'est de la part de l'Éternel qu'il a été oint. Par ces paroles, David arrêta ses hommes ; il ne les laissa pas se jeter sur Saül. Le roi sortit de la grotte et continua son chemin (1Samuel 24.7-8).
David manifeste un très grand respect pour l'onction sacrée reçue par Saül et considère que c'est à l'Éternel lui-même et non à un homme, de lui ôter la royauté quand il lui plaira. Cette attitude est d'autant plus surprenante que Saül n'éprouve pas le moindre scrupule à verser le sang innocent. De plus, il n'aura aucun repos jusqu'à ce qu'il ait tué David, tellement il a la haine au ventre. Moi, dans une telle situation, j'ai bien peur que je n'aurais pas manifesté des sentiments aussi nobles que David ; j'aurais peut-être bien coupé la tête à mon ennemi et considéré cela comme de la légitime défense. Mais pas David ; lui, il n'ose pas porter la main sur celui qui a reçu l'onction de Dieu. Quelle grandeur d'âme !
Je continue.
Alors David sortit de la grotte derrière lui et appela Saül : — Mon seigneur le roi ! Saül se retourna et David s'inclina respectueusement, le visage contre terre, et se prosterna. Puis il dit à Saül : — Pourquoi écoutes-tu ceux qui te disent que je cherche à te nuire ? Aujourd'hui même, tu vois de tes yeux que l'Éternel t'avait livré en mon pouvoir dans la grotte. On me disait de te tuer, mais je t'ai épargné et j'ai dit : « Je ne porterai pas la main sur mon seigneur, car il a reçu l'onction de la part de l'Éternel. » Regarde, ô mon père, oui, regarde ce que je tiens dans ma main : un pan de ton manteau. Puisque j'ai coupé le pan de ton manteau et que je ne t'ai pas tué, reconnais donc qu'il n'y a de ma part ni malveillance ni révolte, et que je n'ai aucun tort envers toi. Alors que toi, tu me traques pour m'ôter la vie. Que l'Éternel juge entre moi et toi et qu'il te fasse payer le mal que tu m'as fait, mais moi je ne porterai pas la main sur toi. Comme le dit le vieux proverbe : « Du méchant vient la méchanceté » ! Mais je ne porterai pas la main sur toi. Contre qui le roi d'Israël est-il parti en guerre ? Qui poursuis-tu ? Un chien mort ! Une misérable puce ! Oui, l'Éternel sera notre juge et prononcera son verdict entre moi et toi ! Qu'il examine et qu'il défende ma cause ! Qu'il me fasse justice et me délivre de toi ! (1Samuel 24.9-16).
Une fois que le roi est à une certaine distance, David sort à son tour de la caverne et se poste sur une falaise d'où il adresse la parole à Saül qui a maintenant regagné ses troupes de l'autre côté de l'escarpement. David essaie de lui prouver son intégrité, et surtout le fait qu'il ne lui veut aucun mal, et qu'il ne complote pas un coup d'État pour lui ravir la royauté. Malgré le fait que le hasard de Dieu ait placé Saül à la portée de son épée, il l'a épargné. David remet son sort à l'Éternel et en appelle à sa justice. Il exclut toute vengeance personnelle, mais compte sur une intervention divine pour le défendre.
Je continue.
Quand David eut fini de parler ainsi à Saül, celui-ci lui dit : — Est-ce bien toi qui me parles, mon fils David ? Et il se mit à pleurer à chaudes larmes. Puis il lui dit : — Tu es plus juste que moi, tu m'as traité avec bonté, alors que moi je t'ai fait du mal. Tu viens de montrer aujourd'hui que tu agis avec bonté envers moi, puisque l'Éternel m'avait livré en ton pouvoir et que tu ne m'as pas tué. Si quelqu'un surprend son ennemi, le laisse-t-il avec bienveillance poursuivre sa route ? Que l'Éternel te récompense pour ce que tu as fait pour moi en ce jour ! (1Samuel 24.17-20).
Ça fait plaisir à entendre de la part de Saül. On dirait bien un vrai retour sur soi, une véritable repentance. Sa folie furieuse a été désarmée par la bienveillance de David. Cependant, il fera bien de se méfier de ce vieux renard. Les belles paroles hâtives qu'il a dites spontanément et sous l'effet d'une forte émotion n'ont qu'une valeur relative. C'est le temps qui en éprouvera la réalité.
Je continue le discours de Saül.
Maintenant, tu vois, je sais que tu seras certainement roi un jour et que le royaume d'Israël sera stable sous ton autorité. À présent, jure-moi seulement par l'Éternel que tu n'extermineras pas mes descendants après ma mort et que tu ne chercheras pas à faire disparaître mon nom de mon groupe familial. Alors David le promit par serment à Saül, qui retourna chez lui, tandis que David et ses compagnons regagnèrent leur refuge dans la montagne (1Samuel 24.21-23).
Saül fait une affirmation publique époustouflante. Il sait en son âme et conscience qu'il va mourir et qu'après lui David sera roi et il le proclame haut et fort. Alors, il demande une faveur ; que le nouveau souverain ne fasse pas table rase et épargne ses descendants. Il sait aussi que David tiendra parole. Après cette communication amicale ou presque, tout le monde rentre chez soi. En fait pas vraiment, puisque David, instruit par l'expérience, ne retourne pas au palais ni dans sa maison. Il ne se fie pas aux remords de Saül et préfère pour l'instant rester par monts et par vaux.
Nous voici arrivés au chapitre 25 qui a tous les éléments nécessaires pour faire le script d'un bon film d'action avec suspense et romance. Je commence à lire.
À cette époque, Samuel mourut, et tout Israël se rassembla pour célébrer son deuil. On l'enterra chez lui à Rama. David se mit en route et se retira au désert de Parân (1Samuel 25.1).
Étant donné le rôle joué par Samuel au sein d'Israël en cette période critique de son histoire, il reçoit des funérailles nationales. Grand homme d'État, il fut le dernier des chefs juges et un prophète. De plus, c'est sous sa magistrature que la royauté a été instituée en Israël. Les Hébreux prenaient grand soin à ce que leurs morts soient enterrés avec dignité. Chaque famille avait son monument funéraire, un petit mausolée en somme, dans un jardin attaché à leur lieu d'habitation.
Maintenant que Samuel est décédé, David se sent encore plus seul et davantage menacé. Il quitte carrément Israël et va se réfugier au sud dans le désert de la péninsule du Sinaï.
Je continue.
À Maôn vivait un homme très riche qui avait des propriétés dans le village de Karmel. Il possédait trois mille moutons et mille chèvres. À cette époque, il se trouvait à Karmel pour la tonte de ses moutons. Cet homme, un descendant de Caleb, s'appelait Nabal. Sa femme, Abigaïl, était très intelligente et belle, tandis que son mari était dur et méchant (1Samuel 25.2-3).
Karmel se trouve dans les monts de Judée proche de la ville antique d'Hébron que Caleb avait reçue en héritage et qui s'appelle aujourd'hui Al Khalil à 35 km au sud de Jérusalem. Comme on va le voir, ce Nabal porte bien son nom qui signifie insensé, tandis que son épouse était une femme de distinction. Ce couple fait tout de suite penser à la Belle et la Bête . Il est évident que le mariage avait été arrangé par les parents comme cela se faisait à cette époque, et cette jolie fille était mal tombée.
Je continue.
David apprit au désert que Nabal tondait ses moutons. Il chargea dix de ses hommes d'aller le trouver à Karmel et de le saluer de sa part. — Voici comment vous lui parlerez, leur dit-il : « Longue vie à toi ! Que la paix soit avec toi et avec ta maison ! Que toutes tes affaires prospèrent ! J'apprends qu'on fait la tonte de tes moutons. Tant que tes bergers ont été avec nous, nous ne leur avons fait aucun tort. Rien n'a été dérobé de leur troupeau pendant tout leur séjour à Karmel. Interroge tes serviteurs, ils te le confirmeront. Puissent donc mes serviteurs trouver également bon accueil auprès de toi, puisque nous arrivons en ce jour de fête ! Donne-leur donc, je te prie, ce que tu auras sous la main pour tes serviteurs et ton fils David. » Les jeunes compagnons de David allèrent et répétèrent à Nabal toutes ces paroles au nom de David, puis ils attendirent (1Samuel 25.4-9).
David et ses hommes sont en plein désert, et il faut bien manger. Or lorsqu'il était en compagnie des bergers de Nabal, ses hommes s'étaient comportés de manière exemplaire. Non seulement ils ne leur avaient rien pris, ce que faisait la plupart des bandes armées, mais en plus ils les avaient protégés contre les bandes de pillards du désert. Alors, David fait humblement appel à la générosité de Nabal en retour des services rendus. Lui et ses hommes étaient dépendants des ressources alimentaires provenant des habitants du pays.
Je continue.
Nabal leur répondit : — Qui est David, et qui est le fils d'Isaï ? De nos jours il y a trop de serviteurs qui s'enfuient de chez leurs maîtres. Et vous croyez que je vais prendre de mon pain, de mon eau et de ma viande, que j'ai fait débiter pour mes tondeurs, pour les donner à des gens venus de je ne sais où ? Les serviteurs de David repartirent et rentrèrent. Ils rapportèrent intégralement à David la réponse de Nabal. Alors David ordonna à ses hommes : — Que chacun prenne son épée ! Et chacun mit son épée à sa ceinture. David aussi ceignit la sienne et partit avec environ quatre cents hommes, laissant les deux cents autres pour garder leurs affaires (1Samuel 25.10-13).
Dans la culture de l'époque, le refus de Nabal de retourner une faveur constitue un manquement grave aux règles de l'hospitalité. Il fait là un affront cinglant à David ; une très mauvaise manœuvre. En plus, il parle de lui comme on le ferait d'un esclave en fuite ; une très mauvaise idée. Nabal vient de commettre l'irréparable. Il est franchement stupide, car il vient de signer son arrêt de mort en lettres majuscules.
Dans les grandes métropoles, beaucoup de gens se font assassiner parce qu'ils ne veulent pas lâcher leur porte-feuille à un bandit muni d'une arme ; ça aussi, c'est stupide. Si un jour vous avez la mauvaise idée de vous trouver dans un endroit dangereux, ayez sur vous une liasse de petits billets de banque, et soyez prêt à la jeter aux pieds d'un agresseur éventuel avant de vous enfuir à toutes jambes.