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Diffusé le 1 août 2007 - ::
Je suis dans le chapitre 10 de l'Évangile de Marc. Jésus vient de demander à un homme qui faisait de ses richesses son idole de tout vendre, mais celui-ci a refusé. Je continue le texte.
Jésus parcourut du regard le cercle de ses disciples, puis il leur dit : — Qu'il est difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! Cette parole les surprit, mais Jésus insista : — Oui, mes enfants, qu'il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se demandaient entre eux : — Mais alors, qui peut être sauvé ? Jésus les regarda et leur dit : — Aux hommes c'est impossible, mais non à Dieu. Car tout est possible à Dieu (Marc 10.23-27).
La surprise des disciples s'explique parce que dans le Judaïsme, les richesses étaient une marque de la faveur de Dieu, donc un avantage plutôt qu'une barrière. La comparaison humoristique qu'Il emploie fait appel à un proverbe juif pour décrire une situation impossible. Le chameau était en Palestine l'animal le plus grand, tandis que le trou d'une aiguille, l'ouverture la plus petite qui soit.
Tous ceux qui se confient en leur argent, leurs biens, leur puissance, ou en leur statut, intelligence ou n'importe quoi d'autre sont trop lourdement chargés pour entrer par la porte étroite qui mène à la vie éternelle. Il est impossible à l'homme de se sauver lui-même, car ses mérites et réalisations n'ont aucune valeur devant Dieu, qui seul peut pourvoir à son salut.
Je continue le texte.
Alors Pierre demanda : — Et nous ? Nous avons tout quitté pour te suivre. Jésus répondit : — Vraiment, je vous l'assure : si quelqu'un quitte, à cause de moi et de l'Évangile, sa maison, ses frères, ses sœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres, il recevra cent fois plus dès à présent : des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions ; et, dans le monde à venir, la vie éternelle (Marc 10.28-30).
Alors, Pierre, en tant que porte-parole, rappelle énergiquement à leur Maître que les 12 ont tout quitté pour le suivre. Ils veulent retirer un avantage matériel de leurs pérégrinations et sacrifices. Jésus promet alors que ceux, qui rompent leurs anciennes attaches pour le suivre, retrouveront présentement une nouvelle et plus grande famille dans l'Église et plus tard la vie éternelle.
Avec réalisme, Marc précise que la vie de disciple implique un service qui va comprendre des persécutions ce qui sera effectivement une des caractéristiques du christianisme qui restera fidèle au Christ.
Je continue.
Mais beaucoup qui sont maintenant les premiers, seront les derniers, et beaucoup qui sont maintenant les derniers, seront les premiers (Marc 10.31).
C'est ainsi que Jésus résume la nature servile de la vie de disciple. Dans le royaume de Dieu, les récompenses ne sont pas basées sur les normes terrestres comme le rang ou le mérite personnel, mais sur la fidélité de l'engagement à l'égard de Jésus.
Je continue.
Ils étaient en route pour monter à Jérusalem. Jésus marchait en tête. L'angoisse s'était emparée des disciples et ceux qui les suivaient étaient dans la crainte. Jésus prit de nouveau les Douze à part, et il se mit à leur dire ce qui allait arriver : — Voici : nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme y sera livré aux chefs des prêtres et aux spécialistes de la Loi. Ils le condamneront à mort et le remettront entre les mains des païens. Ils se moqueront de lui, lui cracheront au visage, le battront à coups de fouet et le mettront à mort. Puis, au bout de trois jours, il ressuscitera (Marc 10.32-34).
Ils poursuivent leur chemin en direction de Jérusalem. La détermination inébranlable de leur Maître devant le danger imminent ébranle les disciples qui ne comprennent pas pourquoi il va se jeter dans la gueule du lion pour ainsi dire. Jésus utilise 8 verbes d'action au temps futur, avec lesquels Il annonce une nouvelle fois ce qui va Lui arriver. Cette troisième prédiction est la plus complète de toutes.
Je continue.
Alors Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchèrent de Jésus et lui dirent : — Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. — Que désirez-vous que je fasse pour vous ? leur demanda-t-il. Ils répondirent : — Accorde-nous de siéger l'un à ta droite et l'autre à ta gauche lorsque tu seras dans la gloire. Mais Jésus leur dit : — Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous demandez ! Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou passer par le baptême que j'aurai à subir ? — Oui, lui répondirent-ils, nous le pouvons. Alors Jésus reprit : — Vous boirez en effet la coupe que je vais boire, et vous subirez le baptême par lequel je vais passer, mais quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de vous l'accorder : ces places reviendront à ceux pour qui elles ont été préparées (Marc 10.35-40).
Jacques et Jean et les autres disciples croyaient encore que Jésus allait établir le royaume messianique dans l'immédiat, d'où leur ambitieuse requête et leur réponse positive à la question de Jésus, Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, qu'ils n'ont pas comprise. Ils pensaient qu'Il leur demandait s'ils étaient prêts à combattre les Romains afin d'instaurer de force le royaume. Ils n'avaient rien retenu non plus de l'enseignement sur l'humilité que Jésus leur avait donné. La coupe que Jésus allait boire et le baptême qu'il allait subir étaient la colère du jugement de Dieu contre toutes les injustices des hommes. Les deux frères connurent eux aussi la persécution à cause de leur foi. Jacques fut exécuté et Jean exilé.
Je continue le texte.
En entendant cela, les dix autres s'indignèrent contre Jacques et Jean. Alors Jésus les appela tous auprès de lui et leur dit : — Vous savez ce qui se passe dans les nations : ceux que l'on considère comme les chefs politiques dominent sur leurs peuples et les grands personnages font peser leur autorité sur eux. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous ! Au contraire : si quelqu'un veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur, et si quelqu'un veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous (Marc 10.41-44).
Jacques et Jean, en réclamant les meilleures places, se sont fait des ennemis. Ils ont révélé la jalousie des autres disciples qui nourrissaient les mêmes ambitions. Jésus renouvelle à nouveau son enseignement sur la grandeur dans le royaume de Dieu en la contrastant avec celle de ce siècle admise par tout le monde. Un disciple, contrairement aux chefs de ce monde, doit servir non ses propres intérêts, mais son prochain, volontairement et dans un esprit de sacrifice.
Ce service humble et gratuit est ce qui a de la valeur aux yeux du Christ. Le salut que Dieu offre est certes gratuit, mais les récompenses que je recevrais seront fonction de ma fidélité au Seigneur et de ma consécration aux autres. Ce sont les serviteurs qui seront aux postes importants dans le royaume de Dieu.
Je continue.
Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10.45).
Jésus se donne lui-même en exemple suprême. Si le Maître a agi de la sorte, à combien plus forte raison, ses disciples doivent se mettre au service les uns des autres. La rançon est une allusion au paiement pour libérer un esclave de l'empire romain. Pareillement, les êtres humains sont captifs du mal et de la mort et ils n'ont pas le pouvoir de se libérer eux-mêmes. Le Christ en croix va payer leur rachat en se substituant au châtiment qu'ils méritent.
Je continue avec un récit particulièrement vivace qui va clore ce chapitre.
Ils arrivèrent à Jéricho. Jésus et ses disciples sortaient de la ville, accompagnés d'une foule nombreuse. Bartimée, fils de Timée, un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Lorsqu'il entendit que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : — Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! Mais beaucoup le rabrouaient pour le faire taire. Lui, cependant, criait de plus belle : — Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s'arrêta et dit : — Appelez-le ! On appela l'aveugle en lui disant : — Courage, lève-toi, il t'appelle. À ces mots, il jeta son manteau, se leva d'un bond et vint vers Jésus (Marc 10.46-50).
Jésus, ses disciples et une grande troupe de pèlerins en route vers Jérusalem sortent de la vielle ville de Jéricho. Deux mendiants font la manche. Bartimée est proactif. Dès qu'il apprend que Jésus, qu'il reconnaît comme le Messie, passe sur son chemin, il sait que c'est l'occasion de sortir de sa vie de misère. C'est maintenant qu'il doit se manifester et il fait bruyamment appel à la bonté du Christ sans se laisser intimider par ceux qui veulent le faire taire. Jésus s'arrête et l'appelle.
Marc nous donne un détail qui en dit long sur la foi de Bartimée. Il accourt en jetant son manteau qui l'entravait. Or cet énorme sac est la somme totale de toutes les possessions d'un aveugle en ce bas monde, son logis et sa protection. Il croit dur comme fer qu'il va recouvrer la vue et donc pourra réintégrer la société, travailler et vivre comme tout le monde. Il n'aura plus besoin de ce gros truc encombrant.
Je continue.
Jésus lui dit : —Que veux-tu que je fasse pour toi ? Mon Seigneur, lui répondit l'aveugle, fais que je puisse voir ! Va, lui dit Jésus. Parce que tu as cru en moi, tu es guéri. Aussitôt, il recouvra la vue et suivit Jésus sur le chemin (Marc 10.V 51-52).
La question de Jésus avait pour but d'encourager Bartimée à exprimer sa foi. Sa réponse toute simple et vigoureuse montre bien qu'il croit que Jésus peut le guérir. Ce miracle est le dernier rapporté par Marc.
Nous voici rendus au chapitre 11 qui commence la 5e section majeure de cet Évangile. Elle débute avec le jour que nous appelons le dimanche des Rameaux. Il reste donc 5 jours à vivre au Christ, puisqu'Il sera crucifié le vendredi. Le récit va se dérouler à Jérusalem et dans ses environs. Je lis le texte.
Alors qu'ils approchaient de Jérusalem, à la hauteur de Bethphagé et de Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples en leur disant : — Allez dans le village qui est devant vous. Dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et amenez-le ici. Si quelqu'un vous demande : « Pourquoi faites-vous cela ? » répondez : « Le Seigneur en a besoin, et il le renverra très bientôt. » Ils partirent donc, trouvèrent un ânon attaché dehors, près d'une porte dans la rue, et le détachèrent. Quelques personnes, qui se trouvaient là, leur dirent : — Holà ! Qu'est-ce qui vous prend de détacher cet ânon ? Ils répondirent comme Jésus le leur avait ordonné et on les laissa faire (Marc 11.1-6).
Jésus n'est qu'à 2 km de Jérusalem, sur un coteau où poussent de nombreux oliviers. En faisant chercher cet ânon, Jésus affirme son autorité sur hommes et bêtes. Le propriétaire, qui qu'il soit, sera plus que comblé de prêter son animal au Christ. La multitude de détails a été rapportée à Marc par un témoin oculaire, donc l'apôtre Pierre, qui, fut semble-t-il, l'un des disciples chargés de la mission. Bien évidemment, tout se passe comme le Seigneur le voulait.
Je continue.
Ils amenèrent l'ânon à Jésus et posèrent leurs manteaux sur son dos, et Jésus s'assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres, des branches vertes coupées dans les champs. La foule, de la tête à la fin du cortège, criait : Hosanna ! Béni soit celui qui vient de la part du Seigneur ! Béni soit le royaume qui vient, le royaume de David, notre Père ! Hosanna à Dieu au plus haut des cieux ! (Marc 11.7-10).
Les disciples mirent leurs vêtements sur l'ânon comme selle de fortune. Beaucoup de gens participèrent à l'excitation et rendent hommage au Christ. Ils chantent un passage d'un psaume messianique. Hosanna est à l'origine une prière adressée à Dieu et qui veut littéralement dire : Oh ! Sauve-nous maintenant ! Les gens expriment leur espérance messianique en la restauration du royaume de leur ancêtre le roi David. Mais leur enthousiasme était pour un Messie qui régnerait sur un royaume politique ; ils ne se rendaient pas compte et n'acceptaient d'ailleurs pas que celui qui montait pacifiquement l'ânon était leur Messie. Jésus accomplissait une prophétie de l'Ancien Testament que je cite :
Tressaille d'allégresse, ô communauté de Sion ! Pousse des cris de joie, ô communauté de Jérusalem ! Car ton roi vient vers toi, il est juste et victorieux, humilié, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse (Zacharie 9.9).
Pour tous ces gens donc, ce moment de jubilation était simplement une partie de la célébration traditionnelle de la Pâque. Cette foule en liesse n'alarma aucune autorité : ni les Romains, ni les chefs religieux. Jésus s'était présenté comme le Messie, et personne n'y a prêté attention.
Je continue.
Une fois entré dans Jérusalem, Jésus se rendit au Temple et y observa attentivement tout ce qui s'y passait. Ensuite, comme il se faisait déjà tard, il quitta la ville avec les Douze pour se rendre à Béthanie (Marc 11.11).
Jésus entre dans l'enceinte du temple et ce qu'Il a vu l'a conduit à son intervention musclée du lendemain. Chaque fois que Jésus venait à Jérusalem, il résidait à Béthanie, un village de banlieue dans une famille composée de deux sœurs, Marthe et Marie, et de leur frère Lazare.
Je continue.
Le lendemain, comme il sortait de Béthanie avec eux, il eut faim. Il aperçut, de loin, un figuier couvert de feuillage. Il se dirigea vers cet arbre pour voir s'il y trouverait quelque fruit. Quand il se fut approché, il n'y trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. S'adressant alors au figuier, il lui dit : — Que plus jamais personne ne mange de fruit venant de toi ! Et ses disciples l'entendirent (Marc 11.12-14).
Nous sommes en avril. La saison des figues proprement dite était fin mai. Or en Palestine, les figuiers produisent en mars une récolte de petits bourgeons comestibles, suivie au début d'avril par l'apparition de grandes feuilles vertes. Ces fausses figues étaient une nourriture habituelle pour les paysans de la région. Leur absence indiquait que l'arbre ne porterait pas de fruit cette année-là. Il était donc raisonnable que Jésus s'attende à trouver quelque chose de comestible sur ce figuier. La sévère condamnation de cet arbre était un spectaculaire signe prophétique du jugement imminent de Dieu sur Israël et qui eut lieu en l'an 70, lorsque le général romain Titus rasa Jérusalem.
Ce figuier prometteur, mais stérile, symbolisait l'état spirituellement lamentable de la nation d'Israël malgré l'impressionnante apparence extérieure de leur religion, comme le souligne bien un prophète de l'Ancien Testament que je cite :
Ce peuple se tourne vers moi, mais ce n'est qu'en paroles, et il me rend hommage, mais c'est du bout des lèvres : car au fond de son cœur, il est bien loin de moi, et la vénération qu'il me témoigne n'est faite que de règles que des hommes lui ont enseignées (Ésaïe 29.13).
Je continue le texte.
Ils arrivèrent à Jérusalem. Jésus entra dans la cour du Temple et se mit à en chasser les marchands qui s'étaient installés dans l'enceinte sacrée ainsi que leurs clients ; il renversa les comptoirs des changeurs d'argent ainsi que les chaises des marchands de pigeons ; il ne laissa personne transporter des marchandises dans l'enceinte du Temple. Puis, s'adressant à tous, il les enseigna en disant : — N'est-il pas écrit : On appellera ma maison une maison de prière pour tous les peuples ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands (Marc 11.15-17).
Les changeurs et les marchands étaient installés dans la cour dite des non-Juifs, à l'extérieur de l'enceinte du temple. C'est là que le souverain sacrificateur de l'époque, qui s'appelait Caïphe, avait autorisé un marché pour la vente d'articles religieux, rituellement purs, nécessaires pour les sacrifices dans le temple : du vin, de l'huile, du sel et des animaux et oiseaux kascher, c'est-à-dire approuvés par la prêtrise. Au passage, les pharisiens, les scribes et les autres prenaient bien sûr un pourcentage confortable. Soyons sérieux : business avant tout !
À cette époque, les changeurs d'argent fournissaient la monnaie juive requise à ceux qui venaient au temple pour adorer l'Éternel. Ils l'échangeaient contre les monnaies grecques ou romaines qui affichaient des portraits humains considérés comme idolâtres donc impropres à l'utilisation dans le temple. Fraude et extorsion étaient également monnaie courante. C'était un véritable racket, de l'exploitation pure et dure du Juif moyen.
Ce n'est pas tout. Comme le temple faisait le trait d'union entre deux parties de la ville, les gens chargés de marchandises prenaient des raccourcis à travers la cour des non-Juifs, la transformant ainsi en voie publique. Réduire les distances c'était gagner du temps, et comme chacun sait, le temps c'est de l'argent.
Jésus était outragé par ce mépris flagrant de cette zone spécialement mise à part pour les païens, c'est pourquoi il fit le ménage et vira avec perte et fracas les commerçants frauduleux. Il cita un passage de l'Ancien Testament : On appellera ma maison une maison de prière pour tous les peuples ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands, pour justifier son geste musclé, et ce faisant, il revendiqua une plus grande autorité sur le temple que le grand-prêtre lui-même. Alors évidemment les choses vont se gâter.
Je continue.
Les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi apprirent ce qui s'était passé et ils cherchèrent un moyen de le faire mourir. En effet, ils craignaient son influence, car son enseignement faisait une vive impression sur la foule. Le soir venu, Jésus et ses disciples quittèrent la ville (Marc 11.18-19).
Toute la pègre religieuse veut se débarrasser du Christ, mais ils ont peur de la foule qui admirait le cran de cet homme.
Je continue.
Le lendemain matin, en passant par là, ils virent le figuier : il avait séché jusqu'aux racines. Pierre, se souvenant de ce qui s'était passé, dit à Jésus : — Maître ! regarde le figuier que tu as maudit : il est devenu tout sec ! Jésus répondit : — Ayez foi en Dieu. Vraiment, je vous l'assure, si quelqu'un dit à cette colline : « Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu'il dit va se réaliser, la chose s'accomplira pour lui. C'est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera accordé (Marc 11.20-24).
Retournant à Jérusalem, les disciples sont surpris de constater que le figuier a totalement séché. Jésus utilise cet incident pour donner un enseignement sur la prière en utilisant une hyperbole afin de bien montrer la suprême importance de la foi qui tient pour acquis la réponse de Dieu à la requête. Il existe d'autres conditions à remplir que Jésus enseigne dans d'autres passages des Évangiles. Dieu répond aux prières obéissantes des croyants qui savent que tout lui est possible.
Je continue le texte.
Quand vous priez, si vous avez quoi que ce soit contre quelqu'un, pardonnez-lui, pour que votre Père céleste vous pardonne, lui aussi, vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes (Marc 11.25-26).
Une attitude de clémence à l'égard des autres est également essentielle pour que la prière soit efficace. Celui qui a expérimenté le pardon de Dieu est dans l'obligation de l'accorder pareillement à ceux qui l'auraient offensé, sinon Dieu n'exaucera pas sa requête. La rancune fait obstacle à l'intervention divine dans la vie du croyant.
À partir d'ici vont commencer une série de controverses entre Jésus et les hyènes religieuses qui le poursuivent inlassablement. Ces échanges, qui ont lieu le mardi et le mercredi de ce qu'on appelle la semaine sainte, vont servir de plate-forme au Christ pour résumer son enseignement.