MENS 38710104.0FM21:30:-22:00
MEILHAN SUR GARONNE 47180103,6FM21:00:-21:30
CLERMONT FERRAND 6300097.0FM22:00-22:30
EPINAL CEDEX 88005107.3FM + 92.7FM21:05-21:35
ROUEN 7610097.9FM21:30-22:0
LE HAVRE 7662088,2FM21:00-21:30
AUDINCOURT 2540190,9FM06:30-07:00
MULHOUSE 6800095,3FM23:00-23:30
LYON-EST 69000107,0FM23:00-23:30
GRENOBLE 3800096,8FM23:00-23:30
MOUNTAUBAN 8200092,0FM23:00-23:30
LOUVETOT 7600094,9FM23:00-23:30
NICE/MONACO 060001467 KHz MW09:00-09:30
RIBERAC 2460096,1FM06:00 Samedi, 13:00 Dimanche
88,8 Mhz23H00 23H30
Diffusé le 25 février 2008 - ::
Tout au début de l'histoire du livre de Josué, des espions sont partis en reconnaissance pour explorer la Terre Promise afin de préparer son invasion par les armées d'Israël. Avant de s'écrier : Ce n’est pas juste, il faut se souvenir que les Cananéens étaient des gens pervers de très haut niveau, jusqu'à immoler par le feu leurs petits enfants en l'honneur de leur faux dieu Moloch comme je l'ai déjà raconté. L'Éternel leur avait donné 40 ans pour bien réfléchir, pour se remettre en question et se repentir en changeant leurs pratiques cruelles et en se tournant vers lui. En fait, 420 ans plus tôt, Dieu avait dit à Abraham et je le cite :
Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse. C'est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu'à présent, les Amoréens n'ont pas encore mis le comble à leurs crimes (Genèse 15.15-16).
Donc, cela faisait 420 ans que les Cananéens persévéraient dans leur idolâtrie criminelle, mais maintenant la patience de l'Éternel avait pris fin. Je comprends mieux pourquoi il a décidé d'anéantir ces peuplades en temps que puissance militaire et sociale. Car il faut aussi garder à l'esprit que comme un mauvais virus, ces gens propageaient leurs pratiques aux populations antiques par le biais des échanges commerciaux. En effet, la Palestine se trouve à un croisement de routes entre l'Est et l'Ouest.
En quoi cette histoire concerne-t-elle la société civilisée du 21e siècle ? Eh bien, cela fait maintenant 20 siècles que le Fils de Dieu est venu sur terre pour révéler Dieu son Père ; 2 000 ans que la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ est annoncée par monts et par vaux sur toute la surface du globe. Ma question serait plutôt dans le sens de savoir jusqu'à quand la patience de Dieu va se prolonger. Parce que le jour où il tirera le rideau, ce sera trop tard. Alors se déclenchera coup sur coup une suite de jugements sur la terre tels qu'ils sont décrits dans le livre de l'Apocalypse.
Je reviens à Rahab que je trouve fort sympathique et je continue le texte du chapitre 2 du livre de Josué.
Maintenant, je vous prie, jurez-moi par le nom de l'Éternel qu'en reconnaissance pour la bonté que je vous ai témoignée, vous aussi vous traiterez ma famille avec la même bonté, et donnez-moi un gage certain que vous laisserez la vie sauve à mon père, à ma mère, à mes frères et sœurs, et à tous les membres de leurs familles, et que vous empêcherez que nous soyons mis à mort. Les deux hommes lui répondirent : Notre vie répondra de la vôtre pourvu que tu gardes le secret de cet engagement entre nous. Lorsque l'Éternel nous donnera ce pays, nous serons fidèles à notre promesse et nous te traiterons avec bonté (Josué 2.12-14).
Ça ferait un très bon film qui d'ailleurs existe peut-être. Non seulement Rahab dit croire en l'Éternel, mais c'est vrai parce qu'elle agit en conséquence, avec une foi parfaitement sereine. Comment aurait-elle pu savoir que les Israélites pénétreraient dans Jéricho réputée imprenable, autrement que par la foi ? Elle n'a en effet aucun doute en ce qui concerne la suite des événements. Elle a la certitude que le Dieu du ciel et de la terre va donner la victoire aux Israélites. Sa foi lui vaudra la vie sauve, à elle ainsi qu'à toute sa famille. Un texte du Nouveau Testament parle de Rahab. Je le cite :
Par la foi, Rahab la prostituée n'est pas morte avec ceux qui avaient refusé d'obéir à Dieu, parce qu'elle avait accueilli avec bienveillance les Israélites envoyés en éclaireurs (Hébreux 11.31).
Je continue le texte.
Or la maison de Rahab était construite dans le mur même des remparts de la ville, et elle habitait ainsi sur le rempart. Ainsi elle put faire descendre les deux hommes par la fenêtre au moyen d'une corde. Dirigez-vous vers les collines, leur recommanda-t-elle, pour échapper à ceux qui vous poursuivent, et cachez-vous là pendant trois jours jusqu'à ce qu'ils soient de retour. Après cela, vous pourrez reprendre votre route (Josué 2.15-16).
Des fouilles archéologiques menées à Jéricho confirment que certaines maisons étaient construites directement dans la muraille même, ce qui explique comment les fenêtres de l'habitation de Rahab donnaient sur l'extérieur de la ville. C'est par là que sont partis les espions puisque les portes étaient verrouillées pour la nuit et certainement bien gardées.
Je continue en compressant.
Les deux hommes lui dirent : Voici de quelle manière nous allons nous acquitter du serment que tu nous as fait prêter : lorsque nous serons entrés dans ton pays, attache ce cordon rouge à la fenêtre par laquelle tu nous fais descendre, puis réunis dans ta maison ton père, ta mère, tes frères et toute ta famille. Aussitôt, elle attacha le cordon rouge à sa fenêtre (Josué 2.17-21).
Selon toute apparence, Rahab n'avait ni mari ni enfants, mais par contre quelle foi était la sienne ! Elle était tellement certaine que les Israélites allaient envahir le pays qu'elle n'a pas perdu une seule minute et a attaché ce cordon rouge à sa fenêtre sur-le-champ.
Je continue jusqu'à la fin du chapitre.
Les deux hommes gagnèrent les collines et s'y tinrent cachés pendant trois jours, jusqu'à ce que la patrouille lancée à leur poursuite soit de retour ; elle avait battu toute la région le long de la route sans les trouver. Alors les deux hommes firent demi-tour, descendirent des collines et traversèrent le Jourdain. Ils vinrent trouver Josué et lui racontèrent tout ce qu'ils avaient constaté. Certainement l'Éternel nous livre tout le pays, lui dirent-ils, car déjà toute la population de la région est prise de panique à cause de nous (Josué 2.22-24).
Tout s'est passé en très peu de temps. De nuit, les espions sont descendus par la fenêtre et se sont dirigés à l'ouest dans les collines élevées, abruptes et trouées de cavernes dans lesquelles il est facile de se cacher. Une fois la patrouille de retour, ils sont rentrés à la vitesse de la gazelle et ont fait leur rapport à Josué comme quoi c'était tout bon. La panique qui a envahi les habitants de la région et l'attitude providentielle de Rahab attestent que l'Éternel est à l'œuvre en vue du succès de la conquête.
Dans la conduite de cette femme, on constate aussi que Dieu est souverain et ne se révèle pas seulement au peuple choisi. Il est le Dieu du ciel et de la terre et de tous ses habitants. Si tous les Cananéens de Jéricho avaient attaché un cordon rouge à leur fenêtre, il va sans dire que c'eut été un signe de reddition, que la ville aurait été épargnée et toute sa population absorbée dans la nation d'Israël comme l'était tout étranger qui avait foi en l'Éternel.
Nous voici arrivés au chapitre 3, où il va être question de la traversée du Jourdain. Quarante ans plus tôt, les Israélites s'étaient déjà retrouvés dans cette situation, devant ce même fleuve. Mais alors, pris de panique à l'idée de conquérir le Pays de Canaan, ils avaient rebroussé chemin pour aller ensuite mourir dans le désert où leurs os blanchissent encore. Il est vrai qu'une fois le Jourdain franchi, les dés sont jetés. Les hommes de guerre devront alors affronter des villes fortifiées et les armées ennemies fort nombreuses et bien équipées avec des chars qui étaient particulièrement efficaces surtout en plaine.
Je commence à lire.
Le lendemain matin, Josué et tous les Israélites quittèrent le camp de Chittim et gagnèrent les rives du Jourdain. Ils s'installèrent là avant de traverser le fleuve. Au bout de trois jours, les chefs du peuple parcoururent le camp et donnèrent au peuple les ordres suivants : Quand vous verrez les prêtres-lévites emporter le coffre de l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, vous quitterez le lieu où vous êtes installés et vous le suivrez. Vous maintiendrez entre vous et le coffre de l'alliance une distance d'un kilomètre. Vous ne vous en approcherez pas plus. Ainsi vous saurez quel chemin emprunter, car vous n'avez encore jamais fait ce trajet (Josué 3.1-4).
Le jour suivant celui où Josué avait donné l'ordre de préparer des provisions pour la route, tout le peuple lève le camp et va s'installer au bord du fleuve. L'ordre de marche donné par les chefs signifie que Dieu lui-même conduit le peuple, comme lors de leur traversée du désert. Cependant, en raison de la sainteté de l'Éternel, ils doivent conserver une bonne distance derrière le coffre de l'alliance où réside sa gloire.
Je continue.
Josué dit au peuple : Purifiez-vous, car demain l'Éternel fera des prodiges au milieu de vous (Josué 3.5).
Cet ordre de se purifier avait déjà été donné par Moïse au peuple avant la rencontre avec Dieu au Sinaï. Il impliquait un bain de tout le corps, le lavage des vêtements et l'abstention de relations sexuelles. Ces actes sont symboliques, car ils n'ont aucune portée morale et ne rendent pas spirituellement pur ; leur objectif était et est toujours d'enseigner que l'Éternel est saint, et donc qu'on ne s'approche pas de lui n'importe comment.
Je continue plus loin.
L'Éternel dit à Josué : Aujourd'hui même, je commencerai à t'honorer aux yeux de tout Israël pour qu'ils sachent que je serai avec toi tout comme je l'ai été avec Moïse. Alors Josué s'adressa à tous les Israélites et leur dit : Dès que les prêtres qui porteront le coffre de l'Éternel, le Seigneur de toute la terre, poseront la plante des pieds dans le Jourdain, le fleuve sera coupé en deux : les eaux venant de l'amont s'arrêteront net en formant comme un mur (Josué 3.7, 13).
Comme la traversée de la mer Rouge avait démontré la mission divine de Moïse, celle du Jourdain va manifester la présence de Dieu au côté de Josué.
Je continue.
Le peuple plia ses tentes pour traverser le Jourdain ; les prêtres portant le coffre de l'alliance marchaient en tête. C'était l'époque de la moisson où le Jourdain déborde continuellement par-dessus ses rives. Au moment où ceux qui portaient le coffre arrivèrent sur ses bords et où ces prêtres mirent les pieds dans l'eau, les eaux venant de l'amont cessèrent de couler et formèrent comme un mur sur une grande distance, à partir de la ville d'Adam située à côté de Tsartân, tandis qu'en aval, les eaux qui descendaient vers la mer de la vallée du Jourdain, c'est-à-dire la mer Morte, s'écoulèrent (Josué 3.14-16).
Cet épisode se situe à proximité de l'embouchure de la rivière du Yabbok dans le Jourdain. Nous sommes au temps de la moisson de l'orge, c'est-à-dire en avril, et à cette époque le fleuve déborde de son lit en raison des pluies du printemps et de la fonte des neiges des monts du Liban. Mais cela n'est pas un obstacle ; dès que les prêtres ont les pieds mouillés, les eaux s'arrêtèrent de couler pour former en amont une immense montagne, comme une retenue de barrage. Ce miracle est certainement un des plus grands raconté par les Écritures. Les Cananéens, à cause des crues du fleuve, pensaient sans doute qu'ils avaient quelques semaines devant eux pour se préparer à se défendre contre Israël.
Seule Rahab soupçonnait que les choses iraient très vite et que ce n'étaient pas les crues du Jourdain qui empêcheraient l'Éternel d'agir. Je me dis qu'elle avait davantage de foi que l'immense majorité des Israélites. C'est pour cela qu'elle a attaché le cordon rouge à sa fenêtre aussitôt que les espions l'eurent quittée alors que ceux-ci lui avaient dit qu'elle pouvait attendre qu'ils soient dans le pays. Mais elle pensait qu'il était possible que les Israélites soient subitement devant sa porte d'un instant à l'autre ; elle a donc joué la prudence.
Je continue jusqu'à la fin du chapitre.
Le peuple traversa à la hauteur de Jéricho. Les prêtres qui portaient le coffre de l'alliance de l'Éternel s'arrêtèrent dans le lit desséché, au milieu du Jourdain, pendant que tout Israël passait à pied sec. Ils s'y tinrent fermement jusqu'à ce que toute la nation eût achevé la traversée (Josué 3.17).
Ce détail du coffre de l'alliance qui s'arrête au milieu du fleuve signifie que l'Éternel reste à l'endroit où le danger est le plus grand jusqu'à ce que les siens soient sains et saufs. Ce coffre de l'alliance illustre la personne de Jésus. Il se trouvait toujours au milieu du camp d'Israël pendant les 40 ans de pérégrinations du peuple dans le désert, de jour comme de nuit, en marche ou au repos. À l'arrêt, l'organisation des 12 tribus et de celle des Lévites et prêtres se faisait autour de ce coffre qui était alors placé dans le lieu très saint du tabernacle, le temple démontable qu'utilisaient les Israélites.
Ce miracle extraordinaire de la partition des eaux du Jourdain va encourager Israël et décourager ses ennemis. Il démontre en effet que l'Éternel est le Seigneur de toute la terre, supérieur à Baal, le principal dieu des Cananéens, censé avoir triomphé du dieu des eaux selon leur mythologie. En faisant traverser à son peuple la barrière naturelle du Jourdain, de surcroît au moment des crues, Dieu montre sa volonté et sa capacité de les installer en Canaan. Ce prodige que les nations habitant le pays vont apprendre va soulever un véritable vent de panique.
Nous voici arrivés au chapitre 4. Maintenant que la traversée du Jourdain est chose faite, les Israélites vont construire un monument commémoratif. Il est en effet de la nature humaine d'oublier très vite les bénédictions de Dieu, d'où ce rappel en dur. Je commence à lire ce chapitre.
Lorsque tout le peuple eut fini de traverser le Jourdain, l'Éternel dit à Josué : Choisissez parmi le peuple douze hommes, un par tribu, et demandez-leur d'aller chercher douze pierres au milieu du lit du fleuve à l'endroit où les prêtres se sont arrêtés, et de les apporter à l'endroit où vous camperez cette nuit. Josué appela les douze hommes qu'il avait fait désigner parmi les Israélites, un par tribu, et il leur dit : Passez devant le coffre de l'Éternel votre Dieu et allez au milieu du Jourdain. Que chacun de vous y ramasse une pierre et la charge sur son épaule pour qu'il y en ait une pour chaque tribu d'Israël. Ces pierres resteront comme un signe au milieu de vous. Lorsque par la suite vos fils vous demanderont ce que ces pierres signifient pour vous, vous leur répondrez : « Les eaux du Jourdain ont été coupées en deux devant le coffre de l'alliance de l'Éternel lorsqu'il a traversé le fleuve. Ces pierres servent de mémorial rappelant pour toujours aux Israélites que les eaux du Jourdain ont été coupées en deux » (Josué 4.1-7).
Ce ne sera pas la seule fois qu'un tas de pierres sera utilisé pour servir de mémorial à Israël. Cette cérémonie symbolique va se reproduire à plusieurs reprises dans l'histoire de ce peuple. Ce genre de balise sert de point de repère et d'ancre aussi bien à une nation qu'à un individu. Il faut savoir que les rites jouent un rôle important dans les rythmes de vie des êtres humains, car ils ont la propriété de la structurer, d'y ajouter de la consistance, à condition bien sûr que cela ne devienne pas maladif. Cet amoncellement de pierres rappelle donc à la nation que l'Éternel s'est montré fidèle à son peuple, et donc que les Hébreux peuvent et doivent lui faire toute confiance. C'est important, car on oublie vite les bienfaits de Dieu.
J'ai déjà noté des similarités entre Moïse et Josué. Ainsi, tous deux ont commencé leur fonction de dirigeant du peuple israélite à l'âge de 80 ans. L'Éternel a dit à Josué qu'il serait avec lui comme il avait été avec Moïse. En troisième lieu, cette traversée du Jourdain à pied sec est similaire à celle de la mer Rouge par les Hébreux s'enfuyant d'Égypte. Bien sûr, des différences existent ; ainsi avec Moïse, les ennemis les poursuivaient tandis qu'ici les Cananéens sont devant eux réfugiés dans leurs villes fortifiées. Il n'empêche que Josué est bel et bien le nouvel homme fort d'Israël, parce que c'est l'Éternel qui l'a placé dans cette position. Je ne serais jamais autant à l'aise que lorsque je me trouverais exactement dans la situation que Dieu veut pour moi. Bien sûr, il en est de même pour vous.