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Émission 157 - Evangile de Marc 14:35 - 15:1

Diffusé le 7 août 2007 - ::

Chapitre 14

Versets 35-36

Je suis dans le chapitre 14 de Marc. Jésus supplie Dieu son Père de trouver un autre moyen que la croix si cela est possible, pour satisfaire sa justice implacable. La volonté humaine de Jésus était distincte de celle de son Père, mais jamais en opposition à celle-ci. Dans sa prière, Il demandait aussi à ce qu'Il ne reste pas englouti dans le séjour des morts et sous le jugement divin, mais que l'épreuve prenne fin. La résurrection est l'exaucement de cette requête. Voici ce qu'un texte du Nouveau Testament précise :

Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu. Bien qu'étant Fils de Dieu, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert (Hébreux 5.7-8).

De toute façon, Jésus, en tant que deuxième personne de la Trinité, savait qu'Il devait aller à la croix, accomplir d'innombrables prophéties ainsi que ses propres prédictions, triompher de Satan et de la mort, et garantir le salut à tous ceux qui l'accepteraient comme sauveur. Mais l'épreuve qui l'attendait était au-dessus de ses forces humaines, c'est pourquoi il Lui fallait prier Dieu pour être fortifié dans son for intérieur.

Verset 37

Je continue le texte.

Il revint vers ses disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre : — Simon, tu dors ? Tu n'as pas été capable de veiller une heure ! (Marc 14.37).

Jésus dut faire face à sa dernière heure d'épreuve seul avec son Père, sans aucune sympathie ni soutien humains.

Versets 38-40

Veillez et priez pour ne pas céder à la tentation. L'esprit de l'homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible. Il s'éloigna de nouveau pour prier, en répétant les mêmes paroles. Puis il revint encore vers les disciples et les trouva de nouveau endormis, car ils avaient tellement sommeil qu'ils n'arrivaient pas à garder les yeux ouverts, et ils ne surent que lui répondre (Marc 14.38-40).

L'action passe de la prière de Jésus à l'échec des trois disciples à rester éveillés. Par 3 fois, Il interrompit sa requête pour retourner vers les disciples, mais à chaque fois Il les trouve endormis. La première fois, il réprimande Pierre. Ensuite, il exhorte tous les trois à veiller et à prier afin de ne pas tomber lors des épreuves qu'ils auraient à affronter au moment de son arrestation et de son procès. La bonne volonté est inadéquate dans les combats d'ordre spirituels. Trois fois, Pierre n'a ni veillé, ni prié ; et trois fois, il allait renier son Maître. L'histoire des apôtres est longue liste suite d'échecs, d'incompréhensions vis-à-vis du Christ et d'incrédulité. Ils se sont révélés ambitieux, jaloux et prétentieux. À la fin du ministère de Jésus, après avoir passé 3 ans en sa compagnie, ils n'étaient pas plus avancés dans leur discernement et leur entendement spirituels que lorsqu'ils pêchaient des poissons dans le lac de Galilée.

L'arrivée de Jésus dans le jardin de Gethsémané a marqué le début de ses souffrances. L'atmosphère d'échec, de traîtrise, de reniement est pesante. Le récit montre bien l'accablement de Jésus, qui s'éloigne de ses disciples, puis des trois qu'Il avait pris avec Lui, pour se retrouver finalement seul et à terre.

Versets 41-43

Je continue le texte.

Lorsqu'il revint pour la troisième fois, il leur dit : — Vous dormez encore et vous vous reposez ! C'en est fait ! L'heure est venue. Le Fils de l'homme est livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous et allons-y. Car celui qui me trahit est là. Il n'avait pas fini de parler que soudain survint Judas, l'un des Douze, accompagné d'une troupe armée d'épées et de gourdins. C'étaient les chefs des prêtres, les spécialistes de la Loi et les responsables du peuple qui les envoyaient (Marc 14.41-43).

Jésus réveille ses trois disciples, rejoint les 8 autres et ensemble s'avancent à la rencontre du traître, qui marche à la tête de la garde du temple et de soldats romains. Judas les avait guidés, de nuit jusqu'à Jésus, de manière à ce qu'on puisse l'arrêter sans tumulte. Les membres du haut tribunal juif avaient émis un mandat d'arrêt contre Lui et le grand-prêtre avait demandé l'aide de troupes romaines au cas où ils auraient maille à partir avec le peuple.

Parce que Christ n'apparaît pas comme un prince pour établir un royaume politique, mais a prêché la repentance, la réforme intérieure, une vie sainte, a guidé les pensées des hommes et leurs affections vers Dieu, pointant vers un autre monde, celui du royaume des cieux, la nation juive le rejeta.

Versets 44-46

Je continue.

Le traître avait convenu avec eux d'un signal : — Celui que j'embrasserai, c'est lui. Saisissez-vous de lui et emmenez-le sous bonne garde. En arrivant, Judas se dirigea droit sur Jésus ; il lui dit : « Maître ! » et l'embrassa. Aussitôt, les autres mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent (Marc 14.44-46).

Il s'agissait d'un baiser sur la joue ou la main, et qui était un geste commun d'affection et de respect donné à un rabbin par ses disciples. Il fit ici un signe vil et répugnant de tromperie. L'apparente incapacité de Jésus à se défendre continua de voiler sa véritable identité, car il faut le rappeler, personne, même pas les disciples, ne comprenaient ce qui arrivait. Ils étaient dans le cirage le plus noir.

Versets 47-51

Je continue.

Mais l'un de ceux qui étaient là dégaina son épée, en donna un coup au serviteur du grand-prêtre et lui emporta l'oreille. Jésus leur dit : — Me prenez-vous pour un bandit, pour que vous soyez venus en force avec des épées et des gourdins pour vous emparer de moi ? J'étais parmi vous chaque jour dans la cour du Temple pour donner mon enseignement et vous ne m'avez pas arrêté. Mais il en est ainsi pour que les Écritures s'accomplissent. Alors tous ses compagnons l'abandonnèrent et prirent la fuite (Marc 14.47-51).

Pierre en blessa un de la bande. C'est lui qui a tiré l'épée pour défendre Jésus, mais c'était une mauvaise idée au mauvais endroit. Il est plus facile de se battre pour Christ que de mourir pour lui. Mais malgré tout, il y a une grande différence entre les disciples fautifs et lâches et les hypocrites. Luc dans son Évangile précise que Jésus a remis l'oreille du serviteur en place. Alors moi, je me demande : Mais qu'a-t-il bien pu penser du Christ qu'il venait arrêter comme un criminel. Dommage qu'on ne nous le dit pas.

Jésus proteste, car Il n'est pas un révolutionnaire, mais un enseignant religieux reconnu. C'était de la lâcheté que de l'arrêter tel un criminel, de nuit en douce, dans un endroit retiré. Quand les disciples comprennent que Jésus ne résistera pas, leur loyauté et leur confiance en Lui comme Messie s'effondrent et tous s'enfuient.

Verset 51

Je continue.

Un jeune homme le suivait, couvert seulement d'un drap. On le saisit, mais il abandonna le drap et s'enfuit, tout nu (Marc 14.51).

Cet épisode insolite est particulier à cet Évangile. Il complète l'affirmation que tous prirent la fuite en laissant Jésus complètement seul. Il est fort probable que ce jeune homme dans la fleur de l'âge était Marc lui-même, l'auteur du récit et le fils du propriétaire de la maison dans laquelle Jésus et les disciples ont célébré la Pâque. Les événements de cette nuit se sont déroulés comme suit.

Après qu'ils eurent quitté la chambre haute pour se rendre à Gethsémané, au pied de la montagne des oliviers, Marc alla se coucher enveloppé dans un drap. Peu de temps après, un serviteur est venu le réveiller en lui annonçant que Judas et des soldats cherchaient Jésus. Sans prendre la peine de s'habiller, Marc se rendit en toute hâte à Gethsémané, où il savait que Jésus s'était rendu, pour l'avertir, mais Il avait déjà été arrêté lorsque Marc arriva.

Après la fuite des disciples, Marc suivit Jésus et ses ravisseurs. Lorsque l'un d'entre eux se saisit de lui comme témoin éventuel, il laissa son vêtement entre les mains de cette personne et se sauva tout nu. Il ne resta donc personne avec Jésus, pas même Marc qui avait pourtant eu l'intention de le suivre.

Versets 53-56

Je continue le texte.

Jésus fut conduit devant le grand-prêtre chez qui se rassemblèrent les chefs des prêtres, les responsables du peuple et les spécialistes de la Loi. Pierre l'avait suivi à distance, jusqu'à l'intérieur de la cour du palais du grand-prêtre. Il était assis avec les gardes, près du feu, pour se réchauffer. Les chefs des prêtres et le Grand-Conseil au complet cherchaient un témoignage contre Jésus pour pouvoir le condamner à mort. Mais ils n'en trouvaient pas. Car il y avait beaucoup de gens pour apporter des faux témoignages contre lui, mais ces témoignages ne concordaient pas (Marc 14.53-56).

Nous sommes au jour qui s'appelle le Vendredi saint, et il est 2 heures du matin. Pierre a suffisamment retrouvé de courage pour suivre Jésus de loin. Celui-ci a d'abord comparu devant le grand-prêtre, puis devant la Cour suprême qui veut se débarrasser de Jésus en le mettant à mort au prix de n'importe quelle supercherie. Les chefs religieux voulaient aller très vite. Il ne fallait surtout pas retarder le procès et ainsi risquer de soulever une opposition à son arrestation. Le seul problème était de fabriquer une preuve suffisante pour les autorités romaines. Diverses accusations non vérifiées furent portées, mais on releva de nombreuses contradictions dans les témoignages. Tous ces faux témoins n'avaient pas coordonné leurs récits.

Dans les procès juifs, les témoins étaient utilisés par la partie plaignante et donnaient leurs témoignages séparément. Pour condamner quelqu'un pour un crime, la loi de Moïse exigeait qu'il y ait un accord précis dans les dépositions d'au moins deux témoins. Le conseil suprême juif devait donc arriver à un verdict avant le lever du jour afin de pouvoir présenter le cas très tôt devant Pilate, le gouverneur romain, qui seul était habilité à prononcer la sentence de mort. En le faisant crucifier par les Romains, ils éviteraient également que le peuple ne rejette sur eux le blâme de sa mort.

Versets 57-59

Je continue.

Finalement, quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : — Nous l'avons entendu dire : « Je démolirai ce Temple fait de main d'homme et, en trois jours, j'en reconstruirai un autre, qui ne sera pas fait par des mains humaines. » Mais même là-dessus, leurs dépositions ne s'accordaient pas (Marc 14.57-59).

Jésus avait bien fait une déclaration énigmatique semblable, mais Il parlait de son propre corps. On avait mal interprété ses paroles, croyant qu'Il parlait du temple de Jérusalem. Or dans le monde antique, la destruction d'un lieu de culte était une grave offense. Selon la loi juive, pour condamner quelqu'un, il fallait qu'au moins deux témoignages concordent, ce qui n'était pas le cas.

Versets 60-62

Je continue.

Alors le grand-prêtre se leva au milieu de l'assemblée et interrogea Jésus. — Eh bien, demanda-t-il, tu n'as rien à répondre aux témoignages qu'on vient de porter contre toi ? Mais Jésus garda le silence et ne répondit pas. Le grand-prêtre l'interrogea de nouveau et lui demanda : — Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? Et Jésus lui répondit : — Oui, je le suis ! Et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire avec les nuées du ciel (Marc 14.60-62).

Le Grand Prêtre Caïphe posa deux questions à Jésus dans le but d'obtenir des informations qui pourraient être utilisées contre Lui. En ne répondant pas à la première, Jésus déjoue le piège qu'on lui tendait et paralysa le procès. Cependant, Il répondit à la seconde sans équivoque. C'est la première fois qu'il déclare ouvertement être le Messie. Comme preuve, Jésus fait une saisissante prédiction en s'appliquant à lui-même des paroles d'un Psaume et d'un autre prophète de l'Ancien Testament. Il fait indirectement allusion à sa résurrection corporelle et se proclame le Grand Juge devant lequel comparaîtront ceux qui étaient en train de statuer sur son sort. Alors, ils découvriront à leur perte et péril qu'Il était bel et bien le Messie.

Versets 63-65

Je continue.

Alors, le grand-prêtre déchira ses vêtements en signe de consternation et s'écria : — Qu'avons-nous encore besoin de témoins ! Vous avez entendu le blasphème ! Qu'en concluez-vous ? Tous, alors, le condamnèrent en le déclarant passible de mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, ils lui recouvrirent le visage et le frappèrent en lui disant : — Hé ! Fais le prophète ! Qui c'est ? Les gardes saisirent Jésus et lui donnèrent des gifles (Marc 14.63-65).

En déchirant ses vêtements, le grand-prêtre montre qu'il considère les paroles audacieuses de Jésus comme un blasphème, car Il revendique des droits et des pouvoirs appartenant à l'Éternel seul. Cette expression symbolique d'horreur et d'indignation était exigée du Grand-Prêtre chaque fois qu'il entendait une insulte contre Dieu. Sa réaction exprimait également un soulagement, car après la réponse incriminante de Jésus, il n'était plus nécessaire de chercher de faux témoins.

Ouf ! Les religieux ont eu chaud, mais maintenant ils respirent. Ils sont soulagés, À leurs yeux, les dés sont désormais jetés et l'affaire va maintenant se régler en deux temps trois mouvements. On lui crache alors au visage, ce qui était une grossière insulte personnelle. Devant leurs outrages, Jésus garde à nouveau le silence, accomplissant une prophétie que je cite :

On l'a frappé, et il s'est humilié, il n'a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l'abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n'a pas dit un mot (Ésaïe 53.7).

Beaucoup de prophéties sont en train de s'accomplir.

Versets 66-72

Je continue le texte.

Pendant ce temps, Pierre était en bas dans la cour intérieure. Une des servantes du grand-prêtre arriva ; elle vit Pierre qui se chauffait et le dévisagea ; elle lui dit : — Toi aussi, tu étais avec ce Jésus, ce Nazaréen ! Mais Pierre le nia en disant : — Je ne vois pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit de la cour et entra dans le vestibule. Alors un coq chanta. Mais la servante le vit et recommença à dire à ceux qui se trouvaient là : — Il fait aussi partie de ces gens-là. Il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui se trouvaient là redirent à Pierre : — C'est sûr : tu fais partie de ces gens. D'ailleurs, tu es Galiléen. Alors il déclara : — Je le jure, et que Dieu me condamne si ce n'est pas vrai, je ne connais pas l'homme dont vous parlez ! Aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors, Pierre se souvint de ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq ne chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes (Marc 14.66-72).

Pendant que Jésus est condamné par les religieux, une petite servante du Grand-Prêtre, celle qui gardait la porte de la cour intérieure selon un texte parallèle, s'approche de Pierre, le regarde et l'identifie comme un disciple. Il perd alors pied et craignant pour sa propre sécurité, il désavoue son Maître de façon on ne peut plus lamentable, mais qu'aurais-je fait à sa place ? Le coq chante une première fois, mais Pierre ne semble pas y prendre garde et se dirige vers la sortie. Mais cette vipère de servante a reniflé le sang, suit Pierre à la trace et l'accuse à nouveau. À la troisième dénonciation, Pierre fait des imprécations, c'est-à-dire qu'il se place sous la malédiction de Dieu s'il leur mentait et jura, comme devant un tribunal, de la véracité de ses démentis.

Ce troisième reniement de Pierre en moins de deux heures fut aussitôt ponctué par le second chant du coq. C'est alors qu'il réalise soudainement l'étendue de son acte de trahison. Un autre Évangile précise qu'il vit à ce moment-là le regard perçant de Jésus qui le dévisageait. Ce dut être un moment terrible pour lui, sans doute même le plus mauvais quart d'heure de sa vie. Il s'effondra alors en larmes, plein de remords. Contrairement à Judas, Pierre va véritablement se repentir et réaffirmer sa loyauté à l'égard de Jésus qu'il aimait vraiment. Il avait été sincère quand il Lui promit fidélité jusqu'à la mort, mais il ignorait sa propre faiblesse. La tradition dit que par allégeance à son Maître, Pierre fut crucifié la tête en bas.

Chapitre 15

Verset 1

Nous voici au chapitre 15 de l'Évangile de Marc. Jésus est maintenant entre les mains de ses ennemis, tous ses disciples qui lui avaient juré fidélité ont pris la fuite. L'un d'eux l'a trahi et un autre l'a renié. De toute évidence, c'est la fin du nouveau mouvement que le Christ voulait initier. Cette tragédie et l'injustice, dont Il fut victime, avaient profondément remué Clovis, chef des Francs et le premier roi barbare à se convertir au christianisme. On dit que la première fois qu'on lui a lu l'Évangile à haute voix, il aurait déclaré : Quel dommage que je n'aie pas été présent avec mes soldats !

Tout semble donc perdu pour le Christ, sauf que tout est en train de se dérouler comme Dieu l'avait prévu. Les Juifs ont condamné Jésus pour blasphème et les Romains vont le juger pour trahison. Dans les deux cas, il est condamné à mort en conformité à la volonté de Dieu. Les choses vont maintenant aller très vite. L'action soutenue de cet Évangile arrive à son paroxysme. C'est Dieu qui fait tout. La crucifixion était son dessein de toute éternité, car il est écrit, dans le Nouveau Testament, que Jésus est l'agneau immolé depuis la fondation du monde (1Pierre 1.19-20). Je commence à lire le texte.

Dès l'aube, les chefs des prêtres tinrent conseil avec les responsables du peuple, les spécialistes de la Loi, et tout le Grand-Conseil. Ils firent enchaîner Jésus, l'emmenèrent et le remirent entre les mains de Pilate (Marc 15.1).

Ponce Pilate occupa son poste de magistrat impérial de l'an 26 à 36. Il était avant tout un homme politique, motivé par des considérations d'ordre pragmatiques plutôt que par la justice. Il demeurait habituellement au bord de la Méditerranée et ne venait à Jérusalem que lors des fêtes juives pour maintenir l'ordre.