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Diffusé le 3 août 2007 - ::
Je suis à la fin du chapitre 12 de l'Évangile de Marc. Jésus vient de croiser le fer une nouvelle fois avec les religieux et a paré toutes leurs attaques. Je conclus ce chapitre.
Puis Jésus s'assit en face du tronc ; il observait ceux qui y déposaient de l'argent. Beaucoup de riches y avaient déjà déposé de fortes sommes quand arriva une pauvre veuve qui déposa deux petites pièces, une somme minime. Alors Jésus appela ses disciples et leur dit : — Vraiment, je vous l'assure, cette pauvre veuve a donné bien plus que tous ceux qui ont mis de l'argent dans le tronc. Car tous les autres ont seulement donné de leur superflu, mais elle, dans sa pauvreté, elle a donné tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre (Marc 12.41-44).
Jésus avait donné son enseignement dans la cour des non-Juifs. Il alla dans le parvis des femmes et s'assit en face de 13 récipients en forme de trompettes qui servaient à la collecte des offrandes. Une pauvre veuve mit dans la cagnotte l'équivalent d'1/64 du salaire journalier d'un ouvrier agricole, donc trois fois rien. Pourtant, proportionnellement aux riches, c'est elle qui avait donné le plus. En offrant à Dieu tout ce qu'elle possédait dans un esprit de sacrifice, elle s'en remettait complètement à Lui pour combler ses besoins. Jésus s'est servi de cet incident pour enseigner à ses disciples la valeur que Dieu accorde à une consécration sans réserve.
Nous voici parvenus au chapitre 13 de l'Évangile. Il s'agit du discours sur le mont des Oliviers qui est aussi le plus long bloc de son enseignement rapporté par Marc. Cette prophétie sert de pont entre les controverses de Jésus avec les autorités religieuses et le récit de sa passion, qui culminera dans son arrestation et sa mort. Ici encore, l'action ne manque pas. Jésus va parler de la fin des temps et des événements catastrophiques qui auront lieu. Cette description est une forme abrégée de ce que nous trouvons dans les Évangiles de Matthieu ou de Luc. Je commence à lire.
Comme Jésus sortait du Temple, un de ses disciples lui dit : — Regarde, Maître, quelles belles pierres ! Quel édifice magnifique ! (Marc 13.1).
Le temple de Jérusalem fut érigé par Hérode le Grand pour gagner la faveur des Juifs et créer un monument durable à sa gloire. Construit en gros blocs de pierres taillées blanches, polies et décorées d'or, il était renommé dans tout le monde romain pour sa beauté. Nos grandes villes du 21e siècle sont elles aussi composées de bâtiments immenses et magnifiques. À première vue, il semble qu'ils seront là à tout jamais.
Mais en fait, la destruction des deux tours symbolisant la puissante finance américaine en septembre 2001 nous a rappelé que tout ce qui est devant nos yeux est bien éphémère. Un jour, selon les prophéties bibliques, tout ce que l'homme a construit sera réduit en poudre. L'histoire a prouvé que la grandeur ne dure qu'un temps puis disparaît comme un nuage de fumée. Dans un des livres de l'Ancien Testament, voici ce que déclare le grand roi Nabuchodonosor :
Il se promenait sur la terrasse du palais royal de Babylone. Il prit la parole et dit : N'est-ce pas là Babylone la grande que moi j'ai bâtie pour en faire une résidence royale ? C'est par la grandeur de ma puissance et pour la gloire de ma majesté que j'ai fait cela (Daniel 4.29-30).
Aujourd'hui, les ruines de cette ville s'étendent sur 975 000 ha.
Je continue le texte de Marc.
Jésus lui répondit : — Oui, regarde bien ces grandes constructions : il ne restera pas une pierre sur une autre, tout sera démoli (Marc 13.2).
Une question des disciples concernant le temple va être l'occasion pour Jésus de bâtir en un discours unifié une scène prophétique comprenant deux perspectives : tout d'abord, un événement proche : la destruction de Jérusalem en l'an 70 par les Romains ; ainsi qu'un événement lointain : le retour du Fils de l'homme, c'est-à-dire le Messie, sur les nuées en puissance et en gloire.
La première catastrophe était précurseur du cataclysme universel ultérieur. De cette façon, Jésus suivait le modèle des prophètes de l'Ancien Testament, qui eux aussi prédisaient un lointain événement futur en termes d'un incident rapproché, dont certains de ses auditeurs verraient l'accomplissement.
Le discours à deux niveaux de Jésus indique qu'Il prévoyait une période de temps indéterminée entre sa résurrection et sa seconde venue. Sa sinistre prédiction contre le temple est un jugement divin sur son mauvais usage ainsi que sur Israël rebelle. Les Babyloniens avaient déjà pulvérisé Jérusalem une première fois au 6e siècle av. J-C.
Je continue.
Puis il alla s'asseoir sur les pentes du mont des Oliviers, en face du Temple. Pierre, Jacques, Jean et André le prirent à part et lui demandèrent : — Dis-nous : quand cela se produira-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements seront près de s'accomplir ? (Marc 13.3-4).
Les disciples supposaient que la destruction de la ville avec tous ses édifices rasés au niveau du sol faisait partie des événements de la fin des temps, et qu'elle inaugurerait le royaume messianique. Jésus va d'abord répondre à la question du signe, ensuite, à l'aide d'une parabole il va leur dire quand tout cela arrivera.
Je continue.
Là-dessus, Jésus leur dit : — Faites attention que personne ne vous induise en erreur (Marc 13.5).
À partir de cette phrase jusqu'à la fin du chapitre, il y a 19 verbes à l'impératif, et dans chaque cas ils font écho à une instruction que Jésus donne à l'indicatif. Les informations prophétiques sont données dans un cadre d'avertissements contre les erreurs concernant le Messie ainsi que d'exhortations à la vigilance et à l'obéissance pendant le temps qui précédera le retour du Christ.
Ce sera une période intermédiaire pendant laquelle l'Église s'étendra sur toute la terre, mais qui sera accompagnée de persécutions et de crises sociopolitiques. Le verbe « Faites attention » revient 4 fois dans le discours du mont des Oliviers. C'est par ces paroles que Jésus encourageait ses disciples à maintenir une foi inébranlable et une loyauté à l'égard de Dieu tout au long de leur vie.
Je continue.
Plusieurs viendront sous mon nom en disant : « Je suis le Messie », et ils tromperont beaucoup de gens (Marc 13.6).
Jésus avertit ses disciples contre les faux signes, c'est-à-dire les imposteurs messianiques. Aujourd'hui encore et toujours, on trouve beaucoup de messages discordants émanant d'Églises dites chrétiennes. Toutes prônent le vrai Christ et attirent du monde. Cet amas de confusion est une réussite diabolique.
Je continue.
Quand vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres, ne vous laissez pas troubler, car cela doit arriver, mais ce ne sera pas encore la fin. En effet, on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre, il y aura en divers lieux des tremblements de terre et des famines, mais ce ne seront que les premières douleurs de l'enfantement (Marc 13.7-8).
Après avoir averti ses disciples contre les imposteurs messianiques, Jésus les met en garde contre une mauvaise lecture des désastres naturels qui font partie des desseins souverains de Dieu comme conséquence de la rébellion de l'homme. Aujourd'hui, nous avons la pollution, l'explosion démographique, le tiers monde qui meurt de faim et autres calamités. L'insistance de Jésus, ce ne sera pas encore la fin, ce ne seront que les premières douleurs de l'enfantement , suggère qu'une longue période d'histoire humaine précédera la fin des temps. Chaque génération aura ses propres guerres et désastres naturels.
Je continue.
Quant à vous, faites attention à vous-mêmes : on vous traduira devant les tribunaux des Juifs, on vous fouettera dans les synagogues, vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois à cause de moi, pour leur apporter un témoignage. Il faut, avant tout, que la Bonne Nouvelle soit annoncée à toutes les nations (Marc 13.9-10).
Comme le montre l'histoire de l'Église, les persécutions viendront à la fois des Juifs et des païens. Mais ces exactions peuvent aussi devenir une occasion de témoignage donné par les chrétiens au cours de leur défense. La Bonne Nouvelle est celle que Jésus annonçait et qui consiste à changer d'opinion par rapport à soi et à Dieu d'une part, et à suivre la personne et l'enseignement du Christ d'autre part. Aujourd'hui, c'est toujours le même Évangile, la même Bonne Nouvelle.
Je continue.
Quand on vous emmènera pour vous traduire devant les autorités, ne vous inquiétez pas à l'avance de ce que vous direz, mais dites simplement ce qui vous sera donné au moment même : car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint (Marc 13.11).
Il est intéressant de noter que le Seigneur n'a pas dit : Si on vous arrête , mais bien : Quand on vous arrêtera . Il est donc certain que tôt ou tard les disciples de Jésus-Christ seront persécutés. La promesse du Christ est que malgré leur crainte naturelle, le Saint-Esprit permettra aux croyants de dire avec courage les paroles appropriées au bon moment. Cette aide ne veut bien sûr pas dire qu'ils seront acquittés.
Je continue.
Le frère livrera son propre frère pour le faire condamner à mort, et le père livrera son enfant ; des enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Tout le monde vous haïra à cause de moi (Marc 13.12-13).
L'opposition proviendra non seulement des voies officielles politiques et religieuses, mais aussi des relations personnelles intimes. Elle sera si sévère que des membres d'une même famille se livreront les uns aux autres. L'antisémitisme sévira lui aussi à l'échelon mondial. Jésus précise : celui qui tiendra bon jusqu'au bout sera sauvé. En effet, la persévérance est une conséquence et un signe extérieur, mais non le fondement, de la sincérité spirituelle.
Une personne qui appartient véritablement à Jésus-Christ tiendra bon jusqu'au bout parce qu'un courage surnaturel lui sera donné à ce moment-là. Ces paroles de Jésus étaient très pertinentes pour les lecteurs romains de Marc, sur qui planait sans cesse le spectre des persécutions à cause de leur loyauté à l'égard du Christ. De telles souffrances peuvent être plus facilement endurées lorsqu'on sait qu'elles sont à la gloire de Dieu qui revendique ses droits par le biais de ses serviteurs.
Je continue.
Quand vous verrez l'abominable profanation établie dans le lieu où elle ne doit pas être — que celui qui lit comprenne ! — alors, que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes (Marc 13.14).
La conquête de Jérusalem qui aura lieu en l'an 70 est rattachée aux événements de la fin des temps. L'expression « l'abominable profanation » sert de lien entre les deux périodes. Que celui qui lit comprenne ! Est une formule de décodage invitant les lecteurs à bien interpréter les signes des temps. Les mots « abominable profanation » font allusion à la présence dans le temple de quelque chose d'idolâtre si odieux qu'il causerait l'abandon et la désolation du temple.
Cela s'est déjà produit une fois en l'an 167, lorsqu'un Syrien avait érigé un autel au dieu grec Zeus au-dessus de l'autel des sacrifices à l'entrée du temple et y immola un cochon. Jésus enseigne que chaque fois que ses disciples assisteront à une telle abomination qu'ils fuient aussi vite et aussi loin que possible. C'est exactement ce qui arriva en l'an 68 de notre ère, et tous les chrétiens qui vivaient à Jérusalem quittèrent la ville et échappèrent ainsi au massacre qui suivit.
Une telle profanation aura à nouveau lieu juste avant la fin des temps. Ce sera un homme parce que Marc a transformé le nom neutre grec pour abomination et l'a mis au masculin. D'autres textes le nomment l'antéchrist.
Je continue le texte.
Si quelqu'un est sur son toit en terrasse, qu'il ne rentre pas à l'intérieur de sa maison pour emporter quelque bien qui s'y trouve. Que celui qui sera dans les champs ne retourne pas chez lui pour aller chercher son manteau. Malheur, en ces jours-là, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent ! Priez pour que cela n'arrive pas en hiver, car ce seront des jours de détresse comme on n'en a pas connus depuis que Dieu a créé le monde et comme jamais plus on n'en verra de semblables. Vraiment, si le Seigneur n'avait pas décidé de réduire le nombre de ces jours, personne n'en réchapperait, mais, à cause de ceux qu'il a choisis pour qu'ils soient à lui, il abrégera ce temps de calamité (Marc 13.15-20).
Quand cette crise éclatera, la fuite sera plus difficile pour les femmes avec enfant et aussi s'il faut fuir en hiver à cause des pluies et des crues des rivières. Mais Dieu interviendra et mettra fin à cette détresse terrible afin de préserver ceux qui lui appartiennent.
Je continue.
Si quelqu'un vous dit alors : « Le Christ est ici ! » ou : « Il est là ! » ne le croyez pas. De faux christs surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes miraculeux et de grands prodiges au point de tromper même, si c'était possible, ceux que Dieu a choisis. Vous donc, faites attention, je vous ai prévenus (Marc 13.21-23).
Si, au milieu de ces jours d'intense affliction et de combats, quelqu'un devait prétendre que le Christ est ici ou là à cause de prodiges, ce serait une tromperie de l'ennemi afin de faire sortir les croyants de leurs cachettes. Mais ils ne s'y laisseront pas prendre.
Je continue.
Cependant, en ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées (Marc 13.24-25).
Une variété de désordres cosmiques observables dans l'univers physique impliquant le soleil, la lune et les étoiles précéderont immédiatement le retour du vrai Messie. Ces chamboulements sont décrits dans l'Ancien Testament par un prophète que je cite :
Voici venir le jour de l'Éternel, ce jour impitoyable, jour de fureur et d'ardente colère qui réduira la terre en un désert, et en exterminera les pécheurs. Alors les étoiles du ciel et toutes leurs constellations cesseront de briller, le soleil sera obscurci dès son lever, il n'y aura plus de clarté répandue par la lune. J'interviendrai contre le monde pour le punir de sa méchanceté et contre ceux qui font le mal à cause de leurs injustices. Je mettrai fin à l'arrogance des insolents, je ferai tomber l'orgueil des tyrans (Ésaïe 13.10-12).
Je continue le texte.
Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées, avec beaucoup de puissance et de gloire. Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins de l'horizon, d'un bout à l'autre de l'univers (Marc 13.26-27).
Ce sera le retour visible et corporel de Jésus sur terre comme fils de l'homme glorifié. Tous les croyants qui ont perdu la vie durant les jours de détresse précédents ressusciteront et seront rassemblés avec ceux qui sont encore vivants. Ainsi se termine la prophétie. Maintenant, nous arrivons à la parabole qui va répondre à la première question des disciples : Quand cela se produira-t-il ? Jésus les exhorte à s'instruire par une comparaison tirée du figuier qui, contrairement à la plupart des arbres de Palestine perd ses feuilles en hiver et fleurit tard au printemps.
Je commence à lire :
Que l'exemple du figuier vous serve d'enseignement : quand ses rameaux deviennent tendres et que ses feuilles poussent, vous savez que l'été est proche. De même, quand vous verrez se produire ces événements, sachez que le Fils de l'homme est proche, comme aux portes de la ville (Marc 13.28-29).
Ainsi, chaque fois que les branches hivernales raides et sèches deviennent tendres, amollies par la sève qui monte, et que les feuilles poussent c'est que l'hiver est fini. De même, quand les événements décrits précédemment auront lieu, alors l'abominable profanation est sur le point de se produire, elle sera suivie des calamités énoncées puis du retour en puissance du Fils de l'homme.
Je continue.
Vraiment, je vous assure que cette génération-ci ne passera pas avant que tout cela ne commence à se réaliser. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais. Quant au jour ou à l'heure, personne ne sait quand cela se produira, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; seul, le Père le sait. Soyez vigilants, restez sur vos gardes, puisque vous ne savez pas quand viendra le moment (Marc 13.30-33).
Cette génération signifie tout d'abord les Juifs qui vivaient à l'époque de Jésus et qui assisteront à la destruction de Jérusalem, mais également ceux qui verront la détresse de la tribulation précédemment décrite. Les paroles solennelles, Vraiment, je vous assure, garantissent la véracité des prédictions de Jésus. Par contre, Il ne sait pas Lui-même le moment exact quand la fin des temps aura lieu. L'Ancien Testament l'appelle « Le jour du Seigneur » .
En tant qu'homme, Jésus s'est volontairement limité dans sa connaissance : le simple fait de posséder un corps humain et un cerveau comme vous et moi, avec toutes les limitations que cela implique, Il lui était impossible d'être partout à la fois où de connaître toutes choses dans l'univers. Par contre, sa dépendance totale sur le Père et le Saint-Esprit faisait qu'il possédait l'omnipotence, c'est-à-dire la toute-puissance et faisait donc des miracles. Finalement et une nouvelle fois, Jésus ordonne à ses disciples d'être prêt à tout moment pour le commencement des opérations qui amèneront cet univers à son anéantissement.
Je continue.
Les choses se passeront comme lorsqu'un homme quitte sa maison pour un long voyage et en laisse la responsabilité à ses serviteurs, en confiant à chacun sa tâche. Il commande au portier de veiller. Tenez-vous donc vous aussi en éveil ! Car vous ne savez pas quand le maître de la maison doit revenir : sera-ce le soir ? à minuit ? au chant du coq ? ou le matin ? Qu'il ne vous trouve pas en train de dormir s'il revient à l'improviste ! Ce que je dis là, je vous le dis à tous : Tenez-vous en éveil ! (Marc 13.34-37).
La parabole du propriétaire absent est particulière à l'Évangile de Marc. Elle renforce l'appel à une vigilance constante, ce qui signifie être trouvé fidèle au Seigneur. Jésus applique cette responsabilité à tout croyant de n'importe quelle génération. Étant donné la certitude du retour du Christ, les chrétiens doivent veiller et œuvrer avec zèle.
Jésus insiste très lourdement en rythmant sa mise en garde sur chacune des veilles de la nuit. Les Juifs la divisaient en trois, mais le Seigneur a utilisé la façon romaine de diviser le temps, ce qui est un bénéfice pour les lecteurs païens. Marc rapporte donc les 4 veilles de la nuit nommées d'après le moment où elles prennent fin : le soir était entre 18 et 21 h ; la nuit allait de 21 h à minuit ; le chant du coq était la troisième veille de minuit à 3 h ; et le matin était de 3 h à 6 h.
Nous voici rendus au chapitre 14 de Marc. Jésus va maintenant subir l'ignominie d'un complot, de la trahison, de l'arrestation, d'un jugement, de l'abandon des disciples et du reniement de Pierre. Mais en tout cela, Jésus se livre à la volonté de son père. Il fallait qu'Il devienne le sacrifice parfait pour les fautes des hommes. Dans ces deux derniers chapitres de l'Évangile, on dirait que le ciel et l'enfer, Dieu et Satan se sont mis d'accord pour la mise à mort du Christ. La justice parfaite et la perversité du mal dans toute son horreur vont ensemble à la croix pour régler leur compte. Je commence à lire.
On était à deux jours de la Pâque et de la fête des pains sans levain. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi cherchaient un moyen de s'emparer de Jésus par ruse et de le faire mourir. Car ils se disaient : Il ne faut pas agir pendant la fête, pour ne pas provoquer d'émeute parmi le peuple (Marc 14.1-2).
Il y avait en avril deux festivités qui se suivaient. D'abord, la Pâque et le lendemain commençait la fête des pains sans levain qui durait 7 jours. Les chefs religieux avaient à l'esprit de se saisir du Christ par tromperie une fois que la foule aurait quitté les lieux. Ils ne voulaient pas courir le risque de déclencher une émeute, ce qui était une éventualité possible, car les gens aimaient beaucoup le Christ, surtout les impétueux Galiléens qu'Il avait nourris et guéris. C'est l'offre de trahison de Judas qui changea leur plan et fera coïncider le sacrifice du Christ avec celui de l'agneau pascal.