Chapitre 11
Versets 25-26
Je suis dans le chapitre 11 de l'Évangile de Marc. Jésus vient de faire le grand ménage autour du temple en chassant tout le bric-à-brac, les marchands, les badauds et le reste. Ça, ce n'est pas bon pour le commerce, alors bien sûr, Il s'attire la foudre des religieux.
Versets 27-30
Je continue.
Ils retournèrent à Jérusalem. Pendant que Jésus marchait dans la cour du Temple, les chefs des prêtres, les spécialistes de la Loi et les responsables du peuple l'abordèrent et lui demandèrent : — De quel droit agis-tu ainsi ? Qui t'a donné le droit de faire cela ? Jésus leur répondit : — J'ai aussi une question à vous poser, une seule. Si vous me répondez, je vous dirai de quel droit je fais cela : De qui Jean tenait-il son mandat pour baptiser ? De Dieu ou des hommes ? Répondez-moi ! (Marc 11.27-30).
Les membres du haut conseil religieux juif viennent demander au Christ, qui était la source de son autorité pour qu'Il se soit permis de virer les changeurs et les commerçants du temple le jour précédent ; et plus généralement, qui accréditait son enseignement, qui Lui attirait l'acclamation populaire. Bien sûr, ils ne posaient absolument pas une question sincère et c'est pourquoi Jésus ne leur répondit pas directement. Quand les disciples ou autres personnes venaient à Lui avec des interrogations authentiques, ils recevaient toujours une réponse.
Jésus sait très bien ce que ces vipères mijotent, alors du tac au tac Il leur pose également une question qui les met dans le plus grand embarras. En les mettant au pied du mur concernant le ministère de Jean-Baptiste, Jésus laisse sous-entendre que sa propre autorité provient de la même source que celle de Jean-Baptiste, c'est-à-dire de Dieu lui-même. La conclusion des chefs religieux à propos de Jean-Baptiste révélerait leur opinion à son sujet.
Versets 31-33
Je continue.
Alors ils se mirent à raisonner entre eux : — Si nous disons : « De Dieu », il va demander : « Pourquoi alors n'avez-vous pas cru en lui ? » Mais, d'autre part, si nous répondons : « Des hommes », alors ? ¼ Ils craignaient les réactions de la foule, car tout le monde pensait que Jean était un vrai prophète. Ils répondirent donc à Jésus : — Nous ne savons pas. Et Jésus répliqua : — Alors, moi non plus, je ne vous dirai pas de quel droit j'agis comme je le fais (Marc 11.31-33).
Il leur était inacceptable de reconnaître que l'autorité de ces deux hommes venait de Dieu. Mais s'ils discréditaient Jean-Baptiste, ils se mettraient en porte à faux vis-à-vis du peuple qui le considérait comme un véritable prophète au même titre que ceux de l'Ancien Testament. La foule regardait également Jésus comme un envoyé de Dieu. Donc, tel est pris, qui croyait prendre.
Les chefs religieux qui avaient voulu piéger le Christ étaient maintenant coincés, c'est pourquoi ils feignirent une ignorance hypocrite afin de sauver la face. En refusant de répondre, les responsables du peuple montraient qu'ils rejetaient en fait Jean-Baptiste et Jésus en tant que messagers de Dieu. Tout au long de leur histoire, la plupart des chefs d'Israël rejetèrent à maintes reprises les prophètes, ce que Jésus souligna dans la parabole suivante.
Chapitre 12
Introduction 1
Nous voici arrivés au chapitre 12 de l'Évangile de Marc. L'action qui jusqu'ici était plutôt rapide, soudainement ralentit considérablement. En réalité, ce n'est qu'une simple accalmie avant qu'une tempête d'événements ne se précipite, l'un après l'autre à nouveau. Les trois années d'escarmouches entre le Seigneur et les pharisiens et les scribes va atteindre son apogée. Ces vipères, comme Jésus lui-même les appelle, qui ont essayé en vain de Le piéger sont extrêmement frustrées, car jusqu'à présent ils n'ont essuyé que des défaites. En conséquence, un dernier conflit, féroce celui-là, se trame en haut lieu entre les chefs religieux et le Christ, entre les ténèbres et la lumière, le ciel et l'enfer, entre Dieu et Satan.
Jésus sait exactement comment va se dérouler la suite des événements. Il est l'agneau de Dieu qui vient volontairement s'offrir en sacrifice. Or selon la loi, la victime qui était mise à mort pour la Pâque juive devait être sans défaut, c'est pourquoi Jésus se montre partout afin que tous l'observent de près. Il va prendre l'initiative du combat et déclencher les hostilités avec une parabole simple et directe, celle des vignerons dont l'interprétation coule de source.
Cette histoire reflète la situation sociale du premier siècle en Palestine, surtout en Galilée. De riches propriétaires étrangers possédaient de grandes terres qu'ils louaient à des métayers qui s'engageaient à la cultiver et à prendre soin de la vigne pendant que les patrons étaient au loin. Un contrat entre eux stipulait qu'une portion de la récolte devait être payée comme loyer. Au moment de la moisson, les propriétaires envoyaient des agents pour collecter ce qui leur était dû. Des tensions surgissaient inévitablement entre les métayers et les collecteurs de fonds.
Verset 1
Je commence à lire.
Puis Jésus se mit à leur parler en utilisant des paraboles : — Un homme planta une vigne, l'entoura d'une haie, creusa un pressoir, et construisit une tour pour la surveiller. Après cela, il la loua à des vignerons et partit en voyage (Marc 12.1).
L'homme représente Dieu qui a planté, choisi et protégé sa vigne, un symbole courant dans l'histoire de la nation d'Israël, tandis que les vignerons symbolisent les chefs religieux. Jésus utilise une prophétie de l'Ancien Testament pour mettre en place le récit. Je la cite :
Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Il en sarcla le sol, en enleva les pierres et il y mit des plants de choix. Il bâtit une tour de guet au milieu de la vigne et il y creusa un pressoir. Il attendait donc de sa vigne de beaux raisins, mais elle n'a produit que de mauvais raisins (Ésaïe 5.1-2).
Versets 2-5
Je continue le texte.
Au moment des vendanges il envoya un de ses serviteurs aux vignerons pour recevoir la part du produit de sa vigne qui lui revenait. Mais ceux-ci se précipitèrent sur ce serviteur, le rouèrent de coups et le renvoyèrent les mains vides. Alors le propriétaire leur envoya un deuxième serviteur : celui-là, ils le frappèrent à la tête et le couvrirent d'insultes. Le maître leur en envoya un troisième, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d'autres, et ils battirent les uns et tuèrent les autres (Marc 12.2-5).
Le propriétaire envoie donc des messagers qui sont très mal reçus. D'une patience à toute épreuve, il en envoie d'autres puis d'autres encore, mais en vain. En effet, et à plusieurs reprises, l'Éternel envoya des prophètes pour récolter les fruits de la repentance et de la justice, mais ces messagers furent brutalisés ou assassinés.
Versets 6-8
Je continue le texte.
Il ne lui restait plus, désormais, qu'une seule personne à envoyer : son fils bien-aimé. Il le leur envoya en dernier. Il se disait : « Pour mon fils au moins, ils auront du respect. » Mais les vignerons se dirent entre eux : « Voilà l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage sera à nous ! » Et ils se jetèrent sur lui, le tuèrent et traînèrent son cadavre hors du vignoble (Marc 12.6-8).
Jésus adresse cette parabole aux représentants du haut conseil religieux juifs qui sont venus l'interroger et qui complotaient contre lui. Il dénonce ainsi leurs intentions hostiles tout en les avertissant des conséquences. Le fils de l'histoire est bien sûr Jésus-Christ. Il annonce ici qu'Il sera mis à mort hors de Jérusalem. En Palestine, lorsqu'une propriété n'avait plus d'héritier, elle revenait légalement au premier qui la réclamait.
Versets 8-9
Je continue.
Que va faire le propriétaire de la vigne ? Il viendra lui-même, fera exécuter les vignerons et confiera le soin de sa vigne à d'autres (Marc 12.8-9).
Jésus invite son auditoire à participer à la décision de l'action que prendrait le maître de la vigne. Puis il confirme leur réponse telle qu'elle est donnée dans un texte parallèle en citant à nouveau une prophétie de l'Ancien Testament. En rejetant Jean-Baptiste et Jésus-Christ, Israël a rejeté l'Éternel lui-même, ce qui va inéluctablement attirer le jugement divin et le transfert de ses privilèges à d'autres, en l'occurrence à l'Église. Avec la destruction de Jérusalem par les Romains en l'an 70, les Juifs furent emmenés en captivité et ce sont eux qui construisirent le Colisée de Rome que les touristes visitent aujourd'hui.
Versets 10-11
Je continue le texte.
N'avez-vous pas lu ces paroles de l'Écriture : La pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre principale, à l'angle de l'édifice. C'est le Seigneur qui l'a voulu ainsi et c'est un prodige à nos yeux ! (Marc 12.10-11).
Jésus, après avoir appliqué la parabole à lui-même en tant que Fils assassiné, poursuit son enseignement là où s'est terminée l'histoire. Il cite alors mot à mot un passage d'un psaume, qui était fort connu à l'époque et qui dit que Dieu passe outre la décision des bâtisseurs, qui entravent ses desseins, et établit la pierre rejetée comme la plus importante de l'édifice. Voici d'ailleurs ce que dit l'apôtre Pierre à ce sujet au tout début de l'établissement de l'Église. Je le cite :
Eh bien, sachez-le tous, et que tout le peuple d'Israël le sache : c'est au nom de Jésus-Christ de Nazareth que nous avons agi, de ce Jésus que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts. Il est la pierre rejetée par les constructeurs — par vous — et qui est devenue la pierre principale, à l'angle de l'édifice. C'est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n'a jamais donné le nom d'aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.10-12).
Verset 12
Je continue le texte de Marc.
Les chefs des prêtres, les spécialistes de la Loi et les responsables du peuple cherchaient un moyen d'arrêter Jésus. Mais ils avaient peur des réactions de la foule. En effet, ils avaient bien compris que c'était eux que Jésus visait par cette parabole. Ils le laissèrent donc, et se retirèrent (Marc 12.12).
Les religieux ont compris et ils sont furieux. Ils ont les yeux exorbités et bavent de fureur. Malgré l'avertissement de Jésus à ses adversaires, ceux-ci continuent leur campagne contre Lui. Ils ont la dent dure et cherchent toujours à coincer le Christ par une de ses propres paroles dont ils pourraient se servir contre Lui et ainsi Le discréditer aux yeux de la foule, qui assiste à cette dispute entre les deux camps.
Versets 13-14
Je continue.
Cependant, ils lui envoyèrent une délégation de pharisiens et de membres du parti d'Hérode pour le prendre au piège de ses propres paroles. Ils vinrent lui dire : — Maître, nous savons que tu parles vrai et que tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne regardes pas à la position sociale, mais tu enseignes en toute vérité comment Dieu nous demande de vivre. Dis-nous : avons-nous le droit de payer des impôts à César ? Devons-nous le faire ou non ? (Marc 12.13-14).
Ces hypocrites emploient des paroles douces et élogieuses pour envelopper leur poison. Cet impôt était impopulaire parce qu'il symbolisait l'assujettissement des Juifs aux Romains. Le piège est bien monté et semble à priori imparable. Un oui Le discréditerait en tant que porte-parole de Dieu. Un non susciterait des représailles de Rome.
Versets 15-17
Je continue.
Mais Jésus, sachant combien ils étaient hypocrites, leur répondit : — Pourquoi essayez-vous de me prendre au piège ? Apportez-moi une pièce d'argent, que je la voie ! Ils lui en apportèrent une. Alors il leur demanda : — Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? — De César. Alors Jésus leur dit : — Rendez à César ce qui revient à César, et à Dieu ce qui revient à Dieu. Ils en restèrent tout déconcertés (Marc 12.15-17).
L'effigie était de Tibère César et l'inscription en latin exprimait le culte impérial de l'adoration de l'empereur revendiquant la divinité, ce qui était particulièrement repoussant pour les Juifs. La réponse de Jésus est des plus subtiles. L'empereur devait effectivement recevoir son dû, c'est-à-dire l'impôt, mais pas plus que cela. On ne lui devait pas l'adoration qu'il réclamait, cela étant réservé à Dieu seul. Les êtres humains sont, pour ainsi dire, les pièces de monnaie de Dieu, parce qu'ils ont été créés à son image et lui doivent obéissance. Cet incident était particulièrement important pour les lecteurs romains de Marc, car il indiquait que le christianisme ne favorisait pas un manque de loyauté à l'égard de l'État.
Quand on considère la corruption au sein du gouvernement et le train de vie que mènent nos politiciens, il y a de quoi renâcler à payer des impôts, mais c'est quand même notre responsabilité devant Dieu de le faire. J'ai une obligation à la fois terrestre et céleste. Citoyen du ciel, je paie sur terre mon dû au gouvernement dont je dépends ; et pèlerin en ce bas monde, je dois me constituer un pécule dans le royaume des cieux par mon service et ma fidélité au Christ.
Versets 18-23
Je continue le texte.
Des sadducéens vinrent aussi le trouver. Ils prétendent que les morts ne ressuscitent pas. Ils lui demandèrent : — Maître, dans ses écrits, Moïse nous a laissé ce commandement : Si un homme meurt en laissant une femme mais sans avoir eu d'enfant, son frère devra épouser sa veuve et donner une descendance au défunt. Or, il y avait sept frères. L'aîné s'est marié et il est mort sans laisser de descendant. Le deuxième a épousé la veuve, puis il est décédé, lui aussi, sans avoir eu de descendant. Le troisième a fait de même. Et ainsi de suite. Bref, les sept sont morts sans laisser de descendance. La femme est restée la dernière, puis elle est morte. À la résurrection, quand ils ressusciteront tous, duquel d'entre eux sera-t-elle la femme ? Car tous les sept l'ont eue pour épouse ! (Marc 12.18-23).
Moins nombreux que les pharisiens, les sadducéens occupaient néanmoins des positions influentes dans le tribunal juif suprême et coopéraient avec les autorités romaines. Ils niaient la résurrection, le jugement futur, l'existence des esprits ainsi que les traditions orales observées et enseignées par les pharisiens auxquels ils étaient donc opposés. Les sadducéens inventent une histoire abracadabrante et ridicule de 7 frères qui accomplissent leur devoir (le lévirat) selon la loi vis-à-vis de leur belle-sœur.
Versets 24-27
Je continue le texte.
Jésus leur dit : — Vous êtes dans l'erreur, et en voici la raison : vous ne connaissez pas les Écritures ni quelle est la puissance de Dieu. En effet, une fois ressuscités, les hommes et les femmes ne se marieront plus ; ils vivront comme les anges qui sont dans le ciel. Quant à la résurrection des morts, n'avez-vous jamais lu dans le livre de Moïse, lorsqu'il est question du buisson ardent, en quels termes Dieu lui a parlé ? Il lui a dit : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Oui, vous êtes complètement dans l'erreur (Marc 12.24-27).
Jésus cite deux raisons pour lesquelles ces faux religieux étaient dans l'erreur. Ils ne comprenaient ni l'enseignement des Écritures, ni la puissance de Dieu capable de vaincre la mort. Le mariage est nécessaire dans l'ordre actuel du monde, dans lequel la mort prévaut, afin de perpétuer la race humaine. Les anges par contre, n'étant pas mortels, n'ont pas besoin de se reproduire. Leur vie est totalement centrée sur la communion avec Dieu.
Dans l'au-delà, tout est différent, en conséquence, la question des saducéens est totalement hors de propos. Quant à l'idée de la vie après la mort qu'ils rejetaient, Jésus, en citant les paroles de Dieu à Moïse : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob , affirme que les patriarches, les ancêtres de la nation d'Israël, sont toujours vivants et que Dieu entretient avec eux une relation durable dans l'éternité. En confirmant la vie après la mort, Jésus tenait pour évident que la résurrection du corps aurait également lieu, l'un impliquant obligatoirement l'autre.
Verset 28
Je continue.
Un des spécialistes de la Loi s'approcha de lui ; il avait entendu cette discussion et avait remarqué avec quel à propos Jésus avait répondu. Il lui demanda : — Quel est le commandement le plus important de tous ? (Marc 12.28).
Un des religieux, probablement un pharisien, est impressionné par Jésus et lui pose une question qui était souvent débattue dans le cercle des spécialistes de la loi. Ils disaient qu'il y avait 613 commandements individuels, 365 négatifs et 248 positifs. Ils supposaient aussi qu'il y avait une distinction entre eux et essayaient de résumer toute la loi à un seul précepte unificateur. Jésus sait très bien que là aussi se trouve un piège, mais il condescend malgré tout à répondre à la question de cet homme.
Versets 29-31
Je continue.
Jésus répondit : — Voici le commandement le plus important : Écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, il est le seul Dieu ; tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. Et voici celui qui vient en second rang : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus important que ceux-là (Marc 12.29-31).
Jésus commença par les premiers mots du Credo (Deutéronome 6.4-5) que les Juifs récitaient deux fois par jour, matin et soir. C'était le fondement de la foi juive. Il y ajoute ensuite l'amour des autres qu'il considère comme son complément inséparable. Aimer sans réserve Dieu et le prochain résume, et est l'essentiel de la loi.
Versets 32-34
Je continue le texte.
— C'est bien, Maître, lui dit le spécialiste de la Loi, tu as dit vrai : il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y en a pas d'autre que lui : l'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute son énergie, ainsi qu'aimer son prochain comme soi-même, c'est bien plus important que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Jésus, voyant qu'il avait répondu avec intelligence, lui dit : — Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. Après cela, personne n'osa plus lui poser de question (Marc 12.32-34).
Ce scribe ose audacieusement déclarer que l'amour est plus important que les sacrifices, ce qui est conforme à l'enseignement de la loi, mais tout à fait différent de la pratique des pharisiens. Cet homme avait la sorte de compréhension spirituelle qui l'amenait à presque saisir le royaume de Dieu. Soit dit en passant, que le résumé de toute la loi que Jésus a donné condamne tous les êtres humains, quels qu'ils soient.
Moi par exemple, je n'ai jamais pu et ne serais jamais capable de mettre en pratique de telles directives absolues ; d'où mon besoin d'un sauveur. Jésus avait maintenant paré et contrecarré tous les mauvais coups, toutes les entourloupettes et tentatives de ses opposants pour le discréditer et avait si habilement dénoncé leurs motifs hostiles et leurs erreurs qu'il leur avait cloué le bec une fois pour toutes.
Versets 35-37
Je continue le texte.
Pendant qu'il enseignait dans la cour du Temple, Jésus demanda : — Comment les spécialistes de la Loi peuvent-ils dire que le Messie doit être un descendant de David ? David lui-même, inspiré par le Saint-Esprit, a déclaré : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds. Si donc David lui-même appelle le Messie « Seigneur », comment celui-ci peut-il être son descendant ? Il y avait là une foule nombreuse qui écoutait Jésus avec un vif plaisir (Marc 12.35-37).
Le point de vue des scribes, disant que le Messie était descendant du roi David, était exact, mais incomplet. Jésus cite une parole de ce souverain lui-même qui prouve que le Messie est son Seigneur. Cela soulevait un problème. La seule solution est que le Messie est en même temps fils de David et son Seigneur. Cela laisse fortement sous-entendre qu'Il est donc à la fois Dieu et homme. Jésus fait ainsi allusion de façon voilée à sa véritable identité de Fils de Dieu. La foule contrairement aux religieux aimait écouter le Christ.
Versets 38-39
Je continue.
Il disait dans son enseignement : — Gardez-vous des spécialistes de la Loi : ils aiment à parader en costume de cérémonie, être salués sur les places publiques, avoir les sièges d'honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les banquets. Mais ils dépouillent les veuves de leurs biens, tout en faisant de longues prières pour l'apparence. Leur condamnation n'en sera que plus sévère (Marc 12.38-39).
La dénonciation par Jésus de la conduite odieuse des scribes conclut son ministère public et signale sa rupture finale avec la classe religieuse. Sous une fausse apparence de piété, les spécialistes de la loi exploitaient à fond la générosité des petites gens aux moyens limités. Les soi-disant gurus d'aujourd'hui font de même, comme quoi on n’a rien inventé en matière d'escroquerie.