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Diffusé le 15 janvier 2008 - ::
Juste avant d'aller à la croix, Jésus enseigne ses disciples une dernière fois. Il leur a dit qu'il leur enverrait le Saint-Esprit, le Consolateur pour les assister dans leur mission de faire connaître Jésus-Christ dans le monde entier. C'est en effet le Saint-Esprit qui remplace Jésus aux côtés de chaque croyant.
Je continue le texte.
Le consolateur prouvera au monde qu'il s'égare au sujet du péché, parce qu'il ne croit pas en moi (Jean 16.9).
Cette phrase est à mettre en parallèle avec ce que Jésus a dit auparavant sur ce même thème et que je rappelle :
Si je n'étais pas venu et si je ne leur avais pas parlé, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant, leur péché est sans excuse (Jean 15.22).
Pensez à l'action la plus vile que vous pouvez imaginer. Qu'est-ce qui selon vous est la pire des choses que quelqu'un puisse faire ? Est-ce violer une petite fille, le meurtre d'enfants, mener un génocide ou une attaque à la bombe ? Non ! Même si ces choses sont odieuses, la plus grande des transgressions qu'un homme puisse commettre c'est de demeurer rebelle à son Créateur ; c'est refuser d'accepter Jésus-Christ comme son sauveur. Selon Dieu, il n'y a pas pire. L'incrédulité vis-à-vis de Jésus est le péché par excellence qui condamna les autorités religieuses et qui est la faute de tout être humain. Il n'y a pas de pardon possible pour celui qui rejette le Christ.
Aujourd'hui, la plupart des gens ne reconnaissent pas facilement qu'ils sont coupables aux yeux de leur Créateur. Ils admettent avoir des vices, des défauts ou commettre des erreurs, voire même des crimes lorsqu'ils sont pris sur le fait. Mais comme nous sommes tous, à différents degrés des transgresseurs de la loi de Dieu, ce n'est pas ça qui distingue une personne perdue de quelqu'un qui est sauvé. Non, la différence se situe uniquement au niveau de son engagement personnel envers Jésus-Christ, ou de l'absence de celui-ci.
Je continue le texte.
Et quand le Consolateur sera venu, il prouvera au monde qu'il s'égare au sujet de ce qui est juste, parce que je m'en vais auprès du Père et que vous ne me verrez plus (Jean 16.10).
Les tribunaux humains ont accusé Jésus de blasphème, parce qu'il a dit qu'il était le Fils de Dieu, et ils l'ont mis à mort. En le faisant crucifier, la nation d'Israël, les autorités religieuses en tête, se débarrassait d'un homme qui les avait eux-mêmes mis au banc des accusés. Aux yeux des Juifs, le Christ était maudit selon l'enseignement de la Loi que je cite :
Si un homme qui a encouru la peine capitale pour un crime a été exécuté et pendu à un arbre, son cadavre ne devra pas rester là pendant la nuit sur l'arbre, vous l'enterrerez le jour même, car un pendu est un objet de malédiction divine (Deutéronome 21.22-23).
Cependant, la résurrection du Seigneur, suivie de son retour dans la gloire, prouva à tous qu'il était réellement le Messie, le Fils de Dieu et le Juste Serviteur de l'Éternel ; une prophétie de l'Ancien Testament annonçait à la fois l'expiation des péchés et le caractère juste du sacrifié. Je la cite :
Mais il a plu à Dieu de le briser par la souffrance. Bien que toi, Dieu, tu aies livré sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance. Et parce que beaucoup de gens le connaîtront, mon serviteur, le Juste, les déclarera justes et se chargera de leurs fautes (Ésaïe 53.10-11).
La résurrection et l'ascension de Jésus dans le royaume des cieux sont la garantie pour tous ceux qui lui feront confiance, qu'eux aussi seront considérés justes aux yeux de Dieu ; un passage du Nouveau Testament le déclare en ces termes :
Il a été livré pour nos fautes, et Dieu l'a ressuscité pour que nous soyons déclarés justes. Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 4.25 ; 5.1).
Celui qui accepte Jésus comme son Sauveur est acquitté de ses fautes ; ayant été expiées sur la croix, elles ne lui sont plus attribuées. Son ardoise est effacée. Le repentant devient donc un coupable pardonné. C'est déjà pas mal, mais insuffisant pour être reçu dans la présence du Créateur. En effet, ceux qui se tiennent devant l'Éternel doivent être non seulement sans tache, mais revêtu de justice. Or celle-ci s'obtient également par le moyen de la foi, tout comme le pardon.
Je m'explique à l'aide d'une image. On pourrait comparer la justice du Christ à une robe blanche et l'état spirituel de tout être humain quel qu'il soit à un habit crasseux noir d'encre. Lorsque le pécheur met sa confiance en Jésus, son vêtement qui est infect et répugnant aux yeux de Dieu, est transféré sur le Christ qui l'a expié et détruit sur la croix. En même temps, le repentant est revêtu de la robe de justice du Fils de Dieu. Il y a donc eu substitution.
Voilà ce que veut dire le passage que j'ai lu : il a été livré pour nos fautes, et Dieu l'a ressuscité pour que nous soyons déclarés justes. Jésus ne s'est pas seulement chargé de mes péchés afin de m'en accorder le pardon, mais il m'a de plus transféré sa justice ; et cela, sans demi-mesure. En effet, dès que je place ma confiance en Jésus, je suis considéré aux yeux de Dieu parfait comme le Christ, c'est-à-dire, sans aucune faute et tout aussi juste que lui ; et cela, malgré mes manquements journaliers, parce que c'est une déclaration d'ordre légal et judiciaire, dictée par la grâce de Dieu.
Maintenant, si j'essaie par mes propres efforts de me rendre juste devant Dieu en accédant à un certain degré de sainteté, que ce soit par la pénitence ou des bonnes actions, je me prive de la grâce divine et je n'obtiendrais ni le pardon, ni la justice du Christ. Je comparaîtrais alors au jugement dernier revêtu de mon habit noir d'encre crasseux, infecte et répugnant, et j'aurais à répondre de toutes les fautes que j'ai commises dans mon existence, depuis mon premier caprice.
Voilà pourquoi le rôle du Saint-Esprit est si important : d'une part, il persuade ceux qui entendent l'Évangile que Jésus est le Saint et le Juste et d'autre part qu'ils doivent l'accepter afin de devenir réellement justes aux yeux de Dieu.
Je continue le texte.
Et quand le Consolateur sera venu, il prouvera au monde qu'il s'égare au sujet du jugement de Dieu, parce que le dominateur de ce monde est d'ores et déjà condamné (Jean 16.11).
La mort de Jésus représente un jugement ; non pas le sien, mais celui du péché de l'homme, celui du système corrompu dans lequel nous vivons tous, et du diable en tant que Prince de ce monde. Tous les êtres humains ainsi que Satan ont déjà été jugés, et tels des condamnés à la peine capitale, ils attendent dans les couloirs de la mort que leur sentence soit exécutée. Satan, le dominateur de ce monde en tant que système, est condamné sans appel, ce que confirme un texte du Nouveau Testament que je cite :
Jésus a réduit à l'impuissance par la mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable, et pour délivrer tous ceux qui étaient réduits à l'esclavage leur vie durant par la peur de la mort (Hébreux 2.14-15).
Il n'empêche que Satan jouit toujours d'une grande liberté et est encore très dangereux. Pour des raisons que les Écritures ne nous révèlent pas, Dieu ne l'a pas mis hors d'état de nuire tout de suite après qu'il ait été jugé sur la croix.
Je continue le texte.
J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore trop lourdes à porter pour vous. Quand l'Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière, car il ne parlera pas de lui-même, mais tout ce qu'il aura entendu, il le dira, et il vous annoncera les choses à venir (Jean 16.12-13).
Les apôtres n'avaient toujours pas compris la nécessité de la mort de Jésus. De plus, toujours très primaires dans leur compréhension des réalités spirituelles, ils se souciaient surtout de la position hiérarchique qu'ils occuperaient dans un royaume terrestre. En plus, ils étaient en état de choc et déprimés, ce qui les rendait tout à fait insensibles et incapables de recevoir d'autres vérités célestes à ce moment-là. Toutes les paroles que Jésus leur a dites et que nous transmet Jean le sont aussi pour notre bénéfice. Eux-mêmes ne les ont comprises que bien plus tard, après la Pentecôte et grâce à l'œuvre du Saint-Esprit dans leur cœur.
L'Esprit deviendra en quelque sorte un autre Jésus. La vérité qu'il révélera sera de la même nature que celle que le Seigneur enseignait et s'inscrira dans son prolongement. C'est lui qui communiquera ce que Jésus n'a pas pu dire parce que c'était alors trop lourd à porter pour les apôtres en état de choc. Comme Jésus n'a pas parlé de lui-même, mais a dit ce qui lui venait de son Père, ainsi fera l'Esprit. Il complétera les paroles du Christ, dont il sera le représentant sur terre.
Ce passage met bien l'accent sur l'interdépendance des trois personnes de la Trinité. Ainsi, le Père dira à l'Esprit ce qu'il doit enseigner concernant le Christ. C'est exactement ce qui est arrivé. Dès la Pentecôte, le Saint-Esprit a inspiré les apôtres dans leurs prédications, puis plus tard dans la rédaction des écrits du Nouveau Testament. Leur ministère jusqu'à leur mort constitue l'accomplissement de la promesse de Jésus quand il a dit : il vous conduira dans la vérité tout entière… et il vous annoncera les choses à venir.
Tous les auteurs du Nouveau Testament rendent gloire et le plus grand hommage à la personne de Jésus en le présentant comme la tête de l'Église qui est son corps sur la terre. Les épîtres expliquent aussi son présent ministère en faveur des croyants et annoncent les événements à venir dans la suite des temps dont bien sûr le retour glorieux du Christ pour établir le royaume de 1 000 ans sur terre qui s'appelle le millénium, et qui sera précédé et suivi par divers jugements et résurrections des morts.
Je continue le texte.
Il manifestera ma gloire, car il puisera dans ce qui est à moi et vous l'annoncera. Tout ce que le Père possède m'appartient à moi aussi ; voilà pourquoi je vous dis qu'il puisera dans ce qui est à moi et vous l'annoncera (Jean 16.14-15).
Les liens les plus étroits unissent le Père, le Fils et l'Esprit : tout ce qui est à l'un est aussi aux autres. Jésus se proclame ici encore l'égal de Dieu le Père et du Saint-Esprit. Puisqu'il est le Logos, la révélation du Père, aussi appelé l'image du Dieu invisible par l'apôtre Paul, tout ce que le Père possède, appartient aussi à Jésus. L'Esprit glorifiera le Fils en révélant qui il est dans sa personne ainsi que l'étendue des bienfaits de sa mort sur la croix en tant qu'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. C'est le Saint-Esprit qui sonde les profondeurs de Dieu et qui les a communiquées à ceux qui écrivirent le Nouveau Testament. L'apôtre Paul proclame cette vérité et je le cite :
Il s'agit de ce que l'œil n'a pas vu et que l'oreille n'a pas entendu, ce que l'esprit humain n'a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l'aiment. Or, Dieu nous l'a révélé par son Esprit ; l'Esprit, en effet, scrute tout, même les pensées les plus intimes de Dieu (1Corinthiens 2.9-10).
Dans les trois derniers versets que j'ai commentés, Jésus a enseigné à ses apôtres 7 vérités concernant le Saint-Esprit :
Vue comme ça sous forme schématique, l'interdépendance du Père, du Fils et de l'Esprit apparaît de façon très nette. Le christianisme affirme qu'il y a un seul Dieu, ce qui est explicitement enseigné tout au long des Textes Sacrés et tout le monde l'accepte sans réserve. Mais le fait que trois personnes constituent la divinité est tout aussi clair pour qui veut se donner la peine de sonder un peu les Écritures.
Je continue le texte.
Dans peu de temps vous ne me verrez plus ; puis encore un peu de temps, et vous me reverrez. Certains de ses disciples se demandèrent alors entre eux : — Qu'est-ce qu'il veut nous dire par là : « Dans peu de temps vous ne me verrez plus ; encore un peu de temps et vous me reverrez » ? Et aussi lorsqu'il affirme : « Je vais au Père » ? Ils ajoutèrent : — Que signifie ce « peu de temps » dont il parle ? Nous ne voyons pas ce qu'il veut dire (Jean 16.16-18).
Les disciples étaient déroutés par les paroles de Jésus parce qu'ils refusaient toujours d'admettre la nécessité de sa mort. Le temps des verbes dans le texte originel, indique qu'ils discutaient longuement entre eux. Cependant, ils ne pouvaient pas réconcilier les différentes affirmations faites par le Seigneur parce qu'ils ne croyaient pas en sa résurrection et encore moins à son retour auprès du Père.
Pourtant, d'ici quelques heures Jésus allait être arrêté, jugé, exécuté et enseveli, le tout en moins d'une journée. Mais après trois jours aurait lieu la résurrection, et Jésus allait encore être présent pendant 40 jours, quoique de façon intermittente, parmi ses disciples qui comprenaient ses onze apôtres, mais aussi d'autres personnes dont pas mal de femmes. Ce n'est qu'après-coup, une fois que tous ces événements auront eu lieu, qu'ils saisiront pleinement les paroles de Jésus.
Je continue.
Jésus comprit qu'ils voulaient l'interroger ; il leur dit : — Vous êtes en train de vous demander entre vous ce que j'ai voulu dire par ces mots : « Dans peu de temps vous ne me verrez plus ; encore un peu de temps et vous me reverrez. » Vraiment, je vous l'assure, vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que les hommes de ce monde jubileront. Vous serez accablés de douleur, mais votre douleur se changera en joie (Jean 16.19-20).
En tant que Maître, Jésus se rendait bien compte de la confusion qui régnait parmi ses élèves. Toutefois, il ne tenta pas de clarifier son enseignement, car il savait qu'avec le temps et l'aide de l'Esprit, ils finiraient par tout comprendre. Il va tout de même préciser quel sera leur état d'esprit durant ces périodes qu'il a appelées dans peu de temps et encore un peu de temps. Il introduit son enseignement avec ces mots : Vraiment, je vous l'assure, qui précèdent toujours une déclaration solennelle, et qu'il avait coutume de dire afin d'attirer l'attention des disciples. Dans peu de temps donc, ils auront le cœur brisé et seront dans une très grande détresse alors que les Juifs, eux, se réjouiront de sa mort et les autorités religieuses en particulier pousseront des cris de triomphe.
Mais par la suite, ce sont les apôtres qui seront transportés de joie à cause de la résurrection qui transformera la défaite apparente de Jésus en victoire éclatante. De plus, grâce au Saint-Esprit, leur joie sera encore plus grande parce qu'ils comprendront pleinement toute la signification de la venue du Christ. C'est ainsi qu'ils écriront les lettres du Nouveau Testament qui expliquent comment la mort de Jésus est la source du pardon et de la vie éternelle, pour eux bien sûr, mais aussi pour tous ceux qui croiront en lui.
Je continue.
Lorsqu'une femme accouche, elle éprouve de la douleur parce que c'est le moment ; mais à peine a-t-elle donné le jour au bébé, qu'elle oublie son épreuve à cause de sa joie d'avoir mis au monde un enfant. Vous, de même, vous êtes maintenant dans la douleur, mais je vous verrai de nouveau : alors votre cœur sera rempli de joie, et cette joie, personne ne pourra vous l'enlever (Jean 16.21-22).
Jésus expliqua les événements à venir en les comparant à la naissance d'un bébé : pour la femme sur le point de donner naissance viennent d'abord les douleurs de l'enfantement et ensuite la délivrance et la joie d'avoir un enfant.