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Diffusé le 29 février 2008 - ::
Le chapitre 8 de Josué poursuit l'histoire de la ville d'Aï parce que la conquête de cette petite place forte avait tourné en une déroute sévère du détachement militaire israélite, tout ça à cause du péché d'Akân, une famille de la tribu de Juda. Cette faute porta un tort considérable à tout le peuple. Heureusement, dans sa miséricorde, Dieu permet toujours à celui qui se repent un nouveau départ, comme nous allons le voir. Cela veut dire que quiconque décide de se repentir reçoit le pardon de son Créateur. Je commence à lire.
L'Éternel dit à Josué : N'aie pas peur, ne crains rien ! Emmène avec toi tous les soldats et va attaquer Aï ! Car je livre le roi d'Aï en ton pouvoir ainsi que son peuple, sa ville et tout son territoire. Tu traiteras Aï et son roi comme tu as traité Jéricho et son roi. Toutefois, vous pourrez prendre pour vous comme butin ses biens et son bétail. Place des guerriers en embuscade derrière la ville (Josué 8.1-2).
Maintenant que le peuple a fait justice, il est purifié de son péché. Alors, Dieu renouvelle les promesses qu'il a précédemment faites à Josué. Il doit partir en campagne avec toute l'armée, pas seulement un détachement. Contrairement à Jéricho, la ville n'est que partiellement vouée à l'Éternel ; Israël a le droit de s'emparer des biens matériels et du cheptel.
Je continue.
Josué se mit en route avec toute son armée pour attaquer Aï. Il choisit trente mille vaillants guerriers et les fit partir de nuit en leur donnant les ordres suivants : Allez vous poster en embuscade derrière la ville, sans trop vous en éloigner, et tenez-vous tous prêts à intervenir. Je m'approcherai de la ville avec le gros de la troupe. Lorsque les gens d'Aï sortiront pour nous affronter comme la première fois, nous fuirons devant eux. Ils se lanceront à notre poursuite et nous les attirerons loin de la ville. En effet, ils penseront que nous fuyons encore devant eux, comme l'autre fois. À ce moment-là, vous surgirez de votre cachette et vous vous emparerez de la ville, car l'Éternel votre Dieu la livre en votre pouvoir (Josué 8.3-7).
La suite du récit continue en donnant beaucoup de détails stratégiques et militaires.
Je continue plus loin.
Quand le roi d'Aï vit la situation, il fit lever en hâte tous les hommes et se dépêcha de sortir de la ville pour se rendre sur le champ de bataille et affronter Israël en face de la plaine. Il ne se doutait pas qu'une embuscade avait été dressée contre lui derrière la ville. Josué et les Israélites firent semblant d'être battus par eux et s'enfuirent en direction du désert. Tous les gens qui étaient dans la ville furent appelés à grands cris pour les poursuivre. Ils se précipitèrent donc sur les pas de Josué et se laissèrent attirer loin de la ville (Josué 8.14-16).
La suite nous apprend que tout se passa comme Josué l'avait prévu. Le piège fonctionna parfaitement et Aï fut prise d'assaut et détruite.
Je continue plus loin jusqu'à la fin du chapitre en compressant.
Alors Josué bâtit un autel à l'Éternel, le Dieu d'Israël, sur le mont Ébal. On y offrit des holocaustes à l'Éternel et des sacrifices de communion. Josué grava sur des pierres une copie de la Loi que Moïse avait mise par écrit sous les yeux des Israélites. Josué lut ensuite tout le texte de la Loi, les paroles de bénédiction comme de malédiction, telles qu'elles se trouvaient dans le livre de la Loi. Devant toute l'assemblée d'Israël, y compris les femmes, les enfants et les étrangers qui vivaient au milieu du peuple, il lut tout ce que Moïse avait ordonné, sans en rien omettre (Josué 8.30-35).
Après cette victoire sur Aï, tout le peuple a fait un périple de plusieurs dizaines de kilomètres en direction du nord jusqu'aux deux monts Ébal et Garizim, qui sont dans le centre-sud du pays de Canaan. C'est là que Josué a lu toute la Loi de Moïse à la totalité du peuple y compris les femmes, les enfants et les étrangers. Si le peuple en avait respecté tous les préceptes, il n'aurait pas eu à subir une première défaite. Par cette lecture, les Israélites proclamaient haut et fort la souveraineté de l'Éternel sur tout ce pays avant même qu'ils ne l'aient conquis. Israël découvre une vérité fondamentale : il ne pourra mener à bien la conquête du Pays promis que s'il se montre totalement fidèle et obéissant envers l'Éternel qui combat pour lui.
Il est intéressant d'effectuer un parallèle entre la destinée d'Akân et celle de Rahab. Cette prostituée cananéenne reconnaît la souveraineté de l'Éternel, abandonne Canaan et ses faux dieux, est épargnée avec tous les siens et est reçue dans le peuple de Dieu. À l'opposé, un Israélite ne tient aucun compte de l'interdit de l'Éternel et s'approprie des richesses interdites, niant par là la souveraineté divine. En conséquence, il est exclu du peuple élu, et perd son héritage et sa vie.
Nous voici parvenus au chapitre 9 de ce livre. Je commence à lire.
La nouvelle de ces événements parvint à tous les rois des pays situés à l'ouest du Jourdain, dans la région des montagnes, dans la plaine côtière et sur tout le littoral de la Méditerranée jusqu'en face du Liban : les rois des Hittites, des Amoréens, des Cananéens, des Phéréziens, des Héviens et des Yebousiens. Alors ils s'assemblèrent pour combattre Josué et les Israélites sous un commandement unique (Josué 9.1-2).
Tous ces rois, qui s'entendaient plus ou moins bien et qui à l'occasion se faisaient la guerre, ont une bonne raison d'oublier leurs différences et de créer une ligue pour faire face à Israël.
Je continue.
Par contre, les habitants de Gabaon, en apprenant comment Josué avait traité Jéricho et Aï, décidèrent de recourir à la ruse : ils partirent déguisés et chargèrent leurs ânes de sacs usés et d'outres à vin usées, trouées et rapiécées. Ils chaussèrent de vieilles sandales raccommodées et endossèrent des vêtements en lambeaux ; ils prirent en guise de provision du pain dur et tout moisi. Ils se rendirent ainsi au camp de Guilgal et vinrent trouver Josué auquel ils dirent en présence des hommes d'Israël : Nous arrivons d'un pays lointain pour vous prier de conclure une alliance avec nous (Josué 9.3-6).
Gabaon, située à une dizaine de kilomètres au nord de Jérusalem, était une ville importante en ce temps-là. En outre, elle comportait des villages vassaux habités par les Héviens, une sous-branche des Amoréens. Les Gabaonites ont le mérite d'avoir compris que leur arrêt de mort était conclu d'avance s'ils combattaient Israël, alors ils se montrent très rusés. Cependant, la Loi de Moïse interdisait de conclure une alliance avec une peuplade cananéenne afin que les Israélites ne soient pas contaminés par leur idolâtrie.
Je continue en compressant.
Les Israélites répondirent à ces Héviens : Qui sait si vous n'êtes pas des habitants du voisinage ? Dans ce cas, nous ne pouvons pas conclure une alliance avec vous. Ils lui répondirent : Tes serviteurs viennent d'un pays très éloigné à cause du renom de l'Éternel ton Dieu : nous avons entendu parler de lui et de tout ce qu'il a fait en Égypte, et comment il a traité les deux rois des Amoréens qui régnaient de l'autre côté du Jourdain. Alors nos responsables et tous les habitants de notre pays nous ont dit : « Emportez des provisions pour le voyage, allez trouver les Israélites et dites-leur : Nous voulons être vos serviteurs, concluez une alliance avec nous. » Regardez notre pain, il était encore tout chaud quand nous l'avons pris pour nos provisions dans nos maisons, quand nous nous sommes mis en route pour venir vous trouver et le voilà maintenant dur et tout moisi ! Regardez nos outres de vin : elles étaient neuves quand nous les avons remplies, les voilà maintenant déchirées ; voyez comme nos vêtements et nos sandales se sont usés à cause du long voyage que nous avons fait. Les hommes d'Israël prirent de leurs provisions, mais ils ne consultèrent pas l'Éternel à ce sujet. Josué fit la paix avec eux et conclut une alliance leur garantissant la vie sauve par un serment des responsables de la communauté (Josué 9.7-15).
Josué et les responsables du peuple se sont fait berner comme des petits enfants. Ils ont commis une faute qui est bien soulignée, celle de ne pas avoir consulté l'Éternel. La leçon d’Aï n'a donc pas suffi, les Israélites continuent à commettre des bourdes.
Je continue en compressant.
Trois jours après avoir conclu cette alliance avec eux, les Israélites apprirent qu'ils avaient eu affaire à de proches voisins qui demeuraient dans la région même. À cause du serment que les responsables du peuple leur avaient prêté au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël, ils ne les tuèrent pas. Tout le peuple se mit à critiquer les responsables, mais ceux-ci répondirent : Nous avons prêté serment par l'Éternel, le Dieu d'Israël, nous ne pouvons donc pas faire de mal à ces gens. Mais voici comment nous les traiterons : nous allons leur laisser la vie sauve, pour ne pas nous attirer la colère divine en violant le serment que nous leur avons fait. Donc ils vivront ! leur dirent les responsables. Mais ils seront astreints à couper du bois et à puiser l'eau pour toute la communauté. Telle fut la décision des responsables (Josué 9.16-21).
Les Gabaonites sont condamnés aux travaux forcés. Le culte du tabernacle demandait beaucoup de bois pour les sacrifices et beaucoup d'eau pour les lavages rituels. Ce sont eux qui feront ce travail pénible habituellement réservé aux esclaves.
Je continue et finis le chapitre en compressant.
Josué convoqua les Gabaonites et leur demanda : Pourquoi nous avez-vous trompés en prétendant que vous habitiez très loin de nous, alors que vous demeurez tout près ? Les Gabaonites lui répondirent : Nous avons agi de la sorte parce qu'on nous a bien informés que l'Éternel ton Dieu a ordonné à son serviteur Moïse de vous donner tout le pays et de vous demander d'exterminer tous ses habitants au fur et à mesure de votre avance. Alors nous avons eu très peur pour notre vie à votre arrivée ; c'est pourquoi nous avons agi de la sorte (Josué 9.22-24).
Les Gabaonites continueront de servir au Temple à Jérusalem. Ils partiront avec les Israélites en exil, en reviendront et aideront à reconstruire les murailles de la ville sainte. Au fil des siècles, ils seront intégrés aux Israélites.
Nous voici arrivés au chapitre 10 de Josué dont le sujet est une série de campagnes militaires. Je commence à lire.
Adoni-Tsédeq, roi de Jérusalem, apprit que Josué s'était emparé d'Aï et l'avait totalement détruite pour la vouer à l'Éternel, en faisant subir à cette ville et à son roi le même sort qu'à Jéricho et à son roi. Il entendit également que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec les Israélites et qu'ils vivaient au milieu d'eux. Alors il fut saisi d'une grande peur, car Gabaon était une ville importante, comme les villes royales, plus grande qu'Aï, et tous ses hommes étaient de vaillants guerriers (Josué 10.1-2).
Ce roi de Jérusalem est terrifié parce qu'Israël contrôle maintenant la région montagneuse du centre du pays, coupant Canaan en deux. Il exerçait un droit de suzeraineté sur Gabaon qui l'a trahi en faisant un pacte avec Israël. Alors, il est furieux, et se sentant menacé, il veut châtier cette ville rebelle et liguer les forces du sud du pays contre les envahisseurs.
Je continue plus loin.
C'est ainsi que cinq rois des Amoréens, ceux de Jérusalem, d'Hébron, de Yarmouth, de Lakich et de Églôn formèrent une coalition et marchèrent à la tête de toutes leurs armées contre Gabaon. Ils établirent leur camp devant la ville et engagèrent les hostilités. Les habitants de Gabaon envoyèrent des messagers à Josué au camp de Guilgal pour lui faire dire : N'abandonne pas tes serviteurs. Viens vite à notre secours, sauve-nous, car tous les rois amoréens de la région montagneuse se sont ligués contre nous (Josué 10.5-6).
Gabaon après avoir retourné sa veste appelle à son secours son nouveau maître. L'alliance conclue avec Josué impliquait effectivement l'assistance militaire de la nation suzeraine à ses vassaux si ceux-ci étaient attaqués. Ces cités mentionnées, très proches les unes des autres, comptaient avec Jérusalem, parmi les villes les plus importantes de la région montagneuse du sud du pays.
Je continue.
Josué vint depuis Guilgal avec toute son armée et ses plus vaillants guerriers. L'Éternel dit à Josué : N'aie pas peur de ces rois, car je te donne la victoire sur eux ; aucun d'eux ne pourra te résister. Après avoir marché toute la nuit depuis Guilgal, Josué tomba sur eux à l'improviste (Josué 10.7-9).
Pas moyen d'avoir la paix quelques jours. Les Israélites sont tranquillement sous leurs tentes en train de mettre leur pyjama se préparant ainsi pour une bonne nuit de sommeil bercé par le chant des cigales quand tout à coup le son des cors retentissants parcourt le camp. Tous les hommes de guerre en tenue de combat sont appelés immédiatement à se rassembler sous leurs bannières respectives. Décidément, ces nouveaux alliés forcés de Gabaon sont lourds à porter.
C'est Josué qui a ordonné la mobilisation générale après avoir reçu le SOS des Gabaonites. Tout d'abord, il n'est pas très content ; puis en y réfléchissant bien, les rois du sud viennent de commettre une énorme erreur. Ils sont sortis de leurs villes fortifiées et sont en rase campagne comme des lapins. Voilà une opportunité à saisir ! Et puis il y a ce traité qu'il a conclu avec eux et qui l'engage. Il est donc dans l'obligation de voler à leur secours. Alors, il fonce, surtout qu'il connaît d'avance l'issue du combat, car l'Éternel lui promet la victoire. Israël doit se battre, mais c'est l'Éternel qui donne la victoire. Toute l'armée marche toute la nuit sur un terrain très escarpé direction l'ouest, pour couvrir les quelques 35 km qui la séparent du champ de bataille et dès le lever du jour Josué sonne la charge.
Je continue en compressant.
L'Éternel les mit en déroute devant Israël et leur fit essuyer une grande défaite devant Gabaon ; les Israélites les battirent en les poursuivant. Pendant que les Amoréens s'enfuyaient devant Israël, l'Éternel fit tomber sur eux du ciel d'énormes grêlons qui firent encore plus de victimes que les épées des Israélites (Josué 10.10-11).
Le texte met bien en avant le fait que c'est l'Éternel qui est l'auteur principal de cette victoire. L'Ancien Testament mentionne à plusieurs reprises l'utilisation par Dieu d'éléments naturels contre les ennemis de son peuple.
Je continue.
Ce jour-là où l'Éternel donna aux Israélites la victoire sur les Amoréens, Josué s'écria devant tout Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon ! Et toi, lune, fais halte sur la vallée d'Ayalôn. Et le soleil s'arrêta, la lune suspendit son cours jusqu'à ce que la nation d'Israël eût réglé ses comptes avec ses ennemis. C'est bien ce qui est écrit dans le livre du Juste. Le soleil s'immobilisa au milieu du ciel et différa son coucher pendant environ un jour entier. Jamais auparavant et jamais depuis lors, il n'y eut de jour comparable à celui-là, où l'Éternel a écouté la voix d'un homme. C'est qu'il combattait lui-même pour Israël. Après cela, Josué et toute l'armée d'Israël regagnèrent le camp de Guilgal (Josué 10.12-15).
Le livre du Juste est un recueil de poèmes épiques relatant les guerres d'Israël. Il ne nous est pas parvenu. Il était midi lorsque Josué pria pour que le soleil s'arrête dans le ciel. Ce passage a fait couler beaucoup d'encre ; une interprétation figurative et poétique ne ferait pas justice au texte. Il faut donc le prendre dans son sens littéral, même si cela soulève des controverses. En réponse à la requête de Josué, le Dieu souverain accomplit un miracle spectaculaire en freinant la course de tout le système solaire. Ce jour-là, la rotation de la terre dura 48 h au lieu de 24, ce qui donna aux Israélites le temps nécessaire pour exterminer les armées de la ligue des rois du sud.
Cet événement a dû profondément perturber les Cananéens qui adoraient le soleil et la lune. Dans leur vision du monde, ils durent constater la dure réalité que leurs dieux s'étaient rangés du côté de leurs ennemis. C'est ainsi que les Cananéens apprirent à connaître l'Éternel, en lui résistant par leur persévérance à faire le mal et en étant détruits. Dieu propose deux manières de le connaître. Moi personnellement, je préfère la méthode douce, celle que Jésus-Christ, qui était doux et humble de cœur, vint sur terre nous enseigner.