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Émission 152 - Evangile de Marc 9:35 - 10:21

By Chemins de VIE
Créé 31/07/2007 - 05:00

Chapitre 9

Versets 35-37

Je suis dans le chapitre 9 de l'Évangile de Marc. Jésus enseigne à ses disciples ce qui constitue être le premier du point de vue de Dieu. Pour Jésus, la grandeur n'est pas déterminée par le statut, mais par le service. Si quelqu'un veut avoir une position élevée dans le royaume de Dieu, qu'il se consacre volontairement aux autres. Pour illustrer la serviabilité, Jésus prend un enfant dans ses bras. Être serviteur de tous inclut porter attention à la personne la moins importante, surtout dans une société qui méprisait les enfants et idéalisait l'adulte.

Recevoir le plus petit disciple, c'était accueillir le Christ et son Père. Cet enseignement de Jésus donne une dignité sans pareille à la tâche de servir autrui, que ce soient les enfants ou les petits disciples.

Versets 38-40

Je continue.

Jean lui dit : — Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait les démons en ton nom. Nous lui avons dit de ne plus le faire parce qu'il ne nous suit pas. — Ne l'en empêchez pas, répondit Jésus, car personne ne peut accomplir un miracle en mon nom et, aussitôt après, dire du mal de moi. Celui qui n'est pas contre nous est pour nous (Marc 9.38-40).

Il s'agissait d'un disciple du Christ, qui avait du succès lui, mais qui n'était pas un des douze spécialement choisis pour faire ce travail. Alors, Jean se révèle ici fougueux, jaloux et prêt à défendre son turf. Ce quelqu'un sans nom avait commis un délit hautement condamnable. Il ne portait pas la carte du parti avec cachet, signature et photo. Il n'avait pas reçu l'autorisation officielle de chasser les démons et cela empiétait sur le territoire des douze, sur leur autorité et leur statut spécial et tout et tout : d'où le branle-bas de combat, il faut sonner la charge.

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas Pierre, mais Jean, qui commet une gaffe. Jésus condamne, sans la nommer, la jalousie, qui est à la base de tout esprit de sectarisme. Le fondement de l'unité se fait au nom du Christ. Chacun se situe dans un des deux camps. Il est soit dans le contre nous, soit dans le pour nous. Il n'y a aucune place pour la neutralité.

Verset 41

Je continue.

Et même, si quelqu'un vous donne à boire en mon nom, ne serait-ce qu'un verre d'eau, parce que vous appartenez au Christ, vraiment, je vous l'assure, il ne perdra pas sa récompense (Marc 9.41).

Jésus élargit la portée de ses paroles pour inclure d'autres activités que l'exorcisme, comme l'hospitalité par exemple. La moindre petite chose faite au nom du Christ sera récompensée. Il ne s'agit pas d'un rituel ou d'une formule qui consisterait à dire : Je fais ceci ou cela au nom du Christ, mais bien plutôt d'une démonstration tangible, en me souciant des besoins des autres, de ma foi en Lui.

Verset 42

Je continue.

Mais si quelqu'un devait faire tomber dans le péché l'un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait bien mieux pour lui qu'on lui attache au cou une de ces pierres de meule que font tourner les ânes et qu'on le jette dans le lac (Marc 9.42).

Cette lourde pierre plate servait à moudre le grain du village. À cette époque, noyer quelqu'un de cette façon était une forme d'exécution. Entre les deux guerres, la pègre de Chicago en particulier utilisait cette méthode. Le condamné avait ses pieds coulés dans du béton, puis il était jeté à l'eau. Dans le texte, cette mise en garde sévère de Jésus s'adresse à ceux qui détourneraient de Lui l'un de ces petits, que ce soient des enfants ou d'humbles disciples insignifiants, qui essaient de suivre le Maître et qui sont poussés à abandonner le Christ pour les convoitises de ce monde.

Versets 43-48

Je continue.

Si ta main te fait tomber dans le péché, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d'être jeté en enfer dans le feu qui ne s'éteint jamais. Si ton pied te fait tomber dans le péché, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d'être jeté en enfer. Si c'est ton œil qui te fait tomber dans le péché, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d'être jeté en enfer, où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s'éteint jamais (Marc 9.43-48).

Ces mots forts mettent les disciples en garde contre le danger de s'égarer eux-mêmes. Si mes penchants internes devaient m'inciter à tomber, alors je dois agir promptement et de façon décisive contre tout ce qui pourrait m'éloigner de mon allégeance et de mon obéissance à Dieu. Les tentations viennent de diverses façons ; la main, le pied ou l'œil en sont des exemples. Tout ce qui m'induirait à m'accrocher aux vices de ce monde doit être extirpé sans ménagement, un peu comme un chirurgien ampute un membre gangreneux. Mieux vaut être un disciple manchot, privé des attraits illicites de ce monde qu'un incroyant profitant de tout ce que ce siècle en tant que système de convoitises peut lui offrir, car il sera jeté en enfer.

Le ver rongeur, qui est un tourment intérieur, et le feu éternel, qui est un tourment extérieur, illustrent de façon saisissante la condamnation interminable et consciente qui attend tous ceux qui refusent le salut de Dieu en Jésus-Christ. De tous les personnages bibliques, c'est le Christ qui parle le plus du jugement éternel. Le mot géhenne, traduit par enfer, apparaît 12 fois dans le Nouveau Testament, dont 11 fois dans la bouche de Jésus.

Versets 49-50

Je finis le chapitre.

En effet, chacun doit être salé de feu. Le sel est utile, mais s'il perd son goût, avec quoi lui rendrez-vous sa saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix entre vous (Marc 9.49-50).

Le feu et le sel sont deux agents purificateurs. Le feu détruit les impuretés tandis que le sel les empêche d'apparaître. Dieu accomplit une œuvre de purification dans le croyant par laquelle Il extirpe de lui ses travers, afin qu'il ait bon goût pour les autres et les attire ainsi à Jésus. Le disciple doit maintenir à tout prix son obéissance envers le Christ. Si je Lui suis fidèle, je serais en paix avec les autres.

Chapitre 10

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 10 de l'Évangile de Marc alors que Jésus en est à son dernier voyage. Il quitte Capernaüm pour se rendre à Jérusalem. En cours de route, Il passe par la Décapole, la région des dix villes et ses ennemis sont là bien présents. Je commence à lire.

Jésus partit de là pour se rendre dans la partie de la Judée située de l'autre côté du Jourdain. De nouveau, les foules se rassemblèrent autour de lui et, selon son habitude, il se mit à les enseigner. Des pharisiens s'approchèrent et lui posèrent une question : — Un homme a-t-il le droit de divorcer d'avec sa femme ? Ils voulaient par là lui tendre un piège (Marc 10.1-2).

Jésus continue son ministère public auprès des foules. Les hyènes rappliquent posant une question uniquement dans le but de Le piéger. Ils voulaient le forcer à donner une réponse par laquelle il se serait incriminé lui-même, suscitant ainsi une opposition populaire. Le sujet du divorce était à la mode à l'époque. Jean-Baptiste, qui s'était opposé au mariage d'Hérode avec sa belle-sœur après qu'il ait répudié sa propre femme, avait froidement été assassiné à cause de sa prise de position. Les pharisiens étaient unanimes pour enseigner que le divorce était permis et que l'homme seul pouvait le demander ; de vrais machos purs et durs !

Par contre, ils n'étaient pas d'accord sur les motifs permettant de se séparer de sa femme. Il y avait deux points de vue en vogue à l'époque : un, qui restreignait le divorce au seul cas d'adultère, et l'autre, qui le permettait pour n'importe quelle raison, et c'est précisément sur ce point précis que, selon un passage parallèle, les pharisiens interrogent Jésus.

Comment Jésus allait-il pouvoir éviter de se situer d'un côté ou d'un autre ? Les religieux pensaient que cette fois-ci Il était bel et bien coincé. S'il répondait non, il donnerait l'impression de contredire un passage de l'Ancien Testament et se mettrait Hérode à dos, encore que cela importait très peu à Jésus. S'il disait oui à la question, il serait accusé de laxisme dans son enseignement par ceux qui restreignaient les raisons de divorcer. Quoi qu'Il réponde, Jésus allait diviser les rangs de ceux qui le suivaient.

Versets 3-4

Je continue.

Il leur répondit : — Quel commandement Moïse vous a-t-il donné ? Moïse, lui dirent-ils, a permis de divorcer d'avec sa femme, à condition de lui donner un certificat de divorce (Marc 10.3-4).

Jésus renvoie les pharisiens à la loi de Moïse. Ceux-ci résument la règle de l'Ancien Testament sur le divorce en fonction de ce qui les arrange. À l'origine, lorsque la culpabilité d'adultère était clairement établie, le coupable était punissable de mort. Les pharisiens avaient remplacé la peine de mort par une lettre de divorce. Bien sûr si c'était l'homme qui était le fautif, il n'y avait pas de conséquence, alors que la loi est spécifique et condamne les deux fautifs. Je lis le passage de l'Ancien Testament :

Si l'on surprend un homme en train de coucher avec une femme mariée, tous les deux, l'homme et la femme, seront mis à mort. Ainsi vous ferez disparaître du milieu d'Israël la souillure qu'entraîne le mal (Deutéronome 22.22).

Les coupables étaient alors lapidés à coups de cailloux. Sous nos tropiques, si une telle règle était mise en pratique, il y aurait tellement de tas de pierres ici et là, que nous ne pourrions plus nous déplacer. En Israël, avec le temps, la répudiation devint permise pour des peccadilles comme brûler les haricots.

Verset 5

Je continue.

Jésus leur répondit : — C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse a écrit ce commandement pour vous (Marc 10.5).

Moïse a écrit la permission de divorcer par défaut. Il ne l'a pas institué, mais seulement reconnu et toléré à cause de la présence du mal en l'homme. Maintenant, Jésus va passer à une discussion sur le mariage plutôt que sur le divorce.

Versets 6-9

Je lis la suite.

Mais, au commencement de la création, Dieu a créé l'être humain homme et femme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et les deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, ils font un. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni (Marc 10.6-9).

Jésus contraste la façon de considérer le mariage des pharisiens avec celle de Dieu. Ses propos les ramènent à l'intention originelle du Créateur, avant que nos premiers parents ne désobéissent. Le divorce, comme toutes les autres plaies qui affligent l'humanité, ne faisait pas partie de l'intention initiale de Dieu. Dans l'ordre de la création qu'il a voulu, un couple est tout aussi indissoluble que les relations de sang entre un parent et un enfant.

Le mariage n'est pas un contrat de convenance temporaire que l'on peut rompre à sa guise ; c'est une alliance de fidélité mutuelle, par laquelle on entre dans une union pour toute la vie. Dans la volonté de Dieu, c'est une relation monogame, hétérosexuelle et permanente en une seule chair. Indirectement, Jésus confirme la déclaration courageuse de Jean-Baptiste à l'encontre du roi Hérode et contredit les conceptions relâchées des pharisiens.

Versets 10-12

Je continue.

De retour à la maison, les disciples l'interrogèrent à nouveau sur ce sujet. Il leur dit : — Celui qui divorce et se remarie commet un adultère à l'égard de sa première femme. Et si une femme divorce et se remarie, elle commet un adultère (Marc 10.10-12).

Ces paroles de Jésus sont importantes pour les lecteurs païens de Marc, puisque sous la loi romaine, une femme aussi pouvait se séparer légalement de son mari. Jésus redéfinit la notion d'infidélité en mettant l'homme et la femme sur un plan d'égalité, alors que dans la tradition juive l'adultère était essentiellement une faute commise à l'égard d'un homme qui seul pouvait répudier son conjoint. Le divorce, pour quelque motif que ce soit, viole l'ordonnance de la création de Dieu, mais ne la dissout pas pour autant sauf pour infidélité nous dit le passage parallèle dans Matthieu. Jésus n'exclut pas la possibilité de la séparation pour immoralité sexuelle comme l'exigeait la loi juive, mais dans le mariage brisé, ce que Dieu désire avant tout c'est le pardon et la réconciliation.

Verset 13

D'un seul coup et de but en blanc, Marc introduit une scène avec des enfants. Cet épisode va compléter l'enseignement de Jésus sur le mariage et contrebalancer l'opposition des pharisiens. Ce passage sera utilisé plus tard dans l'histoire de l'Église pour justifier le baptême des nouveaux nés, alors qu'il n'en est absolument pas question ici. Je commence à lire.

Des gens amenèrent à Jésus de petits enfants pour qu'il pose les mains sur eux, mais les disciples leur firent des reproches (Marc 10.13).

Les enfants, comme nous l'avons vu précédemment, ont une place privilégiée dans le cœur du Seigneur et donc de Dieu. L'idée de ces gens, sans doute des parents, qui amenaient leurs petits au Christ, était qu'Il communique la bénédiction du Créateur sur leur future vie. Ce qu'on peut dire c'est que ces parents avaient une certaine foi en Jésus, puisqu'ils croyaient qu'Il était un instrument divin bienfaisant.

On ne met pas ses gosses entre les mains de n'importe qui. Les disciples avaient les mêmes attitudes culturelles que les gens de leur époque, qui considéraient les enfants comme peu importants et de s'en occuper, une perte de temps ; une raison étant que la mortalité enfantine étant particulièrement forte, les parents tentaient de rester émotionnellement détachés de leur progéniture.

Versets 14-16

Je continue le texte.

Jésus le vit, et s'en indigna. — Laissez donc les petits enfants venir à moi, ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous l'assure : celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera pas. Là-dessus, il prit les enfants dans ses bras, posa les mains sur eux et les bénit (Marc 10.14-16).

Jésus s'indigna fortement contre ses disciples. Marc, plus que les autres auteurs, souligne les fortes réactions émotionnelles du Seigneur, qui était très loin d'être un personnage placide et en carton, comme il est quelques fois représenté en gravures ou en films. Il était serein certes, mais non indifférent, tant s'en faut. Jésus fait le même reproche aux douze qu'ils avaient eux-mêmes fait aux parents. Il utilise ces petits enfants pour enseigner que le règne de Dieu appartient à ceux qui s'approchent de Lui avec une confiance et une dépendance semblables à la leur. Selon les Évangiles, le Seigneur n'a pris et serré dans ses bras que des enfants.

Versets 17-18

Je poursuis le texte.

Comme il partait, un homme accourut, se jeta à genoux devant lui et lui demanda : — Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? — Pourquoi m'appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n'est bon, sinon Dieu seul (Marc 10.17-18).

Jésus reprend le chemin qui va le conduire à Jérusalem pour la dernière et plus importante phase de sa vie terrestre. Cet homme influent et riche, nous dit l'Évangile de Matthieu, est sérieux dans sa quête spirituelle. Il s'adresse respectueusement à Jésus en tant que maître enseignant pour lui poser une question sincère. Ce jeune homme considérait la vie éternelle comme quelque chose que l'on pouvait atteindre en faisant le bien, mais il était incertain à propos de sa destinée future.

Tout de suite, Jésus met en doute la fausse perception du bien comme une chose mesurée par une réalisation humaine. Il n'y a de parfait que Dieu seul, la vraie source et la norme de la bonté et c'est tout. L'homme avait besoin de se situer par rapport au caractère absolu de Dieu. La réponse de Jésus constitue une revendication voilée de sa propre divinité. L'homme avait besoin de percevoir la véritable identité du Christ.

Versets 19-20

Je continue.

Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d'adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. — Maître, répondit l'homme, tout cela je l'ai appliqué depuis ma jeunesse (Marc 10.19-20).

Jésus cita 5 commandements ayant trait aux rapports humains, mais dans un ordre différent de celui donné par Moïse. Il est plus facile de vérifier la rigueur de mon obéissance aux règles divines qui gèrent ma relation avec mon prochain plutôt que celles qui concernent ma relation avec Dieu. Le commandement, Ne fais de tort à personne , n'apparaît pas dans la table de la loi, mais pourrait facilement être assimilé au dixième qui est l'ordre de ne pas convoiter quoi que ce soit qui appartienne à autrui. Il est aussi un complément aux 8e et 9e qui sont de ne pas voler et de ne pas porter de faux témoignage contre son prochain.

La réponse de l'homme montre qu'il croyait fermement avoir observé parfaitement les Commandements de Dieu depuis l'âge de 12 ans, qui était le moment où il assuma la responsabilité personnelle d'observer la loi. C'est la célébration que les Juifs appellent bar Mitzvah. Cet homme s'attendait sans doute à ce que Jésus lui prescrive quelque chose de méritoire qu'il aurait eu besoin de faire afin de compenser un manquement quelconque.

Versets 21-22

Je continue le texte.

Jésus posa sur cet homme un regard plein d'amour et lui dit : — Il ne te manque qu'une chose : va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un capital au ciel. Puis viens et suis-moi. En entendant ces paroles, l'homme s'assombrit et s'en alla tout triste, car il était très riche (Marc 10.21-22).

Par un regard pénétrant, Jésus vit, sous la dévotion religieuse de l'homme riche, son plus grand besoin et il l'aima, ce que Marc est le seul à mentionner. Il était consacré à ses richesses en lesquelles il se confiait, plutôt qu'en Dieu, enfreignant ainsi le premier commandement qui ordonne : Tu n'auras pas d'autre dieu que moi. Ses biens étaient l'obstacle qui le privait de la vie éternelle, c'est pourquoi Jésus lui dit de s'en débarrasser, ce qui est tout à fait dans l'esprit de ce que le Seigneur avait enseigné auparavant à la foule et à ses disciples et que je rappelle :

Si un homme parvenait à posséder tous les plaisirs et les biens terrestres, à quoi cela lui servirait-il, s'il perdait son âme ? (Marc 8.36).

Cette forme particulière de reniement de soi — tout vendre — était appropriée dans cette situation, mais ne constitue pas une exigence unilatérale pour tous. En second lieu, Jésus a demandé à ce jeune homme de le suivre jusqu'à la croix. Il devait se détourner de la confiance dans ses sécurités terrestres pour la mettre en Christ au point de tout abandonner pour le suivre. S'il avait obéi, il aurait découvert ce qu'il cherchait, et que la vie éternelle se trouvait en la personne du Christ. Malheureusement, il n'a que trop bien compris ce qui lui manquait pour obtenir le salut et s'est retiré du jeu. Le prix à payer pour devenir disciple était trop élevé à ses yeux.


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