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Diffusé le 11 février 2008 - ::
Encore et toujours, Moïse, le porte-parole de l'Éternel, met en garde les Israélites contre l'idolâtrie qui ouvre la porte toute grande aux pratiques occultes. Car il ne faut pas se leurrer : derrière toute idole se cache un démon. Une fois Israël établi en Palestine, la religion cananéenne va être de loin le plus grand danger qui guettera le peuple de Dieu. Ce sera leur talon d'Achille et un piège épouvantable dans lequel ils tomberont à maintes reprises. D'ailleurs, c'est ce péché qui entraînera désastre sur désastre, les invasions étrangères, la ruine, et finalement l'exil.
Voilà pourquoi nous trouvons sans cesse les mêmes exhortations. D'accord, ni vous ni moi ne nous inclinons devant une idole fabriquée en métal, quoique la voiture… Bon, passons ! Mais qu'y a-t-il dans ma vie qui retient toute mon attention et mon énergie ? Qu'est-ce qui contrôle mon cœur et mon âme ? Je lis dans le chapitre 18 du Deutéronome.
Lorsque vous serez entrés dans le pays que l'Éternel votre Dieu vous donne, n'allez pas imiter les pratiques abominables des peuples qui y habitent actuellement. Qu'on ne trouve chez vous personne qui immole son fils ou sa fille par le feu, personne qui pratique la divination, qui recherche les présages, consulte les augures ou s'adonne à la magie, personne qui jette des sorts, consulte les spirites et les devins ou interroge les morts. Car le Seigneur a en abomination ceux qui se livrent à de telles pratiques, et c'est parce que les peuples qui habitent le pays où vous allez entrer s'y adonnent que l'Éternel votre Dieu va les déposséder en votre faveur. Quant à vous, soyez irréprochables envers l'Éternel votre Dieu (Deutéronome 18.9-13).
Ici nous est donnée la liste de l'Ancien Testament la plus complète des pratiques occultes de cette époque. Les habitants de Canaan s'adonnaient à toutes celles qui sont énumérées ici. Il est interdit au peuple de Dieu d'y recourir, car il ne faut surtout pas qu'il participe aux activités du royaume des ténèbres. Toutes ces pratiques font intervenir des démons, des esprits méchants au service de Satan. Pour être d'actualité, on peut rajouter à la liste occulte cananéenne certains astrologues, cartomanciens, diseuses de bonne aventure et guérisseurs qui eux aussi risquent fort de vous connecter avec un ange déchu, ce dont vous pâtirez tôt ou tard, soyez-en sûr.
L'homme par nature veut explorer l'inconnu, que ce soit les profondeurs des océans ou l'espace sidéral ; et ça, c'est très bien. Il voudrait également comprendre tous les mystères de son monde et connaître l'avenir qui est pour lui une porte close. C'est alors que surgissent les devins, nécromanciens, et autres spirites qui effectivement lèvent un bout du voile sur l'au-delà, mais il est bien petit et très mensonger, car n'imaginez surtout pas que les démons vont vous dire la vérité en ce qui concerne l'au-delà. Jésus dit de Satan qu'il est menteur depuis le commencement des temps.
De toute façon, ces pratiques sont formellement interdites par Dieu, car elles sont idolâtres et d'origine diabolique. En parallèle, il existe aussi des organisations sataniques et lucifériennes qui littéralement adorent le diable. Elles utilisent le terme église , mais c'est un gros abus de langage en ce qui concerne l'usage de ce mot.
Je continue en compressant.
Car ces nations que vous allez déposséder écoutent les faiseurs de présages et les devins ; mais pour vous, l'Éternel votre Dieu n'a rien voulu de pareil. Il suscitera pour vous un prophète comme moi, issu de votre peuple, l'un de vos compatriotes : écoutez-le. Je vais leur susciter un prophète comme toi, l'un de leurs compatriotes. Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur transmettra tout ce que je lui ordonnerai. Et si quelqu'un refuse d'écouter ce qu'il dira de ma part, je lui en demanderai compte moi-même (Deutéronome 18.14-15, 18-19).
Moïse vient de passer en revue divers offices qui seront institués en Israël, ceux de juge, de roi, de prêtre et de Lévite qui s'occupe des objets du culte. Maintenant, Dieu promet des prophètes qui feront connaître sa volonté à son peuple. Ce ministère sera une contrepartie aux pratiques païennes mentionnées précédemment. Il est intéressant de noter le parallèle entre la fonction prophétique et son correspondant dans les relations entre suzerains et leurs vassaux dans le Proche-Orient ancien.
En effet, lorsqu'un vassal se montrait déloyal envers son maître, ce dernier lui dépêchait un émissaire qui lui intentait un procès au cours duquel il l'accusait formellement sur la base des clauses du traité d'alliance qu'ils avaient conclu. Ensuite, il invoquait sur lui les sanctions prévues par leur pacte. C'est exactement ce que feront les prophètes d'Israël vis-à-vis du peuple, et l'on retrouve plusieurs fois dans leurs écrits cette idée de l'Éternel qui fait un procès à son peuple et qui le menace d'appliquer les sentences contenues dans leur traité d'alliance.
Cela dit, la parole de Moïse « un prophète comme moi » a une portée plus grande que de simples porte-paroles, mais elle fait penser à un individu particulier appelé dans l'avenir à jouer un rôle exceptionnel ; et on l'a effectivement compris ainsi dès l'origine. Tous les prophètes qui viendront après Moïse ne seront pas vraiment l'accomplissement de la prédiction qu'il fait ici.
Ainsi, à l'époque du Nouveau Testament, les Israélites attendaient toujours la venue de ce personnage qui remplirait de façon précise un rôle similaire à celui de Moïse, avec qui l'Éternel s'entretenait directement. C'est bien sûr de Jésus qu’il s'agit. Comme Moïse a représenté la Loi et l'Ancienne Alliance entre l'Éternel et son peuple, Jésus est le médiateur de la Nouvelle Alliance, celle de la grâce. Elle est bien supérieure à la précédente à bien des niveaux. De plus, Jésus récapitule et achève aussi tout le ministère prophétique de l'Ancien Testament. En effet, il apporte la révélation finale et définitive de l'Éternel, ce que mentionnent les auteurs du Nouveau Testament dont un en particulier, que je cite :
À bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes. Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c'est par son Fils qu'il nous a parlé. Il a fait de lui l'héritier de toutes choses et c'est aussi par lui qu'il a créé l'univers (Hébreux 1.1-2).
Avec le Christ, l'Éternel a donné son dernier discours pour ainsi dire. Lors de la transfiguration, le Père a fait entendre sa voix qui a dit :
Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. Écoutez-le ! (Matthieu 17.5).
Le Christ est le point à la ligne de tout ce que Dieu avait à dire. Mieux encore, par sa venue sur terre, depuis sa naissance jusqu'à sa résurrection, en passant par son enseignement et ses miracles, Jésus est lui-même l'accomplissement d'un grand nombre de prophéties de l'Ancien Testament. Aujourd'hui, il est le seul à détenir ce ministère prophétique, et c'est lui qui a donné à l'apôtre Jean les visions et les révélations qu'on lui doit dans le livre de l'Apocalypse. À la fin de son ministère sur terre, Jésus dans sa prière au Père a dit :
Maintenant ils savent que tout ce que tu m'as donné vient de toi ; car je leur ai transmis fidèlement le message que tu m'avais confié (Jean 17.7).
Le Messie est le trait d'union entre Dieu et nous, son expression, et la réalisation parfaite non seulement du prophétisme, mais encore de la royauté et du sacerdoce. Il est le nouveau grand-prêtre de l'Éternel, et son ministère est perpétuel.
Je continue le texte.
Mais si un prophète a l'audace de prononcer en mon nom un message dont je ne l'ai pas chargé, ou s'il se met à parler au nom d'autres divinités, il sera mis à mort. Peut-être vous demanderez-vous : Comment saurons-nous qu'une prophétie ne vient pas de l'Éternel ? Sachez donc que si le prophète annonce de la part de l'Éternel une chose qui ne se réalise pas, si sa parole reste sans effet, c'est que son message ne vient pas de l'Éternel, c'est par présomption que le prophète l'aura prononcé : vous ne vous laisserez donc pas impressionner par lui (Deutéronome 18.20-22).
Cette formulation négative est toujours vraie. Si la prophétie ne s'accomplit pas, on a évidemment affaire à un serviteur de Satan, le père du mensonge. Celui qui égarait ainsi le peuple tombait sous la juridiction humaine et devait être mis à mort. Cela dit, une prophétie qui s'accomplit ne vient pas forcément de Dieu, car tout ce qui brille n'est pas or. En d'autres mots, un faux prophète peut émettre des prédictions qui se réalisent. Alors, comment reconnaître un vrai porte-parole de l'Éternel ?
Le prophète Ésaïe par exemple avait fait des prédictions concernant le Messie qui étaient époustouflantes. C'est lui qui annonça qu'il naîtrait d'une vierge, qu'il serait l'Agneau de Dieu et a décrit son supplice sur la croix avec des détails qu'il ne pouvait connaître. Mais à côté de ces prophéties qui allaient se réaliser dans la suite des temps, Ésaïe prédisait aussi des événements à très court terme, des faits locaux ; par exemple, lorsque les Assyriens avaient encerclé Jérusalem et étaient sur le point de l'envahir. Le roi Ézéchias qui la défendait était alors à bout de ressources. Le prophète Ésaïe est allé le voir et lui a dit ceci :
Voici ce que l'Éternel déclare au sujet du roi d'Assyrie : Il n'entrera pas dans la ville : aucun de ses archers n'y lancera de flèches, il ne s'en approchera pas à l'abri de ses boucliers, et il ne dressera aucun terrassement contre elle. Il s'en retournera par où il est venu sans entrer dans la ville, l'Éternel le déclare (Ésaïe 37.33-34).
Si l'un des soldats assyriens avait tiré une seule flèche par-dessus les murailles de Jérusalem, juste pour s'amuser, Ésaïe n'aurait pas été un vrai prophète de l'Éternel et se serait exposé à la peine de mort à coups de pierres. Cependant, cela n'arriva pas. Selon l'histoire qui est arrivée jusqu'à nous, l'armée assyrienne repartit parce qu'un beau matin ils découvrirent que 185 000 de leurs soldats étaient morts dans la nuit de façon soudaine et inexplicable.
Pour ce qui est de notre époque, au 21e siècle, le ministère prophétique tel qu'il était dans l'Ancien Testament n'existe plus, car la personne de Jésus-Christ est la fin de la révélation comme je l'ai déjà dit. Par contre, il existe toujours de nombreux faux messagers de la Parole de Dieu, alors il faut que nous restions sur nos gardes. En énonçant toutes ces lois qui concernent les juges, les rois, les prêtres, les lévites et les prophètes, Moïse annonce les institutions qui vont structurer et organiser Israël en tant que nation ; mais elles ont surtout pour objectif de maintenir le peuple dans la fidélité à l'alliance que l'Éternel a conclue avec lui. Cela inclut la pratique de la justice, du culte, le respect de la Loi, et le rejet de toutes les pratiques cananéennes idolâtres et en particulier de l'occultisme sous toutes ses formes.
Nous voici arrivés au chapitre 19 où débute une série de lois civiles et domestiques avec les pénalités qui les sanctionnent, et qui se succèdent sans qu'il y ait forcément un enchaînement logique. Je commence à lire.
Lorsque l'Éternel votre Dieu aura fait disparaître les nations dont il veut vous donner le pays, quand vous les aurez dépossédées et que vous serez établis dans leurs villes et dans leurs maisons, vous mettrez à part trois villes au milieu du pays que l'Éternel votre Dieu vous donne en possession. Vous y ferez aboutir des routes pour qu'un meurtrier puisse y chercher refuge et vous partagerez en trois districts tout le territoire du pays que l'Éternel votre Dieu vous donne. Voici dans quel cas le meurtrier pourra se réfugier dans l'une de ces villes et y avoir la vie sauve : s'il a tué son prochain involontairement sans avoir jamais eu de haine contre lui auparavant. Ce sera le cas, par exemple, s'il s'est rendu avec son camarade en forêt pour y couper du bois, et si pendant que sa main brandissait la hache pour abattre un arbre, le fer s'est détaché du manche et a touché son compagnon qui en est mort. Cet homme-là pourra s'enfuir dans l'une de ces villes et avoir la vie sauve. Il ne faudrait pas que l'homme chargé de punir le crime le poursuive avec colère et, la distance jusqu'à la ville étant trop longue, le rattrape et le mette à mort alors que cet homme n'a pas mérité d'être mis à mort. En effet, il n'a jamais eu de haine contre celui qu'il a tué (Deutéronome 19.1-6).
Chez les peuples anciens régnaient, comme aujourd'hui encore chez les Arabes, le droit et même le devoir de la vendetta, c'est-à-dire venger un homicide quel qu'il soit par le plus proche parent de la victime. La Loi de Moïse règle cette pratique. Le droit de vengeance est limité par son application exclusive aux cas de meurtres et non d'accidents. Trois villes avaient déjà été désignées comme lieux de refuge dans le territoire conquis à l'est du Jourdain. Quelqu'un qui avait commis un homicide involontaire pouvait, en s'y rendant, échapper au vengeur de sang, jusqu'à ce qu'un procès en bonne et due forme puisse avoir lui et l'exonérer pour de bon.
Je continue plus loin.
Mais si un homme est animé de haine contre son prochain, s'il lui dresse des embûches, l'attaque et le frappe mortellement, puis va se réfugier dans l'une de ces villes, les responsables de sa ville enverront quelqu'un le chercher et ils le livreront à celui qui est chargé de punir le crime, et il sera mis à mort. Vous ne vous apitoierez pas sur lui, mais vous purifierez Israël du sang d'un innocent qui a été versé, et vous vous en trouverez bien (Deutéronome 19.11-13).
Le sang innocent est celui de la victime d'un meurtre. Il souille le pays aussi longtemps qu'il n'a pas été lavé par celui du meurtrier. Je réalise bien que ces paroles sont très très choquantes pour les tendres oreilles de la plupart des Européens du 21e siècle. Il faut reconnaître que la justice divine a peu de rapport avec les détours et les contours de nos tribunaux humains qui évoquent les faiblesses humaines et toutes sortes de circonstances atténuantes. Voilà un sujet qui ne manque pas de soulever les passions ou tout au moins animer une bonne discussion. Mais mon but est de simplement commenter la Loi de Dieu telle que Moïse et les Israélites la comprenaient.
Je continue.
Lorsque vous serez établis dans le pays que l'Éternel votre Dieu vous donne en partage, vous ne déplacerez pas les bornes qui marquent les limites de la propriété de vos voisins qui auront été fixées par les premiers arrivés (Deutéronome 19.14).
Il n'y a pas de lien logique entre l'ordonnance qui précède et les suivantes, sinon que le fil conducteur est de restreindre les vices humains. À cette époque, les haies et les murs étaient utilisés pour enclore les jardins, mais les limites des champs étaient seulement marquées par de simples pierres faciles à déplacer ; c'est pourquoi la loi interdisait cette pratique malhonnête.
Je continue.
La déposition d'un seul témoin ne suffira pas pour établir la culpabilité d'un homme accusé d'un crime, d'un délit ou d'une faute quelle qu'elle soit, on ne pourra instruire l'affaire qu'après avoir entendu les déclarations de deux ou de trois témoins. Si un témoin malveillant accuse quelqu'un d'un méfait, les deux parties comparaîtront devant l'Éternel, devant les prêtres et les juges qui seront en fonction à ce moment-là. Les juges feront une enquête sérieuse. S'ils découvrent que le témoin a menti et qu'il a fait une fausse déposition contre son frère, vous lui infligerez la peine qu'il voulait faire subir à celui-ci. Ainsi, vous ferez disparaître le mal du milieu de vous. Les autres, qui l'apprendront, en éprouveront de la crainte et l'on n'osera plus commettre un tel méfait parmi vous. Vous ne vous laisserez pas apitoyer, la règle sera : vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main et pied pour pied (Deutéronome 19.15-21).
La règle concernant le nombre de témoins nécessaires pour déclencher une enquête officielle a déjà été donnée à plusieurs reprises par Moïse. Dans ce passage, elle est appliquée spécifiquement aux cas qui peuvent entraîner la peine capitale. Elle est suivie d'une description de la très fameuse loi du talion qui s'applique à tous, dont le témoin mensonger. Celui-ci encourra la peine qu'il croyait voir infligée à celui contre qui il a rendu un faux témoignage.
La sanction des méfaits est une exigence de la Loi de Dieu et non pas une option laissée aux états d'âme d'un juge ou d'un jury. C'est dur, mais c'est ça la Loi de Moïse ; elle ne badinait pas avec la malice et la corruption. La malfaisance humaine était réprimée avec la plus grande sévérité et sans la moindre miséricorde. Par exemple, si j'accusais mon voisin à tort, disons d'un meurtre, j'encourrais moi-même le jugement que je voulais pour lui, c'est-à-dire la peine de mort. La loi du talion était également appliquée en Égypte contre les faux témoins.