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Émission 373 - 1SAMUEL 17:41 - 19:11

Diffusé le 4 juin 2008 - ::

Chapitre 17

Versets 41-47

De nos jours, de moins en moins d'enfants vont au catéchisme. C'est dommage, car outre l'intérêt spirituel, il y en a d'autres. Comme on dit que les voyages forment la jeunesse, les histoires, surtout lorsqu'elles sont vraies, contribuent également au développement des enfants. Parmi les récits bibliques les plus connus est celui du petit David combattant le géant philistin Goliath.

Versets 48-54

Je continue la lecture du chapitre 17 du 1er livre de Samuel en compressant tout au long.

Goliath se remit à avancer en direction de David qui plongea la main dans son sac, en tira un caillou, et le lança avec sa fronde : il atteignit le Philistin en plein front. La pierre pénétra dans son crâne et il s'écroula, la face contre terre. Ainsi, sans épée, avec sa fronde et une pierre, David triompha du Philistin, et lui trancha la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite. Les soldats d'Israël s'élancèrent en poussant des cris de guerre et poursuivirent les Philistins. Au retour de cette poursuite acharnée, les Israélites pillèrent le camp des Philistins. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem (1Samuel 17.48-54).

Une pierre lancée par un homme sachant manier la fronde peut atteindre les 150 km/h et donc pénétrer un crâne. Les membres de la tribu de Benjamin étaient spécialement réputés pour leur adresse à cette arme. Or Bethléhem d'où venait David était très proche d'eux. C'est probablement à leur contact qu'il avait appris le maniement de la fronde. Grâce à l'Esprit de Dieu, David a triomphé du Philistin et lui a tranché la tête, ce qui constituait un trophée de guerre et une preuve de victoire.

Versets 55-58

Je finis ce chapitre.

Lorsque Saül avait vu David s'avancer à la rencontre du Philistin, il avait demandé à son général Abner : — De qui ce jeune homme est-il fils ? Abner répondit : — Ô Roi, je n'en sais rien. — Alors, ordonna Saül, informe-toi. Quand David fut de retour au camp après avoir tué le Philistin, Abner le prit et le conduisit devant Saül. Quand Saül lui demanda : — De qui es-tu le fils ? David lui répondit : — Je suis fils de ton serviteur Isaï de Bethléhem (1Samuel 17.55-58).

Le roi désire en savoir davantage sur l'arrière-plan familial et social de ce jeune homme afin de trouver une explication à sa bravoure et à sa foi, et certainement parce qu'il avait promis de donner sa fille en mariage au vainqueur du champion des Philistins. Il veut donc savoir si celui qui va devenir son gendre est d'une bonne famille. Tout au long de cette présentation de David, l'auteur a souligné avec insistance le contraste existant entre lui, le nouveau souverain d'Israël en puissance, et Saül, le roi déchu.

Ces récits s'attachent à montrer les destinées opposées de ces deux hommes. L'Esprit de l'Éternel s'est retiré de Saül, désormais tourmenté par un démon, et a élu domicile sur David. Il en résulte que le roi déchu est désormais incapable de conduire le peuple à la victoire et tremble devant l'ennemi. David par contre s'en rend vainqueur. Il procure ainsi une grande délivrance à Israël et devient leur nouveau champion. Le texte précise la raison de ce succès : l'Éternel était avec David.

Chapitre 18

Introduction

Nous voici arrivés au chapitre 18 dans lequel il est question de la grande amitié qui lia David à Jonathan, le fils aîné du roi Saül. La vie n'est pas toujours bien drôle, et chacun d'entre nous aura besoin à un moment ou à un autre de trouver une épaule solide et fidèle sur laquelle s'épancher. C'est alors qu'un ami est le bienvenu, quelqu'un qui compatisse avec moi, qui me comprenne, qui accepte de m'écouter sans me démolir, qui me soutienne envers et contre tout. Mais un tel ami est une denrée rare, mais David a eu l'immense privilège d'en trouver un.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 18.

Quand David eut terminé de parler avec Saül, Jonathan s'était profondément attaché à David et s'était mis à l'aimer comme lui-même. Saül ne le laissa pas retourner dans la maison de son père ce jour-là, il le prit chez lui (1Samuel 18.1-2).

Il y a longtemps de cela, quand il était plus jeune, David avait joué de la lyre pour le roi afin de le calmer lorsqu'il était agité par un mauvais esprit. Mais il n'était alors qu'un serviteur sans identité comme les autres. À partir de maintenant, David va faire partie des proches du roi jusqu'au moment où il devra s'enfuir afin de sauver sa vie menacée par Saül. Jonathan entre à nouveau en scène. Il s'était déjà distingué grâce à sa foi en l'Éternel lors d'une guerre précédente contre les Philistins. Sans doute présent sur le champ de bataille, il a été fortement impressionné et attiré par le courage de David et par sa forte confiance en l'Éternel lorsqu'il a défié Goliath.

Même s'ils n'ont pas combattu ensemble côte à côte, ces deux hommes sont pour ainsi dire des compagnons d'armes. Ils ont tous deux triomphé du même ennemi en s'appuyant sur leur Dieu. C'est cette foi commune dans le même combat qui les a rapprochés et liés d'une amitié sincère et profonde. Celle-ci sera d'ailleurs mentionnée à plusieurs reprises dans la suite du texte.

Versets 3-4

Je continue.

Jonathan conclut un pacte d'amitié avec David parce qu'il l'aimait comme lui-même. Il enleva son manteau et le donna à David, il lui offrit aussi son équipement et jusqu'à son épée, son arc et son ceinturon (1Samuel 18.3-4).

Les termes de leur alliance ne sont pas donnés, mais ils impliquent une loyauté et une solidarité mutuelles. L'acte par lequel Jonathan donne tout son équipement militaire à David ainsi que son manteau princier ratifie leur pacte d'amitié. Les anciens poètes rapportent des faits semblables comme témoignages d'affection. En Orient, une des plus grandes marques de faveur est d'offrir un habit déjà porté.

Versets 5-8

Je continue.

Chaque fois que Saül l'envoyait en expédition militaire, David accomplissait sa mission avec succès, de sorte que le roi lui confia le commandement de ses troupes de choc. Il était estimé de tout le peuple ainsi que des ministres de Saül. Lorsqu'ils étaient revenus de la guerre, après que David eut tué le Philistin, les femmes étaient sorties de toutes les villes d'Israël en chantant, tout en dansant : Saül a vaincu ses milliers et David ses dizaines de milliers. Saül le prit très mal et se mit dans une grande colère. — Elles en attribuent dix mille à David, dit-il, et à moi seulement mille ! Il ne lui manque plus que la royauté ! (1Samuel 18.5-8).

Justement Saül, maintenant que tu le mentionnes ! En fait, le roi déchu ne sait pas encore que c'est David que Dieu a choisi pour le remplacer. Ça va être la douche froide quand il l'apprendra. Non seulement David avait été élu de toute éternité pour devenir le fondateur de la dynastie royale messianique, mais il en avait aussi le profil. La providence divine l'avait préparé à exercer ses futures responsabilités de souverain. Comme berger, il avait appris à aimer son troupeau, et à le protéger contre les ours et les lions.

De plus, ses capacités musicales le rendaient sensible au côté esthétique de la vie et l'aideront plus tard à composer les nombreux psaumes de louange à l'Éternel qui font partie des Textes Sacrés. Dieu l'avait maintenant amené au palais royal en tant que musicien et guerrier afin qu'il apprenne également les hautes fonctions de l'État. 15 ans plus tard, lorsqu'il deviendra officiellement roi d'Israël, il y sera parfaitement préparé.

Versets 9-11

Je continue.

À partir de ce moment-là, Saül regarda David d'un mauvais œil. Dès le lendemain, un mauvais esprit envoyé par Dieu s'empara de Saül, de sorte qu'il entra dans un état d'exaltation au milieu de sa maison. Comme les autres jours, David jouait de son instrument. Saül avait sa lance en main. Soudain, il la lança en se disant : — Je vais le clouer contre la paroi. Mais, par deux fois, David esquiva le coup (1Samuel 18.9-11).

L'orgueil, le sentiment d'insécurité et la jalousie exacerbée de Saül sont autant de raisons pour lesquelles ce mauvais esprit est envoyé pour le posséder et confirmer sa folie meurtrière. En agissant ainsi, il se condamne lui-même tandis que de toute façon Dieu protège David qui se trouve donc pour l'instant invulnérable.

Versets 12-16

Je continue.

À partir de ce jour-là, Saül craignit David, car l'Éternel était avec David alors qu'il s'était retiré de lui. C'est pourquoi Saül l'écarta d'auprès de lui et le nomma commandant d'un « millier » d'hommes. Ainsi David entreprenait des expéditions militaires à la tête de ses hommes. Il réussissait dans tout ce qu'il entreprenait, car l'Éternel était avec lui. Lorsque Saül constata ses grands succès, sa peur ne fit qu'augmenter. Par contre, tout Israël et tout Juda aimaient David, car il marchait à la tête de leurs soldats dans les expéditions militaires (1Samuel 18.12-16).

David devient littéralement le chouchou de tous les Israélites, femmes et soldats, ce qui bien entendu ne fait qu'attiser encore plus la jalousie maladive de Saül.

Versets 17-30

Je continue jusqu'à la fin du chapitre en compressant.

Un jour, Saül dit à David : — Je suis prêt à te donner ma fille aînée Mérab en mariage à condition que tu me serves comme un vaillant guerrier et que tu livres les combats de l'Éternel. Il se disait : — Il vaut mieux que ce ne soit pas moi-même qui attente à sa vie, mais plutôt les Philistins ! Mais, quand vint le moment où Mérab, la fille de Saül, devait être donnée à David, Saül la donna à quelqu'un d'autre. Or Mikal, l'autre fille de Saül, aimait David. Quand Saül l'apprit, il en fut ravi. Saül avait comme but de faire périr David par la main des Philistins. Mais à chaque incursion des princes des Philistins, David remportait plus de succès que tous les autres chefs militaires de Saül, de sorte que son nom devint très célèbre (1Samuel 18.17-30).

Les complots à l'intérieur du palais se multiplient. Il y a belle lurette que Saül, selon la promesse qu'il avait faite, aurait dû donner sa fille aînée à David. Très manipulateur, il n'a pas tenu parole. Alors, il la lui promet une seconde fois, mais c'est une ruse, afin de le garder dans son cercle d'intimes comme chef dans l'espoir qu'il sera tué au combat. Ça n'a pas marché, alors il donne sa fille aînée à quelqu'un d'autre. Entre alors en scène la fille cadette qui est amoureuse de David. Cela fait l'affaire de Saül parce qu'il a ainsi une autre occasion de faire tuer David dans une campagne militaire. Ça n'a pas marché non plus ; en fait, la notoriété grandissante de David ne fait qu'empirer les choses.

Ce chapitre relate le tournant irréversible que prennent les relations entre les deux hommes. Devant la réussite et le succès de David, Saül éprouve de la jalousie et de la crainte. Ces sentiments ouvrent toute grande la porte à un mauvais esprit qui vient le tourmenter. La haine de Saül qui le pousse à éliminer David contraste fortement avec l'affection, voire l'amour que tous portent à ce dernier.

Chapitre 19

Introduction

Nous voici arrivés au chapitre 19 dans lequel Saül, encore une fois, n'a qu'une idée en tête : faire mourir David. Bien qu'il se repente brièvement et à plusieurs reprises de ses intentions meurtrières, David restera en danger de mort jusqu'à ce que le roi déchu meure au combat. Pendant tout son temps d'exil qui va durer approximativement 10 ans, le futur roi, tel un animal sauvage, est inlassablement traqué. Il lui faut être constamment en mouvement ; il vit comme un vagabond dans des cavernes ou en territoire ennemi. Il connaît beaucoup de privations et de souffrances.

Cependant, tout cela n'arrive pas par hasard. En effet, il est en train d'être formé à l'école de Dieu. L'adversité à laquelle il doit faire face forge le caractère de celui qui deviendra le plus grand roi d'Israël. C'est pendant qu'il subit toutes ces misères qu'il écrira bon nombre de psaumes qui font partie du recueil des Textes Sacrés.

Versets 1-2

Je commence à lire ce chapitre 19.

Saül se mit à parler ouvertement à son fils Jonathan et à tous ses ministres de faire mourir David, mais Jonathan était très attaché à David. Il le prévint : — Mon père Saül cherche à te faire mourir. Sois donc sur tes gardes demain matin ! Ne te montre pas, tiens-toi caché ! (1Samuel 19.1-2).

Suite à ses échecs répétés, Saül adopte désormais une approche plus directe en vue de la réalisation de son funeste projet. Mais Jonathan se révèle un véritable ami pour David.

Versets 3-7

Je continue.

Je sortirai en compagnie de mon père et nous passerons dans le champ où tu seras caché. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu'il en est et je te le ferai savoir. Jonathan fit l'éloge de David à son père, puis il ajouta : — Que le roi ne se rende donc pas coupable à l'égard de son serviteur David, car il n'a commis aucune faute envers toi. Au contraire, ses services t'ont toujours été très utiles. Il a risqué sa vie pour tuer le Philistin, et ce jour-là, l'Éternel a accordé une grande délivrance à tout Israël. Tu l'as vu et tu t'en es réjoui. Alors pourquoi commettrais-tu un péché en versant le sang d'un innocent, en faisant mourir David sans raison ? Saül écouta les arguments de Jonathan et il fit ce serment : — Aussi vrai que l'Éternel est vivant, David ne sera pas mis à mort ! Alors Jonathan appela David et lui rapporta toute la conversation, puis il le conduisit auprès du roi où David reprit sa place comme par le passé (1Samuel 19.3-7).

Jonathan arrive à convaincre son père de renoncer à sa folie meurtrière. Mais une nouvelle fois, Saül prononce de manière hâtive un serment qu'il sera incapable de tenir, tellement la jalousie le tient au ventre.

Versets 8-10

Je continue.

La guerre ayant recommencé avec les Philistins, David les attaqua et leur infligea une grande défaite, les mettant en fuite devant lui. Le mauvais esprit venu de l'Éternel tourmenta de nouveau Saül. Il était assis dans sa maison, sa lance à la main tandis que David jouait de son instrument quand, soudain, Saül tenta de le clouer contre la paroi avec sa lance, mais David esquiva le coup et la lance se planta dans le mur. David s'enfuit et réussit à s'échapper dans la nuit (1Samuel 19.8-10).

Devant le succès militaire de son gendre, Saül est à nouveau victime de sa jalousie maladive. Cette attitude ouvre toute grande la porte à un mauvais esprit qui vient à nouveau tourmenter le roi. La scène est dramatique. David joue de la harpe pour apaiser Saül, mais comme un homme averti en vaut deux, on peut être sûr qu'il le surveille du coin de l'œil, surtout que ce dernier manipule une lance. Cette fois encore, il a eu raison de se méfier.

Versets 11-13

Je continue.

Saül envoya des hommes dans la maison de David pour s'assurer de lui et le faire mourir le lendemain matin, mais Mikal la femme de David prévint son mari : — Si tu ne t'enfuis pas avant le jour, lui dit-elle, tu es un homme mort ! Elle l'aida à descendre par la fenêtre. Ainsi il prit la fuite et s'échappa. Mikal prit ensuite l'idole domestique et la plaça dans le lit ; elle mit un coussin en poils de chèvres à l'endroit de la tête et recouvrit le tout d'un vêtement (1Samuel 19.11-13).

Pour l'instant, la femme de David prend le parti de son mari, ce qui est très bien. Elle sort son idole domestique du placard et lui trouve une autre utilisation que la divination. Il est tout à fait déconcertant de s'apercevoir que Mikal, la fille du roi, la femme de David, possède une de ces statuettes maudites. Elles avaient une forme humaine et représentaient une divinité païenne. On découvre donc qu'à l'insu de son mari Mikal s'adonnait à l'idolâtrie, ce qui était non seulement interdit par la Loi de Moïse, mais encore punissable par la peine de mort.

Malheureusement, toutes les formes d'occultisme étaient bien ancrées chez les Israélites. Ainsi, Rachel, la femme préférée de Jacob qui est le père de la nation d'Israël, possédait elle aussi des idoles domestiques qu'elle cachait de la vue de son mari. Censées assurer la prospérité du foyer, elles jouaient le même rôle superstitieux qu'une amulette, cet objet très populaire partout dans le monde et à qui on attribue un pouvoir magique de protection.

Nous, en France, on est civilisé et on n'y croit pas à ces choses-là ! Vraiment ? Touchez-vous quelques fois du bois ? Est-ce que vous vous croisez les doigts ? Je parierais que vous connaissez quelqu'un qui en guise de porte-clef utilise une effigie de saint Christophe, ce saint qui est censé protéger les conducteurs automobiles. Les Français sont à la fois incrédules et superstitieux, ce qui est tout à fait irrationnel, anticartésien même. Dans la réalité cependant, l'incrédulité et la superstition vont presque toujours de pair.