Chapitre 18
Versets 4-5
Une troupe armée jusqu'aux dents vient arrêter Jésus alors qu'il est seul et sans armes. Il aurait pu s'enfuir, éviter d'être exécuté comme un criminel, mais il fallait qu'il en soit ainsi, car il est l'Agneau qui enlève les fautes des hommes.
Versets 5-6
Je continue dans le chapitre 18 de l'Évangile de Jean.
Jésus s'avança vers eux et leur demanda : — Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : — Jésus de Nazareth. — C'est moi, leur dit-il. Au moment même où Jésus leur dit : « C'est moi », ils eurent un mouvement de recul et tombèrent par terre (Jean 18.5-6).
L'atmosphère est solennelle, et Jésus les a surpris en proclamant avec majesté : C'est moi !, ce qui fait qu'ils accusent le coup. Ils s'attendaient à voir quelqu'un transi de peur, mais ils ont devant eux sans le savoir, le Seigneur de gloire qui s'avance vers eux sans crainte. Même en cette heure sombre où il se présente comme un agneau, sa nature divine est mise en avant, non seulement par sa prestance et sa voix autoritaire, mais aussi par le caractère ambigu de sa réponse. En effet, Jésus a littéralement répondu : Je suis, qui est un titre de la divinité et d'où nous avons le nom de Dieu : l'Éternel, celui qui est. Plusieurs passages prophétiques s'accomplissaient. J'en cite deux :
Qu'ils soient honteux, déshonorés, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu'ils soient déboutés et reculent, ceux qui projettent mon malheur ! Qu'ils soient couverts de honte, remplis de confusion, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu'ils battent en retraite, qu'ils soient déshonorés, ceux qui se réjouissent de mon malheur ! (Psaumes 35.4 ; 40.15).
Versets 7-9
Je continue le texte.
Une seconde fois, il leur demanda : — Qui cherchez-vous ? — Jésus de Nazareth, répétèrent-ils. — Je vous ai dit que c'était moi, reprit Jésus. Puisque c'est moi que vous venez chercher, laissez partir les autres (Jean 18.7-9).
En tant que Bon Berger, il donna sa vie pour les brebis et n'en perdit aucune. Il est vrai que les apôtres et les autres disciples prirent la fuite et furent dispersés, mais curieusement, aucun ne fut arrêté. Normalement, ils auraient tous dû l'être, car ils étaient considérés comme complices ou au minimum auraient été entendus comme témoins lors de son procès. La procédure habituelle ne fut pas suivie parce que Dieu avait décidé qu'il en serait autrement.
Versets 10-11
Je continue.
Simon Pierre, qui avait une épée, la dégaina, en donna un coup au serviteur du grand-prêtre et lui coupa l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : — Remets ton épée au fourreau. Ne dois-je pas boire la coupe de souffrance que le Père m'a destinée ? (Jean 18.10-11).
Pierre avait promis qu'il mourrait pour Jésus, et courageusement il passe à l'attaque. Il a essayé de couper la tête de ce Malchus, mais il était plus habile à la pêche qu'à la guerre. Luc et Jean précisent tous deux que l'oreille droite fut tranchée, mais Luc ajoute que le Seigneur l'a guérie, ce qui constitue tout un témoignage d'amour à l'égard de ses ennemis. La loyauté aveugle de Pierre était touchante, mais c'était un zèle mal placé. C'est un peu comme une religion dépourvue de la vérité, elle égare les hommes.
La voie de Jésus n'est pas celle de la violence, mais de l'obéissance au plan de Dieu. Plus tôt dans la soirée, Jésus avait déjà fait des reproches à son apôtre qui ne voulait pas se laisser laver les pieds. Maintenant, il le sermonne, parce qu'il n'a toujours pas compris et accepté que son Maître devait mourir. Il était sincère, mais sans intelligence spirituelle. Soit dit en passant, il est des plus étonnants que Pierre n'ait pas été emprisonné suite à cet excès de zèle. Mais dans la souveraineté divine, il ne pouvait l'être parce que Jésus avait solennellement promis : Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés. Le Christ doit boire la coupe de la colère de Dieu.
Dans l'Ancien Testament, il existe aussi la coupe du salut, de consolation et de joie. Mais ici, il s'agit du jugement de Dieu qui va briser son Fils par la souffrance. Jésus savait parfaitement qu'il lui fallait passer par la croix à cause des fautes de la race humaine, des miennes et des vôtres. C'était le plan souverain du Créateur, arrêté avant la création du monde, qu'il en soit ainsi. Ce fut une coupe redoutable qui angoissa terriblement le Seigneur, au point où dans le Jardin des Oliviers, juste avant son arrestation, il pria à plusieurs reprises pour qu'il n'ait pas à la boire. Je le cite :
Il fit quelques pas, se laissa tomber à terre et pria Dieu que cette heure s'éloigne de lui, si c'était possible : — Abba, Père, pour toi, tout est possible. Éloigne de moi cette coupe ; cependant, qu'il arrive non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux. Puis il s'éloigna une deuxième fois, et se remit à prier en disant : — Ô mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe me soit épargnée, s'il faut que je la boive, alors, que ta volonté soit faite (Marc 14.35, 36 ; Matthieu 26.42).
Cependant, Jésus n'était aucunement obligé de subir ce terrible jugement divin. Il a résolument choisi de l'accepter. Il avait en vue les conséquences glorieuses qui en résulteraient, à la fois pour ceux qui lui feraient confiance et pour lui-même. Je cite un passage :
Parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu (Hébreux 12.2).
Ceux par contre, qui n'acceptent pas le sacrifice du Christ comme leur substitut, devront eux-mêmes subir à titre individuel la coupe du jugement de Dieu. Quant au monde en tant que système diabolique, il devra lui aussi endurer la colère divine. Elle est prophétisée dans l'Ancien Testament. Je cite le passage :
Car voici ce que m'a déclaré l'Éternel, le Dieu d'Israël : Prends de ma main la coupe du vin de la colère et donne-la à boire à toutes les nations vers lesquelles je t'enverrai. Vous n'échapperez pas ! Car j'appelle l'épée contre tous les habitants de la terre (Jérémie 25.15, 29).
Cette prophétie s'accomplira à la fin des temps. Ces événements sont décrits dans le livre de l'Apocalypse et s'appellent les 7 jugements des coupes.
Versets 12-14
Je continue.
Alors la cohorte et les gardes des Juifs s'emparèrent de Jésus et le conduisirent enchaîné tout d'abord chez Hanne, le beau-père de Caïphe, qui était le grand-prêtre en exercice cette année-là. Caïphe était celui qui avait suggéré aux Juifs qu'il valait mieux qu'un seul homme meure pour le peuple (Jean 18.12-14).
Ce sont les autorités religieuses qui étaient responsables de ce complot. Le peuple juif souffrira cruellement et de manière abusive de cette injustice qu'ils commirent contre Jésus-Christ. Ils seront persécutés surtout en Europe, par des vagues incessantes d'antisémitisme qui s'étendront sur d'interminables siècles. En réalité, ce sont les Romains, des non-Juifs, qui eurent le dernier mot dans cette affaire. Ce sont eux qui choisirent de s'allier aux religieux pour supprimer Jésus. Le gouverneur Pilate s'en est lavé les mains, certes, mais sa bassine d'eau n'a pas enlevé sa tache, ni la responsabilité des païens dans cette injustice. Les Romains, qui n'aimaient pas que le pouvoir soit détenu trop longtemps par une même personne, avaient déposé Hanne. Officiellement, il était donc sans titre.
Cependant, selon la loi juive, un grand-prêtre était nommé à vie, ce qui fait qu'il détenait encore le pouvoir, quel que soit son successeur. Ce fut la raison pour laquelle c'est lui qui mena l'enquête préliminaire. Jésus fut arrêté tard dans la nuit, et sa journée avait été particulièrement longue. Il venait de traverser une crise aiguë dans l'agonie et la prière. Ses disciples étaient si épuisés par leur emploi du temps et la tension qu'ils dormaient à poings fermés lorsque la troupe en armes conduite par Judas arriva, ce qui les réveilla ; suivit alors l'incident de l'oreille du serviteur Malchus tranchée par Pierre, et que Jésus remit en place. C'est alors que tous déguerpirent sans demander leur reste. Jésus était maintenant seul, et ligoté entre les mains de ses ennemis. Le procès religieux commençait.
Versets 15-16
Je continue.
Simon Pierre et un autre disciple suivirent Jésus. Ce disciple connaissait personnellement le grand-prêtre, et il entra en même temps que Jésus dans la cour du palais du grand-prêtre. Pierre, lui, resta dehors près du portail. L'autre disciple qui connaissait le grand-prêtre ressortit donc, dit un mot à la concierge, et fit entrer Pierre (Jean 18.15-16).
Une scène effroyable venait tout juste de se dérouler dans l'oliveraie. La bande armée s'était emparée de Jésus et tous les disciples s'étaient enfuis. Cependant, deux d'entre eux revinrent sur les lieux et suivirent le Seigneur avec ses ennemis jusque dans la ville de Jérusalem. Il s'agissait de Pierre et sans aucun doute de Jean, l'auteur du présent Évangile. Apparemment, Jean avait ses entrées au palais parce qu'il était un parent du grand-prêtre Hanne. Cela permit à tous deux de pénétrer dans la cour où se tenait l'enquête préliminaire.
Versets 17-18
Je continue.
La servante qui gardait la porte demanda alors à Pierre : — Ne fais-tu pas partie, toi aussi, des disciples de cet homme ? — Non, lui répondit-il, je n'en suis pas. Les serviteurs et les gardes avaient allumé un feu de braise car il faisait froid, et ils se tenaient tout autour pour se réchauffer. Pierre se joignit à eux et se réchauffa également (Jean 18.17-18).
La scène se passe en avril au moment de la Pâque. Le petit détail concernant la température fraîche en cette soirée de printemps est une autre preuve que l'auteur de cet Évangile fut un témoin oculaire des événements qu'il relate. Le premier reniement de Pierre en présence de la servante fait un contraste saisissant avec sa prétention antérieure de vouloir donner sa vie pour le Seigneur, et de sa résistance armée face à une troupe nombreuse.
C'est vrai que comme il ne connaissait personne, il devait se sentir très mal dans ses sandales. Peut-être que Jean aussi risquait d'avoir des ennuis à cause de son association avec le Seigneur, mais comme il connaissait le grand-prêtre, il se sentait à l'aise dans ce milieu. Cependant, on ne sait pas où il est au moment du triple reniement de Pierre.
Versets 19-21
Je continue.
De son côté, le grand-prêtre commença à interroger Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : — J'ai parlé ouvertement devant tout le monde. J'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans la cour du Temple où tout le monde se réunit. Je n'ai rien dit en secret. Pourquoi donc m'interroges-tu ? Demande à ceux qui m'ont écouté comment je leur ai parlé. Ils savent fort bien ce que j'ai dit (Jean 18.19-21).
L'enquête préliminaire à laquelle Jésus fut soumis est comparable à ce qui pourrait se passer aujourd'hui lorsqu'une personne venant d'être arrêtée est d'abord conduite au poste de police. Jésus fait remarquer qu'il n'appartenait pas à quelque secte ou organisation secrète. Il parlait ouvertement dans les lieux publics, et l'enseignement qu'il dispensait en privé n'était pas différent de celui qu'il donnait aux foules. Ses paroles n'étaient pas destinées à une élite, mais à tout le monde, même aux non-Juifs. Tout le monde savait ce qu'il disait, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de l'interroger.
En mentionnant spécifiquement : Demande à ceux qui m'ont écouté , Jésus veut que la procédure normale de mise en examen soit respectée. Il sous-entend ainsi que si les autorités religieuses ont quelque chose à lui reprocher, ils devront produire des témoins et prouver qu'il est coupable de quelque faute.
Versets 22-24
Je continue.
À ces mots, un des gardes qui se tenait à côté de lui le gifla en disant : — C'est comme cela que tu réponds au grand-prêtre ? Jésus lui répondit : — Si j'ai mal parlé, montre où est le mal. Mais si ce que j'ai dit est vrai, pourquoi me frappes-tu ? Hanne l'envoya enchaîné à Caïphe, le grand-prêtre (Jean 18.22-24).
L'humiliation du Christ a commencé. Il est prêt à subir le châtiment qui l'attend. Néanmoins, il fait remarquer que les agissements des religieux sont illégaux, car contraires à la Loi de Moïse. Il est frappé sans raison, n'ayant pas été accusé de quoi que ce soit. De plus, aucun procès ne devait débuter le soir, ni commencer et finir le même jour. Jésus est giflé pour le faire taire. La vérité détient un pouvoir de persuasion criant, et ceux qui s'y opposent ont beaucoup de mal à la nier.
En conséquence, il est plus facile d'essayer de réduire au silence le Christ en le frappant que d'essayer de prouver qu'il a commis quelque entorse à la loi juive. Jésus dévoile leur hypocrisie en montrant que leurs actions sont une entorse aux règles judiciaires habituelles. Les Juifs ont vu la lumière, mais ont délibérément choisi les ténèbres parce que leurs œuvres étaient mauvaises ; leurs vies n'étaient pas conformes à la Loi de Moïse. Les membres de la faune religieuse tiraient grand profit, richesse et statut social de leur position de dirigeants de la nation d'Israël. Jésus commence son chemin de croix, étant traîné d'un despote à un autre.
Versets 25-27
Je continue.
Pendant ce temps, Simon Pierre se tenait toujours au même endroit et se chauffait. Ils lui dirent : — N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme ? Mais Pierre le nia en disant : — Non, je n'en suis pas. Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, l'interpella : — Voyons, ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin ? Mais Pierre le nia de nouveau, et aussitôt, un coq se mit à chanter (Jean 18.25-27).
Pierre a déjà renié le Seigneur une fois. Maintenant, plusieurs lui demandent s'il n'est pas un disciple de Jésus. Il ment à nouveau, puis nie une troisième fois, ce qui accomplit la prophétie de Jésus. Précédemment, lorsque la troupe en armes était venue l'arrêter dans l'oliveraie, le Seigneur avait affirmé son identité à trois reprises avec une très grande dignité disant : C'est moi ! Je vous ai dit que c'était moi ! Puisque c'est moi ! C'est de cette façon qu'il avait sauvé la vie à ses apôtres.
Pierre, lui, en contraste, a menti 3 fois sur son identité pour sauver sa propre vie. Les 4 Évangiles relatent cette défection du porte-parole des apôtres parce qu'à leurs yeux, c'était une grosse tache. Les autres Évangiles mentionnent qu'au chant du coq, Pierre se rendit compte de sa lâcheté. Je cite un passage :
Alors Pierre se souvint de ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » Il sortit dehors et se mit à pleurer amèrement (Matthieu 26.75).
Cet incident bien triste est aussi un réconfort. En effet, après sa résurrection, le Seigneur a restauré Pierre, ce qui démontre que le pardon est toujours disponible, quoi que j’aie pu faire de mal. Ceci s'applique à tous les chrétiens remarquables qui au cours des siècles ont eux aussi, à un moment ou à un autre, trébuché de manière scandaleuse. De nos jours, ces chutes sont souvent des relations sexuelles illicites. Judas, lui, contrairement à Pierre, n'a pas pleuré ; son cœur endurci est resté de marbre. Il n'a pas voulu se repentir de son action vile et préféra plutôt se pendre que de s'humilier. Ce fut son choix.
Verset 28
Je continue.
De chez Caïphe, on amena Jésus au palais du gouverneur. C'était l'aube. Ceux qui l'avaient amené n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais pour conserver leur pureté rituelle et pouvoir manger ainsi le repas de la Pâque (Jean 18.28).
Ce passage est plein d'ironie. La faune religieuse va se rendre coupable de la plus grande faute possible et condamner à mort celui qui est Le Juste. Jésus est descendu du ciel pour accomplir la Pâque, il va lui-même devenir l'Agneau pascal. Mais ces mêmes religieux, qui vont se rendre criminels, ne veulent pas se souiller rituellement en pénétrant dans un lieu profane. Voilà bien l'essence d'une religion morte qui privilégie les rites extérieurs à une vie droite et morale.
En grande partie, ceux qui participèrent aux Croisades étaient des vauriens, des assassins qui commirent rapines, crimes et viols tout au long de leur périple. Mais ils furent absous par les autorités en place, aussi bien politiques que religieuses, parce que leur cause avait été déclarée juste à l'époque. Les Juifs vont rester dehors, et c'est Pilate qui va faire les allées et venues entre Jésus qui est à l'intérieur du palais et la faune religieuse à l'extérieur.
Versets 29-31
Je continue.
C'est pourquoi Pilate sortit du palais pour les voir et leur demanda : — De quoi accusez-vous cet homme ? Ils lui répondirent : — S'il n'avait rien fait de mal, nous ne te l'aurions pas livré. — Reprenez-le, répliqua Pilate, et jugez-le vous-mêmes d'après votre Loi. Mais ils lui répondirent : — Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort (Jean 18.29-31).
Dans les provinces de l'Empire, Rome laissait une grande liberté aux populations locales. Les Israélites avaient donc le droit de vivre selon la Loi de Moïse. Étant donné que le Grand Conseil juif n'avait pas le droit de mettre à mort Jésus, ils devaient présenter les criminels de droit commun au gouverneur romain, qui seul était habilité à prononcer la peine capitale. Habituellement, Pilate résidait ailleurs et ne venait à Jérusalem que lors des grandes fêtes afin de maintenir l'ordre, la fameuse pax romana. Le gouverneur avait le plus grand mépris pour les religieux qui de leur côté le haïssaient.
Pilate avait été témoin de l'entrée triomphale de Jésus et le savait très populaire. Il s'est aussi rendu compte très vite que c'était par envie que les autorités religieuses voulaient se débarrasser de lui. En conséquence, et contrairement à leur attente, il n'acquiesce pas automatiquement à leur requête et refuse tout d'abord de devenir leur bourreau. Il veut des preuves de sa culpabilité. D'après les autres Évangiles, Jésus avait été accusé de blasphème, mais cela n'était pas un motif d'exécution devant la loi romaine.